Chapitre 30 : La Vie Est Un Long Fleuve Tranquille

Hobbitbourg

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La Vie Est Un Long Fleuve Tranquille

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Cerise

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Tandis que Thranduil m’aidait à sortir du trou dans lequel j’avais réussi à me fourrer, je vis, non sans stupeur, Gimli et Legolas étreindre la petite personne qui lâcha aussitôt sa pipe, qui finit par atterrir par terre, pour leur rendre leur chaleureuse étreinte, tout en s’esclaffant à son tour.

— Legolas, Gimli ! Mes chers amis ! s’écria-t-il, plus que ravi, quelle surprise et quel bonheur que de vous voir ici !

— Et nous donc, cher Pippin, renchérit Gimli, entre deux éclats de rires tonitruants.

Comprenant qui était le petit homme, je faillis pousser des couinements dignes de la fangirl qui dormait toujours en moi mais je fus coupée dans mon élan par la brusque étreinte de Thranduil. Relevant la tête, je vis que ce dernier observait cette scène avec une certaine froideur non dépourvue de dégoût.

— C’est ce que je craignais en passant par ici, murmura-t-il plus pour lui-même qu’à mon intention.

Ma surprise passée, je dus reconnaître que je me sentais un peu de trop devant ces joyeuses retrouvailles entre vieux compagnons qui semblaient ne pas s’être vus depuis longtemps. Ils parlèrent entre eux un bon moment avant que Legolas ne se souviennent de ma présence et de celle de son père.

— Cher Pippin, je manque à tous mes devoirs, dit-il, une main sur le cœur. Puis, se tournant vers nous : Voici mon père, le Seigneur Thranduil, et Cerise… Une amie très chère, conclut-il solennellement.

L’entendre dire que j’étais une amie très chère me procura un certain plaisir et me réchauffa le cœur un court instant. J’avais été odieuse avec lui et je ne doutais pas que rien ne serait plus jamais comme avant entre nous. Cela me faisait encore mal mais je devais accepter les conséquences de mes actes.

Pippin avança vers nous, une certaine curiosité dans le regard. Pour ma part, je pus enfin l’admirer de la tête aux pieds à mon tour. Il était différent de ce à quoi je m’étais attendue. Il était tout petit, bien plus petit que les acteurs dans les films. Il m’arrivait à peine aux hanches. Ses cheveux étaient si blonds qu’on aurait dit de l’or pur. Ils ondulaient sur ses épaules… Et ce qui me choqua le plus fut qu’il semblait si… jeune ! Ses yeux, d’un beau bleu clair, me scrutaient d’un air malicieux et un sourire inquisiteur se forma sur son visage enfantin quand il me salua tout en me faisant la révérence.

— Enchanté de faire votre connaissance, belle demoiselle. Vous êtes très jolie, bien que vous ne soyez pas une elfe.

Pour le moins que l’on puisse dire, il était direct. Loin de m’offusquer de sa remarque, cela me fit sourire. Pensant en rester là, je fus bien embêtée quand je compris qu’il attendait que je lui retourne sa politesse.

— Heu… commençai-je ne sachant pas quoi dire… Merci. Vous aussi vous êtes très beau… heu…

Au loin, Gimli s’esclaffa de plus belle et moi, rouge comme une pivoine devant ma propre maladresse, je pris le parti d’agir comme une gamine en me cachant le visage entre les mains. Autant agir avec désinvolture et facilité dans mon cas

— Oh mon Gieu, je suis désolée… repris-je, ma voix étouffée entre mes doigts. Vous paraissez si jeune !

— Mais c’est qu’il l’est ! répondit Gimli d’un air goguenard, tout en s’approchant de nous.

— Mais pas du tout, mon cher ami, rétorqua Pippin, croisant les bras et tournant la tête d’un air presque hautain. Sachez pour votre gouverne que j’ai enfin atteint l’âge canonique de trente trois ans pas plus tard que l’hiver dernier.

— Ah ! Ah ! Ah ! hurla Gimli en se tapant la cuisse. On va enfin pouvoir s’amuser alors !

— Comme si ce n’était pas déjà le cas, se réjouit Legolas à son tour.

— Hum, hum, les interrompis-je en prenant conscience que tout le monde avait oublié un point important : Thranduil. Ce dernier ne disait rien mais affichait un visage résolument fermé. Seul son index, battant furieusement contre l’avant de son bras, m’apprit qu’il était à deux doigts de se mettre dans une colère noire. Et les colères noires chez Thranduil ne se manifestaient pas forcément par de grands éclats de voix. Je m’en méfiais comme de la peste. Il pouvait parfois se montrer si imprévisible… Surtout quand il buvait.

Je vis Pippin lever les yeux vers Thranduil et les écarquiller avant de rougir d’embarras. Sa pomme d’Adam fit quelques allers-retours avant de se stabiliser et Thranduil, qui l’observait les yeux plissés, esquissa un rictus arrogant à son encontre. Secouant la tête devant cette marque de supériorité qui ne servait à rien, j’eus une furieuse envie de lui donner un coup de coude mais m’en abstins. Ce n’était guère le bon moment pour ça.

— C’est un immense et très grand honneur que de vous rencontrer, votre grandeur ! Le grand roi des elfes gris dans notre humble pays, nous ne vous méritons pas et…

— Pippin, marmonna Gimli avant de lever les yeux au ciel.

Scrutant le hobbit, je vis le sourire de pleine malice qui s’affichait sur son visage et je compris qu’il se moquait un peu de Thranduil. Ce fut plus fort que moi mais je me mis à glousser comme une idiote. Pippin tentait d’amadouer le roi des elfes comme un chien à qui on tend un os pour ne pas qu’il vous morde. C’était bien joué.

J’entendis, plus loin, Legolas soupirer.

— Pippin, vous qui rêviez de rencontrer mon père, voilà une bonne chose de faite, n’est-ce pas.

— Bien, commença Thranduil que tout cela indifférait totalement, nous n’aimerions pas vous détourner du dur labeur qui vous attend, nous allons donc reprendre la route.

Il se détourna de nous avant d’aller vers son élan sans un regard de plus. Qu’il était têtu quand il s’y mettait, lui aussi ! En attendant, je tournai la tête telle une girouette prise d’assaut par le vent, dans les deux directions, ne sachant que faire.

Adar, puisque nous sommes ici, répliqua Legolas en fronçant légèrement les sourcils à la manière de son père, je propose que nous fassions une halte pour la journée. Nous pouvons très bien repartir demain à la première heure.

— Oh oui ! Quelle bonne idée, acquiesça Pippin. Quand Sam et Merry apprendront la nouvelle…

Ramassant sa pipe, le petit hobbit ne dit rien de plus et se mit à marcher quelques mètres avant de s’arrêter et de nous demander de le rejoindre en moulinant l’un de ses bras avec force. Il semblait inépuisable.

Mon elfe, quant à lui, s’était arrêté, les mains crispées sur la bride de son élan, ses yeux plissés en deux fentes qui n’auguraient rien de bon. Je décidai de tenter le tout pour le tout. Après tout, qu’y risquais-je ?

— S’il vous plait, Thranduil, le suppliai-je presque.

J’allais enfin découvrir la Comté ! Mandieu, la Comté n’était qu’à quelques kilomètres de moi…Je n’en pouvais plus d’excitation et j’espérais que Thranduil m’accorderait ce nouveau caprice.

— Je ne crois pas que…

— S’il vous plait ! gémis-je en le rejoignant et en faisant les yeux du Chat Potté de Shrek.

Dans mon monde, ça marchait presque à coup sûr.

Il me regarda, surpris par cette nouvelle attitude que je ne lui avais jamais montrée, puis avisa son fils et finit par lâcher, dans un soupir de lassitude évidente :

— Vous êtes impossible mais soit, allons-y.

Il était clair que cela ne lui convenait pas du tout et ce n’était pas son visage crispé en une grimace de pur écœurement qui aurait pu nous faire croire du contraire. Mais tant pis, j’allais satisfaire ma curiosité et cela me mettait en joie.

Heureuse comme jamais, je me pendis à son cou, le surprenant totalement, avant de lui faire un smack sonore sur les lèvres.

— Merci Thranduil, soufflais-je tout contre lui.

Puis, je le plantai là, tout à sa stupeur, pour courir comme une gamine vers Pippin qui avait failli avaler sa fumée de travers en me voyant si familière avec le seigneur des elfes. Legolas et Gimli, quant à eux, ne dirent rien mais ne semblaient pas en penser moins pour autant.

Mais je m’en moquais, je me sentais bien et c’était tout ce qui m’importait pour l’heure !

Les deux compères récupèrent leur monture ainsi que Thranduil mais chacun préférant marcher, ils ne firent que garder les rênes en main… Ce que je pouvais comprendre. Rien ne pressait, nous avions notre journée et j’en oubliai presque que j’avais été malade quelques heures plus tôt. Je me sentais tellement heureuse que rien n’aurait pu entacher ma soudaine volubilité du moment.

Nous traversâmes des champs de tournesols et j’entendis derrière moi Thranduil marmonner quelque chose en Sindarin à l’attention de son fils. Haussant les épaules, je ne tentai pas de comprendre ce qu’il venait de lui dire.

— Alors comme ça, vous voyagez avec le seigneur elfe et son fils ? me demanda soudainement Pippin d’un ton désinvolte en levant ses yeux pleins de curiosité vers moi.

— Heu, oui c’est exact, commençai-je avec prudence.

Je lui jetai un regard en coin et je vis qu’il attendait une suite.

— Et ?

— Et quoi ? balbutiai-je mal à l’aise.

— Etes-vous fiancés ? Mariés ?

Je faillis avaler de travers devant son insistance qui frôlait presque l’impolitesse.

— Vous êtes bien curieux, Peregrin Touque, marmonnai-je décontenancée par l’attitude presque enfantine du hobbit.

Pour un adulte, il avait quelques bases à revoir, pensais-je, quelque peu choquée par son attitude.

— Amants ! s’exclama-t-il fier de lui avant de me distancer en quelques pas, ayant peur, très certainement, que je le frappe.

Mais pour qui me prenait-il, bon sang ?!

— Mais ça ne va pas non ?! m’écriai-je, encore plus rouge que tout à l’heure. On ne vous a jamais appris à vous taire quand il le fallait ?!

— Ah ! Ah ! Sachez, Cerise, répondit Gimli, l’air plus amusé que jamais, que vous avez affaire là au hobbit le plus trublion que nous n’ayons jamais rencontré. Sous ses airs de petit enfant se cache un véritable lutin farceur.

Mouais, ce n’était pas une raison pour dire n’importe quoi non plus !

Nous continuâmes à marcher au même rythme jusqu’à ce que nous arrivions au village. Estomaquée, la première chose que je vis fut des petite portes rondes en bois, plantées à même des monticules de terres recouverts d’herbes fraîches sur lesquelles des champs de fleurs avaient été plantés. Je pouvais en compter une bonne vingtaine. Au loin se trouvaient plusieurs enclos avec des poulets, des chèvres et tout un bestiaire d’où s’élevait une cacophonie digne d’une ferme humaine… Mais les mottes de terres… heu… Comment vous dire…

— Mandieu, on dirait des trous de lapins, soufflai-je atterrée.

Rien à voir avec les belles présentations de Peter Jackson. C’était bien plus abrupt et rustique.

— Des trous de hobbit, Cerise, me dit doucement Legolas contre mon oreille, vous serez bien surprise de découvrir l’intérieur.

Je poussais un léger glapissement. Je ne l’avais pas entendu arriver. Certes, ces trous, étaient plus ou moins grands mais quand même…

— Venez, insista Pippin et nous le vîmes grimper des marches de bois posées à même la terre et frapper à une fort jolie porte.

Cette chaumière semblait bien plus importante et mieux agencée que les autres. Je me demandais bien qui pouvait y vivre. Ma question ne resta pas longtemps sans réponse.

— Merry ! Ouvre ! On a de la visite ! De l’importante et de la prestigieuse visite ! ajouta-t-il d’un ton condescendant.

La porte s’ouvrit lentement et un autre petit homme en sortit, l’air mécontent.

— Voyons Pippin, ce ne sont pas des manières de frapper comme cela chez les honnêtes gens. Tu le sais bien, pourtant.

— Mais Merry, regarde qui je te ramène ! cria Pippin surexcité.

Le dénommé Merry descendit les marches et nous regarda d’un air intrigué avant que ses yeux ne s’illuminent en se posant sur Gimli et Legolas. Plus réservé que son ami, il avança d’un pas franc en tendant ses bras pour étreindre énergiquement le nain et l’elfe qu’il connaissait si bien.

Merry, malgré sa petitesse, était plutôt bel homme. Ses cheveux châtain clair prenaient des reflets cuivrés au soleil. Il avait les traits fins et un corps plutôt bien charpenté pour un homme de sa condition. Ses vêtements étaient mieux taillés que ceux de Pippin qui était débraillé au possible, un vrai petit dandy. Dommage qu’il ne dépasse pas ma taille… j’aurais pu craquer pour lui. Vraiment !

— Gimli, Legolas, quel plaisir de vous voir ici, mes amis, dit-il en les étreignant de nouveau.

— Nous étions de passage non loin du pays de Bouc, cher Meriadoc, débuta Legolas avec chaleur.

— Il n’était pas question que nous vous manquions de si près, renchérit Gimli, les yeux pétillants de joie.

— Merry, reprit Legolas, laissez-moi vous présenter mon père, le seigneur Thranduil, ainsi que sa compagne, Cerise.

— Sa compagne ! répliqua Pippin, quand je disais que vous étiez amants, je n’étais pas loin, pas vrai Cerise ?!

Je faillis avaler de travers et j’entendis Thranduil soupirer d’agacement. Cet hobbit ne s’arrêtait-il donc jamais ?!

— Ce n’est pas possible, Pippin ! le sermonna Merry en lui mettant une tape sonore sur l’arrière du crâne, tu as beau être adulte, tu te comportes toujours avec autant de délicatesse qu’un enfançon. — Merry avança vers moi et me fit une belle révérence. — Veuillez pardonner l’attitude plus qu’impolie de mon cousin. Parfois, même souvent, il ne réfléchit pas beaucoup à ce qu’il dit.

— C’est ce que j’ai cru comprendre, dis-je, un peu perdue devant les belles manières du petit homme.

Puis il avança vers Thranduil qui n’avait pas desserré la mâchoire, encore une fois, les bras croisés sur son torse en un air plus que revêche. Il faut dire que… Imaginer le roi des Elfes au pays des Hobbits, était presque digne d’un film de Science-fiction bas de gamme… Ou d’une fanfiction délirante !

— Votre majesté, c’est un immense honneur que de vous recevoir dans ma modeste demeure… Et mon humble pays. Je suis Meriadoc Brandebouc, pour vous servir.

Le semi-homme s’inclina avec grâce et courtoisie et attendit que le vénérable souverain ne l’invite à se redresser.

Thranduil haussa un sourcil mais ne dit rien, n’émettant qu’un simple soupir de lassitude. Encore un. Legolas regarda son père en une vaine supplique, ce qui fit redoubler les soupirs de son père.

— Vous pouvez-vous relever, hobbit, déclara le roi des elfes du bout des lèvres.

Son attitude peu amène me fit lever les yeux au ciel. Puis je vis une petite femme replète et plutôt mignonne émerger de la demeure de Merry.

— Merry, voyons ! s’exclama-t-elle, tu manques à tous tes devoirs en laissant tes amis sur le perron. — Puis nous regardant tous — Je vous en prie, veuillez entrer. Je vais vous servir une collation.

— Même moi, Estelle ? demanda Pippin avec les yeux pleins d’espoir.

La jolie hobbit eut un sourire en coin en dévisageant Pippin.

— Non pas toi, Pippin, la dernière fois que tu es venu prendre ton second petit déjeuner ici, tu as dévalisé notre garde-manger.

Marmonnant dans sa barbe, le petit homme donna un coup de pied dans une motte de terre avant d’aller s’asseoir, l’air boudeur, sur un banc à côté de leur maison.

Un vrai garnement ! pensai-je.

Nous pénétrâmes tous chez Merry et celle qui devait être son épouse pour nous retrouver dans un petit salon où je faillis exploser de rire quand je vis que Thranduil et Legolas devaient se courber en deux, voire même en quatre, pour pouvoir tenir dans la pièce. Bien vite, Merry nous présenta des tabourets ou nous pûmes tous nous asseoir.

Thé, café et collations nous furent proposés et auxquelles Gimli et Legolas firent honneur. Personnellement, je n’avais pas faim. J’avais encore l’estomac barbouillé et je voyais bien que Thranduil était tout sauf à l’aise dans ce lieu hors du commun.

— Je manque à tous mes devoirs, une nouvelle fois, dit Merry en se levant et en prenant Estelle par les épaules. Je vous présente Estelle, ma douce et formidable épouse.

Cette dernière émit un doux sourire, toute rougissante, avant de repartir vers la cuisine pour préparer de nouvelles collations que Gimli engloutissait aussi rapidement que possible.

Merry, Gimli et Legolas parlèrent de choses et d’autres, évoquant leurs aventures passées et je décidai de poser les coudes sur la table, les mains tenant ma tête pour être plus à mon aise pour les écouter. Je vis du coin de l’œil que Thranduil allait me sermonner en me disant que mon attitude laissait à désirer mais il s’abstint finalement de tout commentaire. Etait-il si désabusé, le pauvre ?

Le midi arriva aussi vite que la matinée avait filé. La femme de Merry nous prépara un succulent repas que nous honorâmes de bon cœur. Du coin de l’œil, je vis Thranduil converser du bout des lèvres avec Estelle qui avait osé l’impensable : déranger le grand roi des elfes pendant son repas. Préférant garder mes réflexions pour moi, je me pris à écouter la conversation de chacun, tout en picorant dans mon assiette. Je n’en revenais pas d’être ici. Certes, c’était différent de ce à quoi je m’attendais mais j’étais heureuse. Il n’y avait pas que de mauvaises choses qui m’arrivaient finalement.

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Thranduil

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Je crus bien que cette journée de cauchemar ne se terminerait jamais. J’en voulais un peu à mon fils de nous avoir forcé la main en restant une journée et une nuit en ces lieux des plus étranges. Ces petites gens étaient si insolites et curieuses.

Pour le dîner du soir, le chef du village, Meriadoc Brandebouc, avait organisé une petite fête en l’honneur de ses anciens compagnons d’aventures. En fin de journée, nous avions été rejoints par un certain Samsagace Gamegie ainsi que toute sa famille, sa femme, ses filles… C’est alors que Cerise avait étonné tout le monde en connaissant presque par cœur tous les évènements liés à la quête de l’anneau.

Elle leur avait expliqué qu’elle venait d’un autre monde dans lequel la Terre du Milieu était juste une histoire… Une histoire ! pensais-je avec dégout et confusion… Ma belle amie ne m’en était apparue que plus mystérieuse encore et… tellement insaisissable.

Tandis que nous nous remettions tout à fait des derniers évènements assez troublants en rapport avec Cerise, je me souvins de l’entretien que j’avais eu avec Tamril avant de quitter Imladris. Je ne me sentais aucunement menacé par ce que cet elfe insignifiant m’avait dit, Cerise était à moi et s’il pensait la faire changer d’avis à mon encontre… Cela dit, ne serait-ce pas mieux qu’elle reste aux côtés de quelqu’un qui aurait à cœur son bonheur ainsi que son avenir ?

Je ne pouvais plus me cacher les sentiments qu’elle m’inspirait. Ce n’était plus à l’ordre du possible, bien que cela me broie le cœur pour mon Elenna. Comment pouvais-je aimer deux femmes en même temps et si différentes l’une de l’autre ? Cela me paraissait tellement improbable et contre-nature. Une trahison, ni plus ni moins.

Depuis la création d’Arda et la naissance de ses premiers enfants, c’est à dire nous autres elfes, la légende voulait que… quelque part notre moitié nous attende… notre âme-sœur. L’amour que mes parents s’étaient porté et se portaient m’avait laissé entrevoir ce que cela serait d’aimer et d’être aimé en retour, de manière inconditionnelle, immortelle. J’avais grandi en me disant qu’un jour, je retrouverais celle qui m’était destinée. Celle avec qui je passerai mon éternité et avec qui je partagerai tout, joie, peine, colère, amour, dispute… tout. Elle serait la seule sur Arda à me connaître encore mieux que moi-même… et inversement. C’est avec cet espoir fou que j’avais rencontré Elenna. Dès que je l’avais vue, auréolée de lumière, j’avais su qu’elle devait être la seconde moitié de mon âme. Cela ne faisait aucun doute. Pourtant, au fur et à mesure des siècles qui étaient écoulés, elle s’était refermée sur elle-même, devenant mélancolique, se refusant à me laisser continuer à être le gardien de son esprit et de son cœur… Puis elle était morte.

— Vous me paraissez bien songeur, Adar, entendis-je Legolas dire, me sortant de mes sombres pensées.

— Je repensais à ta mère, ion nín. Elle me manque tant, soufflais-je non sans une certaine mélancolie.

Mon fils vint s’asseoir à mes côtés, son regard dirigé vers le firmament. Une fois la soirée achevée dans une joie sans fin, nous avions pris congé de nos petits hôtes pour prendre le chemin de la vieille forêt qui se trouvait non loin du village des hobbits. Nous avions installé notre campement en amont et j’avais attendu que Cerise se soit profondément endormie pour m’éloigner un peu et réfléchir.

— D’ici quelques jours, nous aurons atteint les Havres Gris, reprit Legolas. Je suis enchanté d’avoir pu vous accompagner jusque là. Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas passé quelques moments ensemble.

Ses paroles me firent plaisir, au delà des mots.

— Vais-je te manquer, ion nín ?

— En doutez-vous ?

Je secouai la tête.

— Bien sûr que non mais j’ai toujours le fol espoir que tu te décides, finalement, à prendre la mer avec nous.

Cette fois-ci, ce fut lui qui secoua doucement la tête.

— Vous savez bien que ce n’est pas possible, pas dans l’immédiat, Ada.

— Oui, je le sais, mais cela ne m’empêchera pas de te reposer la même question demain, et le surlendemain encore.

— Cerise s’est métamorphosée, reprit Legolas, changeant, à bon escient, de sujet.

Comment ne pas remarquer cela, d’ailleurs ? Depuis que je l’avais poussée à me dire enfin ce qui lui dévorait le cœur, elle était devenue radieuse et … lumineuse. Il semblait émaner d’elle une sorte d’aura incandescente qui m’attirait encore plus qu’auparavant. Il était de plus en plus dur de se la rappeler à ses débuts.

— Parler lui a fait du bien, avançai-je doucement. Je suis navré que tu aies vu d’elle une attitude qui ne lui sied pas.

Legolas me fixa un instant sans comprendre, puis ses yeux s’éclairèrent de compréhension.

— Ah, il est vrai qu’elle m’a vraiment surpris… Et choqué. Je n’aurais jamais cru qu’elle puisse avoir une telle colère et un tel ressentiment à mon égard…

— Ce n’était pas tourné vers toi, ion nín. Cerise est très vindicative. Elle est si jeune.

— Je ne lui en veux plus, Adar. J’étais sincère à l’auberge. Je ne la considère pas comme une simple amie mais comme une véritable petite sœur. Je pense l’avoir toujours vue de cette manière. C’est pour cela que je me préoccupe tant de ce qu’il pourrait lui arriver. Elle est si candide. Elle ne se rend pas compte que ses paroles et ses actes peuvent être jugés et interprétés différemment ici. Elle n’est plus dans son monde. J’ai toujours cette envie irrépressible de la protéger de tout mais surtout d’elle-même.

Il avait raison, évidemment. D’ici quelques jours, nous nous ferions nos adieux. A cette pensée, mon cœur saigna atrocement. N’y avait-il aucune autre solution ? Je devais prendre la mer mais une part de moi voulait encore rester avec elle… Pour toujours. Mais elle était humaine. Et si, finalement, je décidais de rester à ses côtés, jusqu’à sa mort ? C’était…

— Si j’avais su ce qu’elle allait me dérober, jamais je n’aurais posé les yeux sur elle, commençai-je, le regard perdu entre les étoiles qui brillaient d’une lueur divine dans le ciel opaque. Si j’avais su, et pourtant, je n’aurais pu empêcher ce qui est en train de se passer.

A mes côtés, Legolas afficha un lent et doux sourire que je lui avais peu vu ces derniers temps. Ses yeux étaient baissés mais ils pétillaient d’un je-ne-sais-quoi, lui donnant l’air encore plus malicieux que jamais… Presque enfantin.

J’allais lui demander pourquoi mais me ravisai. Je n’étais pas certain d’aimer la réponse qu’il me donnerait.

Me relevant, je pris congé de lui pour retourner auprès de celle qui monopolisait toutes mes pensés. Pris d’un élan d’affection incontrôlable, je m’allongeai à ses côtés et la tins dans mes bras tout en faisant attention à ne pas la réveiller. Elle se lova contre moi en poussant un soupir de contentement. Au loin, je vis Legolas revenir vers sa paillasse, il nous décocha un bref regard, avant de s’allonger à son tour.

Incapable de dormir et n’en ressentant pas le besoin, j’observai Cerise marmonner en dormant. J’avais pris l’habitude d’écouter ce qu’elle disait, toujours en Quenya… Était-il seulement possible que les Ainur et même Ilúvatar s’intéressent à elle d’une certaine manière ? Et pourquoi ? Comment une si petite et simple humaine pourrait avoir autant d’importance à leurs yeux ?

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J’avais fini par sombrer quelques heures et, quand je repris conscience, je vis Legolas et le nain inquiets. Me redressant, je vis que ma petite humaine n’était plus à mes côtés.

— Que se passe-t-il ?

— C’est Cerise, commença mon fils, elle est malade.

Je mis un moment à comprendre.

— Encore ? dis-je. Où est-elle allée ?

Legolas me désigna un buisson assez éloigné de notre campement. Anxieux, je partis à sa recherche. Depuis quelques jours, elle n’était pas dans son assiette. Son état m’inquiétait. J’espérais juste qu’elle ne couve rien de grave. Les êtres humains étaient si fragiles.

Je la retrouvai pliée en deux, comme la veille, le visage blafard et les yeux larmoyants.

— Cerise, commençai-je en m’approchant d’elle.

— Allez-vous en, grogna-t-elle entre deux vomissements. Je ne suis pas bien et je ne veux pas que vous me voyiez dans cet état. Je suis répugnante.

Loin de l’écouter, je tournai ma tête dans l’espoir de trouver un point d’eau. J’avais entendu les chuchotis d’une rivière. Elle ne devait pas se trouver très loin. Il ne me fallut pas plus de quelques minutes pour la découvrir. Je sortis un mouchoir de ma poche et le trempai avant de revenir vers elle.

Quand je la retournai vers moi, elle tenta de se dérober mais je la retins fermement.

— Petite, grognai-je à mon tour, laissez-vous faire.

Je la nettoyai doucement et lui pris la main pour l’aider à se redresser puis nous rejoignîmes mon fils.

— Allez-vous mieux ? demanda ce dernier en la scrutant intensément.

— Oui, et non, je me sens fatiguée. Je crois que j’ai du attraper un coup de froid au ventre, marmonna-t-elle.

Sans plus un regard vers nous, elle ramassa ses affaires avant que nous nous mettions en route. Nous allions prendre la direction des Landes du Nord mais avant, nous dûmes faire nos adieux aux hobbits. La femme du chef du village nous donna de quoi nous restaurer sur la route et je l’en remerciais brièvement. C’était là la moindre des politesses à avoir. Puis nous pûmes enfin partir.

J’aimais sentir Cerise tout contre moi. Je m’en voulais de ne pas l’avoir mis sur mon élan dès le départ. Son petit corps, si doux et chaud, était bien agréable. La matinée fila au rythme du galop de nos montures et, tandis que midi était passé depuis quelques rayons de soleil, nous décidâmes de faire une halte pour nous reposer et manger.

Cerise n’avait pas desserré les dents et n’avait presque touché à rien. Le plus étrange était que, malgré son état, elle rayonnait de mille éclats. Elle m’apparaissait si belle, baignée par la lueur du soleil de midi.

Perdu dans ma contemplation, je ne vis pas deux cavaliers arriver vers nous. Ce ne fut que lorsqu’ils furent à notre hauteur que je les reconnus non sans surprise.

— Finlenn, Tamril, peut-on savoir ce qui vous a amené à rebrousser chemin ? dis-je d’un ton neutre en les avisant tous les deux.

— Vous, Mon Seigneur, répondit Finlenn en descendant de cheval, suivit par son bras-droit avant de poser la main sur son cœur. — Vous auriez du être aux Havres hier dans la journée. Nous avons cru qu’il vous était arrivé quelque chose. C’est pourquoi nous avons pris la décision d’aller à votre rencontre.

— Je vois, dis-je. Qu’en est-il du reste des nôtres ? demandai-je à brûle pourpoint.

— La plupart ont déjà pris la mer, répondit Finlenn, il ne reste plus que nous ainsi que quelques elfes.

J’acquiesçai.

— Fort bien. Nous nous apprêtions à prendre la route.

Finlenn remonta sur sa monture tandis que mes yeux se posèrent sur son compagnon, Tamril. Ce dernier n’avait d’yeux que pour Cerise. Une colère sourde naquit au plus profond de mes entrailles. Je n’avais pas oublié l’outrecuidance qu’il avait eue à mon égard. Je n’avais rien dit sur le moment, je voulais en discuter sereinement avec Cerise mais les derniers événements passés m’en avait empêché.

Sachant pertinemment ce que je m’apprêtais à faire, je me dirigeai vers elle et la pris par la main avant de la porter sur mon élan. Ensuite, je grimpai derrière elle non sans avoir jeté un regard de dissuasion à l’égard de ce garde qui outrepassait ses droits. Ce dernier ne dit rien et se contenta de reprendre son cheval.

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Cerise

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Je n’aimais pas être malade. Mais qui aimait ça, cela dit ? Tout ce que je savais, c’est que mon état m’empêchait de profiter pleinement des derniers jours qui me restaient avec Thranduil. A nos côtés chevauchaient, silencieusement, Finlenn et Tamril. Ce dernier n’arrêtait pas de me lancer des coups d’œil comme s’il avait peur que je ne fonde comme la neige au soleil. Je compris qu’il était inquiet à mon sujet. Depuis la fois où il m’avait clairement dit qu’il ne me lâcherait pas, j’avais été plus qu’anxieuse de me retrouver seule avec lui mais encore une fois, il m’avait surprise en restant en retrait. Je croyais le comprendre et le connaître mais finalement, je ne savais pas grand-chose de cet elfe. De plus, j’avais la nette impression qu’il s’était forgé une fausse image de moi. Cela dit, ce n’est pas comme si je m’étais toujours montrée au mieux à son égard.

— A quoi pensez-vous ? Melda heri, me demanda Thranduil d’un ton empli de douceur qui me fit presque perdre contenance.

J’avais envie d’enfouir mon nez contre sa poitrine mais en l’état actuel des choses, cela allait être assez difficile.

— A Tamril, dis-je en me souvenant qu’il venait de me poser une question.

Je le sentis se raidir derrière-moi. Je savais que ce n’était pas le moment mais, à force d’attendre le bon moment pour lui en parler, c’était révélé assez compliqué. Et puis, j’en avais marre de garder ça pour moi.

— Pouvons-nous savoir en quel honneur vous pensez à lui ?

Sa voix était dure et atone. Je sus que cela lui importait plus qu’il ne voulait me le montrer. J’en conçus un énorme plaisir.

— Il y a quelques temps de cela, Tamril m’a déclaré qu’il n’abandonnerait pas ses tentatives de séductions à mon encontre, avouai-je en me sentant rougir.

Thranduil resserra son étreinte contre ma taille tout en donnant un coup de bride à Rudolph. Bien vite, nous nous retrouvâmes loin devant nos compagnons.

— Est-ce que c’est cela que vous désirez, Cerise ?

J’avais envie de me retourner. Je ne voulais pas parler de cela maintenant alors que nous chevauchions et que je ne pouvais pas voir ses yeux.

— Je… Je ne sais pas, avouai-je piteusement.

A quoi bon lui mentir ? Oui, Tamril n’était clairement pas celui que je choisirais si l’on me donnait l’opportunité de faire un choix mais… Il semblait tellement tenir à moi que cela ne pouvait pas me rendre insensible. Bien au contraire.

— Tamril est venu me parler, confessa mon elfe d’une voix monocorde. Il ne m’a pas caché l’envie qu’il avait de vous faire sienne.

— Quand ? demandai-je choquée.

De quel droit Tamril avait-il osé aller trouver Thranduil pour ça ?!

— Avant notre départ d’Imladris.

— Je vois.

— Peut-être, Cerise, devriez-vous…

— S’il vous plait, Thranduil, pas ici et maintenant. Je suis fatiguée et je me sens encore un peu mal, murmurai-je d’une voix faible et triste.

— Comme vous le voudrez.

Je savais ce qu’il allait dire et je n’avais aucune envie de l’entendre me dire que sans doute, Tamril était la personne qu’il me fallait. Une rage sourde se mit à bouillonner dans mes veines. Cela arrangerait sans doute Thranduil de me voir rester avec un autre. Avait-il peur que je lui fasse une scène quand il monterait dans son fichu rafiot pour partir je-ne-sais-où sur son île et retrouver l’Autre ? Pourquoi n’y aurait-il que moi à être malheureuse dans cette histoire ? C’était profondément injuste. J’avais envie de pleurer mais ce n’était pas vraiment le moment. Je coulai un regard devant moi et je vis des kilomètres et des kilomètres de verdure qui s’étendaient à perte de vue.

Nous continuâmes à cette allure pendant tout l’après midi, ne prenant que deux courtes pauses. Quand la nuit fut tombée, nous chevauchâmes encore un moment avant de nous arrêter devant une étendue d’arbres qui avait l’air des plus accueillante.

Une fois sur la terre ferme, je partis aider Gimli à faire du feu et à sortir nos provisions du soir.

— Vous me semblez bien préoccupée, Cerise, commença doucement le nain

Je poussai un soupir de lassitude. Avisant que les elfes étaient loin et ne nous entendraient pas, je décidais de me confier à lui. J’avais besoin de ma meilleure amie mais à défaut, il ferait très bien l’affaire pour ce soir.

— Ce que je m’apprête à vous dire, Gimli, doit rester entre nous mais, je vous l’avoue, ça me fera le plus grand bien de me confier.

Je le vis froncer les sourcils avant de me prêter une attention toute particulière. Il avait compris que je ne blaguais pas.

— Je vous écoute, Cerise.

— Bien voilà, il y a quelques temps de cela, Tamril, l’elfe brun qui est arrivé aujourd’hui, m’a annoncé son intention de me séduire. Il faut savoir que je l’avais déjà repoussé il y a quelques temps quand nous vivions encore dans les cavernes du roi.

— Je vois, répondit prudemment Gimli. Mais ne doit-il pas partir pour Valinor, lui aussi ?

Il jeta négligemment une bûche de bois dans le feu naissant.

— C’est exact, répliquai-je, mais il m’a dit que si je décidais d’accéder à sa demande, il resterait avec moi ici.

Une flamme crépita dans le silence de la nuit.

— Vous devriez accepter, Cerise.

— Je vous demande pardon ? dis-je, totalement interloquée.

— Il est plutôt bel elfe selon vos critères de beauté, commença-t-il, et une telle occasion ne se représentera sans doute plus.

Gimli avait l’air si… sérieux. Je voyais bien qu’il ne me disait pas cela pour me blesser et qu’il avait à cœur mon futur mais… Je lui devais la vérité. Au moins, avec lui, je pouvais être honnête, vraiment honnête. Il ne me jugerait pas. Enfin, je l’espérais.

— Gimli, dis-je en me retournant vers lui et en le fixant droit dans les yeux, ce que je vais vous dire doit rester secret. Je ne veux pas que vous en parliez ni à Legolas ni à qui que se soit d’autre, d’accord ?

Il regarda à droite et à gauche pour être sûr que nous ne serions entendus de personne, me prit par le bras et m’emmena un peu plus loin, faisant mine de chercher des branches pour le feu.

— Vous avez ma parole Cerise, que je ne dirais rien à personne. Un bon nain ne saurait mentir !

Sa dernière phrase me fit glousser.

— Très bien, alors voilà pourquoi je ne pense pas donner suite à la proposition de Tamril. Alors oui, je sais, il est beau, il semble avoir le béguin pour moi, il est prêt à beaucoup pour moi mais… Comment pourrais-je l’aimer si mon cœur bât pour un autre ?

Il baissa le regard, l’air de comprendre.

— Vous êtes vraiment éprise de ce roi des elfes, marmonna-t-il dans sa barbe.

Je poussai un soupir à fendre l’âme.

— C’est pire que cela, Gimli, à vous, je peux le dire mais… Je ne crois pas… Enfin, j’ai vraiment l’impression que mon cœur se brisera quand il me quittera. Je ne suis pas seulement éprise de lui, je me suis rendu compte, pendant notre séjour à Fondcombe, que je l’aimais à la folie… Je… J’ai l’impression que ma vie serait vide de sens s’il n’était plus à mes côtés.

— Ma pauvre enfant, se désola Gimli en me jetant un regard empli de tristesse.

Son expression me fit mal car il n’infirma pas ce que je venais de lui dire, il ne me dit pas non plus que je me trompais et que Thranduil avait des sentiments pour moi aussi fort que les miens pour lui. Il fallait que je tienne le coup.

— Comment voulez-vous, dans ces conditions, que je puisse en aimer un autre alors que mon cœur sera bientôt détruit !

Quelques larmes perlèrent au coin de mes yeux et je m’en voulus. Je m’en voulus car depuis que nous avions quitté les bois d’Eryn Lasgalen, je ne me reconnaissais plus. Si je m’étais vue alors, je me serais moquée de moi. Cerise Martin, digne héroïne d’un roman à l’eau de rose ayant un peu trop abusé sur la rose et la guimauve.

C’était pathétique.

— Je suis pathétique, grognai-je, dépitée par le tour que prenait mes pensés.

— Allons, allons, tenta de me rassurer Gimli, peut-être devriez-vous en discuter avec lui, Thranduil, je veux dire. Pour ce qui est de l’autre elfe, ne le chassez pas trop vite de votre cercle d’admirateurs, vous en aurez sans doute besoin et qui sait, peut-être finirez-vous, avec le temps, par nourrir de tendres sentiments à son encontre ?

Relevant la tête, je vis que Thranduil, Legolas, Tamril et Finlenn étaient en pleine discussion, eux aussi, sauf que la leur semblait plutôt houleuse au vu des gestes que Thranduil et Tamril faisaient. Nous étions bien trop loin pour entendre ou voir leurs expressions à chacun mais, je ne sais pas, les regarder me porta un nouveau coup au cœur et mes yeux s’embuèrent une nouvelle fois de larmes. D’ici quelques jours, je ne le reverrais plus… Et cette constatation me glaça jusqu’aux os.

Mais que pouvais-je y faire ?

— Retournons auprès d’eux, Gimli, dis-je d’une voix chevrotante. Et puis merci de m’avoir écoutée. J’avais besoin de parler à quelqu’un que j’apprécie et qui m’apprécie aussi.

— C’est un très grand honneur, ma chère petite, me répondit-il en me donnant une légère tape sur l’avant bras. Allons, retournons voir ce feu que je vois d’ici s’éteindre.

Avant de me dépasser, il me fit un sourire empreint d’une telle affection que j’en eu chaud au cœur. Quel ami ! Je comprenais pourquoi Legolas ne voulait plus le quitter. Gimli aussi allait me manquer plus tard… Et Legolas aussi. En fait, ils me manqueraient tous, mais… Pas autant que Thranduil.

J’étais en train de revenir quand je vis ce dernier venir vers moi, la mine sombre, le regard noir. Que se passait-il encore et pourquoi avait-il l’air de vouloir en découdre avec le premier venu ?

— Vous, suivez-moi immédiatement, me lança-t-il, me regardant à peine et continuant à tracer tout droit devant lui.

Je mis un moment à le suivre. Mes pieds semblaient pris dans du béton armé. Miraculeusement, je réussis à bouger avant de courir derrière lui pour le rattraper.

Cela ne sentait pas bon du tout… Mais qu’est-ce que Tamril avait bien pu lui raconter ?

Tout ça ne me disait rien qui vaille et surtout… L’air peu amène de Thranduil me faisait un peu peur.

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23 commentaires

  • je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que cerise et un chouilla enceinte non ?

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    • Lol Je ne l’espère pas pour elle. A sa place, je crois que je le vivrais super mal… Bref, on verra bien, peut-être a t-elle l’estomac fragile, ce qui peut être le cas 😉

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  • Coucou!!! Je suis trop trop contente! J’étais tellement excitée en lisant le mail de notification! J’avais tellement hâte! Je n’ai pas été deçue. J’ai adoré la rencontre avec les hobbits! Comme toujours, les mots de la fin nous laisse en haleine! J’ai vraiment hâte de voir ce qu’il va se passer (oui, je dis ça à chaque fin de chapitre, rire). Bref, j’aime j’aime! Mais je ne fais pas partie des fans de Tamril :p je fait de ne pas le voir ne m’a absolument pas dérangé, il n’est pas fait pour notre héroïne!! Voilà voilà!!! Plein de bisous et bonne continuation!!!

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    • J’ai vraiment beaucoup pensé à vous ces derniers jours et je me suis dit qu’il était temps de vous offrir un nouveau chapitre. Ca va là, j’ai plus de temps. Ouf ^^.

      Ah ah, la réapparition de Tamril va servir à booster certaines décisions et bon… Il y’a un passage dans un futurs chapitres ou Thranduil aura bien du mal à garder contenance 😉 Mais je n’en dis pas plus 😛

      Je suis vraiment contente que ça continue de te plaire ! Merci ❤

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  • enfinnnnn!!! c’est moi ou cerise a polichinelle dans le tiroir?? la pauvre, son amoureux va partir et elle sera mère célibataire!!

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    • LOOOOL Tu m’as bien fait rire. Je vois bien Cerise aller au « planning familiale » de la Terre du Milieu tenu par… Arwen XD ( En digne fille de son père bien entendu :P)

      La suite sera moins longue à venir. Promis !

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  • BOOOOOOOOOONJOUUUUUUUUUUUUUR !

    Les hobbits ❤ ❤
    :tousse:
    Bon, alors, que dire…
    Je me suis demandée si mon adresse mail plantait, vu que je n'avais aucune nouvelle de ton chapitre. Du coup j'allais régulièrement voir sur le site si tu en avais posté un nouveau, mais quand j'ai reçu le mail, j'ai compris qu'en fait, tu avais juste mis du temps (je ne t'en veux pas, rassure toi, ça me mettait juste l'eau à la bouche d'attendre la suite ^^)
    Pippin… Je l'aime trop ce petit là ! Dommage qu'on ai pas vu plus de dialogue entre lui et Cerise, ça aurait pu être drôle ^^
    Tu m'étonnes que Thranduil ne soit pas à l'aise au milieu de toutes ces petites gens ^^ J'aurai bien aimer voir en VRAI les deux elfes se plier en quatre pour rentrer dans le trou du hobbit, je pense que j'aurai éclaté de rire x)
    Voici un petit mot à l'encontre du roi des elfes :
    "Cher Seigneur Thranduil,
    Je m'appelle Mathilde et je suis une fan incontestée de la relation qui s'est installée entre vous et Cerise. J'ai pu voir que, grâce au temps et à mon observation, que vous aviez des sentiments plus que réels pour la jeune humaine venue d'un autre monde. Quand je dis sentiments plus que réels, je ne parle pas d'affection ou de besoin de la protéger, comme votre fils Legolas, mais d'amour.
    Je vous prierai de lui déclarer votre flamme, d'allumer la bougie de Cerise, avant que Tamril ne l'allume avant vous.
    Cordialement,
    Mathilde"

    Point suivant :

    Cerise qui avoue tout à Gimli, j'avoue que ça m'a fait bader ^^ J'ai trop aimé, c'est… romantique et mignon à souhait q
    J'espère que la mine houleuse et sombre de Thranduil n'est en fait que parce qu'il s'est embrouillé avec Tamril et qu'il a finalement prit conscience qu'il fallait qu'il avoue tout ce qu'il a sur son coeur d'elfe aigri (mais je t'aime bien quand même Thranduil ^^)
    J'espère pour Cerise qu'elle n'est pas enceinte, mais ça ferait une bonne excuse à Thranthran pour resté, puisque les Valars lui ont fait ce cadeau !

    Je suis pas forcément fan de Tamril, mais j'ai hâte de voir comment ça va évoluer avec lui au côté des deux amoureux (tout le monde le sait, sauf eux, il faut bien se l'avouer)

    Brefouille, j'ai hâte d'avoir la suite 😀

    Des bisous !

    Mathilde

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    • Je suis contente que cette visite chez les Hobbits t’ai plu. Alors oui, j’ai pris le parti d eme pas la faire durer car ce n’était pas vraiment le propos de cette histoire. Ici, il faut y voir un petit plaisir de son auteure et de son héroïne. Et puis, oui, avouons que d’imaginer Thranduil chez les Hobbits, c’était plutôt jouissif 😆 Le roi des elfes gris m’a bien fait rire.

      Thranduil a de plus en plus de mal à contenir ce qu’il ressent pour sa petite Cerise. J’aime beaucoup la dualité qui s’installe en lui entre son amour pour Elenna et celui pour Cerise. C’est très fort et un peu pathétique aussi.

      Comme je le disais dans un commentaire précédent, Tamril aura son utilité 😉

      Merci pour ta belle review Mathilde qui me touche beaucoup ❤ !

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  • Quel cliffhanger ! Tu dois impérativement publier au moins la semaine prochaine pour nous rassurer (ou pas) sur la mine très sombre de Thranduil ! 😉 Non mais tu fais comme tu veux évidemment, ça fait tellement plaisir de lire à nouveau ta fic !
    En plus le passage chez les Hobbits était très drôle et fin, c’est ce que j’aime chez toi, c’est que tu nous fait passer d’un extrême à l’autre en très peu de lignes x)
    Tamril me soûle un peu j’avoue parce que Thrandy pour toujours hein, mais j’espère que Cerise ne va pas trop pâtir de la jalousie du roi pour le brun … enfin, vu comment cette fic se développe, je ne sais plus quoi espérer ou non !!! ^^
    A très vite alors 😀
    LK

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    • Coucou LegolasKili 🙂

      J’aime jouer avec les émotions, c’est ce qui rend, selon moi, une histoire vivante. Bien sûr, il faut savoir doser pour que cela ne devienne ni trop, ni pas assez… Tamril le retour 😆 Pour ma part, je le plains un peu, il essaie de sortir son épingle du jeu mais tout le monde a des a priori sur lui. C’est un fait 😛

      La suite, dans la journée ! Promis, je ne vous ferai pas attendre plus longtemps 😉

      Bon weekend et merci pour ta review ❤

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  • Ah, ces Hobbits… Thranduil pouvait toujours rêver, on ne traverse pas cette région de la Terre du Milieu sans s’arrêter chez les Hobbits, voyons ! Il est un peu seul contre tous, ici, d’ailleurs… Legolas et Gimli ont retrouvé des copains, Cerise est contente comme tout et lui… b’ah il est mal à l’aise et ça le rend à la fois grognon et guindé. En un sens, il est remis à sa juste place en ce sens où, pendant des millénaires, c’était lui le roi à qui tout un peuple devait obéissance et respect tandis que maintenant, il subit, il doit accepter les envies de son fils et de sa compagne, et faire avec. Cela étant, inconsciemment, il doit être content. Pippin a beau être un sale gosse, Merry et son épouse sont des gens accueillants et agréables. Il doit certainement le penser, lui aussi. Au fond. Un détail concernant Pippin. Il met les pieds dans le plat et dit ce qu’il pense sans se préoccuper des conséquences. Notamment, l’idée de gêner son interlocuteur ne l’effleure absolument pas. Non seulement Cerise accepte ces indiscrétions avec un calme et un aplomb impressionnants — quelques mois auparavant, elle lui aurait collé un coup de pied dans les genoux pour avoir posé de telles questions — mais en plus… elle était un peu comme ça, au début. Elle a changé et n’en a pas vraiment conscience… ce qui est normal. On ne s’aperçoit pas facilement de sa propre évolution.

    Cet épisodes chez les Hobbits était une pause salutaire avant d’en revenir au sujet principal, à savoir l’avenir du couple que forment Cerise et Thranduil. On constate un « progrès » chez le grand roi des Elfes : il a enfin admis ses sentiments. Il lui en aura fallu, du temps. D’un autre côté et du mauvais, cet état de fait le rend plus anxieux que jamais. Il a certes aimé son épouse, très fort et sincèrement. L’idiosyncrasie et les mœurs elfiques veulent qu’on n’aime vraiment qu’une fois, qu’il n’existe au monde une seule personne avec qui se créera ce lien si particulier. S’être trompé ne vient même pas à l’esprit de Thranduil. Son passé avec Elenna, cette Elfe qui aura partagé sa vie des siècles durant et avec qui il aura eu un fils pèse trop lourd. Cerise est, jusqu’à preuve du contraire, humaine, s’il reste à ses côtés, leur histoire ne durera que quelques décennies, ce qui ne fait pas le poids et fait passer ce sentiment dont il ne parvient pas à se débarrasser pour un mauvais coup du sort et presque un caprice. On sent que Legolas, en ce qui le concerne, ne se pose pas autant de questions, et que ça ne le gênerait pas que son père trouve pour un temps une « remplaçante » à sa mère. Il y a plusieurs interprétations à ça d’ailleurs. Comme tous les Elfes, il croit à ces histoires d’âmes sœurs mais il doit penser que les sentiments que Thranduil éprouve pour Cerise n’auront pas la profondeur de ce qu’il éprouve pour Elenna, donc il n’y a pas vraiment tromperie. Et puis Cerise est, comme il le dit lui-même, un genre de petite sœur qu’il souhaite voir heureuse et dont il sait que le bonheur ne dépend que des sentiments d’un certain royal blondinet. Enfin, il doit certainement penser que son père se pose beaucoup trop de questions et qu’il devrait plutôt profiter de la vie et de ce qu’elle a à lui offrir. De ce point de vue, Legolas fait preuve d’une plus grande sagesse que son père. A moins qu’il y ait autre chose mais on en discutera en privé, sinon je spoilerais les gens et c’est très vilain.

    Le retour de Tamril arrive comme un cheveu sur la soupe. Je l’avais oublié, celui-là, et je crois que les protagonistes de ton histoire aussi. Du coup, on voit une sorte de redistribution des cartes. Le vrai-faux triangle amoureux réapparait dans le paysage. Cerise et Thranduil sont mal à l’aise et de nouveaux nuages viennent voiler le ciel clair. Tamril, c’est l’élément perturbateur. Cerise craint — à juste titre — que Thranduil ne cherche à la persuader d’accepter les tentatives de séduction. Thranduil, lui, se retrouve face à un rival qui a pas mal d’atouts et qui le pousse à prendre une décision qui lui répugne… même si au final, ce sera à Cerise d’avoir le dernier mot. A mon avis, c’est sur ça que finit le chapitre. Si un Thranduil grincheux vient chercher Cerise, c’est pour lui demander de choisir entre vivre avec Tamril sans l’aimer et… vivre seule, à Fondcombe ou ailleurs. Autant choisir entre la peste et le choléra.

    Pour finir, nous avons tous besoin d’un Gimli. Gimli est un Nain magique. Il ne manque pas de charme, il a de l’humour, un fort esprit d’à-propos, il aime rire et s’amuser… mais il sait aussi être sérieux quand il le faut, écouter et s’improviser voix de la raison. Il sait garder les secrets, aussi. C’est tout ce qu’on peut souhaiter d’un ami. La scène de son échange avec Cerise est magnifique, très touchante et bien écrite. Elle nous rappelle, à nous lecteurs, à quel point il est précieux d’avoir des amis à qui se confier en cas de coup dur.

    Encore un superbe chapitre. Je te l’ai déjà dit mais que tu reprennes cette histoire est une excellente nouvelle. Parce que c’est un récit magnifique, plein de profondeur et de sensibilité, qui est drôle quand il le faut, réaliste aussi, tout en étant en parfaite adéquation avec le canon… une histoire qui a joliment évolué, comme son personnage principal d’ailleurs. Et puis moi, la beta du dimanche soir, je serai toujours là, planquée dans l’ombre entre l’ordi, la cafetière, les bouquins et le dernier Leonard Cohen.

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    • Ce que tu me dis me touche profondément. Surtout que je sais que tu es assez tatillonne sur ce genre de style. Alors je suis contente que ça te plaise vraiment. C’est vrai que Cerise a évolué. Elle est moins tête à claque et plus mûre… Comme le souligne si justement Finlenn. Mais elle n’est pas la seule à avoir changé, Thranduil aussi et je m’en suis rendu compte avec le chapitre 31. C’est fou le parcours que ces deux là ont déjà fait… Et pourtant c’est loin d’être terminé 😉

      Merci pour ta review qui m’est aussi précieuse que mes précieux 😛

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  • J’ADORE !!! Tamril is back ! J’aurais préféré un peu plus de temps dans la Comté, moi ! Snif. Mais le retour de Tamril berce mon petit coeur tout triste.
    Qu’est-ce que Cerise a « ENCORE » bien pu faire pour s’attirer les foudres de Thranduil ? Tamril ne lui a quand même pas dit qu’il avait embrassé Cerise, non ?
    Et il faut savoir ce qu’il veut, à la fin, le grand roi des elfes. Un jour Tamril serait une bonne solution pour Cerise, et quand il est là, c’est un autre discours ! Il faudrait songer à se mettre au diapason, le blond !
    Cerise malade, hein ! Et c’est quoi sont excuse ? Un coup de froid dans le ventre ? Aheum… Je pencherai plutôt sur une future chose baveuse et criante qui demande beaucoup d’attention après 9 mois de formation bien au chaud en nous faisant prendre une vingtaine de kilos minimum.
    Comme toujours, j’attends la suite avec une très grande impatience. 🙂

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    • Ah une fan de Tamril ! Le pauvre commençait à désespérer de trouver des ami(e)s parmi les lecteurs de cette histoire XD
      Thranduil est confronté à un terrible dilemme et aux traditions ancestrale de son peuple. Pas facile pour lui, ce qui explique son chaud et froid assez perpétuel depuis quelques chapitres.

      Pour Cerise et le reste ben… Je ne sais que dire ! En fait non, je ne dirais rien, vous verrez avec le temps. Je crois qu’elle a déjà pas mal de choses à gérer. Ne lui rajoutons pas plus de soucis pour l’instant.

      Merci pour ta review ! La suite dans la journée !

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  • Oh les mignons petits Hobbits 🙂
    J’imagine trop bien Thranduil qui essaye de garder de sa prestance alors qu’il doit se contorsionner pour entrer dans la maison de Merry 😀
    Aaaaaahhhhhh Tamril le retour!!!!! Je continue de l’apprécie même si je ne pense pas qu’il soit une bonne chose pour Cerise.
    En tout cas, ça fait plaisir de te lire à nouveau.
    Vite la suite! je veux savoir ce qui a mis Thranduil en pétard

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    • Ah ah ! J’ai adoré l’imaginer avec Legolas, plié en quatre dans la demeure de Merry. C’était assez hilarant, il faut l’avouer 😆 !

      En fait si Tamril est une bonne chose car, sans le vouloir, il sert un peu de faire-valoir aux sentiments que se portent Cerise et Thranduil. Hormis cela, oui, c’est clair, il aurait toutes les raisons du monde de me détester en tant qu’auteur… Je promets dans un avenir plus ou moins proche de l’utiliser d’une meilleure manière.

      Merci pour ta review ❤

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  • Bonsoir Darkklinne.
    Je me doutais bien que ta vie ne te laissait pas la possibilités de venir poster ton chapitre. Ainsi vont les choses. Ce n’est pas grave. Une petite explication, un brin de compréhension, un soupçon de gentillesse et le tour est joué. Cà roule petite poulette. Sauf votre respect gente dame !

    Alors voici nos compagnons chez les Hobbits. Charmant. Ceci dit ce n’est pas pour moi la meilleure adresse sur la carte de la Terre du Milieu, mais force est de constater que tu as formidablement bien présenté ces petites personnes facétieuses.

    Notre merveilleux roi Thranduil a paru un tantinet courroucé, mais il fallait bien qu’il ne nous déçoive pas.
    Charmant souverain. Cela lui va si bien!
    Bien, notre petite Cerise se plaît dans la Comté. Elle aime ces hobbits et l’auteure également…Cela se sent. Un petit plaisir en passant en vaut bien un autre. En tous les cas, ils ont le sens de l’hospitalité et cela n’a pas de prix..

    On sent la connivence entre Gimli et Cerise. C’est un excellent confident. Elle a besoin d’ouvrir son coeur débordant de révélations et de sentiments tous plus envahissants les uns que les autres.
    L’Amour, s’est depuis longtemps invité dans ce petit coeur, mais il y a tellement grandi que cela devient véritablement problématique et un problème ne venant jamais seul, il semblerait qu’un où une petite invitée ne se sente bien au chaud dans ce petit corps tout dédié à son amoureux de roi.
    Alors Cerise est elle enceinte où pas ?

    Je me prends à penser que le fruit de leur amour croît en même temps que le sentiment amoureux dans le coeur du roi que beaucoup pense aussi sec qu’une pierre.
    Je sais, moi, combien le coeur de ce monarque est aussi vaste qu’un océan d’amour, emportant sur ses flots ses rêves au delà du raisonnable…
    Voilà, c’est dimanche soir, la nuit est tombée, les étoiles brillent au firmament..un brin de poésie me semblait inéluctable…

    Votre majesté, laisser vous guider par votre instinct. Ne résistez au charme de cette petite humaine dont la valeur n’a d’égale que la portée de ses sentiments à votre égard…
    Ah Amouuuurrr, quand tu nous tiens…….

    Et ce charmant Tamril, très têtu ceci dit, qui nous revient avec des intentions bien précises. Cet elfe là ne dort pas ! Et bien tant mieux cela va rajouter un peu de piquant à l’affaire.
    Ceci dit, je ne me fais pas de soucis pour notre petite Cerise. Son roi lui appartiendra. Corps et âmes. Il ne peut en être autrement. Il l’aime cela crève les yeux..

    .Quand à Elenna. Une petite rallonge de parties de cartes avec Mandos dans ses cavernes me semble envisageable. Après tout, peut être si sent elle bien dans ces cavernes ?

    Voilà voilà, c’est fini pour aujourd’hui. Alors j’attends la suite avec impatience et m’en vais, pendant ce temps là, rafraîchir la mémoire de notre souverain en ce qui concerne les possibilités de devenir papa, mais oui mon roi, un gentil papounet…. Souvenez-vous lorsque vous faisiez sauter Légolas sur vos genoux et qu’il dégobillait sa bouillie ? Ah, je vois que les souvenirs reviennent avec la vigueur d’un ouragan force cinq !
    Allez, on prend une goulée d’air et on fait une petite prière. Voilà voilà, j’ai fini avec mon poil à gratter majesté. Je file…vite…tant qu’il en est encore temps…

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    • Ton commentaire m’a bien fait rire ! Je vois bien Elenna, se pochtronner avec Námo dans les cavernes de Mandos pendant une très loooooongue partie de carte.

      Pour le reste… Je ne sais pas si un marmot serait le bienvenu dans de telles conditions. Cerise et Thranduil ont déjà pas mal de choses à gérer pour le moment.

      Et oui, j’aime les Hobbit, la Comté et tout ce qui va avec. Je trouve que c’est un endroit calme et serine où il fait bon vivre. Plus que chez les elfes ceci dit 😉

      Merci pour ta review la belle ❤

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  • La pauvre tous les matins malade, c’est chouette comme voyage pour le coup. Ah les hobbits, Gandalf n’a pas assez mis de claque derrière la tête de pippin pour l’empêcher d’être un tel fouineur. Par contre l’arrivée de tamril dans ce chapitre , je ne l’ai pas vu venir et la fin mais la fin qu’es-ce qu’il a bien pu dire rhaaaa. Il a intérêt a être gentil le thranthran là, parce que sinon, il va voir de quel bois je me chauffe s’il s’en prend a Cerise sans raison.

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    • Gandalf me manque dans cette histoire, ça aurait été si cool que Cerise le rencontre sous sa forme de vieux sorcier XD Ah ah ! Tamril est arrivé sans se presser… Ou peut-être un peu. Il tente sa chance le bougre et peut-on lui en vouloir d’être entreprenant ?

      Quant à Thranduil, je te trouve dur avec lui ^^. Le pauvre, il ne sait plus quoi penser. Tout est chamboulé, c’est dur pour lui aussi… enfin tu verras bien avec le chapitre 31 😉 !

      Merci pour ta review ❤

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  • Non, tu ne rêves pas, oui, c’est bien moi! J’ai quoi, juste trois chapitres de retard hein, mais on va faire comme si tu avais rien vu hein… Et comme ça tu me rendras Didir que tu tiens en otage dans ton placard hein :p
    Concerning the Hobbits…
    J’étais contente de les voir dans le récit, ça raccroche au reste de l’histoire qui s’est passé, au avant, à l’Histoire de la Terre du Milieu et surtout mêle un peu plus d’autres persos annexe. J’ai beaucoup aimé leur introduction 🙂

    Par contre… J’ai toujours autant de mal avec Tamril mwaaa y a rien à faire ça passe pas! (disoulée j’sais que tu as une accroche particulière avec lui mais… ben moi j’y arrive pas Oo mdr!)

    La relation que tu met en avant entre Gimli et Cerise, je l’aime bcp aussi… Tu donnes un autre rôle à notre cher Nain et c’est tant mieux, c’est tellement loin du personnage bourru qu’on a l’habitude de voir.
    Thranduil, fidèle à lui-même, mais on sent bien qu’au fond, c’est tout autre.
    Par contre, de la voir malade, cette pauvre Cerise, c’est quand même pas de bol, j’espère que c’est pas trop grave^^

    La profondeur des sentiments de chaque protagoniste rend attachante cette histoire, qui l’est de toute façon depuis le départ, j’aime ta façon d’encrer le récit dans la réalité de la Terre du Milieu, d’y intégrer Cerise et ces sentiments, sa façon d’être… Mais on doit avouer qu’elle a bien changé, par rapport au début de ton récit.

    Toujours autant de plaisir à te lire, à vivre les émotions, à ce demander ce que ça va donner, ce que va devenir Cerise et comment Thranduil va vivre face à tout ça, bref, que du bonheur de te suivre 😉

    Biz

    Niza

    Aimé par 1 personne

    • Hi hi ! Merci pour ta review qui me fait toujours très plaisir 🙂 Ah ! Pauvre Tamril ! Oui c’est vrai, je l’aime bien, il a un passif intéressant et sans doute le développerai-je un peu plus un jour ^^.

      Merci de me lire Niza ❤

      J'aime

  • Ahhhhh les nhobbits hihi…et le facétieux Pippinou hihi…

    Je rejoins les autres…Cerise enceinte du bel et lointain elfe? Ça risque de changer la donne!!

    J'aime

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