Chapitre 33 : A La Croisée des Mondes

Valinor

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A La Croisée des Mondes

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Cerise

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Le bateau fut affrété dès l’aube.

Ce fut une véritable torture pour moi que de devoir quitter mes nouveaux amis, Legolas et Gimli. Je n’avais pas arrêté de pleurer durant le petit déjeuner et j’avais quasiment supplié le fils de Thranduil de nous suivre, en vain.

— Vous savez bien Cerise, que cela m’est impossible. Bien que vous voir dans cet état me déchire le cœur, je ne puis partir sur un coup de tête parce que j’ai fait une promesse et ne peux m’en dédire.

— Mais Legolas, murmurai-je, sentant les larmes couler une nouvelle fois sur mon visage, vous allez me manquer ! Comment je vais faire si je n’ai plus aucun allié à mes côtés ?

— Vous vous en sortirez très bien sans lui, me réconforta Gimli qui avait lui-même l’œil brillant et humide.

Me dire que, lui non plus je ne le reverrais sans doute jamais, fit redoubler mon mal-être pendant l’heure qui suivit les préparatifs. Je me sentais tellement mal en cet instant !

Thranduil, quant à lui, était occupé à donner quelques instructions aux elfes qui nous accompagneraient durant la traversée. Ces derniers m’avaient regardée bizarrement quand il leur avait expliqué que je viendrais avec eux. Je ne leur en voulais absolument pas. Je savais que ma présence était pour eux une aberration. Moi-même, j’avais du mal à comprendre pourquoi ces Valar que je ne connaissais même pas réclamaient ma présence. Je sentis un frisson glacé parcourir mon échine à l’idée d’avoir fait quelque chose qui ait pu leur déplaire à un moment donné.

A mon avis, rien que ma présence en Terre du Milieu avait de quoi faire grincer les dents de n’importe quel dieu. Je me doutais que j’allais certainement déguster une fois sur place. J’espérais toutefois que Thranduil plaiderait en ma faveur… Oui, on pouvait toujours rêver.

Pour cette traversée, j’avais opté pour une tenue simple, une robe blanche sans ornement avec juste une ceinture et des sandales souple. J’aimais beaucoup le col arrondi de ma robe, agrémenté de quelques plissures, qui lui donnait un aspect des plus… Classe. Quant à ma coiffure, je m’étais fait une queue de cheval à la va-vite, rien d’extravagant. De toute façon, je me doutais que ce n’était pas mon apparence qui me sauverait devant les dieux des elfes.

En sortant de la demeure elfique, je vis Legolas et Gimli, qui semblaient plongés dans une discussion des plus animées. Je m’avançai vers eux, curieuse de savoir de quoi ils pouvaient bien parler. Le temps était clément, le soleil haut dans le ciel et j’appréciais énormément ce petit vent qui venait jouer dans mes cheveux, faisant s’envoler quelques mèches récalcitrantes qui n’avaient pas tenu dans l’élastique, les vilaines.

Gimli s’arrêta en me voyant et son regard se fit curieux quand il avisa mon énorme sac.

— Qu’est-ce donc que ceci ? demanda-t-il de sa voix bourrue.

— Ceci mon cher ami, répondit Legolas à ma place, tout en me faisant un clin d’œil, est le sac aux trésors de notre chère Cerise.

— Le sac aux trésors ?

Je me mis à rire franchement ! Legolas n’avait pas oublié ce qu’il contenait et la tête de Gimli était vraiment jubilatoire. Ses yeux s’étaient éclairés au mot « trésor ». S’il savait ce qu’il contenait, il en serait bien surpris, le pauvre.

— Tout à fait, Gimli. Cette sacoche contient tout ce qui me relie à mon existence d’avant, à ma si chère Terre tout Court.

— Oh ! s’exclama-t-il, alors il n’y a pas de joyaux ni de pièces d’or ?

— Non, non, dis-je en riant toujours, que de simples affaires inutiles, j’en ai bien peur.

A ce souvenir, mon sourire s’effaça. Ma tablette, mon smartphone, mes livres et tout le reste avaient pris l’eau quand cette idiote de Maeiell avait tout balourdé avec moi dans ce tonneau de malheur. Si j’avais eu une chance incroyable de survivre, je ne pouvais, hélas, pas en dire autant de mes affaires. Cependant, bien que tout soit très certainement bon à jeter à la poubelle, je les conservais comme de vieilles reliques et j’espérais aussi, tout au fond de mon cœur, qu’un jour, je puisse les réparer ou, à tout le moins, récupérer les données qu’il y avait dessus. L’espoir fait vivre, dit-on, et au vu de ce qu’il m’arrivait ici… J’avais bien le droit d’y croire encore un peu, n’est-ce pas ?!

Une fois que Gimli eut compris qu’il n’y avait rien de précieux dans ma besace, nous partîmes tous les trois en direction du port et je ne pus m’empêcher de glousser en découvrant le bateau aux allures ridicules qui allaient nous emmener vers Valinor. J’avais toujours cru que Peter Jackson avait eu des goûts de chiottes en imaginant les embarcations elfiques avec des têtes de cygne en proue de navire mais là…

— C’est fascinant à quel point les elfes ont des concepts désastreux en matière de design. La proue du navire avec sa tête de cygne, c’est déjà d’un très mauvais goût mais alors avoir imaginé les flancs en s’inspirant de leurs ailes c’est carrément… Flippant !

— Ne soyez pas médisante, Cerise, intervint Legolas, un sourire aux lèvres qui dénotait avec l’intonation de sa voix. Les cygnes font partie intégrante de la migration des elfes vers Valinor. C’est Oromë lui-même qui en offrit aux Teleri pour que ces derniers puissent rejoindre Aman, il y a des millénaires et des millénaires de cela. Ces oiseaux représentent le symbole de notre ultime voyage. C’est pourquoi toutes nos nefs sont représentées sous cette forme.

Il posa la main sur son cœur et je pus voir dans son regard qu’il ne me mentait pas. Mandieu, je n’avais pas compris le quart de ce qu’il venait de me dire mais je retenais surtout qu’il ne me faudrait plus, à l’avenir, dire du mal du design pourri des elfes. Parce que ça, c’était un fait que même leurs légendes à la con ne pourraient changer.

— Très bien, Legolas, je ne critiquerai plus. Promis.

Il secoua la tête.

— Mon père aurait dû insister pour vous en apprendre un peu plus sur l’histoire de nos Terres.

Je soufflai avec virulence devant cette remarque désobligeante.

— Certes, mais maintenant, c’est un peu trop tard pour lui en faire le reproche.

J’allais ajouter quelque chose mais nous venions d’arriver sur le ponton et mon cœur fit une embardée quand je vis que tout le monde, y compris Thranduil, était déjà prêt à partir.

— Vous voici enfin, répliqua l’elfe de ma vie quand il posa enfin ses yeux sur nous.

Je n’arrivais plus à bouger. Des sueurs froides dégoulinèrent le long de mon épine dorsale. Il était temps d’embarquer, compris-je. Temps de dire au revoir à mes amis, mes… Points d’encrage… Je me sentais mal. Me retournant vers eux, je vis qu’ils me souriaient, m’encourageant là où j’avais envie de fuir. C’était absurde. J’allais passer encore du temps avec Thranduil et j’aurais du m’en sentir heureuse et rassurée mais l’avenir qui m’attendait là bas était aussi obscur et imprévisible que lorsque j’avais débarqué en Terre du Milieu. À Valinor, je ne connaîtrais personne, je serais à nouveau cette bête de foire venue d’un autre univers que tout le monde regarderait avec mépris et curiosité.

Tout allait être à refaire alors qu’en Terre du Milieu, je m’étais fait des amis chers comme Legolas et Gimli, et même Elladan. Repensant aux jumeaux d’Elrond, mon cœur se serra encore plus. À Valinor, j’avais la sourde impression que Thranduil m’abandonnerait à mon triste sort. Quoiqu’il me dise maintenant, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer le pire cas de figure. Il pouvait m’aimer avec son corps et ses belles paroles de réconfort, je savais bien que son cœur avait une énorme tache noire du nom d’Elenna.

Une larme s’échappa de mes paupières que je venais de baisser par pudeur.

J’avais peur.

Je ne voulais plus partir, finalement.

Dévisageant tour à tour Gimli et Legolas, je lâchai prise.

— Je ne veux pas y aller ! m’écriai-je en fondant en larmes et en me jetant dans les bras de Legolas. S’il vous plaît, gardez-moi avec vous, je ne veux pas… J’ai peur !

Tandis que je m’accrochais désespérément à ce dernier, Thranduil me toucha le dos en essayant de me rassurer :

— Tout va bien se passer, Melda heri, je vous promets qu’il ne vous arrivera rien. Vous serez avec moi.

Je reniflais bruyamment tout en gardant mon visage enfoui contre la tunique de son fils.

— Allons, Mellon nín, reprit ce dernier, je suis certain que ce voyage se passera au mieux et que vous trouverez ce que vous êtes venue chercher ici. Les Valar n’agissent jamais à tort, ni en mal. Faites-leur donc confiance.

Il me prit par les épaules puis me repoussa doucement. Ce fut Thranduil qui me récupéra en m’agrippant doucement mais fermement les bras. Avait-il peur que je ne m’enfuie pour de bon ? Ma foi, c’était une possibilité envisageable vu l’état dans lequel je me trouvais actuellement.

Essuyant mes larmes d’un revers de main, je me dégageai doucement de lui avant de m’accroupir devant Gimli et de le prendre dans mes bras en une étreinte désespérée.

— Vous allez me manquer Gimli ! Vous êtes le meilleur des amis que j’ai pu avoir en Terre du Milieu. Vous êtes si bon et drôle.

Je ponctuai ma phrase en lui faisant un grand baiser sonore sur sa joue, là où il n’y avait pas trop de poils.

En me redressant, je vis que lui-même avait les yeux humides. Cela me donna envie de pleurer une nouvelle fois mais je pris sur moi.

— Vous aussi, Cerise, vous allez me manquer. J’avais pris goût à nos soirées. Prenez soin de vous, jeune fille.

— Vous aussi, Gimli, soufflai-je avant de me tourner vers Legolas qui ne nous avait pas quittés des yeux, attendri par le spectacle que nous lui offrions.

Je fis quelque pas avant de me décider à l’étreindre une nouvelle fois.

— Legolas, vous avez été la plus surprenante rencontre qui m’ait été donné de faire en ces lieux. Vous êtes bien différent de ce à quoi je m’attendais mais… Vous allez terriblement me manquer, vous et vos conseils. Même si parfois vous manquiez de tact avec moi.

Mellon nín, je suis certain que nos chemins se croiseront un jour où l’autre, me répondit-il en me regardant tendrement tout en esquissant un sourire aussi énigmatique que surprenant.

Il me caressa doucement le haut du crâne avant de m’embrasser sur le front.

— Faites attention à vous et vos manies, Cerise et prenez grand-soin de mon père. Je vous le confie.

Je hochai la tête, prête à lui dire oui sans concession aucune. Après tout, je me devais de sceller ces derniers moments dans ma mémoire comme les plus beaux qui me deviendraient aussi chers que mes affaires, les jours où je sombrerais dans la tristesse… Car je ne doutais pas que cela arriverait.

— Vous êtes le frère que j’ai toujours rêvé d’avoir, Legolas, finis-je par dire doucement.

Cela le fit rire.

— Vous êtes bien plus qu’une simple sœur à mes yeux Cerise. Beaucoup plus. Surtout, ne doutez jamais de l’amour que nous vous portons tous. Sachez voir au delà des apparences et lire dans le cœur de ceux qui vous sont chers.

Il fit quelques pas en arrière avant de s’incliner devant moi en posant la main sur son cœur, comme à son habitude et celle de son peuple. Je n’avais pas saisi l’étendue de tout ce qu’il venait de me dire mais je sus au fond de moi que je ne voulais pas le décevoir. C’était en partie grâce à lui que j’avais changé ma vision de ce qui m’entourait. Il m’avait tant apporté. Le savait-il seulement ?

Legolas s’adressa alors à son père mais en Sindarin cette fois. Ils parlaient tous deux, vite et bas, si bien que je ne compris pas un mot de ce qu’ils se dirent mais je faillis tomber à la renverse quand je vis Thranduil étreindre son fils avec autant d’amour et d’affection qu’il était possible d’en donner et de recevoir.

Legolas lui rendit son étreinte avec un large sourire et son père lui embrassa le sommet du crâne. C’était si émouvant et si… Intime que je finis par détourner le regard, gênée de cette scène si particulière. Mes yeux se portèrent à nouveaux sur Gimli qui soupirait de béatitude devant ce spectacle familial. Cela me fit sourire et une légère brise vint me chatouiller le visage.

… … … …

« Elenwë, il est temps de rentrer chez toi »

… … … …

Je fronçai les sourcils. Avais-je bien entendu ? Me tournant dans tous les sens, je tendis l’oreille pour mieux entendre mais seul le bruit du vent et le ressac des vagues était audible. Haussant les épaules, je me rendis à l’évidence : j’avais sans doute imaginé ces murmures.

— Cerise, m’interpella Thranduil qui était en train de gravir le ponton qui menait à notre navire, vous venez ?!

Il s’arrêta, le temps que je ne me décide à le rejoindre. Une fois à ses côtés, il me prit le bras et leva sa main libre en guise d’au-revoir à nos amis. J’inclinai la tête avant d’embarquer à l’intérieur.

J’exhalai un long soupir pour me donner du courage. Une nouvelle aventure m’attendait bien que j’en fusse des plus effrayée, néanmoins, je décidai de me raccrocher à l’espoir que, sans doute, quelque chose de merveilleux allait peut-être m’arriver… Comme rentrer chez moi, par exemple.

Je m’accrochai à ce vœu pieux tandis que je sentais la navire bouger, signe que nous venions de partir.

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Thranduil

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Notre embarcation avait pris le large depuis un peu moins d’une heure quand nous sentîmes immédiatement un changement dans l’air. La brise s’était peu à peu transformée en forte bourrasque faisant tanguer le navire, ses voiles gonflées au maximum.

Nous voguions à une vitesse qui m’apparaissait presque comme anormale, néanmoins on m’assura que c’était tout à fait habituel en ce début de voyage. Je voulais bien croire ce que cet elfe marin me disait mais je ne pouvais empêcher cette petite voix au fond de moi, aussi venimeuse que le poison d’un serpent, qui m’ordonnait de faire demi-tour, que la mer était mon ennemie la plus mortelle.

Faisant fi de ces nouvelles terreurs qui m’assaillaient, je pris le chemin de la cabine que je partageais avec Cerise. La porte était verrouillée. Etrange.

Je frappai fortement mais personne ne vint m’ouvrir. Soupirant je tendis l’oreille contre le battant et n’entendis que le vent et certains borborygmes étouffés par le bois.

Mécontent, je cognai durement contre le chambranle une nouvelle fois.

— Cerise, ouvrez-moi immédiatement !

— Elle ne vous ouvrira pas, me répondit Tamril que je n’avais pas entendu arriver derrière moi.

Je me retournai, furieux.

— Que lui arrive-t-il donc ?

Tamril me scruta un moment, ses yeux fixés sur la porte.

— Elle est malade. Elle semble ne pas supporter ce genre de voyage.

A l’instant même où il disait ces mots, la nef tangua dangereusement manquant de nous faire tomber à la renverse. Nous avions beaux être des elfes agiles, le roulis de l’eau sous le navire était loin d’être quelque chose que nous avions l’habitude de connaître.

Comprenant qu’il ne servait à rien d’insister, je pris la direction du ponton en compagnie du bras droit du capitaine de ma garde. Je n’avais jamais vogué sur les eaux d’une mer démontée. Je n’avais surtout jamais voyagé tout court, ni sur le moindre océan et encore moins sur la moindre mer.

Me cramponnant avec toute la dignité qui m’incombait à l’une des rambardes qui se trouvait à ma portée, je fus stupéfait de découvrir que nous étions déjà si loin du rivage des Havres Gris. Comment cela était-ce seulement possible ?

— Nous avançons bien, Mon Seigneur, lança un des marins qui avait accepté de partir avec nous et de par ce fait, nous conduire jusqu’aux Terres Immortelles.

Levant mon visage vers les cieux, j’adressai une prière muette à Ulmo et Manwë pour que notre traversée se passe sans trop d’encombre.

Prière vaine et sans réponse clémente de leur part, à moins d’avoir fait quelque chose qui ne fallait pas, car bientôt une pluie fine, puis de plus en plus drue, s’abattit sur nous telle une maudite sentence.

Notre navire grinçait et tanguait si fort que je crus bien qu’il allait se fendre en deux. M’inquiétant de Cerise, je fis demi-tour pour retourner à la cabine. Cette fois-ci, je pus entrer sans encombre car elle avait déverrouillé la porte.

Avisant la petite pièce, je trouvai ma petite humaine recroquevillée sur un coin de la couchette, l’air terrorisé et la mine verdâtre. Elle n’allait vraiment pas bien.

— Puis-je faire quelque chose pour vous, Cerise ? demandai-je doucement.

Elle se mit à trembler.

— Quelque chose ? Oh oui, s’indigna-t-elle, faites que ce putain de bateau s’arrête de tanguer ! Ça me donne la gerbe, là, et je ne suis même pas saoule en plus !

Pinçant les lèvres devant cet accès de vulgarité, assez surprenant vu son état, je croisai les bras sur mon torse avant de lancer :

— On ne peut rien y faire, le roulis des vagues ne se commande pas.

Enfin si, nous aurions très bien pu adresser une nouvelle et fervente prière à Ulmo qui commandait à la mer et aux océans mais je me doutais que cela ne serait d’aucune utilité.

Nous restâmes à nous regarder un certains nombres de minutes avant que je ne me rende compte que le navire semblait avoir gagné une certaine stabilité. Fronçant les sourcils, je tendis la main vers Cerise.

— Venez, petite, il n’est pas sain que vous restiez cloîtrée ici.

Je l’entendis soupirer avant de se relever tout en se tenant le ventre d’une main.

— Avez-vous mal au ventre ? m’enquis-je, inquiet.

Elle me fixa un instant sans comprendre puis ses yeux s’éclairèrent.

— Oui, depuis quelques jours, je me sens assez ballonnée. Ca doit être dû au stress. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas vraiment malade… Hormis le mal de mer.

A cette évocation, je ne pus m’empêcher d’arborer un sourire sur mon visage. Elle avait reperdu du poids, mangeait moins et ses humeurs semblaient changer au gré du vent mais à part cela, elle n’était pas malade. Quand nous accosterions, je la forcerais à voir un guérisseur. Elle semblait si fragile.

Quand nous fûmes dehors, je fus surpris par l’éclat du soleil qui semblait vouloir consumer de ses rayons l’étendue d’eau qui nous entourait à perte de vue. La mer s’était calmée et semblait s’être endormie pour de bon. J’espérais que ce changement durerait jusqu’à notre arrivée en Aman.

Je ne savais ni dans combien de temps ni comment nous y arriverions. Tout cela était et restait un mystère pour tous et bien peu d’entre nous étaient revenus des Terres Immortelles pour nous le dire. Enfin, si, il y en avait eu mais j’aurais préféré me couper la langue plutôt que de poser la question à Galadriel. J’avais ma fierté et je ne doutais pas qu’elle ne m’aurait, de toute façon, pas répondu.

Durant mon enfance, j’avais été bercé par les récits sur les Valar et des premiers elfes. L’histoire du peuple de Galadriel restait une de celle qui me faisait le plus frémir de rage. Bien qu’elle n’y soit pour rien, j’étais toujours resté des plus méfiants à son égard et plus particulièrement envers les Ñoldor.

Revenant au présent, je vis Cerise s’avancer vers la proue du navire, un large sourire se dessinant sur ses lèvres. La brise fraîche venait caresser son visage et ses cheveux attachés sommairement me rappelaient la queue d’un cheval. Quelle drôle de coiffure !

Elle se retourna vers moi et se mit à glousser. Dire qu’il y a encore peu, elle était à la limite de faire un malaise. Cerise était comme la mer, aussi changeante qu’indomptable.

Je la vis prendre appui sur ses deux pieds, bien campés sur le plancher, elle écarta alors les bras, releva la tête vers le ciel et se mit à hurler à pleins poumons :

— Je suis le maître du moooooonde !

Tous les elfes présents sur le pont la regardèrent, éberlués. Moi-même, je fus surpris par ce nouvel éclat. Que lui prenait-il donc, par Varda ?

— Etes-vous sûr que vous vous sentez bien, Melda heri ? dis-je en la rejoignant en quelques enjambées.

Elle était si proche du bord que j’eus peur qu’elle ne tombe à l’eau. Elle pouvait être si… Maladroite !

— Je vais très bien mais depuis que j’ai vu Titanic, je rêvais de sortir cette réplique culte si je me retrouvais dans la même situation que Jack et Rose. Ah là, là, termina-t-elle comme j’ai pu pleurer devant ce film.

J’étais perplexe, je ne comprenais rien à son charabia mais j’étais aussi sincèrement ravi qu’elle aille mieux.

— Pourquoi pleuriez-vous ? la questionnai-je un peu curieux de savoir ce qui avait bien pu la rendre malheureuse à cette époque où je n’étais pas avec elle.

— La fin est tragique, commença-t-elle en s’adossant contre mon torse.

Incapable de m’en empêcher, je passais mes bras autour de sa taille et posa mon menton sur le sommet de son crâne. Je l’entendis soupirer de bien être et cela me rendit… Heureux.

— Racontez-moi, lui intimai-je tendrement.

— Eh bien, leur bateau qui était réputé comme insubmersible a fait une mauvaise rencontre avec un Iceberg, un gros bloc de glace, et il s’est déchiré comme du papier. Le bateau a fini par couler — A ce propos, j’espère que ça ne nous arrivera pas, Thranduil. Mandieu, si jamais nous coulons…

— Nous ne coulerons pas Cerise, dis-je en resserrant mon étreinte sur elle.

— Bien, tant mieux, répondit-elle. Donc pour terminer mon histoire, Rose et Jack se retrouve dans une eau mortellement glaciale. Il n’y a qu’un morceau de bois, ne pouvant faire tenir sur lui qu’une seule personne. Jack hisse Rose dessus et lui, finit par mourir de froid. C’est triste.

Elle se dégagea pour se retourner et m’étreignit à son tour enfouissant sa tête contre mon torse. Je lui caressai le dos. Cette histoire semblait l’avoir fortement remuée.

— C’est terminé Cerise, ils doivent être réunis maintenant, tentai-je de la rassurer.

— Vous sentez si bon, Thranduil, dit-elle d’une voix étouffée. Si j’avais été Jack, je n’aurais pas agi comme ça…

Je la sentis trembler contre moi.

— Allons Melda heri, reprenez-vous, c’est du passé.

Ses tremblements se firent de plus en plus violents.

Apeuré, je la pris par les épaules pour la regarder et… Elle riait !

— Ah ! Ah ! Non mais franchement, je m’en tape de Rose moi, il est couillon ce Jack, j’aurais été lui, au moment où Rose est à l’avant du bateau, je lui aurais donné un bon coup de pieds dans le cul pour qu’elle fasse un bon vol plané dans la flotte. Et hop, adieu Rose. Et Jack serait toujours en vie. Non mais franchement, je n’ai jamais vu un film aussi guimauve de ma vie. Qu’est-ce que j’ai pu pleurer de rire devant ce truc.

Comprenant qu’elle venait, très clairement, de se moquer de moi, je passai la main sur mon visage. J’étais las… Mais encore plus surprenant encore, je me retenais de rire à mon tour. Décidément, on ne changerait jamais Cerise… Et encore plus étrangement, je n’en avais aucune envie.

Le reste de la journée se passa sans heurt. Le vent se résumait à un simple souffle et le temps resta clément. Puis vint l’heure du crépuscule où le soleil laissa sa place aux ténèbres éclairées par les douces étoiles de Varda. Je n’avais pas vu la journée défiler.

— Vous pensez que nous en aurons pour plusieurs jours de voyage ? demanda Cerise, me sortant de mes pensés.

Nous étions attablés devant un frugal repas composé de fruits accompagnés d’un peu de Lembas fourrés. Dehors, se fit bientôt entendre quelques chants elfiques dédiés à la gloire des temps anciens et des Valar. Je reconnu sans peine la voix de Finlenn accompagné d’une autre voix plus féminine, appartenant, très certainement à l’une des elfines qui nous accompagnait.

— Voulez-vous prendre l’air ? proposai-je à Cerise qui semblait préoccupée.

— Vous ne m’avez pas répondu, marmonna-t-elle avant de se servir un verre d’eau.

— Je ne sais pas, petite, je n’ai aucune idée du temps qu’il nous faudra pour atteindre Valinor.

Sur ces entrefaites, nous sortîmes pour rejoindre les elfes qui s’étaient regroupés au centre du navire, chantant et dansant sans aucune arrière pensée, avec la simple idée en tête que très bientôt nous atteindrions ce qui serait très probablement notre but final. Tandis que je m’entretenais avec Linfundel, le capitaine de notre navire, je surveillai du coin de l’œil Cerise qui était en pleine conversation avec Tamril. Je n’oubliais pas les intentions de cet ellon.

La nuit était bien entamée et tout semblait calme aux alentours quand une franche bourrasque vint troubler notre quiétude. Sans avoir eu le temps de nous préparer à cela, une violente tempête s’abattit sur nous, une nouvelle fois.

— C’est bien plus violent que tout à l’heure, hurla Tamril en me rejoignant, Cerise sur ses talons.

Elle semblait très mal en point et j’eus de la peine pour elle.

— Si on m’avait dit que ce voyage serait loin d’être une sinécure, je serais resté à terre, finalement, balbutia-t-elle.

Une vague bien plus forte que les précédentes vint cogner durement contre le rebord, nous éclaboussant de son écume rageuse. Le vent frappait si fort que le bateau se mit à craquer par tous les côtés.

— Tamril, m’écriai-je pour qu’il m’entende, ramenez Cerise en lieu sûr.

Ce dernier hocha la tête et attrapa le bras de ma petite humaine mais cette dernière semblait s’être figée. Intrigué, je la regardai fixement ne sachant pas ce qu’il lui avait beau lui parler elle semblait sourde à ses injonctions. Puis tout d’un coup, elle s’avança tel un pantin jusqu’à la proue de la nef et leva la tête vers le ciel voilé.

Il était noir, aussi noir que les ténèbres de Morgoth. Le temps sembla se condenser pour n’être plus qu’une éternité sans fin. Le bateau semblait avoir pris une vitesse encore plus anormale que précédemment. Je n’osais vérifier notre allure. Ce qui se passa ensuite dépassait l’entendement et je crus bien que mes yeux me jouaient des tours. Ce n’est qu’en voyant les mines stupéfaites des autres que je compris que je ne rêvais pas.

Cerise brillait d’une lumière presque incandescente comme si elle était devenue l’étoile qui nous éclairait dans cette noirceur sans fond.

Puis la tempête se figea elle aussi et bientôt je vis ma petite humaine s’élever dans les airs, les yeux grands ouverts, fixant un point qu’elle seule semblait en mesure de voir puis elle se mit à parler vite et en Quenya. Elle s’éleva encore et encore et moi, impuissant, je ne pouvais rien faire que de la regarder disparaître dans le firmament éteint de la nuit.

Un mauvais pressentiment m’étreignit dangereusement la poitrine.

Allait-elle m’être enlevée sans que je ne puisse lui dire « au revoir » convenablement ? Etait-ce là la fin de son voyage à elle ? Je tentai, tant bien que mal de bouger, ne serait-ce qu’un doigt de pieds mais mes membres pesaient plus lourd que la pierre.

— Par Varda, entendis-je Finlenn s’exclamer, quelle est cette étrange magie ? Nous ne pouvons plus bouger !

Effectivement, nous étions comme prisonniers, incapables d’esquisser le moindre geste.

C’est alors que nous nous retrouvâmes dans l’obscurité la plus totale. Cerise avait disparu dans le ciel, nous étions toujours incapables d’esquisser le moindre mouvement et, lorsque je voulus émettre un bruit, je fus tout aussi incapable de parler. Nous nous retrouvions tous emprisonnés sur ce navire, dans l’incapacité de faire le moindre geste, privés de parole et nous crûmes bien que cela pourrait durer des heures comme des jours entiers. Nous n’avions plus la notion ni du temps ni de rien, jusqu’au moment où une tache lumineuse fondit sur nous à une vitesse folle. A mi-parcours, je reconnus Cerise. Arrivée à notre hauteur, elle se mit à flotter avant de se retrouver étendue sur le plancher. Elle ne bougeait pas mais je pouvais voir sa poitrine se soulever doucement Il émanait toujours d’elle une lumière qui nous permis de nous repérer tous.

Puis contre toute attente, je sentis à nouveau les vagues sous la coque du navire et enfin je fus capable de bouger. Sans attendre, je rejoignis mon humaine toujours inconsciente. Quand je la pris dans mes bras pour la relever, ses paupières papillonnèrent avant de s’ouvrir d’un coup. Elle lâcha un petit cri avant de se réfugier dans mes bras. Je ne sus pas pendant combien de temps nous restâmes ainsi, mais je fus des plus surpris quand la lumière du jour vint nous accueillir.

Je relevais complètement Cerise, tandis que mes compagnons avançaient lentement vers l’avant du bateau. Ils semblaient tous subjugués par quelque chose et quand je me retournai pour voir ce qui les émerveillait tant, je sentis mon cœur rater plusieurs battement.

— Valinor.

Valinor se trouvait à quelques kilomètres de nous, s’étendant dans toute son irréelle beauté.

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Cerise

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J’avais du mal à comprendre ce qu’il venait de se passer. C’était juste impossible. En fait, j’allais me réveiller dans mon lit et j’en rirais avec Thranduil plus tard… Ou pas. Tous les elfes, ainsi que lui-même, avaient les yeux rivés sur le rivage qui nous faisait face. Une cité d’un blanc immaculé s’étendait à perte de vue et bien plus loin, beaucoup plus en haut se tenait une imposante montagne qui semblait aussi majestueuse qu’imprenable.

Le Taniquetil.

Comprenant que je ne rêvais pas, je m’avançais doucement, comme tous les autres vers l’avant du navire et ne m’arrêtai qu’une fois devant la proue en forme de Cygne. Doucement, j’étendis mon bras dans les airs et une légère brise vint caresser le bout de mes doigts. Ma main n’était pas comme d’habitude. Une fine lumière semblait s’échapper d’à travers les pores de ma peau comme une sorte d’auréole dorée. Je compris que ce phénomène s’étendait sur tout mon corps.

… … … …

« Elenwë, sois la bienvenue »

… … … …

Plusieurs voix se firent entendre à l’intérieur de ma tête, répétant cette même phrase. J’aurais dû trouver cela désagréable mais… Ce n’était pas le cas.

Je devais certainement avoir rêvé ce qui m’était arrivé un peu plus tôt… Et pourtant, quand je regardais le rivage qui se rapprochait dangereusement de nous, je sus que tout ce que je venais de vivre avait bien été réel.

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J’étais tranquillement en train de discuter avec Tamril quand une tempête d’une force sans précédent nous avait tous surpris. J’étais en train de suivre l’elfe quand tout d’un coup j’étais devenue sourde, muette et aveugle. J’avais tenté de crier mais rien ne sortait de ma bouche. Je voulus fuir mais mes membres ne m’appartenaient plus, puis tout d’un coup, je m’étais retrouvée dans une pièce richement décorée, mais pas comme un humain l’entendrait. Je savais que c’était beau, chaque objet de cette pièce, vivant ou bien inanimé, chantait sa propre mélodie, donnant une harmonie sans précédent à l’environnement qui les entourait. Je fus surprise, je ne savais pas pourquoi j’arrivais à comprendre mais c’était ainsi…

Je me détendis bien vite et étrangement, je me sentis bien comme si j’avais attendu cet instant toute ma vie, comme si j’étais enfin chez moi. Une pointe d’espoir naquit en mon cœur. Peut-être était-ce le moment que j’avais tant attendu depuis que j’étais tombée en Terre du Milieu. J’allais enfin retourner sur ma Terre.

— Ton cœur ne te trompe pas, mon enfant, tu es bien là où jamais tu n’aurais dû partir, entendis-je une voix me dire.

Me retournant, je découvris un être d’une incommensurable beauté. J’aurais du en avoir des sueurs froides, être mal à l’aise comme avec Galadriel mais… Seul un sentiment de pur bonheur m’anima alors, me faisant couler un torrent de larmes. Mon visage était inondé mais cela n’avait aucune importance pour l’heure. Cette créature, cet homme, était incroyablement grand et entouré d’une aura oscillant entre les flammes bleues et blanches de mon ancienne cuisinière à gaz. Ses cheveux étaient d’un blond presque blanc. Ils étaient tout aussi longs que ceux de Thranduil mais attachés par une coiffure complexe qui dégageait en partie son cou et ses oreilles arrondies. Ce n’était donc pas un elfe. Sa peau n’était pas blanche mais dorée et ses yeux d’un bleu électrique étaient constellés de petites étoiles lumineuses.

Quant à ses vêtements, ils étaient d’une magnificence indescriptible qui lui conférait un air des plus impressionnants. Je sus qu’ici, en ce lieu, il en était le maître incontesté.

— Qui êtes-vous ? demandai-je d’une voix basse et rocailleuse que je reconnus à peine.

L’homme aux allures de roi divin arriva à ma hauteur avant d’incliner sa tête vers moi. Il était étonnamment grand. Bien plus que Thranduil ne le serait jamais.

— Les années sur cette terre, commença t-il de sa voix aux intonations étranges, t’on irrémédiablement changée. Cependant, rien n’arrive trop tard, Elenwë.

Il n’avait pas répondu à ma question, se contentant de m’observer en souriant. Je crus même voir ses yeux s’humidifier mais je devais avoir la berlue.

— Où-suis-je ? continuai-je, préférant ne pas m’attarder sur ses paroles énigmatiques qui n’avaient pas vraiment de sens pour moi.

— Chez toi est ici et partout dans ce monde.

— Vous allez me ramener chez moi, alors ?

Il secoua doucement la tête.

— Tu es déjà chez toi mon enfant.

Je reculai en soupirant. J’étais encore tombé chez les fous ou alors je devais faire le rêve le plus pourri de la semaine.

— Où sont les autres ? soupirais-je, un peu déçue.

— Avec toi.

Sur ce, il me poussa doucement vers une sorte de porte fenêtre sans vitre et je fus estomaquée quand je découvris au loin notre navire avec ses occupants. Je pouvais lire la peur et l’angoisse sur le visage de Thranduil mais ce n’était pas pour lui qu’il craignait, en regardant un peu plus haut, je me vis moi, planant dans le ciel noir, éclairé par une lumière d’une incroyable clarté. Le bateau fit quelque chose de parfaitement aberrant, il quitta les flots pour s’élancer dans ce qui ressemblait à un couloir vide ou une espèce de trou noir qui avait l’allure d’un énorme vortex. Tout autour, je pus distinguer comme une allée d’étoiles qui menaient au delà de… La planète ?!

— Mais c’est impossible ! m’exclamai-je, en passant une main sur mes lèvres tremblantes.

— Non, Elenwë, c’est la seule route envisageable pour atteindre les rives de Valinor. Le pays d’Aman a été retiré des cercles du monde voilà plusieurs millénaires, nous protégeant de la folie des Numenoréens et des elfes, créatures instables et corruptibles par le mal.

— Vous voulez dire que Valinor se trouve à l’extérieur même de la planète ?

Je le vis pencher sa tête d’un côté, méditant sur ce que je venais de lui dire.

— En quelque sorte. Aman est situé sur une autre dimension temporelle. Inaccessible à ceux et celles qui ne sont pas invités à nous y rejoindre.

— Je ne comprends pas … Pourquoi moi ?

J’adorais mes délires mais pas là… Ça allait beaucoup trop loin pour mon pauvre petit cœur. Je ne parlais même pas de mon cerveau qui semblait surchauffer dangereusement.

— Bientôt, tout te sera expliqué. Pour l’heure, il est temps que tu rejoignes les tiens.

Je sentis que je m’éloignais inexorablement de lui.

— Mais qui êtes-vous donc ?!

— Je suis Manwë Sulimo, le grand roi d’Arda et le Taniquetil est ma demeure. Rejoins-nous vite, Elenwë. Nous avons grande hâte de t’y accueillir.

L’homme fit alors quelque chose à laquelle je ne me serais vraisemblablement jamais attendue, il déposa un baiser sur mon front et puis je me sentis tomber encore et encore et, enfin, je rouvris les yeux pour découvrir Thranduil penché sur moi. Mon cœur déborda d’un amour sans fin pour lui. Comment en étais-je arrivé là ? Et voulais-je vraiment retourner chez moi sur la Terre Tout Court ? Ne plus voir Thranduil ? Comment ferais-je pour vivre sans lui ? Je ne voulais même pas me l’imaginer. C’était tout bonnement impossible.

Il m’aida à me relever et tandis que je m’apprêtais à lui dire ce qui venait de m’arriver, ses yeux ainsi que ceux des autres elfes se fixèrent vers un point au delà de la nef. Relevant la tête, j’aperçue au loin les rivages ainsi que le port d’une cité étincelant de milles feux.

— Valinor, murmura Thranduil d’une voix où perçait l’incrédulité et un respect presque nouveau.

Avisant cet endroit que semblait vénérer les elfes, je vis une montagne encore plus majestueuse que la cité en elle-même. Elle semblait dominer ces terres telle une reine sans âge.

— Le Taniquetil, dis-je à voix haute.

Thranduil se tourna vers moi, surpris.

— Qui vous a parlé d’un tel endroit Cerise ?

Devais-je lui dire ce que je venais de vivre ? Après tout, l’heure n’était ni aux mensonges ni aux cachotteries d’aucune sorte. De plus, je ne savais vraiment pas si tout ce que je venais de vivre était vrai.

— Tout à l’heure, j’ai rencontré, enfin mon enveloppe astrale si je puis le dire ainsi, a rencontré un certain Manwë Sulimo.

A ces mots, mon elfe faillit avoir une syncope. Je n’aurais pas été si préoccupée que cela aurait pu être drôle.

— Vous avez rencontré Manwë ?! Mais que vous voulait-il ? Est-il furieux qu’une humaine se soit aventurée jusqu’ici ? Etes-vous en danger, Melda heri ?!

Je failli ricaner devant son air préoccupé mais je devais aussi m’avouer que j’aimais le voir s’inquiéter autant pour moi. Dans un sens, c’était rassurant.

— S’il n’avait pas voulu de moi, je ne pense pas que le bateau serait arrivé jusqu’ici, répondis-je. Non, je ne sais pas ce qu’il veut exactement. De toute façon, au point où nous en sommes, nous verrons bien quand nous aurons mis pieds à terre.

Ce que j’avais grande hâte de faire parce que je me sentais toujours aussi nauséeuse.

M’asseyant avec lui sur un banc, nous regardâmes silencieusement les elfes marins s’activer sur le ponton tandis que devant nous défilait un paysage de toute beauté.

— Qu’est-ce donc que cette petite île ? demandai-je doucement.

— Tol Eressëa, répondit Thranduil en me prenant la main pour la porter à ses lèvres.

Mon cœur en chanta d’allégresse.

— Les chansons disent que dans un premier temps, elle fut habitée par les Teleri. Le Vala Ulmo l’a déplacée par deux fois déjà, dont l’une pour emmener les premiers elfes, les Eldar jusqu’en Aman. Depuis, elle repose ici dans la baie d’Eldamar près de la côte, termina-t-il émerveillé de le découvrir enfin de ses propre yeux.

Lentement, il prit mon menton entre ses doigts et m’embrassa langoureusement, ce qui réveilla mon envie de lui mais, ce n’était franchement pas le bon moment pour ça.

— Que vous arrive-t-il, Thranduil ?

— Rien, Melda heri, j’avais juste envie de vous embrasser avant que nous ne débarquions.

Rassurée, j’enfouie une nouvelle fois mon visage contre son torse puis j’entendis Finlenn dire à son roi qu’il était enfin l’heure de débarquer.

Au moment où le bateau accosta dans le port, je fus estomaquée de découvrir autant de monde sur le quai. Etions-nous attendus ? Mais… Comment ?!

Une fois que nous eûmes amarré, il fallut attendre encore quelques bonnes minutes avant de pouvoir descendre.

Je fus des plus stupéfaite en découvrant autant d’elfes pour nous accueillir, surtout l’une d’entre elle.

— Galadriel, marmonnai-je, hésitant entre la joie de revoir un visage un peu familier et l’ennui parce que nous n’avions pas eu vraiment de bons rapports du peu que nous nous étions vus. Je n’oubliais pas qu’elle m’avait presque rejetée, pensant que je n’étais pas celle qu’elle voulait que je sois. C’était une manie chez les elfes.

Elle s’avança vers moi, un large sourire sur ses lèvres ourlées. Elle était accompagnée de plusieurs elfes que je ne connaissais pas mais je m’en fichais bien. Pour l’heure, j’avais un mauvais pressentiment.

Un vraiment très mauvais.

— Laissez-moi vous souhaiter la bienvenue sur Valinor, Thranduil Oropherion, Seigneur de Vert-Bois. Je vois que vous avez eu ma lettre à temps.

Puis se tournant vers moi :

— Il est grand temps pour vous, Elenwë, de retrouver vos parents et les vôtres.

Je me sentis défaillir. J’allais retrouvez mes parents ! Mon chez-moi ! Enfin ! Mais attendez trois secondes, venait-elle de m’appeler Elenwë ?

— Quant à vous Thranduil, quelqu’un attend de vous revoir depuis bien longtemps. Des choses doivent être dites, des vérités doivent être mises à nu.

— Je ne comprends pas, répondit-il tout en glissant une main rassurante contre mon dos.

— Votre Elenna vous attend, elfe gris.

Sa main se crispa contre moi. Elenna n’était pas morte ? Je n’étais donc pas elle mais elle était ici, alors…

Mes yeux s’embuèrent.

Thranduil me scruta un instant et se pencha vers moi.

— Ne craignez rien, Cerise, je reviendrai, je vous en fais la promesse. Vous ne partirez pas sans que nous nous soyons parlé avant. Sans que nous nous…

Mais il ne put finir sa phrase car on le força presque à se séparer de moi. Mais pourquoi maintenant ? Cela ne pouvait-il pas encore attendre un peu ?

Deux elfes l’emmenèrent sans autre forme de procès tandis que Galadriel me couvait du regard comme si j’étais la vierge Marie en personne. Toutefois, je me fichais bien d’elle. Je regardais celui a qui j’avais malencontreusement donné mon cœur et bien plus s’éloigner de moi et malgré sa promesse, je le sentis se fendre en deux. Il avait sa femme ici, je savais qu’il était vain d’attendre quoique ce soit de lui, malgré tout… Malgré ce que nous avions vécu ensemble. Qu’était-ce quelques mois contre des millénaires passé avec l’être aimé ?

— Pourquoi tant de tristesse, Aranel *?

Je la regardai sans comprendre.

— Je ne suis pas triste, répondis-je butée.

— Non, vous ne l’êtes pas, votre cœur saigne et blesse déjà ceux qui savent lire en lui.

Elle passa ses bras autour de mes épaules et je me crispai. Pour qui se prenait-elle ?

— Qui êtes-vous pour vous permettre le droit de vous prendre pour l’une de mes amies en ayant des gestes… Si intimes à mon égard ?! dis-je furieusement.

Elle me relâcha en soupirant.

— Vous êtes dure avec moi, Aranel, et sans doute l’ai-je mérité pour vous avoir traitée avec si peu d’égards lors de notre entrevue dans les cavernes d’Eryn Lasgalen.

— Vous m’avez repoussée parce que je n’étais à vos yeux qu’une vulgaire petite humaine et que je ne voulais pas m’ouvrir à votre inquisition des plus déplacées ! crachai-je méchamment.

Mon cœur saignait, c’était vrai et j’avais besoin de blesser la première personne qui se trouvait près de moi.

— Dame Galadriel n’aurait pas dû se montrer aussi méfiante envers vous, il est vrai, mais pouvez-vous véritablement lui en vouloir d’avoir douté ?

Je me tournais vers l’elfe qui venait de parler. Il était grand, de stature imposante et avait de longs cheveux bruns attachés en demi-queue de cheval. Il était bien habillé et son doux sourire me rappela instantanément celui d’Elladan et de son jumeau. Se pouvait-il qu’il s’agisse de leur père ?

— Je vous en prie, mon ami. Elenwë semble ne pas comprendre ce qui lui arrive et comment lui en vouloir, soupira-t-elle sans me quitter de ses yeux pétillants de bienveillance.

Cependant, je ne pouvais pas laisser s’installer plus longtemps la supercherie.

— Je suis contente d’être ici, mais il y a erreur sur la personne, je ne m’appelle pas Elenwë mais Cerise Martin. Je veux juste rentrer chez moi et retrouver mes parents !

Galadriel et Elrond, je ne doutais pas qu’il s’agisse de lui, se consultèrent du regard.

— Vous êtes bel et bien Elenwë mon enfant, répondit-elle, et Valinor est votre maison. Cela faisait bien longtemps que les Seigneurs d’Aman attendaient votre retour.

Mon cœur s’arrêta de battre et je crus que j’allais vomir aux pieds de la Dame Blanche qui était loin d’être une poire. Oui, je disais n’importe quoi mais vous ? Comment réagiriez vous si on vous annonçait que votre venue était attendue depuis longtemps et en plus par des êtres exceptionnels…

Je me sentais mal. Non, j’avais envie de rire, c’était juste aberrant ce qui m’arrivait… Non en fait, je n’en savais rien…

— Sainte Marie mère de Dieu si elle veut ! m’écriai-je en une vaine supplique tout à fait ridicule, digne de la situation dans laquelle je me trouvais, pitié, dites-moi que je ne suis pas LA Mary Sue de cette histoire de fou !

A Suivre


Une Quête Ratée

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Saison 2

Vers un Monde Meilleur

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Fin

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Annotations

– Aranel : princesse en Quenya

– Voilà cette seconde partie terminée. Les aventures de Cerise en Terre du Milieu se termine ici. La troisième et dernière partie se passera en Valinor. Elle sera un peu plus courte et comptera 10 chapitres.

– Concernant le voyage jusqu’aux Terres Immortelles, la façon dont les elfes s’y rendent, je me suis longuement posée la question à ce sujet. Ceci est ma théorie, je l’aime bien.

Note de l’auteur

Et voilà 😀 ! Nous sommes arrivé à la fin de cette deuxième partie pleine de rebondissement en tout genre ! J’avoue être assez contente du résultat final. Les personnages ont bien évolués depuis la première partie, c’est fou ça ! Et sinon oui, la troisième partie se passera pour le plus gros sur Valinor 😉 Mais je ne vous  dévoile pas tout, tout de suite.

J’y pensais ce matin mais ça va faire plus de dix mois que je suis sur cette histoire. Je n’arrive pas à y croire. Le temps passe à une de ces vitesses !

Un grand merci à toutes celles (et ceux) qui me suivent depuis le début ou qui sont arrivés entre temps, qui me lisent et qui de temps en temps me donnent leurs impressions ! Cela fait toujours chaud au cœur de voir que nos histoires ne passionnent pas que nous-même 😆

Merci à vous ❤

Et bien sûr, un immense merci à ma Lilou Black, amie et correctrice de cette histoire qui a toujours été à mes côtés quoiqu’il arrive !

Sur ce, je vous dis à bientôt pour la suite !!

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29 commentaires

  • Yop yop!! Un chapitre de malade, avec une fin de malade! J’ai adoré! La référence à Titanic était incontournable avec Cerise! C’etait trop drôle! Et l’arrivée sur Valinor, c’est tellement cruel de nous laissez là, comme ça!!! :p vivement la suite!! Oui, cette seconde partie aura été riche en rebondissement et les personnages ont beaucoup évolué! Je ne peux donc pas imaginer ce que nous reserve la derniere partie! Ça va être grandiose!!! Vivement!!! Bisous!!!

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    • Je suis vraiment ravie que cette seconde partie t’ai plu ! J’avais un peu peur car la première est assez différente avec les gags de Cerise… La dernière partie sera plus sombre, plus sérieuse car cela va remettre beaucoup de choses en questions. Là on va rentrer de pleins pieds dans la romance/fantasy avec tout un panel de nouveau perso. J’essaie d’être le plus fidèle possible à l’univers de Tolkien même si je me permets quelques déviations.

      Merci d’aimer cette histoire, de commenter et de la suivre ❤

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      • Ohh lala!! C’était la chose à ne pas me dire!!! Plus de perso??? J’ai trop hâte là!!!
        Quand a rester fidèle à maître T., je ne m’inquiète pas pour ça! Tu t’en ais très bien sortie jusqu’à présent, ce qui est très compliqué, vu l’univers, donc chapeau!!! Bisous!!!!

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  • NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNNNNNNNNNNNNNNN JE VEUX LA SUITE PITIEEEEEEEEEEEEEE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Bon, soyons clair, mon amie (mellon nin *private joke de fans *)…j’ai pleuré ENCORE comme une madeleine. J’aurais voulu que…Thranthran et Cerise, ça puisse durer… mais….ça risque d’être compliqué désormais…
    Je veux savoir la suite T.T
    Je t’en supplie…
    Coeur ❤

    Aimé par 1 personne

    • Ma chère «  Mellon nin » 😉 ,

      Merci encore pour tes reviews ! Ça me fait très plaisir ^^. La suite arrivera plus tôt, en fait je pense poster le chapitre 34 d’ici ce weekend. La troisième partie, toutefois risque d’être un tantinet plus sombre !

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  • SHAME ON YOU ! Tu as dénigré Titanic ! Je suis une fan incontestée des films à l’eau de rose de ce genre, et Titanic arrive en seconde place de ma liste, derrière Nos Etoiles Contraires ! MaisOnEstPasLaPourParlerDeMesGoutsEnMatièreDeFilms…

    Les adieux étaient trooooop déchirant, j’en ai eu la larme à l’oeil, vraiment.
    J’avoue que j’ai pas tout de suite compris Cerise en mode Transformers, je deviens une étoile filante. Je me suis dis Doux Jesus mais qu’est-ce notre auteur nous a fait là !
    Puis j’ai continué de lire. Et j’ai compris ! (mon dieu, qu’est-ce que je suis forte et intelligente :3 )
    QUOIIIIII ? Elenna n’est pas morte ? Mais c’est quoi cette histoire là ? Ca ne va pas du tout du tout du tout ! zoiehifpeozieuitocyauierytuic’eoifuzeo ioyiy <= En mode gros pétage de câble. Je suis effarée, outrée, déconcertée et complètement mal à l'aise et triste pour notre Cerise internationale (et intergalactique à présent non ?) Elle va foutre la merde l'épouse de Thranduil, je le sens gros comme une maison, gros comme un nez au milieu de la figure ! Je la connais même pas que je l'aime déjà pas :p
    Oulala, mais elle fait quoi Galadriel ? Elle espère s'attirer les bonne voies du Seigneur en accueillant Cerise comme ça meilleure amie ? Mais rien ne vas plus, j'espère que tu en es consciente hein ?
    Moi je pense que Cerise elle va grave aimer Elrond, parce qu'Elrond il est coolos en vrai ! (et en faux aussi d'ailleurs)
    T'as pas le droit de nous laisser sur notre faim comme ça, c'est totalement injuste et ignoblement dégueulasse :boude:

    Vivement la suite !

    Mathilde (qui espère ne pas t'avoir trop fait peur avec ce commentaire :p )

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    • Bon j’ai bien aimé Titanic mais j’avoue que le coup de Jack qui fiche un bon coup de pied dans le postérieur de rose pour la faire couler… j’y ai pensé aussi XD Pardonne moi cet affront 😉
      Non, je te rassure, je n’avais pas fumé de joins avant d’écrire ce chapitre 😆 ! Alors en fait Elenna est… tu verras par la suite ^^. Galadriel comme beaucoup d’elfe n’est pas très fine et ne connait pas le tact.

      Non, t’inquiète ton comm’ m’a fait rire au contraire 😀 La suite ? bientôt, tout bientôt ❤

      Merci ❤

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  • Alors imagine toi le contexte…
    Je sors du boulot, tranquillement, je descend à mon arrêt de bus quand… Mon téléphone vibre… Alerte mail… Alerte chapitre….
    Je m’assois sur un des bancs et là…
    Là je me suis juste laissée porter par ton récit.
    J’ai été triste au départ, pouvais imaginer ce que Cerise pouvait ressentir, quitter ces amis, surtout quand ils ont partager autant, même en peut de temps, c’est douloureux et le fait qu’elle va se retrouver seule à Valinor est effrayant, ça c’est certain…
    Pauvre Cerise, cette scène des adieux m’a mis des frissons et m’a fait monté les larmes, en même temps, ça c’est pas un scoop, vu l’indécrottable sentimentaliste que je suis.

    Le passage avec Titanic m’a fait glousser toute seule (à l’arrêt de bus imagine le topo xD) j’ai trouvé la référence excellente et Thranduil qui pense que c’est une histoire vraie, mwahahahahah

    On peut noter quand même une chose, tout au long de ce chapitre, c’est Thranduil, il est différent, comme plus calme, comme plus près de Cerise, en témoigne ces gestes sur le bateau, ces mots à leur arrivée à Valinor…

    Des révélations, enfin, si on peut dire, nous avons notre réponse sur qui est Elenwë, j’ai juste été bidonnée par ta fin! LA Mary Sue de cette histoire, rhalalalalal ma pauvre Cerise! Y a de quoi rêver! mdr

    Tu as mené de main de maître toute ton histoire, laissant des indices au fils des chapitres, surtout dans toute cette deuxième partie, la rencontre avec Ulmo est ultime si on peut dire, pas le dénouent, mais juste montrer qu’elle n’est pas n’importe qui, mais ça, on avait commencé à s’en rendre compte depuis quelques chapitres déjà, surtout depuis le dernier, avec son autorisation d’aller jusqu’à Aman.

    Je trouve facile le revirement de Galadriel, pour le coup, ça passe pas trop, tout comme la façon dont Thranduil a été disons, mis à l’écart, séparé de Cerise avec cette révélation: Elenna est dans le secteur… Dur dur…

    Ce fut un régal de te lire, vraiment, j’ai juste adoré, c’est le bout du voyage, mais pourtant, y a encore tellement de choses à comprendre, tellement de questions encore.

    Tu peux être fière de toi, très fière même, félicitation pour nous tenir autant en haleine depuis onze mois, c’est juste… Magique!
    C’est sans doute l’une des meilleures fanfic que j’ai pu lire sur le fandom LoTR… Bravo, tu peux en être plus que fière…

    <3<3<3<3 ma belle, prend soin de toi, fait nous encore rêvé avec la suite, hâte de voir comment ça va se goupiller, comme ils vont vivre tout ça et quel sera la place de tout à chacun dans cette suite!

    Mille tendresse, et aussi, un méga gros câlin à Lilou grâce à qui tu nous a offert ce splendide final de cette seconde partie.

    Niza

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    • Niza le retour 😀 !!

      Par contre quand tu parles de Ulmo tu voulais dire Manwë parce qu’à part l’invoquer on ne le voit pas. Même s’il est en parti responsable des tempêtes maritime qui secoue le grand Ouest. Galadriel n’a pas de tact, comme beaucoup d’elfe. Et puis pauvre Cerise avec tout ce qui lui tombe dessus et Thranduil qui est emmené manu militari… dur dur…

      Merci de me suivre et de commenter cette histoire ❤

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  • Comme dit plusieurs fois, ils vont me manquer à moi aussi, Legolas et Gimli… L’elfe brun (gni !) manquant parfois de diplomatie mais tellement gentil, perspicace et de bon conseil et le nain si attachant, cocasse et adorable ! Ce sont deux personnages magnifiques que nous laissons derrière nous à l’instar de Cerise, et ses larmes fendent d’autant plus le cœur. Elle laisse derrière elle des gens qui l’ont toujours acceptée comme elle était sans pour autant la comprendre systématiquement, et qui l’ont toujours soutenue même si parfois elle n’a pas été tendre avec eux. Comme elle le dit elle-même, elle les abandonne vers un univers qu’elle ne connaît pas, qui est a priori terrifiant et où elle risque fort de devoir subir le jugement des autres du fait de sa différence… ces deux sentiments à la suite font que ça fait sacrément mal, on peut donc la comprendre. Cela dit, on peut se demander deux choses : ce que Thranduil a bien pu penser en voyant sa maîtresse suspendue au cou de son fils et ce que Legolas sait de tout ce qui va se passer, parce qu’il semble être conscient de choses dont Cerise, et à plus forte raison Thranduil, n’ont aucune idée. Dans tous les cas, c’est un passage très touchant et ça m’a un peu serré la gorge quand j’ai corrigé.

    De toute évidence, même si le Maître n’a jamais fait que le sous-entendre, le voyage entre les rives des Terres du Milieu et le continent d’Aman n’a rien d’une sinécure… et tu le décris avec beaucoup de justesse. On en a discuté en d’autres lieux, mais quitte à radoter, tu as fait le bon choix en tablant sur un trajet rapide. Je n’y ai pas pensé sur le coup mais il me semble que quand on n’en a pas l’habitude et, a fortiori, quand on ne maîtrise pas ce qui se passe, un bateau à vitesse anormale est ce qu’il y a de plus anxiogène et désagréable dans ce type de traversée. Le mal de mer, bien sûr, y est aussi pour quelque chose, pauvre Cerise. Par ailleurs, les alternances entre grande vitesse et quasi calme plat doivent être éprouvantes pour les nerfs… ce qui expliquerait que quiconque se risque sans savoir à se diriger vers Valinor prend des risques de se perdre, de devenir fou ou de mourir. Dans tous les cas, les marins-Elfes sont sacrément costauds !

    La fameuse scène de… enfin ce qui se passe juste avant l’arrivée, le petit incident de Cerise et cette espèce de sortilège qui frappe tous les autres passagers soulève beaucoup de questions. Le fait qu’Aman se situe sous d’autres cieux (au sens strict) sous-entend que, en mettant de côté les aléas maritimes, il ne s’agit pas d’un simple voyage en bateau. Pour passer du « monde » dans lequel se trouve la Terre du Milieu à celui où se trouve le légendaire continent elfique, il est évident qu’une chose extraordinaire doit se produire… ce qui explique l’immobilisation des uns et des autres qui ne semblent rien percuter à ce qui se passe. Du moins, Thranduil voit la situation lui échapper, il s’inquiète à forte raison pour Cerise et déteste cette sensation de ne rien pouvoir faire d’autre que respirer. Cela étant, Cerise, en mettant de côté sa transe, apparaît comme une sorte de guide, un peu comme l’étoile du Berger, celui qui me chante la chanson de Sheila, je lui bouffe le foie. Elle est en lévitation, elle brille, et comme il semble que la tempête ne s’est pas arrêtée, le bateau continue d’avancer et elle aussi… m’est avis qu’il y a de la symbolique derrière tout ça, même si je ne peux pas trop en dire et si c’est totalement tiré par les cheveux. Dans tous les cas, on touche au but. On commence à avoir de très gros indices sur la raison pour laquelle Cerise est arrivée dans ce monde-là, quittant à regret sa chère « terre-tout-court ». Elle a des doutes, elle aussi, même si elle nie la vérité… en ayant un inconscient particulièrement aigu : ce sont ses parents qu’elle réclame, plus que ses amis. La signification est lourde…

    Pour finir, comme je te l’ai dit, j’ai adoré la scène avec Galadriel, paratonnerre improvisé de la colère de Cerise. Bien sûr, l’ex-dame de Lórien l’admet elle-même, elle l’a un peu cherché. Son attitude à Mirkwood/Eryn-Lasgalen laissait un peu à désirer, elle s’est montrée pour le moins désagréable et méprisante à l’égard de Cerise qui ne lui avait rien fait, sinon être une preuve de ses erreurs d’interprétation. Outre cela, elle se montre assez maladroite, essaie de rassurer Cerise sans rien lui dire, ce qui n’est rien moins que malin… et considérant qu’elle est au courant de sa relation avec Thranduil, elle n’essaie même pas de la rassurer et balaie cette séparation assez traumatisante (le roi des Elfes l’admet lui-même) d’un haussement d’épaule. A la limite, Elrond fait preuve de davantage de diplomatie que Galadriel, a fortiori du fait qu’il fasse face à quelqu’un qu’il n’a jamais vu et dont il n’a eu que quelques échos. Mais bon, c’est Elrond ❤

    Bravo à toi pour ce superbe chapitre. Purée, déjà dix mois ? On ne les aura pas sentis passer… mais ça en valait la peine. Largement. Et l'aventure continue !

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    • Tu déduis bien 🙂 De plus, n’oublions pas que même certains elfes peuvent s’y perdre définitivement… Oui ce chapitre est bourré d’allusions et un peu mystique. Je ne me voyais pas l’écrire autrement. Je suis contente du rendu parce que autant c’était claire dans ma tête, autant après il fallait le coucher par écrit et là ce n’était pas gagné !

      Bref, j’adore bosser avec toi parce que c’est toujours intéressant d’avoir un second avis et des éclaircissements quand on se sent un peu perdu. Tu es là depuis le début et tu m’as toujours soutenue ❤ Merci mon amie ❤ ❤

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  • Et bien déjà la fin de cette partie,comme d’accoutumée j’ai lu d’un trait.le départ des havres gris m’a beaucoup fait penser au retour du roi,mais comme toujours tu as su y mettre ton empreinte et nous étonner par ce voyage dans l’inconnu.les aventures de cerise ont déjà dix mois, je ne les ai pas vu passé et tu sais comment nous tenir en haleine,donc bravo pour ce chapitre pas évident.bisous bisous

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    • Merci Eric ! Le retour du roi, oui c’est vrai que ça y fait penser mais je t’avoue ne pas y avoir songé lors de l’écriture mais indéniablement il était normal que j’en sois imprégnée.
      Merci à toi de suivre cette histoire et de m’avoir suivie jusqu’ici 🙂
      Au plaisir de te lire ❤

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  • Et bien, ça c’est du chapitre à sensations et rebondissements. Pauvre Cerise, le voyage est pas très doux pour l’estomac ^^. Tu entre dans le vif du sujet , Comment l’histoire va évoluer et comment le thranthran va-t-il se dépatouiller de tout ça. Je suis resté sur le cul, vraiment. Cerise en mode lampe torche de luxe c’est collector :p . Et la fin, non mais la fin pauvre Cerise, il faut lui sortir cette idée débile de marie-sue de la tête. Elle ne devrait pas penser à ça mais plutôt à récupérer le thranthran. Je sens que ça va rebondir dans tous les sens dans la 3 eme partie et ne pas être de tout repos.
    A bientôt ++++++ ❤ ❤

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    • Toi aussi, pour te guider vers Valinor adopte la lampe Torche à la Cerise, elle te guidera sans encombre jusqu’à ta destination finale

      Lol c’est sûr que vu comme ça 😉 😆

      Je crois que Cerise, tout comme son auteur a été traumatisée par les Mary Sue… Va savoir pourquoi surtout que je n’en lis pas des masses des histoires avec des MS 😛

      Contente que ça te plaise toujours ! La dernière partie sera un peu plus sombre mais je me régale à l’écrire ^^.

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  • Je n’aime pas non plus les au revoir déchirants. Cerise aurait du assommer Legolas et Gimli avec un gourdin et les cacher dans son sac pour qu’ils embarquent de force à l’insu de leur plein gré dans ce foutu bateau en forme de piaf des lacs !
    Je me suis demandé ce que nous faisait encore Cerise à se transformer en étoile filante ! J’imagine bien Thranduil essayant de la retenir par le pied et s’envoler avec elle car il n’en a pas la force !
    Le coup du Titanic était génial. La seule fois où j’ai essayé de le faire, je me suis pris une vague en pleine figure, et j’ai bavé pendant au moins 20 minutes parce que j’avais avalé de l’eau de mer, c’était trop glamour ! 1/3 escargot baveux, 1/3 méduse (les cheveux détrempés puant la mer, hum !), 1/3 rat mouillé ! Mon sex-appeal était au 10e sous-sol ce jour-là ! Bref.
    Comme c’est bizarre, mais ton Elenna, je ne l’aime pas beaucoup. En fait, je ne l’aime pas du tout. Mieux, je la hais, je la déteste, j’ai bien envie de la faire disparaître ce ton histoire. Ou mieux encore, elle et Tintallë sont bannies de Valinor car elles ont été méchantes avec Cerise qui est en fait Elenwë, princesse de Valinor (Elenna en existant, et Tintallë parce que c’est Tintallë, quoi). Ou alors elles vont toutes les deux glisser sur une peau de banane, se casser la figure dans les escaliers tout juste lavés donc glissants et se rompre le cou. Et voilà, plus de problème.
    La fin de cette partie est tout bonnement géniale ! Je me suis dit : « Qu’est-ce qu’elle va encore nous sortir, la Cerise ? » et là, le coup de LA Mary-Sue de l’histoire, c’était juste la Cerise sur le gâteau (oui, je sais, j’aurai du faire l’école du rire, j’aurai fait des blagues plus drôles, mais ils n’acceptaient plus les cas désespérés, alors je me suis contentée d’être moi, avec mon humour pourri).
    J’ai vraiment hâte de lire la suite et te souhaite bon courage pour celle-ci !!
    🙂

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    • Cerise respecte trop Legolas et Gimli pour leur faire un coup pareil même si c’est vrai, c’était tentant ! Ma pauvre, se prendre une bonne vague en pleine poire, en plus du mal à l’égo ça fait mal tout court. Cerise n’aura pas eu cette expérience xD Pour ce qui est d’Elenna, tu verras, moi j’avoue qu’elle me déçois un peu mais, tub verras ça bientôt ^^.

      Tu sais quoi j’aime ton genre d’humour alors n’hésite pas 😉

      Je te dis à très bientôt pour la suite des aventures de la Cerise au pays des koalas géants… Heu des elfes et des Valar 😉

      Merci de lire cette histoire et de me laisser des messages ❤

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  • Mince… J’ai horreur d’attendre.
    Je réitère ce que j’ai déjà dit (je radote quoi…) mais j’adore ta plume !
    Vivement le mois prochain alors…

    Amicalement,

    Maara

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    • Oh ! Tu as lu cette histoire aussi ?! Merci ❤ Elle est très différente de "La Malédiction d’Erebor« , je suis ravie de voir qu’elle te plait aussi 🙂 En tout cas merci de les avoir lu et de laisser un petit message. sinon, je te rassure mais la suite ne sera pas pour le mois prochain, au mieux, ça sera pour ce weekend 😀

      Encore une fois merci pour ton beau compliment ❤

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      • Et oui quand j’aime je ne mâche pas, je dévore ! ;). J’ai déjà lu pas mal de fics mais peu m’ont fait cet effet là. Fallait au moins partager ce sentiment donc ne me remercie pas c’est normal d’encourager ;).
        Youpi pour ce WE alors. Mais dis donc tu es vatchement prolifique ou tu l’as déjà écrite entièrement et tu postes petit à petit ?

        Amicalement,

        Maara

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        • Eh bien encore une fois : merci (j’insiste) ❤ Ça me touche beaucoup ! Alors sache que j'ai toujours quelques chapitres d'avance non corrigés. Je n'aime pas publier sans filet de sécurité. Logiquement la fic se terminera aux alentours de 40 chapitres, soit un peu plus, ça dépendra de ce que j'aurais à dire …Enfin surtout les personnages ^^.

          Belle soirée à toi 🙂 !

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          • Et bien décidément tu m’épates. Moi qui ai mis à peu près 8 ans pour écrire une fics de 50 chap… Lol. J’ai pas le cerveau aussi fécond. En même temps j’écrivais deux lignes entre deux biberons ça n’a pas forcément aidé non plus. Bref en tous cas ça me rappel à mes bons souvenirs et tu me redonnes goût à l’écriture :). Je m’y remettrai peut être si j’ai le temps.
            Continues bien et régale nous encore de ra plume ! 😉
            A très vite. Amicalement

            Maara

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  • Bonsoir gente dame Darkklinne.

    Et bien pour un voyage vers les terres sacrées de Valinor, c’en est un !
    Cela commence par des adieux déchirants… De l’émotion, de la tristesse…
    Ceci dit, Gimli et Légolas ne seront pas mécontents de passer un peu de temps ensemble, se remémorant leurs souvenirs et assister aux inévitables changements devant se produire sur la Terre du Milieu.
    Le temps des elfes est révolu…Bienvenue les hommes et le cortège de désillusions qui ne manquera pas de se produire. Si, si, les hommes pervertissent toujours tout.

    Enfin, notre Cerise, (plus pour très longtemps il me semble, où alors je n’ai rien compris ce qui pourrait être une solution envisageable), elle, monte sur un magnifique navire pour voguer sur l’océan de l’aventure.
    Au demeurant, je les trouvent absolument design ces embarcations…
    Raffinées, légères et pourtant très stables, elles assureront leurs fonctions qui est de les mener à bon port sommes toute !

    Le petit clin d’oeil du film Titanic est savoureux, même si elle n’a pas aimé l’histoire d’amour entre Jack et Rose !
    Faire emprunter par les navires « la voie droite », celle qui mène sur les Terres immortelles (terres sacrées),soustraite à la vue des habitants de la Terre du Milieu, était un pari audacieux que tu as su relever.
    Un voyage épique où le symbolisme n’est jamais bien loin.
    La lumière qui éclaire la voie à suivre..
    Et comme toute voie symbolique, elle reste impénétrable…Sauf pour les plus méritants cela va de soi.
    Cette petite a plus d’un tour dans son sac, ou bien elle rentre au bercail…

    Welcome at home semble nous raconter ce chapitre. Et notre bon roi, pas Dagobert, mais Thranduil,comment prend t’il la chose ? Je ne sais pas pourquoi, je le sens un peu tendu…Besoin d’un coup de main mon roi ? Il semblerait que de troublantes explications ne s’invitent au banquet non? Alors là…Il va falloir faire preuve de beaucoup de déterminations, avoir un soupçon de chance, et au besoin lancer une pièce et faire un quitte ou double. Pourquoi pas ?
    Et revoilà cette charmante,délicieuse, ravissante et légèrement irritante dame Galadriel !
    Nous pourrions, sans aucun doute, lui proposer un poste de diplomate tant sa détermination à mettre les pieds dans le plat force l’admiration. Elle est charmante vous dis-je…
    Attention votre majesté,à ne pas vous laisser piéger…
    Des serpents ils y en a partout, même dans le jardin d’Eden…C’est dire.
    Mais je ne me fais pas de soucis pour sa glorieuse majesté. Il saura mener sa barque.
    Je n’aurais pas vu passer ces dix mois, et pourtant le temps s’écoule inexorablement.
    Comment s’amorcera la dernière partie de ce récit ?
    Patience, patience…
    En attendant, je garde un oeil sur mon roi. Sait -on jamais !
    Bisous à toi gente dame et bonne continuation.

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    • Ah ah ! Concernant Cerise, si tu as bien compris gente Dame 😉 La suite sera plus sombre. Cerise et Thranduil vont se retrouver séparé… Bref, il va se passer beaucoup de choses ^^. ah comme c’est bizarre, peu de gens apprécie la bonne dame Galadriel… Pour une fois, je la défend. Ce n’est pas de sa faute si comme beaucoup d’elfe, elle manque de tact 😉

      Perso, je ne suis pas ultra fan des bateaux en forme de cygne, ça me rappelle les barques pour les amoureux un peu trop kitch à mon goût 😛

      Bien, j’espère que la dernière partie te plaira tout autant, ça sera un peu différent et un peu plus sombre surtout.

      Bisous la belle et ne garde pas mon Thranduil pour toi toute seule, fais tourner un peu gourmande 😆

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  • Coucou
    A mon tour de reviewer après tous les merveilleux compliments que tu m’as écris pour ma propre fic (encore merci)
    Super chapitre (comme d’habitude, je ne suis nullement déçue)
    J’ai quand même une question : est-ce que Cerise est la réincarnation d’une elfe connue?
    Je demande ça par ce que je sais que tu as l’habitude de donner des noms d’elfes qui existent déjà dans les romans de Tolkien à certains de tes OC. Mais quand même le nom d’Elenwë m’avait fait tilt dès le début. J’avais arrêté de penser que Cerise pourrait être la Elenwë de Tolkien, mais là cette idée revient me perturber car la ressemblance est flagrante à mes yeux.
    1. Elenwë et Cerise sont blondes.
    2. Cerise parle le Quenya naturellement et Elenwë, n’étant jamais arrivée en Beleriand, n’a jamais pu entendre parler le Sindarin.
    3. Tu parles aussi de princesse, ce serait logique car Elenwë était la femme de Turgon qui était lui-même prince, puis roi.
    4. L’apparition de Manwë et l’affection qu’il lui porte est normale vu que les Vanyar sont ses elfes préférés.
    Bon, par contre ça n’explique pas pourquoi Thranduil a fait des infidélités à Elenna et je sais que tu vas nous donner une explication sur cela 😉
    A bientôt
    Biz
    Sacrok

    Aimé par 1 personne

    • Merci pour ta review ❤ Et celles que je t'ai mises sont amplement méritée, même si moins travaillée, j'ai eu un coup de cœur pour cette seconde fic que tu écris. Je te félicite encore d'ailleurs.

      Concernant ce chapitre :

      Tu sais quoi ? Je suis contente que tu poses ces questions et pour tout te dire les réponses viendront dès le chapitre 34 😉
      Quant à ce cher Thranduil et bien là aussi, il y a bel et bien une explication.

      J'ai fait en sorte, même si je dévie et me sers de l'univers de Tolkien à mes propres intérêts, de rester le plus près possible de ce qu'il a inventé. Après tout,ce que j'écris, c'est de la fanfiction ^^.
      Contente que le chapitre t'ai plu. La suite est plus sombre et je touche à une partie de l'univers du maître peu utilisée ou parfois de façon trop superficielle… Bref, c'est la partie la plus hard mais la plus intéressante à écrire parce que là je me lance un peu dans un saut sans parachute !

      Bises et au plaisir de te lire ❤

      Aimé par 1 personne

  • A la référence au Titanic lol…

    Moi aussi suis malade en bateau…terrible pour une fille qui vit à qq minutes de l’océan lol

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