Chapitre 29 : Cerise et la dernière Mary Sue

Fantasy Tavern Interior By Whatyoumaydo

29

Cerise et la dernière Mary Sue

oO0Oo

Cerise

oO0Oo

Nous avions fini par rattraper Legolas et Gimli qui nous attendaient non loin de Bree, dans une petite auberge aux abords du Bois de Chet. Nous avions poursuivi à vive allure sur La Grande Route de l’Est. Il nous avait fallu quatre jours pleins pour y parvenir et nous avions constaté en arrivant que nous étions seuls avec nos deux autres compagnons. Où étaient passés les autres ?

— Où est le reste du groupe, ion nín, demanda Thranduil en m’aidant à descendre de son élan.

— Ils sont repartis. Certaines Elfines ne voulaient pas s’attarder par ici, répondit Legolas en évitant soigneusement mon regard.

Je lâchai un soupir fataliste. C’était à prévoir, j’avais été particulièrement exécrable avec lui. Je n’avais que ce que je méritais, après tout. Bien que Thranduil m’ait, je pense, pardonné, il n’avait pas moins été agacé par le temps que je nous avais fait perdre. Même si je m’en voulais, j’étais, pour ma part, bien contente de gagner quelques jours supplémentaires avec lui même si nous avions passé notre temps à dos d’élan, ne nous arrêtant que pour manger et dormir. J’étais éreintée, et j’avais les fesses et les cuisses en compote. À mon sens, cette auberge était la bienvenue même si elle était loin de ressembler à un trois étoiles. Tant pis, je m’en accommoderais.

Avisant les lieux, je dus aussi reconnaître que l’endroit était loin d’être des plus propres. Non loin de l’auberge se tenait ce qui devait être une écurie et à quelques mètres… Une porcherie avec d’adorables petits cochons poilus qui poussaient des grognements pour le moins… intéressants. Incapable de me retenir, j’émis un gloussement. Mandieu… Dire que j’avais un jour pu critiquer la propreté plus que douteuse des rues de Paris, alors qu’ici, c’était… c’était…

— On nage en plein milieu rural digne du XVème siècle, murmurai-je en me retournant vers Legolas, Thranduil et Gimli.

Thranduil, quant à lui, s’était crispé. Il ne semblait pas du tout apprécier le lieu et, à la mine plus que déconfite de son fils, je compris que ce n’était pas vraiment l’endroit où le très grand roi des elfes voulait se reposer.

— Je sais bien que ce n’est pas le genre de lieu que vous souhaitiez privilégier, Adar, commença Legolas, mais…

— Ce n’est rien, Legolas, tu as fait du mieux que tu as pu et la situation ne nous permet pas de rester continuellement à la belle étoile. — Il se passa une main sur le visage. — Il est aussi plus que probable que nous ne rattraperons jamais les autres avant d’avoir atteint les Havres Gris.

Sans attendre, je vis Thranduil mettre sa capuche sur sa tête et, si je ne compris pas pourquoi au départ, je ne dis rien pour autant. J’avais décidé, pour le moment, de me faire aussi invisible que possible.

Tandis qu’un garçon d’écurie petit et trapu venait récupérer les montures, notre petit groupe s’engagea dans l’auberge. Aussitôt, un homme avec l’embonpoint le plus proéminent que j’aie jamais vu vint à notre rencontre, les bras chargés de deux plateaux.

— Bienvenue au Poney Fringant, nous hurla-t-il dans les oreilles. Vu le brouhaha intempestif qui nous entourait, il n’avait pas trop le choix.

— Est-ce que nos deux chambres sont prêtes ? demanda abruptement Gimli.

— Pour ça oui, mon brave, répondit l’aubergiste en nous regardant tour à tour. Il ne lui fallut pas énormément de temps pour comprendre à qui il avait affaire. — Nallya ! hurla-t-il à une servante qui se redressa avant d’arriver vers nous, montre leur les chambres.

La jeune femme fit un signe de tête à son patron et, sans un regard vers nous, elle commença à grimper les escaliers, relevant ses jupes et montrant ses mollets… épilés. Jetant un coup d’œil à mes compagnons, je vis que Gimli n’avait pas perdu une miette du spectacle.

— Elle est à votre goût, lui murmurai-je à l’oreille tandis que nous la suivions derrière.

— Hein ? Que ? Quoi ?! s’exclama-t-il en rougissant légèrement, ce qui me fait glousser de nouveau.

Sacré Gimli. Legolas quant à lui, secoua la tête, mécontent. Je sentais qu’il m’en voulait encore. Cerise, tout est de ta faute, ne va pas lui en vouloir de t’éviter et de te faire la tête !

— Voilà la plus grande et la plus spacieuse de nos chambres, dit la servante en ouvrant d’un coup la porte de la pièce qui se trouvait au fond et à l’écart des autres. — Une chambre faite pour un grand seigneur, reprit-elle en lançant à mon elfe un regard appuyé.

Sans attendre, Thranduil s’y engouffra et je le suivi sans rien dire.

— Fermez la porte derrière-vous, Cerise, me jeta-t-il froidement, ce que je fis sans tergiverser.

Il se débarrassa de sa cape et de son manteau qu’il jeta sur le lit de taille plutôt moyenne. Je compris que nous allions devoir nous serrer si l’un de nous deux ne voulait pas terminer sa nuit sur le plancher. La chambre en elle-même, sans égaler la superbe tente dans laquelle nous passions nos nuits, était plus chaleureuse. Des tentures tendaient les murs dont l’un était dominé par une imposante fenêtre. Quelques babioles traînaient sur une immense commode de bois poncé. Un grand fauteuil aux allures plus que confortables trônait dans un coin, et une bibliothèque ainsi qu’une armoire, terminaient joyeusement l’ameublement de cette pièce.

Appréciant ce que je voyais, je me détendis légèrement.

— Quel endroit peu recommandable pour un elfe, marmonna Thranduil en faisant le tour de la pièce comme un lion dans sa cage.

Le cœur serré, je m’assis sur le lit. Le matelas n’était ni trop dur, ni trop mou. Personnellement, vu l’extérieur, je m’étais attendue à pire.

— J’en suis navrée. Je sais bien que tout cela est…

— De votre faute, termina-t-il. Oui, assurément, Cerise et je ne sais pas ce que vous pourrez bien faire pour vous faire pardonner…

Relevant la tête et le regardant droit dans les yeux, je sentis des papillons s’agiter dans mon ventre. Je savais ce qu’il attendait de moi… mais…

— Je ne sais pas si c’est le bon endroit pour faire ce genre de choses, dis-je en inclinant la tête.

— Sans doute pas, souffla-t-il, mais avons-nous le choix ?

Je me relevai rapidement avant de me planter devant lui. Il était si grand, et moi si petite. Le prendre au dépourvu dans ce cas là était pratiquement impossible, pourtant…

— Thranduil, commençai-je, en me passant la langue sur les lèvres, pourriez-vous vous baisser, je…

— Que vous arrive-t-il encore, Cerise ? me demanda-t-il en fronçant les sourcils.

Cependant, il fit ce que je lui demandais.

J’eus un sourire de contentement. Pile ce que je désirais. Sans lui répondre, je me pendis à son cou, ramenant sa tête vers moi, et posai ma bouche sur la sienne. Je titillai doucement ses lèvres pour qu’elles s’entrouvrent et je passai alors ma langue à l’intérieur. Que c’était bon, et qu’est-ce que ça m’avait manqué.

Il gémit contre moi avant de m’enlacer avec vigueur. J’allais approfondir notre baiser quand on frappa à la porte.

Nous nous détachâmes à regret avant qu’elle ne s’ouvre sur Legolas.

— Nous allons nous restaurer en bas, voulez-vous vous joindre à nous ? proposa-t-il poliment sans se douter un seul instant de ce qu’il venait d’interrompre.

Thranduil soupira avant d’acquiescer. Je retirai mon propre manteau en vitesse, que j’avais toujours sur le dos, et nous descendîmes dans la grande salle qui était déjà archi-bondée. Beaucoup d’hommes ainsi que quelques personnes de très petite taille hurlaient à tue-tête tout en avalant de grandes pintes de bière bien remplies. Legolas nous emmena dans une pièce attenante, à l’abri des curieux et où les sons étaient plus ou moins étouffés.

Le nain nous attendait, assis à une table au fond et à l’écart des autres.

— Une bonne pinte de bière, un bon morceau de viande et de la bonne compagnie, se vanta Gimli en se tapant la cuisse d’une main… Si ça c’est pas la belle vie !

— Certains se contentent de bien peu, lança sèchement Thranduil, ce qui fit ruminer un peu Gimli sans pour autant assombrir sa joie du moment.

— Eh bien moi, je suis comme Gimli, si la bière et la bouffe sont bonnes, j’en serai méga heureuse ! avançai-je dans le but de montrer mon soutien envers mon ami le nain.

Legolas et Thranduil me lancèrent un regard étonné. — Ben quoi ? me défendis-je, j’aime les choses simples.

— Vous parlez parfois avec une telle étrangeté, Cerise, qu’il est parfois bien difficile de vous comprendre, répondit Legolas en prenant place à côté de Gimli.

Pour une raison incongrue, sa remarque me serra le cœur.

Toutefois, je ne m’y attardai pas et je m’assis en face de Gimli tandis que Thranduil s’installait en face de son fils. La même servante que nous avions vue un peu plus tôt vint nous apporter de quoi manger. Dans chaque assiette, il y avait un quartier de bœuf bien saignant accompagné d’une sorte de soupe ou de ragoût au fumet plutôt agréable à renifler ainsi qu’un morceau de pain, suivi de quatre pintes de bière.

Nous mangeâmes en silence pour ma part j’appréciai l’ambiance de la taverne, c’était festif et ça me rappelait mes sorties dans les pubs Parisiens avec mes potes.

— Ma bourse pour savoir à quoi vous songez, Cerise, me demanda Gimli, m’observant d’un regard pétillant.

Je lui souris tout en reposant le morceau de pain que je m’apprêtai à saucer. J’avais une de ces faims. J’aurai pu manger le bœuf entier si on me l’avait présenté.

— Je pensais juste que j’aime bien ce genre d’ambiance. Ça ma rappelle mes virées le soir avec mes potos. De la bière, une bonne assiette bien garnie, des chansons grivoises et des matchs de rugby sur le grand écran de la salle… Sans oublier nos fameux concours de rots… — A ce dernier mot, je vis Thranduil sourciller et Legolas manquer d’avaler de travers, j’étais méchante, ça me faisait rire de les choquer mais, c’était si bon de les mettre mal à l’aise.

— Vos « potos » ? souffla Gimli qui avait surtout buté sur le premier mot.

— Mes amis, dis-je en avalant le morceau de pain que je venais d’imbiber de sauce. Miam.

— Je vois, dit Gimli et c’est quoi le rugby ?

— Du sport, Gimli, répliqua-je la bouche pleine. Heum, c’est bon mais j’ai encore faim, soupirai-je.

— Voulez-vous terminer ma part ? demanda poliment Legolas qui lança un regard contrit à Gimli… Je compris alors que d’habitude, c’était lui qui avait la privauté de finir ses assiettes.

— Non merci, Legolas, je pense que je vais faire un effort et m’arrêter là. J’ai assez mangé je crois.

— C’est vrai que vous mangez beaucoup, confirma Gimli, ce qui me fit éclater de rire tandis que Legolas réprimandait son ami :

— Mais enfin, ce ne sont pas des choses que l’on dit à une dame, Gimli !

Ce dernier mis sa main sur la bouche, les yeux écarquillés, comprenant qu’il avait commis un impair.

— Ce n’est rien, Gimli, le rassurai-je et puis au moins vous, vous ne m’avez pas dit que j’avais pris du poids…

Mes yeux s’attardèrent de manière éloquente sur l’elfe brun qui eut tout de même la délicatesse de détourner le regard, l’air gêné.

Moi, rancunière ? A peine !

— Et cette histoire de concours de rots, voulut savoir Gimli, qui n’abandonnait pas la partie…

— Ah ça, dis-je… J’aurai été ravie de vous montrer à quel point il n’y a pas que les hommes qui savent jouer à ce jeu, mais par égard pour les deux elfes qui nous accompagnent, nous éviterons le…

Je fus coupée par un terrible rot émit par Gimli lui-même qui me fit applaudir des deux mains en hurlant de joie !

— C’est écœurant, jeta furieusement Thranduil qui n’avait pas desserré les dents depuis le début du repas. Cette auberge est écœurante et cette conversation… — Il tourna son regard vers moi — Comment pouvez-vous tenir ce genre de propos, Cerise, c’est indigne d’une dame bien n…

— Mais, je ne suis pas une dame ! m’exclamai-je en récupérant ma pinte et en la vidant d’un trait.

Je dus néanmoins m’appliquer avec grâce pour ne pas émettre de rot sonore. Je craignais pour la santé mentale de Thranduil et son fils qui ne s’en remettraient probablement pas mais purée… C’était dur à retenir…

Legolas secoua la tête, dépité.

— Je ne vous savais pas si vulgaire, Cerise, répliqua-t-il en portant sa propre timbale à ses lèvres et en buvant avec grâce.

Saleté d’elfes aux manières de princesses !

— Oh, mais je ne le suis pas, mais rien que pour voir vos têtes, à votre père et vous, ça valait le risque de passer pour quelqu’un de grossier, répliquai-je vertement, un peu vexée qu’il puisse si mal me juger.

— Vous semblez aller mieux, Cerise, remarqua-t-il tout en lançant un coup d’œil à son père qui était perdu dans la contemplation du plafond.

C’est que le plafond devait être magnifique pour qu’il soit aussi subjugué… Ou pas.

— Vous me préviendrez quand vous aurez vu le Christ ou la vierge Marie, Thranduil ? lui dis-je avec malice.

Il me regarda sans comprendre.

— Qui sont…

— Des gens…, en fait non, si j’entre dans les détails, je vais devoir vous faire un cours sur l’une des religions du monde duquel je viens et… Non je n’en ai pas envie… Par contre — Je me retournai vers Legolas— A vous, je vous dois des excuses et quelques explications.

Thranduil, à ces mots, haussa un sourcil et Gimli essuya la mousse de sa bière contre sa manche sans me quitter des yeux. Legolas, quant à lui, s’appuya plus confortablement contre le mur et croisa les bras sur son torse en me dévisageant sérieusement.

J’avais décidé qu’il était de mon devoir de faire mon mea culpa. Il n’était pas de bon ton que je brise l’amitié que Legolas me portait même si… Je me doutais bien que ça ne serait sans doute plus comme avant et rien que pour ça, j’avais envie de me jeter contre le mur en me tapant la tête dessus. Méchante Cerise ! Méchante ! Et surtout crétine ! Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même si son attitude à mon égard avait changé.

— Bien, commençai-je en prenant mon courage à deux mains tout en le regardant droit dans les yeux. Depuis quelques temps, mes rêves prennent de drôles de tournures. Avant votre venue à Mirk… Eryn Lasgalen, corrigeai-je aussitôt, je voyais des choses étranges, des elfes à la beauté douloureuse qui me susurraient des phrases qui ont mis du temps à faire leur chemin dans ma petite tête dure d’humaine. Et depuis que nous avons quitté la forêt, je rêve d’un vieillard qui souhaite à tout prix me montrer son œuvre… Et il y a peu, j’ai enfin réussi à voir ce qu’il voulait que je vois…

Je ne terminais pas ma phrase. J’étais mal à l’aise devant l’intensité du regard de Legolas. J’allais baisser la tête, quand une main chaude se posa dans le creux de mes reins. Thranduil, m’encourageait, par ce geste, à poursuivre, me donnant la force nécessaire d’aller jusqu’au bout. Mais le dire à voix haute… J’avais tellement l’impression de raconter n’importe quoi et tellement peur qu’on me prenne pour une folle.

— Je vois des elfes à la lueur de la lune et des étoiles, ils avancent le cœur battant vers leur destinée et… Et ensuite au moment où je vais enfin comprendre certaines choses, ces voix des elfes me rappellent à elles… Elenwë… C’est le nom qu’elles me donnent ainsi qu’Eru et… Enfin voilà… J’en suis là pour le moment, finis-je par dire dans un souffle, tout en rougissant, honteuse qu’il me rie au nez. Thranduil avait parut songeur devant mes révélations. Lui-même ne comprenait pas bien la signification de tout mais, cela voulait dire forcément quelque chose. Il en était persuadé.

Un long silence s’installa entre nous, chacun digérant ce que je venais de révéler. Gimli sortit sa pipe et l’alluma sans rien dire. Je voyais bien qu’il semblait perturbé.

— Vous devez avoir une très grande importance pour que les Ainur eux-mêmes daignent s’imposer à vos rêves de cette manière. Quant à Ilúvatar, celui que nous appelons aussi Eru, le Dieu tout puissant et père de tout sur Arda, j’en suis tellement ébaudi que je ne sais que vous dire, Cerise. Cela dépasse mon imagination la plus folle. Ce qui m’amène à me demander le plus sérieusement du monde qui vous êtes vraiment.

Je ricanai jaune.

— Legolas, je sais que mes révélations paraissent dignes des propos de la première Mary Sue débarquée en Terre du Milieu mais, je vous jure que je n’invente rien. Je ne suis qu’une humaine, je n’ai aucun pouvoir hormis celui de me mettre dans des situations impossibles et d’être une vraie crétine quand je le veux bien.

Je vis Gimli avancer un doigt pour dire quelque chose et je lui fis signe qu’il pouvait poser sa question.

— J’espère ne pas vous offenser en vous demandant cela mais, qu’est-ce qu’une « Mary Sue » exactement ?

Je me retins de rire. Comment expliquer le magnifique et merveilleux univers de la fanfiction… Heum, ça promettait d’être drôle et, rassurée par Thranduil qui me massait toujours le bas du dos, je hélai la serveuse pour qu’elle me resserve. Leur bière était bonne, bien que plus forte que celle que j’avais l’habitude de boire chez moi. Avisant Thranduil du coin de l’œil, je rougis violemment en m’apercevant qu’il ne me quittait pas des yeux et que son regard semblait si… doux.

Je repris après une longue gorgée d’une de mes boissons favorites.

— Une Mary Sue est un personnage de fanfiction, d’histoire de fa… d’admiratrices sur votre monde.

— Oh, répondit-il tout ouïe. Nous avons des admiratrices ? Mais comment ?

Je souris devant son air plus qu’inquisiteur, mais je vis que Legolas n’en perdait pas une miette non plus et je ne voulais pas regarder Thranduil au risque de perdre tous mes moyens et de me jeter sur lui pour faire autre chose.

— Ce personnage est soit la réincarnation d’une sorcière, ou d’une déesse, ou la fille cachée de Galadriel, ou d’un autre grand elfe… Parfois même de ceux que vous appelez les Valar.

— Rien que ça ? s’étonna Legolas un sourire moqueur plaqué sur le visage. Ces personnes ont une imagination bien fertile.

— Oui, et en général, la Mary Sue, en plus d’avoir de sacrés pouvoirs, et qui est en général la clef d’une vieille prophétie qui va permettre à la grande communauté de l’anneau de vaincre le méchant Sauron, a la faculté considérable de faire tomber amoureux d’elle tous les elfes célibataires se trouvant dans un rayon de moins de 15000 kilomètres autour d’elle.

Gimli hurla de rire en tapant son poing sur la table tandis que Legolas secouait la tête, l’air plus dépité que jamais.

— Eh bien, je serai curieux de rencontrer un tel phénomène un jour ! s’exclama Gimli en frappant sa chope contre la table.

— Et ce n’est pas tout, dis-je en me retenant de rire à mon tour. Bien qu’elle vienne de mon monde, du jour au lendemain, la Mary Sue, parle Sindarin aussi bien que si elle était née chez les elfes et le summum, elle finit par devenir immortelle et épouse Legolas qui fini par l’emmener sur Valinor au grand dam de son papounet vert de rage de voir son fils descendre aussi bas. Mais tout s’arrange car la Mary Sue EST la femme de la situation et blabla… Je pourrais vous en faire encore des tartines tellement le sujet est épique.

J’explosai alors de rire en voyant Legolas s’étouffer avec sa bière, et Thranduil se crispa à côté de moi. J’osai ensuite leur parler de slash et autre joyeusetés, et les deux compagnons furent d’accord pour dire qu’ils avaient bien de la chance que je ne sois pas aussi fêlée que ces admiratrices qu’ils ne connaissaient pas et qu’ils ne voulaient pas connaître. Je leur fis un grand sourire hypocrite en leur assurant que non… Heum, s’ils savaient que j’avais adoré ce genre d’histoires et que j’adorais toujours autant… Ah Ah… Non, il valait mieux garder ça pour moi.

Puis je repris mon sérieux et demandai à Legolas d’une petite voix :

— Me pardonnerez-vous d’avoir été… Enfin, de vous avoir blessé avec…

— Cerise, me coupa-t-il. Je ne vous cacherai pas que j’ai été profondément attristé et choqué par votre attitude, mais j’y ai beaucoup repensé et réfléchi et… même si indéniablement, je ne vous verrai plus comme avant, — Vous êtes loin d’être une jeune femme douce et fragile, je l’ai bien compris— je vous promets que je ne vous en tiens pas rigueur, et que ça ne remet pas en cause l’amitié et le respect que je vous porte.

Il ponctua sa tirade en plaquant la main sur son cœur et s’inclina légèrement vers moi. C’est la larme à l’œil que je me jetai dans ses bras— à sa plus grande surprise et ce qui fit hurler de rire Gimli— ivre de joie et oui… ivre tout court.

— Oh, merci Legolas ! Merci ! lui soufflai-je à l’oreille pleine de reconnaissance envers cet elfe à la bonté et à la gentillesse incommensurable.

Oui, rien ne serait comme avant par ma faute, mais il me pardonnait et c’est tout ce qui m’importait pour l’instant.

oO0Oo

Thranduil

oO0Oo

Cerise avait retrouvé son entrain et la volubilité que je lui connaissais si bien. Loin de nous en agacer, mon fils et moi-même étions rassérénés et soulagés qu’elle se soit enfin ouverte à nous. Elle ne s’en était probablement pas rendue compte, mais ses secrets avaient agi sur elle comme un lourd fardeau déteignant petit à petit sur sa joie de vivre et son humeur. Cela nous avait tous atteints, plus ou moins.

Me sentant las, j’allais prendre congé d’eux quand Cerise se leva.

— Restez là, Melda heri et profitez encore un peu de la soirée. Je vais rejoindre notre chambre. J’ai besoin de calme, lui dis-je tout bas.

— Très bien Thranduil, mais je ne tarderai pas trop, répliqua-t-elle doucement.

Je fis un signe de tête à mon fils et partis rejoindre l’étage. Quand je fus seul, je me déshabillai rapidement pour ne garder sur moi que mon pantalon. Il faisait une chaleur suffocante ici, et pris d’une impulsion, j’allai ouvrir la fenêtre pour aérer la pièce.

Satisfait, je regagnai le lit et m’y allongeai en croisant mes bras derrière la tête. Ces derniers jours avaient été plus qu’éprouvants. Repensant à ma vie d’avant, je dus reconnaitre que si on m’avait dit ce qui se passerait avec ma petite humaine et ce que j’allais éprouver pour elle, je n’aurai rien changé. Parce que j’avais toujours été très curieux, voilà une chose sur laquelle Legolas me ressemblait. De plus, ma vie alors n’avait plus aucun goût, aucun attrait. Non, juste pour avoir l’espérance de ne pas m’ennuyer, je n’aurai rien changé. Fermant brièvement les yeux, je vis une réminiscence de mon Elenna.

Une part de moi avait l’impression de la trahir corps et âme. De ne pas être respectueux de son doux souvenir. J’aurai aimé passer ma culpabilité en colère contre Cerise, mais elle n’y était pour rien et je n’avais pas à cœur de la rendre malheureuse à cause de mes propres problèmes.

Je fis claquer fortement ma langue contre mon palais. Depuis quand me souciai-je des autres, et encore plus d’une humaine ?

Je me relevai et m’assis sur le lit. Au fur et à mesure des révélations de Cerise, je ne me faisais plus aucune illusion sur ce qu’elle était; une humaine et non la réincarnation d’Elenna. Néanmoins, elle devait avoir une certaine importance, comme l’avait souligné mon fils. Il n’en demeurait pas moins qu’elle avait réussi l’impensable en se faisant apprécier… J’avais envie d’un verre de vin, et je dus me contraindre à me relever et à enfiler ma tunique pour redescendre en bas.

J’ouvris la porte et découvris avec stupeur la servante qui avait justement ce que j’étais parti réclamer. Je haussai un sourcil interrogateur en la regardant durement.

— Votre grandeur, commença-t-elle impressionnée, je … Je me suis dit qu’un peu de vin pourrait vous faire le plus grand bien.

— Effectivement, dis-je d’une voix atone en la laissant entrer dans la chambre.

Je scrutai un moment le couloir me demandant quand Cerise remonterait avant de me retourner vers la domestique. Je pinçai les lèvres en découvrant ce qu’elle était en train de faire.

L’humaine était en train de se déshabiller. Il ne manquait plus que ça.

— Que croyez-vous faire ? lui demandai-je d’une voix dure et implacable.

— Je me suis dit que vous aimeriez un peu de compagnie pour la nuit, rétorqua-t-elle en dévoilant sa poitrine.

Cette dernière était menue et avec des mamelons très sombres. Je fronçai le nez de dégoût. Rien à voir avec Cerise.

— Vous avez mal fait, je vous prie de vous rhabiller et de bien vouloir sortir de cette chambre immédiatement, lui crachai-je, outré qu’elle ose m’imposer son encombrante présence.

N’étais-je pas le roi des elfes ?

— Mais, insista-t-elle en s’approchant de moi, je peux vous donner beaucoup de plaisir, je suis très douée.

— Petite idiote, ricanai-je méchamment.

J’allais lui dire ce que je pensais de son attitude et des humaines en général quand la porte s’ouvrit sur le babillage joyeux de Cerise qui se figea totalement devant le spectacle que nous lui offrions. Moi les bras croisés, le visage fermé, l’autre à moitié dénudée et affichant un air qui était passé de suppliant à déterminé. Que croyait-elle pouvoir faire ? Puis l’idée que Cerise puisse penser que… me traversa l’esprit. J’allais décroiser les bras quand ma petite humaine me prit de court.

— On peut savoir à quoi vous jouez dans cette tenue ? demanda-t-elle, le visage tordu par une affreuse grimace.

La fille la toisa dédaigneusement, un sourire sur les lèvres. Si elle osait s’en prendre à ma compagne, je ne répondrais plus de rien.

— Ça ne se voit pas, ma petite ? Ton frère et moi sommes en train d’avoir une conversation d’adultes et…

La gifle partit sans que cette misérable humaine ne puisse rien faire. Cerise, loin d’être énervée, semblait maîtresse de ses émotions. Intéressant. Curieux, je m’adossais contre le mur pour voir ce qu’elle allait faire.

— Déjà, connasse, je ne suis pas sa sœur. Non mais sérieusement, où t’as vu qu’on se ressemblait ? J’ai l’air d’une elfe ? Faudrait peut-être penser à t’acheter un cerveau d’occasion.

— Vous m’avez giflée ?! s’insurgea l’autre prête, à lui rendre la pareille.

Devais-je intervenir ?

— Et je recommencerai si tu oses toucher à un seul cheveu de mon homme. Le mec derrière, là, celui que tu as voulu baiser, il est à moi et je ne partage pas.

Cerise recula d’un pas et la toisa à son tour, plus écœurée que jamais. Puis elle se tourna vers moi.

— Rassurez-moi et dites-moi que ce truc sans forme à la poitrine en gant de toilette ne vous fait pas bander ? — Puis se tournant vers la servante, elle lui attrapa brutalement l’épaule et la poussa vers la porte d’une seule secousse. Dégage, et si je te vois revenir ici ou ne serait-ce que le regarder une seule fois avec envie, je te jure que je te ferai bouffer les pissenlits par la racine !

Cerise la lâcha enfin et la pauvre fille détala sans demander son reste.

— La porte ! hurla ma belle petite guerrière avant de la refermer elle-même dans un claquement sourd. Non mais franchement, il faut vraiment savoir se faire respecter si on ne veut pas se faire piquer ses affaires, ici, marmonna-t-elle avant d’aller jusqu’au lit pour s’y asseoir.

Complètement abasourdi par son comportement auquel je ne me serai jamais attendu ou si peu… Je compris que si je l’avais laissée faire avec Maeiell, je n’aurais pas été certain de savoir déterminer qui aurait remporté la partie.

J’éclatai alors d’un rire presque incontrôlable.

— On peut savoir ce qui vous fait rire comme cela ? me demanda-t-elle en souriant.

— Vous, dis-je en la rejoignant. Je ne lui laissai pas le temps de protester et pris ses lèvres en otage des miennes avant de la faire basculer sur le lit. Je la retins ainsi contre moi, mes deux bras de chaque côté de son visage.

— Je n’aime pas qu’on me prenne pour une idiote, et cette fille avait besoin d’une bonne leçon.

— Je n’en doute pas, Melda heri…ma guerrière. Vous êtes redoutable, vous savez.

— Toujours quand il s’agit de mes affaires, susurra-t-elle rêveusement.

Je n’aimais pas tellement son ton possessif, mais je décidai de ne pas relever. Je la trouvais bien trop adorable pour l’heure pour m’offusquer d’avoir été rabaissé au rang d’objet de désir.

Elle prit une mèche de mes cheveux entre ses doigts, et attiré comme un aimant vers elle, je m’allongeai sur son corps tout en faisant attention à ne pas trop peser. Cela faisait plusieurs jours que nous n’avions rien fait et ça me manquait… Elle me manquait.

oO0Oo

Je me réveillai le lendemain au son incongru que faisait Cerise. Me relevant sur un coude, je vis que le cabinet d’aisance était entrouvert. Inquiet, je me levai pour aller la retrouver.

J’ouvris la porte en grand quand elle me repoussa d’une main.

— Allez-vous-en. C’est dégoûtant. Laissez-moi vomir en paix, murmura-t-elle d’une voix rauque.

Elle était aussi blanche qu’un linge.

— Etes-vous sûre que ça va aller ? lui demandai-je poliment, ne sachant pas quoi faire d’autre.

— J’ai dû manger un truc pas frais hier, me répondit-elle. Allez rejoindre Legolas et Gimli en bas, je vous retrouverai après.

Ne sachant que faire d’autre, je la laissai. Il fallait dire qu’elle nous apparaissait sous un bien mauvais jour.

Une fois dans la salle, je trouvais Legolas et son nain qui conversaient joyeusement. Je leur fis un signe de tête avant de sortir prendre l’air. Le temps était maussade et, vu l’amoncèlement de nuages, cela n’augurait rien de bon.

J’attendis encore quelques minutes avant d’être rejoint par mon fils et son animal de compagnie. Cerise n’arriva que bien après. Elle semblait aller bien mieux, mais ses traits restaient tirés.

— Vous avez une sale tête, avança bêtement l’autre et je l’aurai embroché pour moins que cela.

Ne savait-il donc pas parler à une dame ?

— Ce n’est rien, Gimli, j’ai juste trop mangé hier soir et j’en ai payé le prix ce matin. Mais je vais mieux. Elle s’avança vers moi et me fit un signe de tête pour me signifier que tout allait bien.

Un garçon d’écurie nous ramena nos montures et je portai Cerise sur la mienne tandis que Legolas grimpait sur son cheval. Celui de Cerise avait été récupéré par Finlenn et Tamril.

Nous reprîmes la route sous un temps maussade, le soleil se battant continuellement avec les nuages.

— Si nous continuons sur cette voie, lança Legolas, interrompant ce long silence, nous traverserons d’ici quelques heures le pont aux Ares de Pierres qui nous mènera vers Hobbitebourg !

Cerise fit un saut devant moi et tenta de se retourner.

— Restez tranquille Melda heri, lui murmurai-je à l’oreille.

— Oh Thranduil, allons nous passer chez les Hobbits ? me demanda-t-elle d’une voix presque suppliante.

— Je ne pense pas non, et avisant mon fils qui arrivait à notre hauteur, tu serais bien attentif de garder certaines de tes trouvailles pour toi même, ion nín.

— Allons Ada, cela vous causerait-il tant de mal que cela que de rencontrer ces si charmantes petites gens ? avança mon fils avec un regard pétillant de malice.

— Certainement pas, répliquai-je d’une voix implacable.

Je sentis Cerise soupirer de déception tout contre moi. Non, même pas pour elle, nous avions assez perdu de temps comme cela.

Cependant, avant de bifurquer vers les Landes du Nord, nous devions tout de même emprunter le chemin du Pays de Bouc, ce qui était loin de me plaire non plus.

Au bout d’une heure, nous fîmes une halte près d’un petit bois. Le temps pour chacun de se reposer et de faire ce qu’il avait à faire. D’un œil, je surveillais Cerise quand elle disparut tout d’un coup en poussant un hurlement strident.

Inquiet, je courus jusqu’à elle mais…

— Qu’est-ce que c’est que ce trou ? m’exclamai-je abasourdi. Cerise vous allez bien ?

La pauvre n’avait chuté que d’un bon mètre et semblait plus surprise et mécontente de se retrouver dans ce genre de position plus qu’inconvenante. Je me penchais pour prendre sa main qu’elle me tendait et la hissai hors du fossé quand une voix nous fit nous retourner brusquement.

— Holà, étranger qui va là ? Et que faites vous sur nos terres ?

Avisant l’étrange petite créature qui osait nous parler sur ce ton, je haussai un sourcil perplexe. Il s’agissait d’un enfant plutôt étrange, et avec une pipe dans la bouche… Mais que ?

Tout à coup Legolas et l’espèce de chose qui lui servait d’ami, coururent vers lui et le prirent dans leurs bras en hurlant de joie.

Cerise et moi-même, nous nous regardâmes sans comprendre.

Un proche de mon fils que je ne connaissais pas, sans doute ? Legolas m’avait caché tant de choses. En attendant, cela ne me disait toujours pas qui pouvait bien être cette personne ?

Comment en écho à ma propre question muette, Cerise murmura :

— Mais qui est-ce bon sang ?

A Suivre


Annotations

– Depuis leur départ de la forêt d’Eryn Lasgalen, il s’est passé bien quelques mois. Je suis partie du principe que la Terre Milieu doit être plus vaste que l’on pourrait bien croire et à lire le Seigneur des Anneaux c’est bien le cas !

– Cerise et aussi l’auteur de cette histoire, ne dénigrent pas toutes les Mary Sue. J’ai lu quelques histoires plutôt sympathiques où elles avaient le très beau rôle, c’est vrai. Être une Mary Sue n’est pas forcément une insulte, il y a de très bonnes Mary Sue. C’est dit.

– J’ai adoré le passage où Cerise remet vertement à sa place la servante. Dans la première version elle était beaucoup plus violente que ça.

Publicités

15 commentaires

  • Coucou!! Comme toujours, j’ai « engloutit » littéralement ce nouveau chapitre que j’ai adoré. Il est beaucoup moins déprimant comme tu l’as fait remarqué. J’ai adoré, et le concours de rots, c’était génial, enfin, il n’y a pas vraiment eut de concours, mais le passage était top! Je suis contente que tout ce soit arrangé avec Legolas! Par contre, je ne m’attendais pas vraiment à la scène de la servante, j’ai adoré les réactions de Thranduil, c’est tellement lui! Et Cerise qui s’énerve c’est quelque chose aussi! Je me le demande depuis que tu parles de prise de poids, un bébé en route?? Ça serait intéressant, je me demande comment réagirait Thranduil et Legolas. Mais si j’ai vu juste, à faire du cheval toute la journée, il va lui arriver des bricoles à la Miss! Bref, vivement la suite, vendredi?? Bisous!!

    J'aime

  • Au fait, MissPoppy est mon autre pseudo, je me suis trompée! Bises!!! Momo0302

    J'aime

  • Ouuuuuuh yeah ! Un nouveau chapitre, trop bien !
    A vos marques, prêts ? Commentez !
    Je suis bien contente que Legolas et Cerise se soient rabibochés. J’aime pas quand les gens sont fâchés l’un contre l’autre. C’est nul :boude:
    Le passage sur les Mary Sue m’a fait explosé de rire parce que j’ai l’impression…. c’est pas une impression en fait, je SUIS comme Cerise (je ne compte plus le nombre de fanfiction que j’ai lu n_n)
    Je dois t’applaudire : Magnifique ! Bravo ! Fantastique ! Brillant ! Merveilleux ! Je te parle du moment où Cerise remballe l’autre chose « à la poitrine en gant de toilette » (j’en ris encore) parce que c’était juste : Magnifique, fantastique, brillant, merveilleux x)
    Je suis sûre qu’au fond de lui, Thranduil trouve ça excitant le ton possessif de Cerise, parce qu’il se rend plus que compte qu’elle tient énormément à lui. Et Alleluia ! Il a compris que ce n’était pas Elenna. Par contre, tout comme moi, il voudrait bien savoir qui elle est vraiment et pourquoi y a toute cette machination derrière ces rêves.
    Cerise est pas enceinte quand même ? Si ? Si c’était le cas, et pas une indigestion, je ne saurais pas dire si c’est un bon point pour la fiction ou pas. A voir comment tu tournes le truc ^^
    Pippin ? Merry ? Frodon ? Sam ? Mais qui est donc cette petite gens ?
    Ah ! Je suis bien contente d’avoir lu ton chapitre 😉
    Merci de me plonger dans cette aventure à chaque chapitre et vivement la suite 😀

    Bisous
    Mathilde

    J'aime

  • Bon, j’ai corrigé ce matin, donc tu sais ce que j’en pense mais… HOBBIIIIIIIIIT ! 😀 ❤

    J'aime

  • Alors oui, effectivement, ce chapitre évacue un peu la tension de ce qui s’est passé avant : le précédent était un summum mais ceux d’avant étaient tout aussi lourds de non-dits… Ici, on rigole bien. C’est frais, c’est léger, et puis ça se lit tout seul. Si Thranduil avait, selon toute vraisemblance, un a-priori sur les congénères de Cerise sur la Terre-tout-court, je pense que l’histoire des Mary-Sue a achevé de le persuader que la fangirl est une catégorie infréquentables de gens. Surtout avec leurs self-inserts pourris. D’ailleurs, j’aime énormément ce tableau sans concession ni langue de bois de ce à quoi ressemblent la majorité des fanfictions sur le Seigneur des Anneaux : des Mary-Sue dégoulinantes de super pouvoirs qui finissent par se glisser dans le lit de Legolas avant de devenir immortelles. Bien entendu, on lit aussi autre chose mais ça, on le voit beaucoup (dit la fille qui se sert sur le fandom anglophone pour avoir sa dose d’Elrond). Ce pauvre Legolas, d’ailleurs, n’en mêle pas bien large, on l’imagine très bien se dire qu’il est hors de question pour lui de fréquenter une engeance pareille en vrai. Quant à Gimli… c’est la curiosité amusée de Gimli, c’est chouette. Et lui aussi, il a des fangirls.

    A part ce passage très sympa et le concours de rots sur lequel je reviendrai dans un instant, ce qui ressort vraiment de ce chapitre, c’est une forme de soulagement. A partir du moment où Cerise s’est épanchée — et à quel prix — auprès de Thranduil, tout est plus simple, à savoir qu’elle arrive à expliquer calmement les choses à Legolas et à Gimli avec des termes aussi clairs que possible, ainsi qu’à présenter ses excuses. Lesquelles excuses ne sont pas de trop, Cerise ayant conscience d’avoir été plus qu’infecte et d’avoir poussé le bouchon un peu trop loin, Maurice. De fait, la situation est apaisée du point de vue de tout un chacun et on en constate un soulagement général… à tel point que Thranduil ne fait même pas de scandale quand elle laisse échapper un rot sonore. A sa décharge, il regarde le plafond en se prenant pour Bernadette Soubirous, la dernière personne à avoir soit disant vu la Vierge à ce que je sache. Gageons qu’il est soulagé que Cerise ne soit plus aussi renfermée et lunatique, à tel point qu’il lui pardonne ses manières assez peu elfiques.

    Le passage avec la serveuse peu farouche est très bien. Honnêtement, cette fille n’est pas très observatrice si elle en vient à constater que Cerise et Thranduil sont frère et sœur. Cela étant, il est probable que la jeune humaine n’ait présenté aucun intérêt à ses yeux et n’ait uniquement fait partie du décor en ce sens où elle avait autre chose en tête… un grand blondinet avec des oreilles pointues, par exemple. Seulement, les choses ne se déroulent pas comme elle le souhaite et Cerise pique une belle colère. On sent d’ailleurs de l’admiration dans les propos de Thranduil quand il la voit chasser l’opportune. Bien entendu, être considéré comme la « propriété » de Cerise ne lui plaît pas et c’est bien normal, c’est raccord avec sa personnalité. Cela étant, il observe avec intérêt les faits et gestes de sa compagne et il sent inconsciemment que cette colère contre la serveuse est aussi une preuve d’amour, en un sens. Une preuve d’amour en résonance avec ses propres sentiments qu’il semble avoir de plus en plus de mal à repousser. Une « part de lui » seulement a l’impression de trahir sa femme, il ne rejette plus la faute sur Cerise et… le plus parlant dans tout ça, c’est sa remarque en observant les seins nus de la serveuse. Là, c’est à Cerise qu’il pense. Pas à sa femme. C’est troublant…

    Bref, encore un très bon chapitre de cette histoire qui n’a pas fini de nous surprendre ! Stupide Hobbit joufflu ! ❤

    J'aime

  • Je suis contente que ça s’arrange pour Cerise et qu’elle se soit rabibochée avec Thranduil et Legolas ! C’est vrai que le changement est radical avec ton précédent chapitre ! ^^
    Cette fin est bien étrange … un polichinelle dans le tiroir ou un excès de bonne chère ?! Je me demande comment Thranduil réagirait si la première proposition était la bonne… !
    Et en même temps on n’a aucune explication supplémentaire sur ses rêves ! Tu sais nous faire languir 🙂
    A très vite j’espère !

    J'aime

  • Hiiiiiiiiiii, les hobbits :). Sinon un chapitre tout doux et reposant, enfin pas pour Cerise. Vomir dès le matin c’est bof. Comment elle a dégagé l’autre qui se croyait tout permis, j’adore^^ Notre Cerise est de retour. Connaissant rien au monde des Mary sue,l’explication de Cerise ma bien informé et je comprend maintenant pourquoi des histoires comme ça ça devrait partir au feu, de plus j’ai bien rit aussi. Concernant ses rêves, rha tu continues a nous faire mariner dans le jus grrr.
    A bientôt pour le prochain chapitre :).

    J'aime

  • Bonjour Darkklinne.
    Effectivement, ce chapitre est bien plus léger que le précédent, mais c’est un rythme souhaité par l’auteure je pense. Alterner un chapitre « difficile » avec un autre plus bucolique repose la lecture. Nous voici donc au pays des Hobbits. Peu habituel pour notre Seigneur Thranduil trop habitué à évoluer dans un milieu plus adapté à sa condition de roi. Ce qui peut se comprendre.
    Toutefois, il s’y accommode sans trop de difficultés. Ce roi est un ange…:D
    Avez-vous remarquez, ma capacité sans limite à le défendre ?
    Décidément, je ne suis définitivement pas fréquentable 🙂
    Le moment du repas, est épique et bon enfant à la fois. Gimli est tout à fait dans son élément. Légolas pardonne à Cerise et cela allège un peu l’ambiance morose qui collait furieusement aux basques. Comme quoi, un petit mea culpa de temps à autre cela remet les pendules à l’heure et Cerise s’en rend bien compte. Faute avoué…
    J’ai pris beaucoup de plaisir à lire le passage de la gourgandine qui s’offre au roi pensant être pour lui un bon divertissement. La pauvrette s’en est allée, elle et ses seins aux mamelons sombres et tombants comme un gant de toilette ? Ouah ! Quel tableau idyllique ! Je comprends que notre fabuleuse Majesté en soit resté coi ! 😀
    Pour couronner le tout Mis Cerise arrive avec sa possessivité, veiller au grain et aux attributs royaux de son amant ? Bien joué Cerise, il faut toujours posé les jalons, question de signalisation 🙂
    Thranduil a conscience que Cerise n’est pas son Elenna. Notre bon roi prend son temps. En bon dirigeant, il se doit de peser le pour et le contre.
    Viens ensuite le moment où Cerise explique pour les Mary sue. Je ne connais pas assez ce phénomène, mais mon bon coeur me dit que si une personne veut vivre ses rêves en faisant évoluer un personnage aussi parfait dans une histoire parfaite avec des dialogues parfaits dans un monde parfait, pourquoi pas ? Cela ne mange pas de pain. Je suis bonne pâte et définitivement pas fréquentable surtout après une telle révélation. Enfer et damnation, je m’en vais suivre mon chemin de croix pour ma rédemption. 🙂 En tout les cas Gimli a bien compris lui. Pourquoi se priver d’un dessert offert avec tant de gentillesse ? Du côté des elfes ça passe moins. Mais c’est normal, ils ont besoin d’un peu moins de démonstrations…question de standing sans doute…Il est toujours de bon ton de ne dévoiler que le strict nécessaire. Je vous pardonne mon roi.
    Ceci dit, il a une réaction très saine lorsque la Miss aux seins « Gant de toilette », le tente tel le serpent dans le jardin d’Eden. Bon, pour le glamour c’est pas trop ça… La pauvre j’ai le tableau en tête, dis moi Darkklinne tu ne l’as pas raté celle là 😀
    Tout son être se détourne de cette tentation ô combien savoureuse !
    Ne vous avais je pas dit combien ce monarque est une perle ?
    Quant aux vomissements …ou aux nausées …Un petit paquet cadeau attendrait il son moment pour être offert au roi ? Voici qui compliquerait une situation déjà bien difficile, mais pourquoi pas ? Toute situation nouvelle pourvu qu’elle soit bien introduite dans le récit, ajoute un petit côté pimenté.
    Pour résumé Darkklinne, voici un chapitre tout à fait fidèle à ce que tu écris depuis le début. Intéressant, prenant amenant le lecteur à toujours plus de réflexion et surtout tu me fais aimer tes personnages chaque jour un peu plus. C’est le point fort de ce récit. Rendez-vous la semaine prochaine.
    Quant à moi, je m’en vais éjecter Annastasia et harponner le Mister Grey, juste histoire de mieux comprendre ce phénomène de la Mary Sue. Une étude approfondie se doit d’être mené avec toute l’attention requise. Je me suis portée volontaire :
    « Monsieur Grey, vous ai-je dit combien cette cravate grise vous sied à ravir ? » 😀

    J'aime

  • J’ai hâte de savoir ce qu’il va se passer !! Cerise enceinte ? La gastro ? Je me demande comment Thranduil va réagir si elle attend le petit demi-frère/soeur de Legolas. Un chapitre drôle et rafraichissant, après les deux derniers plus sombres, ça donnait une bouffée d’air frais.

    Des bisous et à la prochaine pour la suite (L) 😀

    J'aime

  • trop bien come d’habitude! j’ai hate de voir la suite.Le petit padawan s’impatiente beaucoup^^

    J'aime

  • Ce chapitre est une petite bouffée d’oxygène pour notre Cerise. Elle a tellement eu à porter sur ses frêles épaules que le craquage était inévitable. Je suis contente qu’elle se soit réconciliée avec Thranduil et Legolas.
    Et sa description des Mary Sue était hilarante ! Ils doivent se dire qu’elle vient d’un monde de cinglés, ce qui est le cas quand on y repense.
    Sympathique la serveuse, vraiment. Je sais bien qu’à une époque lointaine, c’était monnaie courante, mais provoquer de soi-même ce genre de situation est proprement stupide ! Non mais pourquoi pas dix balles et un Mars, tant qu’on y est ? Et j’aime la façon dont Cerise s’est occupée de faire sortir cette inopportune de la chambre, du grand art !
    Cerise, vomissant le matin ? Cela sent le mioche plein de bave dans quelques mois, ou alors elle a mangé un truc qui ne passait pas, ou alors elle a été empoisonnée par cette gourgandine de bas étage qui se fait appeler « serveuse ».
    Qui est super fan des Hobbits ? C’est moi ! Et je suis super contente que Cerise en rencontre, ça promet d’être épique !
    Dis-moi, Tamril a dit qu’il n’irait pas à Valinor sans Cerise, il ne l’attend pas aux Havres Gris, si ?
    J’ai hâte de lire la suite.
    T’ai-je déjà dit que j’adorais ta fic ? Oui ? Bah je le dis, le redis et le re redis !
    🙂

    J'aime

  • Bonsoir,
    Désolée de ce retard dans le commentaire, mais très honnêtement, ces derniers jours, c’est dur. Enfin bref, passons.
    J’ai relu ce chapitre cet apm, après ma balade lyonnaise et oui, il détend bien, comparé à celui d’avant. Tout le passage sur les Mary-Sue et les explications de Cerise m’ont bien fait rire!
    Je suis contente aussi qu’elle se soit expliqué avec Legolas, qu’elle essaie de faire au mieux, si je puis dire, de donner un peu de confiance, même si elle est réticente, parce qu’elle sait ce que l’avenir lui réserve…
    Il était logique et normal qu’elle perde pied, mais dans tout cet imbroglio de sentiments, elle n’est pas a seule à souffrir…
    On voit la teneur des sentiments et même plus encore avec tout le passage, qui entre nous là aussi m’a bien fait rire, de l’Auberge avec la serveuse!

    Tu nous régale à chaque chapitre ma belle, j’oublis pas, même si je suis fort peu présente en ce moment et j’aime toujours autant te lire.
    Tu sais nous transporter dans un monde où les émotions sont si riche, qu’on arrive à imaginer sans peine ce que eut ressentir Cerise mais aussi, au-delà, Thranduil et cet amour pour lui, impossible à ces yeux (alors qu’il l’aime, faut être logique, mais des fois je me demande si logique et elfe font bon ménage xD)

    La façon dont tu exploites les personnages et la place que tu leur donne, comme à Legolas, où bien à Gimli est un plaisir, parce que retrouver une partie de la Communauté, dans une fanfiction de qualité, c’est chouette (surtout dans l’après Guerre de l’Anneau et puis, tu as su garder leurs personnalités, bien que Gimli ici, soit mon chouchou sur ta façon de l’exploiter si j’peux dire…) et puis, les Hobbits qui arrivent…

    J’ai hâte de lire la suite…

    Avec tendresse

    Niza.

    J'aime

  • Hâte de lire la suite :3 ! Des bisous 😀

    J'aime

  • A quand la suite?? Pleassse!!!!

    J'aime

Laisser une review

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s