Chapitre 32 : Promesse d’une Autre Vie

The Grey Havens par Careldewinter

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Promesse d’une Autre Vie

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Cerise

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Le port des Havres Gris avait dû être magnifique à une certaine époque. Aujourd’hui, ce n’était plus vraiment le cas. Mis à part quelques pèlerins et des embarcations qui m’avaient fait pousser un rire hystérique… Il ne restait décidément pas grand-chose de sa beauté d’antan.

Avisant à nouveau les bateaux que je pouvais voir de la fenêtre où j’étais postée, je profitais de la fraîcheur marine ; ce petit vent qui caressait mon visage était très agréable.

Je me sentais bien, j’étais enfin seule. J’avoue que j’aurais hurlé si j’avais du voyager une journée de plus avec Thranduil dans mon dos. Non que sa présence me déplaise — bien au contraire — mais depuis la scène de l’auberge, son humeur s’était grandement assombrie et j’étais, en quelque sorte, devenue son bouc émissaire. Dire à quel point il m’avait agacée était trop peu. J’avais eu envie de lui mettre des tartes bien placées mais, finalement, j’avais opté pour une stratégie qui avait fini par payer : je m’étais faite toute petite. Cela n’avait pas été bien dur vu que je m’étais sentie patraque pendant tout le reste du voyage qui s’était déroulé dans un silence de mort.

A peine avions-nous posé les pieds à terre que nous avions été accueillis par les quelques gardiens restants du port des Havres Gris. Ils nous avaient ensuite conduits dans une sorte de résidence faite de pierre et de bois, bien différente des habitations que j’avais connues jusqu’à lors en Terre du Milieu.

Chacun s’était vu octroyer une chambre individuelle comme la veille, sauf que cette pièce aurait pu accueillir deux fois mon appartement Parisien. Appréciant la tranquillité du moment, je me débarrassai de mes vêtements de voyage pour mettre une simple robe d’intérieur. J’en choisis une au tissu vaporeux. Elle était bleu ciel et ses manches étaient faites d’étoffes transparentes de la même couleur que le reste. Je fronçai les sourcils. Depuis que je vivais avec Thranduil, ce dernier ne m’avait fait confectionner que des robes dans les tons bleus clairs ou bien blancs crème. J’avais, une fois, posé la question à Lalaith qui m’avait alors expliqué que cette couleur signifiait la pureté. N’y croyant pas une seule seconde, j’avais fini par m’en ouvrir auprès de Thranduil lui-même qui avait juste incliné la tête en disant que cette couleur m’allait bien.

Cela ne m’avait pas vraiment convaincue. Je finissais surtout par penser qu’il avait eu un rab sur cette maudite couleur qui commençait à me sortir par les yeux. Pourtant, j’adorais le bleu mais là, trop de bleu tuait le bleu. Une fois changée et recoiffée — j’avais juste attaché mes cheveux en queue de cheval, Lalaith n’étant pas là pour jouer à la coiffeuse avec moi —, je décidai de sortir de là pour visiter un peu cette demeure qui faisait face au port.

Après avoir franchi le long couloir qui menait vers l’escalier principal, je le descendis sans attendre. Mes chaussures, de simples sandales sans fermeture, claquèrent contre le marbre. Le hall d’entrée était immense et désespérément vide. Où étaient-ils tous ? J’allais sortir lorsque je fus interpellée :

— Cerise, où allez-vous comme ça ? me demanda Gimli tout en me rejoignant en bas.

Il semblait essoufflé et avait le visage rougi… Par trop de bière, sans doute ?

— Vous avez bu, Gimli, le grondai-je gentiment.

Il s’arrêta en me fixant, les yeux ronds.

— Comment ? Mais pas du tout, Cerise ! Simplement, ces maudits elfes m’ont donné une chambre au dernier étage de leur stupide demeure. Je suis sûr qu’ils ont voulu m’éloigner de toutes les autres oreilles pointues qui se trouvent ici.

Mon ami le nain était réellement offensé et je pouvais le comprendre. Peut-être que moi aussi, on m’avait mise dans une chambre loin des autres… A l’écart. Après tout, n’étais-je pas la pièce rapportée ? La simple et insignifiante petite humaine d’un roi aux amusements plus que douteux ?

— Vous savez quoi, Gimli ? Ce n’est pas grave ! Vous êtes trop bien pour tous ces stupides elfes réunis, ils ne savent pas ce qu’ils ratent en ne vous côtoyant pas mais moi, je sais ce que j’y gagne !

Il me regarda, l’air circonspect, comme si je m’apprêtais à lui sortir un : non mais j’rigole en fait vous êtes aussi naze que les elfes le disent… — Je suis sérieuse ! Je vous apprécie beaucoup, vous êtes mon meilleur ami en Terre du Milieu. Voilà, c’est dit.

— Je ne sais pas quoi vous répondre Cerise, bafouilla-t-il en baissant la tête, l’air gêné.

Je secouai la tête appréciant le balancement de ma longue queue de cheval. Avoir les cheveux attachés simplement m’avait manqué.

— Il n’y a rien à répondre, Gimli, dis-je en avisant une fenêtre ouverte d’où les embruns marins venaient délicieusement chatouiller mes narines. C’était marrant mais j’avais une furieuse envie d’aller me baigner… Non pire, ce n’était pas vraiment ça… Je fronçai les sourcils. Mais pourquoi ça me prenait comme ça, là maintenant ?

Sans attendre, je sortis dehors et l’air frais me déstabilisa un peu. Survolant le ciel des yeux, je pouvais entendre et voir les mouettes se parler entre elles. Cela me fit rire. Même à Paris nous avions des mouettes. Ca m’avait fait halluciner la première fois que je m’en étais rendue compte. Leur cri était si insupportable que je les avais surnommées, petite, « les sorcières de la mer ».

Avisant le coin, je vis que des escaliers de pierre menaient directement sur une petite plage, un peu plus loin en contrebas. Me mordant les lèvres d’impatience, je courus presque pour la rejoindre.

— Cerise ! Attendez-moi, voyons ! entendis-je Gimli crier.

— Essayez de me rattraper si vous le pouvez ! gloussai-je en retrouvant un brin de cette insouciance qui me manquait tant.

La plage était composée de sable fin et je défis prestement mes sandales pour enfoncer mes pieds dans le sable délicieusement réchauffé par le soleil. Je frémis de plaisir en gémissant sourdement.

— Mmm, c’est si chaud et doux, murmurai-je pour moi-même, un pur bonheur.

—Vous êtes certaine que vous vous sentez bien ? me demanda Gimli qui m’avait rejointe et qui peina a retrouver sa respiration.

Il était accroupi, ses deux mains posées sur les genoux.

— Je n’ai jamais été aussi bien de toute ma vie ! répliquai-je en admirant le ressac des vagues.

L’eau calme et claire, ainsi que le temps plus que doux, me donnèrent envie de tremper les pieds dedans. Seulement, ma robe était beaucoup trop longue. Baissant les yeux vers l’ourlet qui traînait dans le sable, je pris une décision qui faillit me faire jubiler.

Remontant mes mains au niveau des cuisses, j’attrapai un morceau de tissu avant d’essayer de le déchirer mais…

— Bordel, marmonnai-je énervée, pourquoi ça veux pas se déchirer ce truc ?

Gimli m’observait comme si j’avais perdu l’esprit. Ce qui était sans doute le cas, je devais le reconnaître, mais j’étais têtue. Puis, me souvenant que j’avais une chemise longue sous ma robe, je n’eus aucun mal à passer le vêtement par dessus ma tête et je soupirai de bien être une fois que j’en fus débarrassée.

— Cerise, gémit Gimli d’une voix gutturale, rhabillez-vous, cela ne se fait pas voyons…

Inclinant la tête pour le voir, je vis qu’il avait le regard posé ailleurs. Son embarras me fit rire.

— Allons Gimli, je suis toujours décente. J’ai juste une chemise qui m’arrive au niveau des genoux et… Elle n’est pas transparente. Je vous aurais cru moins prude pour un nain.

— Ce n’est pas cela, dit-il bougon, mais c’est inconvenant pour une jeune dame.

Je pouffai.

— Ah ! Cher Gimli, qui vous dit que je suis une dame ?

Sur cet entrefaite, je me ruai vers le bord de l’eau et je failli me pâmer de bonheur quand les vagues vinrent lécher mes pieds. L’eau n’était pas très chaude mais c’était juste trop bon. Parfois, dans mon Paris pourri, j’avais émis l’hypothèse de partir vivre en Bretagne juste pour le plaisir d’avoir l’océan à porter de pied.

Tandis que je m’enfonçai un peu plus dans l’eau — elle m’arrivait presque aux genoux —, je me fis la réflexion que cela faisait bien longtemps que je n’avais pas pensé à mon monde. Cela voulait sans doute dire quelque chose, que ça me revienne maintenant. Comme cette envie sourde de continuer à avancer encore et toujours. Le bruit des vagues apaisait si bien ma conscience malmenée ces quelques dernières semaines que je me mis à somnoler doucement. Je me sentais si bien, comme en paix. Au même moment, d’autres images plus violentes que je ne comprenais pas vinrent m’assaillir, me blessant cruellement l’esprit. Je voyais des couleurs, de la douleur mais aussi de l’espoir et… Je me sentis partir en avant… Défaillir aurait été plus juste à dire…

— Cerise ! entendis-je quelqu’un crier quelque part mais la voix semblait comme étouffée.

— Cerise !

Qui pouvait m’appeler, je me sentais si bien… Jusqu’à ce que je me mette à suffoquer et au moment où je pensais me noyer, quelqu’un me tira brutalement par la taille, de cette eau qui m’avait attirée comme un aimant… Au point d’en succomber.

— Avez-vous perdu l’esprit pour vouloir en finir ainsi avec la vie ? Et ce devant ce nain ? hurlait Tamril à pleins poumons, la mine dévorée d’inquiétude.

C’était lui, compris-je, qui m’avait sortie de l’eau. Que venait-il de se passer exactement ? Cherchant Gimli des yeux, je le vis, l’air inquiet. Il me fit de la peine, je ne voulais pas lui faire peur.

— Vous racontez n’importe quoi Tamril, commençai-je, de mauvaise fois. Et vous faites peur à Gimli.

L’elfe ne savait plus s’il devait avoir peur ou être furieux contre moi. Je voyais ses poings se serrer et se desserrer sans relâche.

— Vous étiez en train de mourir, Cerise, souffla Tamril d’une voix sourde.

— Ce n’est pas vrai ! Je faisais la planche ! Ok, je la faisais du mauvais côté mais on s’en fiche, de tout ça… Qu’est-ce que vous faites là, d’abord ? terminai-je en mettant mes mains sur les hanches.

— Cerise, répondit Gimli en secouant doucement la tête, je ne crois pas que ce soit l’heure de faire des blagues. Cet elfe, s’il n’avait pas été là, vous vous seriez noyée… vraiment !

Je fixai mon ami sombrement comprenant que cette fois ci je ne pourrais pas m’échapper par quelques pirouettes. Tamril n’avait pas bougé d’un pouce et quant à Gimli, il affichait un air des plus lugubres. Malgré tout, je ne pouvais pas leur dire ce qu’il s’était vraiment passé. C’était tellement stupide. Ils allaient me prendre tous deux pour une folle échappée de l’asile.

— Très bien, repris-je plus sérieusement, j’ai glissé et quand mon corps a touché l’eau, j’ai paniqué. Je ne pouvais plus bouger.

— Vous avez glissé ? reprit Tamril, plus sceptique que jamais.

— Oui, enfin bon, mes pieds ont dérapé, dis-je en fermant les yeux sous le poids du mensonge que je débitais maladroitement.

— Vous vous enfoncez, jeune fille, me réprimanda Gimli.

Ses yeux avaient pris une teinte sombre et je compris que pour la première fois depuis que je le connaissais, que lui même… était en colère contre moi ! Incroyable !

Je me mordis les lèvres. Je n’aimais pas qu’il ait une mauvaise opinion de moi. Comprenant que seule la vérité le ferait changer d’humeur — ou sans doute pas —, je me résolu à lui dire :

— Gimli, je me sentais bien dans l’eau quand je me suis mise à somnoler et puis… je suis partie en avant — Si je pouvais éviter la partie avec ses horribles images d’elfe déchiquetée, ça serait super, vraiment — et dans l’eau, j’ai vraiment paniqué. C’est la vérité, je le jure !

La nain s’avança vers moi et posa sa grosse main sur mon avant bras et le tapota brièvement en disant :

— Très bien, je vous crois mais à l’avenir, évitez de n’en faire qu’à votre tête. Vous n’êtes plus une enfant et moi, eh bien, je ne suis qu’un humble et pauvre nain que l’eau met mal à l’aise.

— Vous êtes mon ami, Gimli, et vous comptez énormément pour moi.

Il marmonna quelque chose dans sa barbe et j’allais rire quand Tamril me lança quelque chose au visage.

— Couvrez-vous Cerise et rentrons !

Qu’est-ce qu’il pouvait m’agacer quand il faisait sa tête de con. Il était pire que Thranduil et si Gimli n’avait pas été là, j’étais certaine qu’il m’aurait jetée en travers de son épaule en hurlant : « Moi Tarzan, toi Jane, toi être mienne… Houba, houba ! Moi te faire crac, crac ,boum, boum dans ma casa… »

Je fus ramenée au présent par le rire de Tamril. Je crus défaillir.

— Vous vous moquez maintenant ?

— Vous venez de dire la phrase la plus incompréhensible et la plus ridicule qui soit mais oui… je vous trouve drôle, Cerise.

Son regard s’était fait plus doux, ce qui me gêna. Je me dépêchai de remettre ma robe sur mes affaires mouillées puis sans les attendre je gravis les marches et repartis en direction de la demeure qui surplombait cette crique et le port. J’allais entrer à l’intérieur quand je me retournai vivement vers eux.

— Surtout, s’il vous plaît, ne dites rien à Thranduil ! Il me tuerait s’il apprenait ce qu’il s’est passé tout à l’heure.

Gimli et Tamril prirent un air choqué, puis désolé. Mais pourquoi ?

— Pourquoi devrais-je vous tuer, Melda heri, me questionna la voix du roi des elfes qui se trouvait dans l’entrée, juste derrière moi.

— Et merde ! pensais-je atterrée. C’est bien ma veine tout ça.

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Thranduil

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Cher Thranduil Oropherion, elfe Sinda, protecteur de la forêt d’Eryn Lasgalen,

Sans doute, serait-il temps de mettre nos griefs de côté pour œuvrer pour un bien commun : l’avenir d’une jeune personne que vous avez recueillie parmi les vôtres il y a peu de cela.

Je suis consciente de ne pas avoir été des plus clairvoyantes avec elle alors que j’avais une mission à accomplir. A ma décharge, je dirais que j’ai été surprise par l’impossibilité de lire son fëa. Cela ne m’était jamais arrivé auparavant. J’ai cru tout simplement qu’elle ne devait pas être celle que j’attendais.

Je me trompais. Nous allions embarquer pour Valinor quand je reçus une dernière prémonition à son sujet.

Quand vous aurez cette missive, qui se trouve être de la plus haute importance, entre vos mains, c’est que vous serez à quelques jours d’embarquer à votre tour pour l’Ouest. Un grand moment dans la vie d’un elfe que de faire ses adieux à la terre qu’il a chérie pendant tant de millénaires.

Thranduil, elle doit vous accompagner dans votre dernier voyage jusqu’aux Terres Immortelles. Ce n’est ni une requête de ma part ni une proposition mais bel et bien un ordre des Valar eux-mêmes. Elle doit venir avec vous, ainsi en ont-il décidé.

Je prie pour que cette lettre vous soit adressée à temps et espère vous voir bientôt en Valinor avec votre petite protégée.

Galadriel, Nerwen, Artanis Fille de Finarfin et d’Eärwen

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Je venais à peine de poser un pied dans la demeure de Círdan que son intendant s’était empressé de me donner cette missive. Ce dernier s’occupait des affaires en cours du charpentier et serait probablement l’un des derniers elfes à quitter la Terre du Milieu. A sa lecture, je dus m’asseoir un moment tant la nouvelle venait de m’abasourdir.

J’avais pensé que la quitter aurait été la chose la plus déchirante que j’eus à faire et ne voila-t-il pas que les Valar m’octroyaient un sursis supplémentaire avec elle ?! Je ne pouvais y croire… et pourtant ! Je ne savais absolument pas combien de temps cette traversée durerait. Tant de légendes entouraient ce voyage final. Cerise allait m’accompagner. Je fus bien incapable de refréner la joie qui m’inonda le cœur à cette requête inattendue. Je repris la lettre et la relus plusieurs fois mais l’écriture élégante et sans défaut de Galadriel était claire : Cerise devait m’accompagner là où aucun humain auparavant n’avait jamais mis les pieds.

Pourquoi ?

Comment était-ce seulement possible ?

Après le sentiment d’allégresse qui m’avait transpercé de toute part, ce fut l’incompréhension la plus totale. Qu’est-ce qu’une humaine avait à faire sur Aman ? Quel était son rôle et pourquoi semblait-elle intéresser autant les Valar ? Cela n’avait pas de sens ! Toutefois, peut-être aurions-nous enfin une explication à ses étranges absences et sa propension à parler Quenya comme s’il s’était agi de sa langue maternelle.

Mon impatience à partir de cet endroit s’intensifia lorsque je compris que, très certainement, j’obtiendrais plus de réponses une fois sur place.

Valinor !

Me relevant du siège où je m’étais assis, je fis les cent pas dans la pièce en retournant encore et encore tout ce que j’avais appris sur Cerise depuis que je la connaissais. L’idée qu’elle puisse être ma défunte femme, pourrait, en partie, expliquer qu’elle puisse accéder aux Terres Immortelles mais en partie seulement. Quant au reste… Quand je pense que j’avais failli me détourner d’elle… Qu’aurais-je perdu !

Oui, je pouvais bien me l’avouer au moins à moi-même, elle m’avait changé et rendu quelque chose que je pensais à jamais enterré au delà même de la mort.

Conscient qu’il faudrait que je lui en parle au plus vite, je roulai la missive et la reposai sur le bureau avant de sortir. Je croisai, dans un grand salon, Legolas parlant avec Finlenn et un elfe à la barbe fournie, un ami de Círdan, vraisemblablement l’un des derniers hauts-elfes à être encore ici.

Les laissant à leur conversation, je pris l’escalier descendant dans le grand hall quand je vis Cerise arriver sur le pas de la porte. Je fronçai les sourcils, elle semblait trempée de la tête aux pieds.

— Surtout, s’il vous plaît, ne dites rien à Thranduil ! Il me tuerait s’il apprenait ce qu’il s’est passé tout à l’heure, l’entendis-je dire à quelqu’un qui se trouvait encore dehors.

Mais de quoi parlait-elle ? Me plantant dans l’entrée, je croisai les bras avant de lui demander :

— Pourquoi devrais-je vous tuer Melda heri ? lui demandai-je d’une voix douce.

Elle sursauta en me trouvant derrière elle. Ses cheveux mouillés étaient emmêlés et elle sentait les embruns. Je plissai le nez. Qu’avait-elle encore fait ?

— Pour rien du tout ! s’empressa-t-elle de dire avant de me prendre le bras avec précipitation. Thranduil, venez avec moi, je dois vous dire quelque chose de la plus haute importance !

Au moment où elle tentait de me faire remonter les escaliers de force, je la vis jeter un rapide coup d’œil aux deux individus qui venaient de lui succéder dans l’entrée, Tamril et le nain. Comprenant qu’il s’était passé quelque chose, je ramenai mon bras vers moi, lui faisant perdre l’équilibre.

— Qu’avez-vous encore fait, Cerise ? demandai-je d’une voix autoritaire qui n’admettrait pas qu’elle me mente.

Elle se mordilla la lèvre inférieure en me dévisageant, l’air anxieux.

— J’aurais aimé que nous en discutions en privé, me répondit-elle. Sa voix était presque un murmure.

J’acquiesçai.

— Soit, mais vous me direz la vérité.

— Oui, Thranduil.

— Toute la vérité ?

— Oui, oui ! s’impatienta-t-elle. Peut-on y aller maintenant ?

Je secouai la tête avant de la suivre dans l’escalier, non sans avoir observé Tamril qui ne nous avait pas quittés des yeux. Il avait le regard sombre mais surtout inquiet. Lui aussi était trempé jusqu’aux os. Que s’était-il donc encore passé ?

Elle nous conduisit dans la chambre qui lui avait été accordée et referma la porte derrière elle une fois que j’eus pénétré à l’intérieur.

J’eus à peine le temps de me retourner dans sa direction qu’elle avait commencé à parler.

— J’ai failli me noyer tout à l’heure.

Je la regardai sans ciller. Avais-je bien entendu ?

— Je n’ai pas bien saisi, Cerise, avez-vous parlé de noyade ?

Elle soupira avant de s’asseoir sur une banquette capitonnée qui se situait près d’une immense fenêtre donnant sur la mer.

— Tout à l’heure, je me sentais si bien, si apaisée et quand j’ai vu l’eau, j’ai eu envie de tremper mes pieds… mais…

Elle se mit à triturer la manche vaporeuse de sa robe avant de jeter un regard au dehors. Puis elle reprit :

— Je ne sais pas, la mer semblait m’appeler de toutes ses forces et avant que je ne comprenne ce qui arrivait, j’ai basculé la tête la première dans l’eau. Si Tamril n’avait pas été là pour m’aider, je serais sans doute morte à l’heure qu’il est.

Je mis un moment à tout comprendre et à digérer ce qu’elle venait de m’avouer d’une voix morne et triste. Je voyais bien qu’elle avait fait un effort considérable pour me dire l’entière vérité. Cela me toucha et calma la colère que je sentais poindre en moi.

— Cerise, commençai-je en me plantant devant elle et en m’agenouillant à son niveau, vous rendez-vous compte de qui se serait passé si Tamril n’avait pas été là ?

Je pris sa main qui n’avait cessé de s’agiter contre l’étoffe de sa robe. Elle était glacée.

— Je sais, murmura-t-elle en me scrutant légèrement. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je ne voulais pas…

Exhalant un long soupir, je me relevai sans rien dire. A la vérité, je mourrais d’envie de la sermonner pour son inconscience mais je me retins. Elle avait l’air si mal. Elle ne m’avait même pas tenu tête. Depuis quelques temps déjà, depuis le départ d’Imladris pour être exact, je l’avais trouvé changée. Son teint avait pâli et ses traits étaient de plus en plus tirés. Se languissait-elle de son monde ? La mine blafarde, et son manque d’entrain me rappelaient Elenna vers le dernier millénaire que nous avions passé ensemble. Quel était donc ce mal qui les rongeait sans que je ne puisse rien y faire ?

— Plus ce voyage avance et plus vous vous égarez de vous même, entamai-je d’une voix calme.

Elle se redressa, un soupçon de colère naissant dans la prunelle de ses yeux.

— Que… que voulez-vous dire, Thranduil ?

— Vous avez changé, Cerise, dis-je en choisissant bien mes mots pour ne pas la vexer. Vous n’étiez pas ainsi à notre rencontre. Vous avez grandi, vous vous êtes assagie et cette aura de mystère qui vous entoure ne vous en rend que plus désirable encore à mes yeux. J’ai toujours aimé les défis. — Je lui pris la main et la tirai vers moi avant de caresser doucement sa joue veloutée — Vous m’agaciez et saviez mieux que quiconque me faire sortir de mes gonds et à ce jour, vous savez mieux que quiconque comment m’attacher à vous. Plus je vous connais et plus vous m’apparaissez comme inaccessible, Melda heri.

— C’est vous qui êtes inaccessible pour moi, Thranduil. D’ici quelques temps vous allez embarquer pour je ne sais où et nous ne nous reverrons plus.

— Demain, Cerise.

— Je vous demande pardon ?

— Nous partons demain, repris-je d’une voix douce.

Elle émit un hoquet de surprise avant de se raidir contre moi.

— Si tôt ? balbutia-t-elle.

— Nous n’avons que trop attendu, Melda heri.

Elle tenta de me fuir mais je la retins fermement contre moi. Je n’avais pas eu l’intention de le lui dire maintenant, préférant attendre le bon moment, celui que je jugerais opportun mais elle ne me laissait pas vraiment le choix.

— Je ne vous reverrai plus jamais, Thranduil ? chuchota-t-elle en prenant un accent de petite fille perdue qui, au lieu de m’amuser, m’émut plus que tout.

— Non petite, vous ne vous débarrasserez pas de moi comme cela, dis-je.

— Que… Que voulez-vous dire ?

Elle semblait perplexe et je ne pus m’empêcher d’émettre un rire bas.

— Vous partez avec moi, répliquai-je en la lâchant doucement.

La tête qu’elle affichait à cet instant était tellement adorable que je ne pus m’empêcher d’embrasser ses lèvres entrouvertes.

— Vous êtes sérieux, là ? Vous ne vous fichez pas de moi ? dit-elle quand je mis fin à notre brève étreinte.

Je me relevai prestement.

— Pas le moins du monde, Cerise, affirmai-je avant d’attraper la poignée pour l’ouvrir. Bien, je vous vois dans une heure pour le repas du soir. Le dernier que nous passerons avec mon fils.

Je ne sais pas pourquoi j’avais ajouté cela, mais la tristesse qui m’emplit alors le cœur me confirma ce que je me voilais depuis quelques temps aussi. Mon fils allait me manquer… Atrocement !

— Il vous reviendra vite, Thranduil, répondit Cerise d’une voix douce.

J’aurais du ne pas y accorder d’importance mais sa compassion fut comme un baume apaisant. Je ne partais pas seul, elle serait là, à mes côtés pour me faire oublier que je laissais sur ces terres, mon plus grand trésor : mon fils bien aimé.

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Cerise

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Après le départ de Thranduil, je décidai de me changer pour assister au dîner qui aurait lieu d’ici une petite heure. Mon cœur battait encore d’un espoir fou. J’allais partir avec lui pour Valinor. Je ne savais pas pourquoi il avait changé d’avis à ce sujet mais si j’étais honnête avec moi-même, je devais avouer que j’en étais plus que contente, j’étais même folle de joie ! Nous n’allions pas être encore séparés tout de suite, lui et moi.

Exaltée, je me mis à tournoyer dans la grande pièce en soupirant de plaisir ! Quand je me fus un peu calmée, je vis qu’était posée sur le lit une très belle robe d’un bleu pastel. Je fronçai les sourcils. J’en avais un peu marre du bleu. Avisant la penderie qui se trouvait dans une petite pièce adjacente à la chambre, je m’y rendis pour l’ouvrir en grand. Dedans, se trouvait une garde robe complète qui avait du appartenir à une elfe. Propriétaire des lieux ou juste invitée de passage ? Faisant fi de tout cela, je passai au crible le contenu de l’armoire avant d’arrêter mon choix sur une fabuleuse robe rouge et or. Je la sortis du placard avant de la poser devant moi. Elle semblait à peu près à ma taille, un miracle bien qu’elle soit un peu trop longue. Bien décidée à casser un peu avec le bleu que Thranduil semblait affectionner, je décidai de la revêtir sans tarder, déjà pour voir si je ne paraissais pas trop mal fagotée dedans. Tant pis pour les robes faites sur mesure.

Je fus agréablement surprise. Quoique un peu serrée, elle m’allait plutôt bien. Le décolleté était légèrement plongeant mais arrondi sur le devant. Au dessus, le tissu était vaporeux et quelque peu transparent mais une bande dorée au motif elfique cachait parfaitement la naissance des seins. Les manches couvraient à peine mes épaules, laissant un maximum de peau nue et les manches à ballon s’arrêtaient à la naissance de mes coudes pour finir par deux bandes de gaze transparentes qui n’étaient retenues que par une autre bande d’étoffe dorée sur le haut. Quant à la robe en elle-même, elle était près du corps mais s’évasait vers le bas. M’avisant devant le miroir en pied, je m’admirai, très contente de moi. Je me trouvai belle vêtue ainsi. Le rouge était une de mes couleurs préférées et ça m’allait vraiment très bien. M’asseyant à la coiffeuse, je pris une brosse qui était dessus avant de me décider à faire un chignon lâché.

Lalaith étant partie, je devais me débrouiller seule mais ce n’était pas plus mal, tout compte fait. Une fois prête, je me levai pour partir, non sans avoir une légère pensée pour cette chère Liamarë. Cela faisait un petit moment que je n’avais pas songé à elle et pourtant, Dieu sait qu’elle me manquait beaucoup !

Revenant au présent, je poussai un soupir de bien être. Je me sentais plus vivante et aussi plus désirée que jamais. Le collier que Thranduil m’avait offert reposait sagement autour de mon cou. Preuve d’une chose que j’avais encore du mal à assimiler.

Une fois que je fus dans le couloir, je croisais l’un des résidents qui me regarda plus longtemps que nécessaire. Je lui souris en retour.

– Sauriez-vous où se trouve la salle à manger ? demandai-je doucement.

L’elfe me toisa quelques secondes avant de me répondre :

— Il faut que vous preniez le couloir sur votre gauche puis que vous tourniez à droite, ma Dame.

Il s’inclina puis entra dans une pièce. Je ne pus même pas le remercier. Tant pis.

Je trouvai la salle où nous devions manger assez facilement. La table était déjà dressée, cependant je vis Thranduil discuter avec notre hôte dans un coin de la pièce. Leur discussion semblait animée et je décidai de rester dans mon coin, attendant que quelqu’un me remarque. Ce ne fut pas long car quelques minutes plus tard apparurent Finlenn et Tamril. Ce dernier me dévora littéralement des yeux, ce qui me mit parfaitement mal à l’aise. J’avais voulu produire cet effet là, c’est vrai, mais pas sur lui. Tant pis.

— Cerise, vous êtes… époustouflante dans cette tenue, me dit-il, les yeux brillants.

Finlenn, à côté de lui, me fit un signe de tête sans ajouter quoique ce soit. Simplement, je n’avais pas oublié notre conversation de l’autre fois et je sus qu’il m’avait à l’œil.

— Merci Tamril, je suis contente que cette robe vous plaise. A vrai dire, je l’ai trouvé dans un des placards de la chambre dans laquelle on m’a installée.

— Les robes que notre seigneur a faites faire à votre intention ne vous conviennent-elles donc pas ? me demanda Finlenn, suspicieux.

J’exhalai un soupir.

— Non, Finlenn, elles sont magnifiques mais simplement, elles sont toutes… bleues et je commence sérieusement à me lasser du bleu.

— Eh bien moi je vous trouve merveilleuse en rouge et or, reprit Tamril qui coupa volontairement la parole à son chef mais néanmoins ami.

— Merci Tamril, cela me touche beaucoup.

— Qu’est-ce qui vous touche beaucoup, répliqua une voix derrière-moi que je reconnus tout de suite : Thranduil.

Je me retournai vers lui tout en souriant. Il le méritait bien après la merveilleuse nouvelle qu’il m’avait annoncée un peu plus tôt.

Ses yeux me parcoururent de haut en bas et je sentis un doux frisson de plaisir m’envahir. Je reconnus, à la lourdeur de son regard, que ma tenue lui faisait effet. Sans attendre, il me tendit son bras que je pris avec bonheur tout en prenant congé de Finlenn et Tamril.

— Où avez-vous déniché une telle robe ? me demanda-t-il tout en me conduisant à la table.

— Qui vous dit que je ne l’avais pas dans mes bagages ?

Il secoua la tête, affichant un sourire tordu sur son visage.

— J’ai moi-même supervisé la confection de votre garde-robe, Melda heri, je n’ai jamais commandé un tel vêtement.

— Pourquoi ? questionnai-je tout en prenant place.

— Parce que j’aime le bleu sur vous. Ses yeux s’assombrirent en me couvant du regard. Si j’avais su que le rouge vous rendrait si désirable, reprit-il à mon oreille pour que je sois la seule à l’entendre, j’en aurais ajouté quelques unes…

Il s’assit à son tour et bientôt nous fûmes rejoint par tous les autres convives.

Le repas se déroula étrangement. Les elfes évoquèrent le passé, les guerres, les temps de paix et puis ce voyage qui allait les conduire en un endroit encore inconnu et qui avait suscité tant de légendes… Et j’allais y aller, moi aussi. Bien qu’heureuse, je me demandai toutefois ce qui avait poussé Thranduil à changer d’avis à mon sujet. Croyait-il pouvoir intercéder en ma faveur ?

— Vous me paraissez bien songeuse, mellon nín, me dit Legolas, interrompant sa conversation avec Gimli.

Je les regardai tour à tour et mon cœur se serra. Je n’allais bientôt plus les voir. Eux qui avaient été mes points d’encrage, mes amis les plus chers. A cette pensée, je me sentis vaguement nauséeuse.

— Vous allez me manquer tous les deux, soufflai-je, la mine contrite par le chagrin qui m’envahissait sans que je ne puisse l’arrêter.

— Manquer ? reprit Gimli perplexe, mais pourquoi Cerise ? Nous repartons demain tous ensemble avec Legolas.

Je secouai la tête tristement.

— Je ne crois pas non, dis-je doucement.

Je vis Legolas adresser une question muette à son père. Ce dernier reposa son verre avant de s’adresser à Gimli, lui et très certainement tout ceux qui n’étaient pas au courant.

— En arrivant ici, commença-t-il d’une voix sûre et parfaitement claire, j’ai eu la surprise de découvrir une missive de la Dame de Lórien, Galadriel, qui m’était personnellement adressée. Son contenu, bien que bref, me demandait de ramener avec moi en Valinor, la jeune humaine qui voyage avec nous depuis mes terres d’Eryn Lasgalen. Il semblerait que la dame de Lórien ait reçue un message de la part des Valar eux-mêmes.

Le regard de Thranduil circula sur toute la tablée avant de s’arrêter sur moi. — Bien que surpris, reprit-il, plus à mon encontre que pour les autres, j’avoue être des plus heureux que vous m’accompagniez jusqu’en Aman, Cerise.

— Bien ça, pour une nouvelle, c’est une sacrée nouvelle, jeta Gimli de sa voix bourrue.

Il semblait toutefois surpris… Tout autant que les autres d’ailleurs. Loin de m’en vexer, cela me mit mal à l’aise d’être le centre de cette toute nouvelle attention.

— Vous devez être une jeune femme bien particulière et des plus importantes pour que les Valar vous octroient le droit d’accoster sur leur terre ! reprit un des convives que je ne connaissais pas et qui me scrutait, les yeux brillants de curiosité.

Il avait les cheveux longs et une courte barbe. J’étais étonnée que les elfes puissent avoir de la pilosité à cet endroit, moi qui les avais toujours cru imberbes.

Cependant, alors que tous célébraient notre prochain départ, je sentis ma belle humeur s’envoler aussi bien que le soleil fuyant un ciel obscurcit par les nuages. Finalement, je ne venais pas avec lui parce qu’il l’avait décidé mais bel et bien parce que Galadriel lui avait un peu forcé la main. Je soupirai. Après tout, que cela importait-il ? Il avait l’air heureux de me voir rester un peu plus longtemps avec lui et… Bien qu’un peu déçue par la manière, je n’en n’étais pas moins heureuse aussi.

— Vous semblez bien triste tout d’un coup, Cerise, releva Legolas à mon attention.

— Comment ne le serais-je pas alors que bientôt nos routes vont se séparer !

Repoussant mon assiette alors que le dessert n’avait même pas été servi, je me levai sans attendre.

— Je suis désolée, dis-je aux elfes qui venaient de tourner leur regard interrogateur vers moi, je suis épuisée, je vais me coucher.

Je quittai la pièce presque en courant et je gravis les marches avant de me ruer dans ma chambre. J’étais véritablement épuisée et je m’affalai sur le lit de tout mon long sans même prendre la peine de me changer. J’allais sombrer quand je me rendis compte que je n’avais même pas profité de cette soirée pour rester un peu plus longtemps avec mes amis. Sans pouvoir m’en empêcher, je fondis en larmes.

Je n’entendis pas la porte s’ouvrir ni ne vu la personne pénétrer dans la pièce et qui vint s’assoir près de moi. Il me passa une main apaisante sur la tête avant de prononcer des mots que je mis un moment à comprendre.

— Ne vous inquiétez pas, lumineuse petite étoile, bientôt viendra l’heure où vous brillerez de nouveau et vous vous souviendrez de tout ce qui est nécessaire que vous sachiez. Vous n’êtes point seule, douce enfant de Varda. Nous sommes là pour veiller sur vous comme vous avez su si bien veiller sur nous jadis.

Cette voix était si douce, si apaisante… J’allais m’endormir mais avant je tenais à savoir qui il était. Me retournant pour le remercier de sa gentillesse à mon égard, je fus surprise de constater que j’étais seule dans la pièce. Le cœur battant, je me redressai et m’assis sur le lit. Devenais-je folle ? Essayant de comprendre ce qui venait de m’arriver, je ne vis pas Thranduil pénétrer dans la chambre. Il semblait soucieux.

— Allez-vous bien, Cerise ? me demanda-t-il.

— Heu… Oui, pourquoi donc ?

Il avisa chaque recoin de la pièce comme s’il essayait de découvrir quelque chose.

— J’ai entendu une voix, un homme parlait en Quenya. Venez-vous d’avoir de la visite ?

— Pas du tout, commençai-je avant de me rétracter. En fait si, mais, c’est étrange, un elfe me parlait et quand j’ai voulu voir son visage — j’avais la tête dans mon oreiller — il avait disparu. J’ai cru que je devenais aussi zinzin que Jeanne d’arc, terminai-je tout en voulant détendre l’atmosphère et aussi faire disparaître la peur sourde qui me consumait.

— Vous n’êtes pas folle, Cerise, me répondit doucement mon elfe, me rejoignant avant de s’asseoir à mes côtés et de prendre mon visage entre ses mains. Au contraire, je commence à me rendre compte quel joyaux inestimable vous êtes, Melda heri.

Je le laissai faire, savourant nos derniers moments en Terre du Milieu. Nous allions demain quitter les rivages des Havres Gris pour affronter l’inconnu dans toute sa splendeur. Dire que je n’avais pas peur était faux mais je ne serai pas seule pour affronter tout cela.

Apaisée par cette certitude, je m’abandonnai dans la chaleur des caresses de Thranduil. Promesse d’autant de volupté que de plaisir partagé. Je le laissai, une nouvelle fois, prendre possession de mon corps et de mon cœur. Nous nous laissâmes dériver vers les rivages de la passion avec tout le désir qui nous animait.

Demain serait un autre jour… Demain, nous embarquerions pour l’ouest et…

Valinor.

A Suivre

⭐ Note de l’auteur :

Je vous l’avais promis, voici donc le nouveau chapitre tant attendu ! Bon, l’air de rien, nous arrivons à la fin de cette seconde partie. Le chapitre 33 sera le dernier.

Mais revenons un petit peu à celui-ci. Quelle nouvelle ! Cerise a beaucoup de chance de pouvoir continuer l’aventure avec son elfe adoré mais je gage que rien n’est encore gagné entre eux. D’autres obstacles viendront. J’avoue que dans ce chapitre j’ai adoré être dans les pensées de Thranduil. Il est amoureux et cela se sent. J’ai pris beaucoup de plaisir à relire les passages de sa conscience. Il en a fait du chemin depuis le début notre cher roi des elfes sylvains ❤ !

Comme d’habitude, je ne serai pas grand-chose sans la présence de ma correctrice adorée : Lilou Black, qui fait toujours un travail remarquable.

Et puis il y a vous qui me suivez de plus en plus nombreux. J’en suis la première positivement surprise ! Alors un grand merci à vous et n’hésitez pas à laisser une trace de votre passage 😉

Je vous dis à bientôt pour la suite ❤ !

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19 commentaires

  • Coucou! Comme d’habitude, j’étais surexitée en lisant le mail de notification. J’ai littéralement engloutit je chapitre que j’ai, malheureusement pour moi, trouvé trop court. On en veut toujours plus avec toi! ^^ Bref, j’ai adoré. Par contre, je ne m’attendais pas à ce que Galadriel envoie une lettre pour demandé à ce que Cerise continue l’avanture avec son elfe. Je pensais qu’un heureux événement serait la raison pour que Cerise embarque elle aussi pour Valinor. Enceinte ou pas, au final??? Qu’est-ce qu’ils veulent les Valar? Ils ne peuvent pas s’exprimer comme tout le monde et aller droit au but? Ça éviterait certaines frustrations! =) Bref, j’adore, je ne le dirais jamais assez! Vivement la suite, j’ai hâte de voir comment cette seconde partie va finir. Est-ce que la troisième partie se passera à Valinor, ou est-ce que l’histoire ce termine quand notre couple arrive à terre??? Mystère! Tu es une sadique du suspense! Bisous!!

    Aimé par 1 personne

    • Pour tout te dire… tu verras dans le chapitre 33. Je pense que tu auras pas mal de réponses à tes questions.
      Merci d’aimer et de suivre cette histoire ! Ça me fait super plaisir ❤

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  • super chapitre^^ merci galadriel! vivement la suite!! pitiéééé fais viiiite ! le petit padawan est impatient

    Aimé par 1 personne

  • Youpi ! Elle va à Valinor ! Hip hip houra pour Galadriel !
    Ça nous laisse quelques temps pour trouver une explication à tous ses phénomènes paranormaux qui se multiplient…
    Je sens que les adieux avec Gimli et Legolas vont être déchirants, mais j’ai hâte de les lire !
    Cette fic est toujours aussi géniale ! Merci de l’écrire 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Ça va être dur pour Cerise de quitter ses amis… mais il le faut ! Quelques questionnements trouveront leurs réponses ici… ou pas… Enfin, promis vous aurez bientôt de plus gros éclaircissements sur tout !

      Merci pour ta review ❤

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  • Je n’aurai pas cru que ce serai via un message de Galadriel que Cerise aurait eu « l’autorisation » d’aller à Valinor.Chapitre tout doux mais le prochain va être déchirant, dire au revoir a Legolas et Gimli, sniff. Mais es-ce que la traversé va être aussi paisible que ça??
    Toujours agréable de te lire et han bientôt la 3eme partie, on se rapproche de la fin ahhhh.

    Aimé par 1 personne

    • Le message de Galadriel a plusieurs signification et puis je ne voulais pas faire dans la facilité. De toute manière, elle n’aurait jamais pu embraquer pour Valinor autrement. Dans un sens, c’est mieux ainsi ^^.

      Je suis contente que ça te plaise toujours. Merci ❤

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  • Thranduil est amoureux-euh ! Thranduil est amoureux-euh !
    :tousse:

    Mon Dieu l’humaine, tu veux pas faire un peu gaffe oui ? Tu vas vraiment finir par mourir si ça continue ! Et il faut pas mourir, c’est nul ! Niark. Bouah? Pfeu…

    Pfeu pfeu pfeu pfeu pfeu….
    Je suis déçue que se soit à cause (grâce ?) à Galadriel que Cerise se joigne à la compagnie en direction d’Aman. Mais c’est un mal pour un bien comme on dit, non ?
    Bon sang de bois ! On ne sait toujours pas si notre Cerise internationnale est enceinte ou pas ! Saperlipopette ! :tousse:
    Si la dernière fois (ou celle d’avant) je me suis adressé à ce bon vieux roi, j’aimerai aujourd’hui adresser un message aux Valars :

    « Chers Valars,
    Auriez-vous l’aimabilité de vous exprimer avec un peu plus de claireté pour nous, Cerise et humbles lecteurs, qui faisons parti du simple commun des mortels.
    Amicalement,
    Mathilde. »

    Bref… Je sens que la séparation entre Legolas, Gimli et Cerise va me faire encore verser des larmes. Capuducul. Par contre le fait qu’elle parte en laissant Tamril sur le quai me fait jubiler de plaisir ! (a par si tu te la joue vraiment sadique et que tu fais embarquer l’autre neuneu avec ! )

    J’ai juste trop hâte d’avoir la suite !

    Des bisous sur tes deux joues !

    Mathilde.

    Aimé par 1 personne

    • Ah ah ! Ta review m’a bien fait rire ❤ 😀 !!!! Non ce n'est pas grâce à Galadriel, ce n'est qu'une messagère il ne faut pas l'oublier 😉 Pour ce qui est de l'état de Cerise, ce n'est pas le plus important présentement. en tout cas, ça ne changera rien à ce qu'il va se passer dans le chapitre 33 XD

      Merci Mathilde pour ta belle review ❤ ❤

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  • C’est pas juste. Plus on croit être proche de la révélation des secrets, plus on s’en éloigne !!! Pour la peine, dans le prochain chapitre, révèle-nous un secret à propos de Thranduil. Et pas que sa couleur préférée est le bleu, je crois qu’on s’en est un peu douté !
    Cerise à Valinor, il n’y a que moi qui suis morte de rire ? J’imagine bien la scène, tiens. Cerise se tape la discut avec une elfe, elle critique le paysage qui n’est pas le reflet de ses pensées, et là, elle demande à l’elfe qui elle est et celle-ci lui répond le nom d’une Vala. C’est bien son genre de gaffe, non ?
    En rouge et or, j’exhiberai ma peur, j’irai plus haut que ces montagnes de douleurs, en rouge et or ! C’est sûre qu’après avoir été stroumpfer depuis son arrivée en Terre du Milieu, un peu de couleurs ne lui fait pas de mal. J’ai une robe médiévale de mêmes couleurs en plus ! Elle est magnifique… sur ma sœur ! Lol.
    Nausées, fatigue, irritabilité, changements d’humeur, envies bizarres et soudaines, qui donc a une théorie sur le mal qui touche Cerise ? A moins que tous ces indices ne nous poussent à croire en quelque chose qui n’est pas ce qui paraît et que tu noies le poisson en accumulant des symptômes qui sont indépendants les uns des autres ? Et non, je ne me prends pas pour le docteur House ! Je suis bien plus gentille (haheum) et bien moins intelligente (sans commentaire cette fois-ci !).
    Petite plongée dans les sentiments et les états d’âme de Thranduil réussis ! Va-t-on avoir le privilège d’obtenir la même chose en ce qui concerne Tamril ? On sait qu’il aime Cerise, mais elle ne doit pas avoir été son seul amour, à moins que les miettes de pain que tu as semées comme indices ne sont restées coincées dans ma gorge, et m’ont fait étouffer au point de manquer d’irriguer mon cerveau en sang, et de ce fait en oxygène, et que j’ai mal compris ?
    Résolution de ces mystères au prochains chapitres ? ^^
    Rassure-moi, il reste au moins 40 chapitres avant la fin, non ? Histoire que je me prépare psychologiquement !

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    • Alors Thranduil a peur des araignées 😉 Oui, je sais, c’était un peu trop facile 😛

      Pour ce qui est de Tamril, j’aimerai par la suite écrire des scènes de son point de vue, ça pourrait être marrant et intéressant. En tout cas, je suis heureuse de voir que cette histoire continue de te plaire. C’est toujours la peur de l’écrivaillon ^^.

      Merci ❤

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  • Correction d’une mauvaise orthographe (honte à moi) :
    Résolution de ces mystères au prochain chapitre (sans ‘s’) ?

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  • Salut, excuse moi je n’ai pas reviewé depuis quelque temps (pas trop le temps d’écrire et de lire en même temps, plus tout le reste…)
    Moi je surkiffe Tamril. Je me l’imagine trop bien sortant de l’eau tout mouillé avec ses fringues de guerrier elfique, l’eau ruisselant de ses cheveux… je baffe. C’est vrai qu’il fait du rentre dedans à Cerise mais il a le droit (y a pas marqué « Propriété de Thranduil » sur le front de Cerise)
    Bientôt la fin triste
    Mais j’ai quand même hâte qu’ils arrivent à Valinor car j’ai le souvenir que tu nous avais parlé d’un OC qui m’avait relativement plu.
    A+
    Biz
    Sacrok

    Aimé par 1 personne

    • Argh, je ne suis pas mieux. Faut que je me remette sur ta fic qui est vraiment géniale. Mais je la déguste donc, je prends mon temps pour la lire. C’est mon ptit plaisir ❤

      Enfin une qui aime mon Tamril 😀 Non sérieusement, pourquoi les filles le détestent ? C'est un chouette elfe !

      Concernant Ashram…Vouiii, il apparaitra une première fois au chapitre 36 ^^. Bon j'espère qu'arrivé à cette partie de l'histoire je ne raconterai pas trop de bêtises ! En tout cas j'essaierai de me coller au maximum à ce que Tolkien nous en dit… Tout en y ajoutons ma patte 😉

      Merci pour ta review ❤

      J'aime

  • Bonsoir gente Dame Darkklinne.

    Ainsi voici nos voyageurs parvenus aux Havres-gris !
    Je ne m’attendais pas à une telle description pour cet endroit…
    Donc, ce port est un peu à l’abandon. Il est vrai que le temps des elfes est pratiquement révolu…
    Ce charmant Tamril est toujours là pour venir en aide à sa petite protégée, alors que son roi n’est pas là…Hum…Il prend beaucoup d’espace cet ellon me semble t ‘il !
    Heureusement d’ailleurs, du moins pour elle, sinon nous n’aurions plus de Cerise à l’heure qu’il est.
    Quelles sont donc ces images qui la font basculer dans l’océan au point de se laisser périr ?
    L’intrigue est toujours là et difficilement dé-jouable.
    Un bon point pour Cerise et ses goûts vestimentaire. Il fallait oser le rouge choupinette, c’est la couleur de la passion, de l’Amour torride. Dévastatrice, flamboyante, enivrante, elle mènera le roi au plaisir divin !
    D’ailleurs, n’y a t ‘il pas été sensible ? Charmant roi qu’une couleur suffit à mettre en émoi.
    Tel un taureau, sa virilité a été réveillée 🙂 Je pense que la prochaine fois je vais faire un total look rouge, jusqu’aux cheveux pourquoi pas ? 😀
    Alors cette charmante, délicieuse, parfaite Dame Galadriel a eu une dernière prémonition ? Vieux vaut tard que jamais gente Dame !
    Les Valar l’ont autorisé à venir à Valinor ? Grande nouvelle, d’une teneur exceptionnelle même car les humains n’y ont pas accès et jamais cela ne s’était produit auparavant.

    Quelque chose me dit que Cerise a dû être, doit être, sera, tous les temps sont imaginables, une personne importante.
    Veiller sur eux…Les Valar ? Si tel est le cas, elle doit représenter plus qu’une personne, un symbole, voire une icône…
    A ce niveau là, l’histoire va prendre une toute autre tournure.
    C’est vrai qu’elle a changé Cerise et c’est sans doute la raison de ces malaises. Je ne pense pas qu’elle porte un enfant, il doit s’agir d’autre chose …Ou alors elle est enceinte et en plus il y a autre chose !
    Quel raisonnement en bois !
    Ca c’est le coup de la couleur rouge de la robe, ça m’a perturbé ….Il faut que je trouve, in petto, une robe rouge ou je ne réponds plus de rien…
    En attendant de lire la suite, je file faire les boutiques et ensuite, telle la cape du toréador dans l’arène, je viendrais m’agiter devant sa majesté Thranduil !
    En voilà une idée qu’elle est bonne, du moins pour moi 😀
    Bisous Darkklinne et à bientôt pour la suite…

    Aimé par 1 personne

    • Le port tombe en désuétude du fait que très peu d’elfes soient encore présents en TDM. Je ne me le voyais pas comme étant un endroit autre… Bref, chacun sa vision après ^^.

      Cerise est Cerise, rien de plus rien de moins même si elle même va découvrir pas mal de choses sur sa personne et tout le reste mais ça c’est une autre histoire qui sera contée une autre fois 😉 Enfin dans la 3eme partie au moins 😉

      J’adore le rouge et je trouve que ça sied bien à une blonde. En tout cas, Cerise, ça lui va très très bien ^^.

      Merci pour ta belle review Dame Alienor ❤

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  • La mer est bien menaçante… qu’elles sont loin les plages du monde normal sur lesquelles on s’étale en maillot de bain quand on ne pique pas une tête dans l’eau salée… On peut tirer bien des interprétations de l’image que tu en donnes par le biais de la mésaventure de Cerise : la mer est-elle, même en vue des Havres-Gris, dangereuse pour quiconque n’est pas un elfe ? N’est-elle praticable qu’en bateau sous peine de se noyer, comme attiré par des sirènes qui ne disent pas leur nom ? De toute évidence, Cerise l’ignore, la marée l’attire comme un aimant et les conséquences manquent d’être funestes. En un sens, la mer rend Gimli mal à l’aise, au-delà de la tenue de notre héroïne qui est… disons un peu osée pour la Terre du Milieu où il est de bon ton de se cacher sous d’amples robes quand on est une femme. Peut-être notre ami Nain sent-il la menace de l’eau, à moins que, du fait de son peuple, il n’aime que la montagne (on creuse le jour, on boit la nuit et on aime pas ceux d’la surface). Quoiqu’il en soit, on sent bien l’expérience mystique derrière cette quasi noyade même s’il est évident qu’une transe et une certaine — même faible — profondeur d’eau ne font pas bon ménage.

    En un sens, la lettre de Galadriel m’a fait sourire. Tu donnes une vision intéressante de ce personnage, bien loin des clichés habituels qu’on trouve dans les fanfictions, entre la marraine bonne fée et la Madame Soleil du pauvre dont les visions montre que Legolas va épouser Mary-Sue, trop lisse, trop gentille, comme si son attitude quand elle essaie de porter l’Anneau unique passait à la trappe. Ce passage, pourtant, dans le film comme dans le bouquin, montre bien qu’elle a une part d’ombre et que faire d’elle la magicienne d’un conte Disney est un peu trop facile. Ici, on en est loin, tu nous présentes Galadriel comme une personne de caractère qui ne supporte ni ses doutes ni ses faiblesses. Dans cette lettre, c’est particulièrement criant. Si les mots n’avaient pas été écrits mais prononcés, on sait qu’elle aurait admis son erreur du bout des lèvres, entre gêne et mauvaise foi. C’est en grimaçant qu’elle admet s’être trompée au sujet de Cerise et on imagine très bien à quel point elle a dû chercher ses mots et avoir du mal à les écrire. Mais ça, Thranduil s’en moque : le contenu lui importe plus que le contenant, si on peut dire. Là encore, cette lecture et son interprétation montre à quel point le roi des Elfes n’entend que ce qu’il a envie. Peu lui importe que la traversée de la mer entre la Terre du Milieu et les Havres-Blancs soit pénible et dangereuse : il a un répit. C’est le terme qu’il emploie : un répit avant la séparation, avant cette décision qui visiblement le rend à la fois triste et grincheux. Outre le fait que les dangers du voyage en bateau lui passent au-dessus de la tête, il ne se pose aucune question sur ce qu’il adviendra de Cerise une fois arrivés à Valinor. Il n’attend que des explications sur les malaises répétés et cette maîtrise du Quenya apparemment venue de nulle part. Le reste, a priori, ne semble pas avoir d’importance, à tout le moins il n’en dit rien. Cela étant, cette nouvelle semble vraiment l’apaiser puisqu’il fait preuve de mansuétude et de patience au regard de Cerise en apprenant ses mésaventures dans la mer. Autres temps, autres mœurs, ne serait-ce que quelques jours auparavant, il aurait remué le couteau dans la plaie en se mettant en colère après elle, peut-être même en lui donnant quelques claques. Là, il pense de toute évidence que le sentiment de culpabilité de sa maîtresse est une punition suffisante et il passe outre.

    Moi aussi, je suis triste à la perspective de ne plus revoir Legolas et Gimli. Bon sang, ils sont tellement attachants, tous les deux… conformes aux originaux, drôles, agréables et nuancés… ils vont me manquer, surtout quand je vois ce qu’on en fait en d’autres lieux… et ce que j’en fais moi-même -_-.

    Pour finir sur une énième note d’interprétations capilotractées, un mot sur la robe rouge de Cerise qui n’aura porté que du bleu des mois durant… est-ce un symbole de changement de vie, au-delà du changement de couleur ?

    Je suis désolée pour le retard.

    Aimé par 1 personne

    • J’aime non, je surkiffe tes reviews tu le sais ça ? Je suis tellement heureuse d’avoir su faire une histoire qui te plaise vraiment. C’est sans doute un peu bête mais ça me touche énormément. En tout cas, je prends toujours un énorme plaisir à lire tes impressions.

      Merci ma belle ❤ ❤ ❤

      J'aime

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