Chapitre 34 : Elenwë

Valar---Varda&Manwë-Par-©Gerwell-

34

Prologue

Elenwë

ou

La destinée d’une étoile

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Regarder l’immensité d’une nuit sans fin est l’un des plaisirs qui me réconforte le plus. Elle est notre cocon dans lequel j’avais envoyé une multitude d’étoiles toutes plus brillantes les unes que les autres qui apparurent au début même de mon existence.

L’obscurité est mon berceau le plus beau, mon repère dans ce monde vacillant. J’aime m’y reposer quand je sens monter en moi le grondement rageur de ces incertitudes aussi pesantes que dérangeantes.

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Je ne pouvais enfanter. Concevoir ne serait-ce que le moindre petit être vivant m’était impossible, et inenvisageable. Cela ne faisait pas partie de mes attributions, voilà tout. Je n’avais pas été créée pour cela et jamais je ne me serais permise d’outrepasser les dons qu’Ilúvatar, notre bon père, nous avaient offerts à chacun.

Bien sûr, nous avions tous contribué à ses chants et participé à de nombreux thèmes… Une époque, un temps où tout aurait été si simple s’il n’y avait pas eu l’aura malveillante de l’un des nôtres. Un être possédé par le besoin de tout, d’être celui que personne ne pourrait être. Vouloir être vénéré, celui que notre bon père verrait toujours en premier. Nous n’avions pas ce désir, contrairement à lui.

De ce fait, et à cause de son emprise sur les plus faibles, ceux qui vinrent après nous, la vie sur Valinor ne fut plus jamais aussi calme et paisible qu’à sa majestueuse naissance.

Bon nombre de tempêtes vinrent fouetter de toutes parts nos rivages, menaçant toujours un peu plus notre douce tranquillité, notre havre de paix. Depuis, nous étions restés en retrait des autres mondes, nous mettant ainsi à l’abri des heurts et des esprits rebelles. De ceux qui n’avaient plus à cœur la tranquillité, une paix si chère à nos besoins.

Pourtant, malgré notre retraite voulue, rien ne nous était inconnu le passé, le présent et même le futur faisait partie intégrante de nos existences. Cela était une chose que nous avions appris à maîtriser. Il n’était jamais de bon augure que de vouloir changer ce qui devait être. Malgré la sagesse et le discernement qui nous habitaient, jamais nous n’oubliions à quel point il était facile de basculer dans la part d’ombre de nos esprits. Nous avions vu l’un des nôtres vaciller puis brûler, pour finir par ne plus être que l’ombre de la personne bienveillante qu’il avait jadis été. Il était, est et resterait notre exemple le plus craint et le plus terrifiant à ce jour.

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La Terre du Milieu avait connu bon nombre d’apogées et de déclins. Elle en connaîtrait encore et encore, nous le savions tous. Nous étions notamment conscients que le temps des elfes arrivait à sa conclusion dans cette partie du monde. Leur raison d’être en Terre du Milieu n’avait plus aucun sens et tirait à sa fin.

Je ne les avais jamais tout à fait compris. Nous avions tant fait pour eux par le passé et essuyé autant de déceptions que de joie les concernant. Ils étaient tous comme des enfants un peu turbulents que nous devions parfois remettre dans le droit chemin, jusqu’au jour où ils auraient été trop loin. Manwë était un être clément qui savait écouter et être patient. Rien n’était dit de lui, ni fait, sans maintes et maintes réflexions. Il prenait le temps de la sagesse avant de prendre la moindre décision. Nous le considérerions tous comme le second de notre bon père.

Les elfes, les premiers nés d’Arda, étaient épris de trop de liberté et ne savaient rester en place du fait de leur jeune âge. La fougue d’une jeunesse qui ne se passerait pas sans heurts, hélas. Les Ñoldor, conduis par Finwë, l’un des tous premiers à avoir ouvert les yeux, s’étaient morcelés à la mort de ce dernier pour laisser deux chefs de clans épris de trop de rêves, de pouvoir et de grandeur, Faënor et Fingolfin. Cela avait mal commencé et cela ne pouvait que mal finir. Cette lignée dédoublée, morcelée par trop de rancœur personnelle s’était vue maudite à travers leurs propres actes. Il n’y avait rien de mystique dans tout ceci, s’ils avaient su voir au-delà de l’ombre qui planait en leur cœur, ils auraient compris que le bon père ne leur voulait qu’une vie heureuse, quelle que soit leur décision.

Cette histoire fut irrémédiablement triste et tragique. Ils avaient eux-mêmes forgé leur propre déchéance, leur propre mise à ban.

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Une jeune elfine avait su marquer mes souvenirs de manière indélébile. Il s’agissait de la bru de Fingolfin, Elenwë, la femme de son fils Turgon. Elenwë était une elfe Vanya au cœur pur qui aimait tout autant que moi la lumière des étoiles. Elle n’avait rien de plus que les autres, rien de moins et pourtant, sa tragique disparition m’aura amené à des décisions que jamais je n’aurais pensé avoir un jour.

Elle avait périt de manière terrible lors de la fuite des Ñoldor vers les Terres du Milieu. Dommage collatéral, prise entre deux feux, pauvre créature sans défense, elle qui ne rêvait que d’amour, de chants et de paix, s’était vu arracher son dernier souffle de vie de la plus cruelle des façons.

Au fond de nous, nous pleurions tous la folie de ces indomptables enfants, incapables de tenir en place et qui ne savait écouter personne. Nous leur avions ouvert notre cœur, offert notre confiance et ils l’avaient bafouée sans le moindre remord. A croire que la folie et la noirceur de Melkor les avaient contaminés parce qu’ils étaient trop faibles, trop jeunes et naïfs sans doute, pour résister à la tentation.

Tant de sang avait coulé. Tant de vies bénies avait été prises sans aucun regret. Elenwë n’était qu’une elfe, dorénavant privée de vie, parmi tant d’autres qui jonchèrent un temps le glacial détroit d’Helcaraxë*. Pourquoi l’avais-je remarquée alors que tant d’autres corps s’étendaient à côté du sien ? Je ne saurais le dire, sans doute parce qu’à ma manière, je voulais rendre un dernier hommage à ces pauvres âmes innocentes prises dans le feu d’une guerre sans merci sans le savoir et contre leur gré.

Longtemps, à travers le ciel, j’avais regardé son corps éteint avant de voir son âme s’envoler vers les cavernes de Mandos. Námo était furieux et avait décidé de les garder toutes prisonnières sans distinction et sans autre possibilité de rédemption. Telle était la punition qu’il leur infligeait car ils n’avaient pas mérité de revenir et je ne pouvais que l’approuver. Ces âmes bannies étaient vouées à errer pour l’éternité dans les sous-sols du palais de Mandos sans jamais trouver le repos.

Néanmoins, un matin, je me retrouvai devant lui pour une demande bien particulière. Sa surprise à me voir ainsi devant lui avait été grande, saisissante ! Il est vrai qu’il était assez rare de me voir descendre du Taniquetil sans une bonne raison, encore moins de m’aventurer dans la demeure du gardien des âmes d’Arda.

L’objet de ma visite impromptue était une âme innocente qui avait su capter mon cœur, prisonnière du corps d’une elfe morte il y a peu.

Elenwë, à sa mort, attendait un nouvel enfant. Elle n’était encore qu’un balbutiement, mais son âme ne méritait pas de rester enfermée ainsi ni d’encourir une punition imméritée. Je dus déployer ma plus belle verve pour exprimer ce que je ressentais vis-à-vis de cette injustice auprès du gardien de ces lieux sacrés.

Contre toute attente, et chose toute à fait surprenante, mais sans doute pas autant que cela, j’eus l’extraordinaire permission d’extraire l’essence de ce balbutiement d’âme. Comme je l’avais expliqué à Námo, je la mêlai à l’une de mes dernières petites étoiles en devenir, que je n’avais pas encore envoyée dans l’obscur firmament, berceau de toutes mes filles, petites et grandes, seules ou en groupe…

Je lui donnai alors le nom de celle qui aurait du être sa mère, Elenwë, ce qui était prédestiné car rien n’arrivait sans raison. Jamais.

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Pendant des siècles et des siècles, puis quelques millénaires, Elenwë brilla d’une douce lumière sans jamais changer. Elle était à sa place parmi ses nouvelles sœurs et je savais que le bon choix avait été fait pour elle. Pourtant, un jour, alors que je ne faisais plus vraiment autant attention à elle, sa luminosité changea. Il me fallut bien du temps pour comprendre que cette petite âme si particulière s’était éprise de celui qui aurait du devenir un jour, son âme sœur. J’avais oublié quelque chose de fondamental dans mon désir de la sauver et de lui donner la meilleure vie possible. Avant d’être étoile, elle était elfine, enfant d’Ilúvatar et par conséquent, son âme jumelle attendait quelque part en Valinor où bien en Terre du Milieu de la retrouver pour ne plus faire qu’une pour l’éternité.

Cela n’arriverait jamais et j’en conçus un certain chagrin.

Elenwë, bien sûr, ne le savait pas, elle était née étoile et ne pouvait penser autrement et pourtant… Une part de son essence même, compris-je, aspirait à devenir l’un d’entre eux.

Inquiète de ce qui pourrait arriver, je finis par m’en ouvrir auprès de mon époux qui était le Vala le plus sage de ma connaissance.

— Une étoile ne devrait pas avoir à aimer comme un être vivant. Son amour devrait être porté vers toi et ceux qu’elle éclaire, Varda. Tel est sa destinée, répondit Manwë.

Mais Elenwë n’était pas une étoile comme les autres. Son âme, elfique, se mit à briller tellement fort qu’un jour, l’impensable finit par se produire : elle se mit à décliner.

— Une étoile qui se meurt d’un amour à sens unique est inconcevable, avança un jour Aulë surpris par cette étrange manifestation.

Ce à quoi son épouse, Yavanna acquiesça sévèrement.

— Jamais tu n’aurais dû changer le cours de son destin, aussi funeste fût-il, soupira un matin Estë qui avait de la peine de voir s’éteindre aussi vite une de mes dernières filles.

Mais pouvais-je remédier à cette nouvelle tragédie qui se jouait sous mes yeux ? Je savais que cela aurait pu arriver et quand j’en fis part à Vairë, cette dernière secoua la tête de manière énigmatique. Elle savait ce qui allait se produire, mais je refusai de lui demander ce qu’elle savait. De toute manière, elle ne me dirait rien, quoique je fasse.

Alors j’attendis qu’Elenwë elle-même s’ouvre à moi, car j’avais le pouvoir d’entendre toutes mes filles chéries.

Elle le fit à l’aube de sa disparition.

Jamais, dans l’histoire de la création du firmament qui englobait le cercle des mondes créés par notre bon père à tous, une étoile n’avait supplié de la sorte. Aucune n’avait jamais eu cette volonté propre, heureuses qu’elles étaient de pouvoir être vénérées par les enfants d’en bas et aimées pour ce qu’elles étaient. Cela ne convenait pas à Elenwë qui savait que son heure approchait et qui me supplia, moi Varda, de la transformer en elfe et de la faire revivre sur la terre de celui pour qui son cœur se consumait d’un amour sans limite.

Que pouvais-je bien faire ? L’essence même de ce que j’étais refusa de se plier à une telle supplique. Je n’en avais, de toute façon, ni les capacités ni le droit. Pourtant, plus le temps avançait et plus les germes de la culpabilité et de l’urgence grandissaient en mon sein. Comprenant qu’il était temps de faire quelque chose, je demandai audience auprès de tous les Valar pour avancer mon improbable requête.

— Chère Varda à la très grande sagesse. Ta demande nous étonne et nous donne à réfléchir, me répondit Manwë du haut de son trône. Chacun y réfléchira pendant sept jours et sept nuits et nous te donnerons une réponse. Le père de tous et de toute chose sera bien entendu le libre exécuteur d’une telle doléance, car lui seul peut donner la vie.

Les Valar, réunis en cercle, chacun sur un haut siège, acquiescèrent à l’unisson puis l’audience fut levée.

Sept jours et sept nuits plus tard, je fus convoquée par Manwë et Mandos.

— Varda, ta requête a été entendue et étudiée. Avec l’accord d’Ilúvatar, si tu tiens toujours à aider cette étoile qui dépérit dans le berceau du firmament de la nuit, alors tu devras boire ceci.

Mon époux me tendit une fiole incandescente dans lequel un étrange liquide était enfermé. Lui faisant pleinement confiance, je l’attrapai avant de l’ouvrir et de l’avaler sans attendre.

Ma décision était prise, je ne pouvais plus revenir en arrière et je l’avais promis à Elenwë.

J’entendis Námo soupirer et, en regardant mon époux, je vis un certain éclat particulier illuminer ses yeux.

— Que la destinée de cette étoile se réalise, dit Námo avec fatalisme avant de nous laisser, mon époux et moi.

Ce dernier me dévisagea un instant de plus sans rien dire, puis je pris congé de lui.

Sept jours plus tard, tandis que j’admirais mes étoiles, je vis la lumière d’Elenwë s’éteindre à tout jamais et je compris qu’elle n’était plus là. Mon cœur se serra un bref moment. Puis, un instant plus tard, une étrange sensation m’étreignit les entrailles. Quelques heures après, je me mis à saigner comme une elfine.

Je crus comprendre ce qui se tramait et en fit part à Estë qui confirma ce qui m’arrivait. C’était un très grand honneur que le père de toute chose m’octroyait et, quatorze jours plus tard, je pus m’unir à mon mari de la manière la plus mortelle qui soit. Une expérience inédite qui me laissa une forte impression que je chérirais pour le restant de toute mon éternelle existence.

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Un an plus tard, à la manière des elfes, je mis au monde une petite fille. Douce et fragile petite créature vagissante qui me laissa aussi perplexe que… débordante d’amour pour elle.

Elenwë allait revivre mais, bien sûr, elle n’aurait plus aucun souvenir de sa précédente vie… Ni de celui qu’elle était censée aimer toute son existence. Elle le savait avant même de renaître et était prête à en assumer les conséquences.

— Il est étrange de donner la vie, avouai-je un jour à Manwë qui regardait le nouveau né d’une étrange façon.

— Cette enfant aura un destin hors du commun, m’affirma mon époux. Même si ce n’est pas vraiment de notre fait, elle est aussi une part de nous tous.

— Que veux-tu dire ?

— Elle est notre enfant. Moitié elfine, moitié Vala. Elle sera exceptionnelle. Il ne tient qu’à nous de la guider avant qu’elle ne décide de faire le grand voyage vers la Terre du Milieu.

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Malheureusement, nous ne pûmes jamais avoir cet immense honneur que d’élever cette petite âme si courageuse.

La menace du retour de Sauron, l’ancien bras droit de Melkor, dut nous contraindre à une bien cruelle séparation.

Elenwë n’était pas seulement notre fille par le sang à Manwë et moi-même, le contenu de la fiole qui m’avait rendue fertile pour un mois, comprenait aussi une part d’essence de tous les Vala qui avait accédé à mon étrange requête.

De part ce fait, nous avions peur que Sauron ne l’enlève, ne la torture ou qu’il puisse tout simplement nous atteindre à travers elle. Cela n’était pas concevable.

Ilúvatar, notre bon père, l’envoya au-delà des cercles du monde, simple nouveau né, dans un univers, un futur parallèle où jamais l’envoyé de Melkor n’aurait l’idée d’aller l’y chercher.

Avant de l’envoyer vers ces terres obscures et étranges à notre entendement, chacun d’entre nous décida de la bénir, puis nous jurèrent tous que nous la remmènerions ici dès que le mal serait éloigné de Valinor et de la Terre du Milieu.

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Il fallut attendre des siècles et des siècles avant que ce miracle n’arrive.

Notre fille était enfin de retour chez elle et elle aurait bien des choses à savoir.

J’avais tellement hâte de faire enfin sa connaissance. Nous avions tellement de choses à lui dire, lui apprendre !


Annotations

– Entre la Terre du Milieu et Valinor se trouvait, jusqu’à la fin du Premier Âge, le détroit d’Helcaraxë, par lequel les eaux d’Ekkaia, la Mer Circulaire, rejoignaient celles de Belegaer. Le plus souvent, ce détroit était recouvert par la banquise, sur laquelle planait un brouillard persistant. C’est par là que fuirent Melkor et Ungoliant, après avoir détruit les Deux Arbres et volé les Silmarils. C’est également ce détroit que traversèrent les Noldor de Fingolfin lorsque, après avoir été trahis par Fëanor, ils quittèrent tout de même Valinor et passèrent en Terre du Milieu. Ce fut le plus grand exploit des Noldor, et beaucoup perdirent la vie dans le Chaos des Glaces.

– Bien voilà, vous savez tout ou presque concernant Elenwë ^^. Comme vous pouvez le constater, le point de vue est par un personnage un peu particulier… C’était un choix risqué, mais je ne le voyais pas autrement.

– Un chapitre court qui sert de prologue pour ce qui viendra après. Il introduit parfaitement ce qui arrivera par la suite. Il est ici surtout question de recherche et d’acceptation de soi… Bref, un vaste programme.

– Concernant Melkor que tout le monde connait surtout sous le nom de Morgoth : j’ai pris le choix de garder son nom Vala avant qu’il ne devienne Morgoth

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26 commentaires

  • Raaaahhhhh j’y étais presque…
    Magnifique chapitre. J’avoue que ça a dû être compliqué à écrire, mais tu as parfaitement réussi l’exercice.
    On a maintenant l’explication sur Cerise, il reste celle de Thranduil. Est-il possible qu’un elfe puisse aimer deux personnes? J’en doute. Alors qui est la véritable âme soeur de Thranduil? Elena ou Elenwë?
    Vivement la suite
    Biz
    Sacrok

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    • Je suis contente que ce chapitre charnier t’ai plu 🙂 Je l’ai beaucoup travaillé pour apporter quelque chose d’assez crédible (c’est aussi à cet effet que j’avais relu le Silmarillion avec prise de note et tout ^^).

      Pour ce qui est de Thranduil, vous saurez tout bientôt 🙂 Là aussi, je me suis régalée à écrire ce chapitre.

      Bises à toi aussi et merci pour ta review ❤

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  • Un immense frisson m’a parcouru à la première lecture…
    Et à la seconde, idem… C’est juste, magnifique, magique, y a pas de mots pour décrire ce que j’ai ressentie à cette lecture.
    C’est expliquée de la façon la plus disons, simple du monde, une histoire, celle d’Elenwë et on ne peut rester indifférent face au travail colossal que tu as fait pour que tout colle, tout aille et que ce soit le plus réaliste possible.
    Bravo pour ce prologue qui nous révèle le pourquoi du comment et qui nous laisse, disons le, rêveur.
    J’ai beaucoup aimé la vision des elfes que tu décris, comme quoi non, ils ne sont pas parfait, ces êtres qui nous fascine.
    Vraiment, j’ai pris un plaisir fou à lire ce chapitre et je le redis, bravo!

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    • Eh bien non, les elfes sont loin d’être parfait bien au contraire. Ils sont les premiers à avoir été corrompus par Melkor/Morgoth. Ils ont ce point commun avec les hommes dirons-nous… Ils sont facilement corruptible. Quand j’ai songé à comment introduire la troisième partie, le point de vue par Varda m’est apparu comme une évidence. Cependant, je savais qu’il ne serait pas aisé de se mettre à sa place. C’est là effectivement, que j’ai pas mal lu Tolkien pour m’imprégner de cet univers si particulier et surtout en connaitre un peu plus sur Valinor et les Valar. Je ne regrette pas car, ce fut une lecture enrichissante et très plaisante.

      Je suis heureuse que ce chapitre t’ai plu.

      Merci pour ta review ❤

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  • Coucou!!! Je n’attendais pas ce chapitre avant samedi ou dimanche. Quelle agréable surprise!!! Enfin, nous avons une explication en ce qui concerne les origines de Cerise! Dire qu’il s’agit de la jeune femme gaffeuse du début de l’histoire! Incroyable!! J’ai vraiment hâte de voir ce que tu nous réserves avec de telles explications!! Bises!!!!

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    • Ah ah ! C’est ça qui est génial ! Comment se douter que Cerise soit en fait cette petite étoile venue directement de ce monde qu’elle a tant de mal à accepter ? Je n’en dirais pas plus mais ça sera loin de rouler comme sur des roulettes pour la miss. Cerise est et restera Cerise… enfin vous verrez bien 😉

      Eh oui ^^, chapitre posté plus tôt… La suite ne saurait tarder 😛

      Merci pour ta review ❤

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  • J’adore ta fic ! Je l’ai lue presque d’une traite et je suis impatiente de lire la suite !
    Je me doutais que Cerise était une étoile quand tu parlais de la légende de l’étoile amoureuse ainsi que de l’étoile de Thranduil dans de précédents chapitres. Mais c’est bien amené, tu as semé des indices un peu partout (« belle amie »).
    Continue comme ça ! 🙂

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    • Bonjour Karine et bienvenue à toi ❤

      Je suis ravie que mon histoire te plaise. Je prends énormément de plaisir à l'écrire et je suis toujours heureuse de voir de nouveau lecteurs apprécié ce que je fais. bon, ce n'est qu'une fanfic mais c'est mon petit bébé quand même 😉

      L’avantage de le lire en un coup c’est que tu vois effectivement tous les indices que j’avais semé au fil des chapitres. Il faut dire que j’ai l’histoire dans son entier depuis quasiment le début de sa création. Je voulais écrire quelque chose qui tienne la route.

      Merci pour ta review et tes encouragements ! ❤

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  • Je vais résumer au plus vite ce que j’ai pensé de ce chapitre, c’est totalement pas du tout constructif m »enfin…. : c’est beau! Je m’y voyais parfaitement! Je ne sais pas comment tu fais pour maitriser et utiliser aussi bien l’univers de Tolkien (même si tu as des sources d’inspirations…)

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    • L’étude de l’univers du professeur Tolkien bien sûr et… beaucoup de prises de notes !

      Je ne pouvais décemment pas écrire quelque chose de cette envergure à l’aveugle. J’aurais écrit n’importe quoi et cela n’aurait pas servi mon histoire du tout. C’est pourquoi j’ai repris tous mes livres et je me suis penchée sérieusement sur cet univers si riche et complexe. Quand on écrit sur un fandom, même pour le « fun », je pense qu’il est tout de même important de respecter l’univers et la vision de son auteur. Au départ, j’avais pris le choix de ne pas trop y penser mais au fur et à mesure que le récit se complexifiait, je n’avais pas le choix.
      ‘Fin voilà comment je résonne pour écrire cette histoire ^^.

      Merci pour ta review ❤

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  • Bordel de nom de Dieu de Aaaaaaaaaargh ! Ce chapitre est énorme !
    J’adore. Tout simplement, j’adore.
    C’est comme une parenthèse (non, en fait c’en est une) à l’histoire, pour expliqué tout ce pèle mèle et tout, en bref, je suis une grande fan de ce petit chapitre :3
    J’avoue que, et la fatigue n’arrangeant rien, je n’ai pas tout de suite compris le point de vue et en fait, je trouve ça génial ce que tu as fais. Certes, risqué, mais génial 🙂

    J’ai vraiment hâte de découvrir la suite et les retrouvailles mère-fille (si j’ai tout bien compris).
    Je suis excitée comme une puce !!

    Des bisouuuuus!

    Ta grande et humble admiratrice, Mathilde ❤

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    • Plus qu’une parenthèse, c’est un lien avec ce qui va suivre et qui sera très important. Comme le dit Varda, rien n’est dû au hasard 😉
      Oui, le point de vue est déstabilisante et c’est aussi l’impression que je voulais donner en ne vous le dévoilant pas comme je le fais d’habitude en mettant les noms de ceux qui s’expriment.

      Je suis vraiment contente que ce chapitre t’ai plu. Tes compliments me touchent beaucoup ! Merci ! Et merci pour ta review ❤

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  • C’est un très beau chapitre ou on en apprend un peu plus sur ce qu’il s’est passé chez les Valar. Cerise va être sur les fesses ( je suis rester polie 🙂 ). Bon tu n’as pas tout dévoilé mais c’est déjà énorme les infos que tu as données.
    L’illustration est magnifique , j’irai voir si j’y pense le site.

    Hâte de savoir la suiteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee. ❤ ❤

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    • Ah ah ! Oui c’est exactement ça, la réaction de la miss risque d’être épique 😆 Non, je ne vous ai pas tout dévoilé, sinon ce n’est pas drôle 😉

      Oui, j’ai craqué sur cet artiste. J’adore sa vision des Valar ❤

      Merci pour ta review ❤

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  • Merci d’avoir écrit un chapitre sur la naissance d’Elenwë, ça m’a permis de bien mieux comprendre ce qu’était en réalité Cerise.
    Pour ce qui est d’Elenna, elle devait juste mettre au monde Legolas, rien d’autre. NA !
    J’ai vraiment hâte de lire la suite et de découvrir la réaction de Thranduil face à sa femme officielle !

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    • Je suis contente que ce chapitre t’ai plu 🙂 Heum, Elenna est un personnage qui aura son importance et oui, elle est la femme de Thranduil. Des explications sont à venir et … je plains un peu Thranduil de devoir faire face à tout cela. Mais ce n’est que justice ^^.

      Merci pour ta review ❤

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  • chapitre magnifique,je suis époustouflé par tant de recherche pour coller a cet univers si particulier.le choix du personnage fut un peu déroutant mais s’affirma au fur et a mesure de l’avancée,et a priori voila d’ou viens notre petite humaine.c’est magique,j’adore

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    • Je ne voulais pas vous dévoiler tout de go qui parlait. Je voulais vous donner l’effet de surprise. Je suis vraiment ravie d’avoir fait mouche sur ce coup là 😉

      Comme je le disais plus haut, je ne pouvais pas avancer dans l’histoire sans avoir étudié un minimum l’univers du professeur Tolkien. Je suis très loin d’être une experte et d’autres en connaissent bien plus que moi mais je ne voulais pas écrire n’importe quoi.

      Je suis vraiment contente que ça t’ai plu Eric !

      Merci pour ta review ❤

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  • Bonsoir gente dame Darkklinne.
    Voici un prologue d’une rare qualité. Pour te lire depuis des mois, je dois avouer que tu m’as bluffé.
    Bien des révélations sont faites dans ces lignes et l’histoire, magnifique au demeurant, prend une réelle ampleur. Je remarque qu’il y a énormément de recherches et de travail en amont, assez pour nous faire ressentir ta passion pour les écrits de Monsieur Tolkien. C’est un univers fort riche où l’imagination peut s’ébattre en toute liberté.
    L’explication sur la naissance d’Elenwë me conforte dans l’idée que cette belle personne aura un destin hors du commun. Maintenant pour connaitre le rôle de sa précieuse majesté Thranduil dans cette épopée..cela reste un mystère.
    Une page se tourne…A regret je vois Cerise s’éloigner définitivement. J’apprendrais à connaitre Elenwë.
    Ceci dit, plus que les idées formidables avancées dans ce prologue, c’est la fluidité de ton écriture qui m’aura le plus marqué.
    un très bel exercice de style.
    Il y a eu des progrès constant dans tes écrits, mais là, on approche une qualité remarquable.
    Chapeau bas gente dame. Je respecte la beauté de ces écrits.
    Bonne continuation.

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    • Justement, l’univers est si riche et complexe qu’il est difficile de laisser libre court à l’imagination sans écrire n’importe quoi. Surtout quand on touche à cet univers même ^^.
      C’est pourquoi, je me devais de relire certains ouvrages avant d’aller plus loin. Je ne voulais pas écrire de bêtises ou réinventer des règles à ma guise.
      Oui, ce n’est qu’une histoire de « fan » mais je tenais à respecter ce que le professeur Tolkien avait écrit, même si je m’approprie certaines choses pour coller à mon récit, c’est vrai.
      Après, vous savez qui a été Cerise mais est-ce que cela changera fondamentalement ce qu’elle est ? Je ne pense pas. Si tu as lu mon histoire, tu dois savoir que Cerise ne changera pas de comportement parce qu’elle est autre chose. Bien au contraire. C’est une personne intègre qui aimait son monde d’origine et qui a vraiment du mal à se faire à ce qui lui arrive. Si demain on lui donnait l’opportunité de retourner chez elle, je ne sais pas si son choix serait de rester dans un univers qu’elle ne connait pas 😉 Même pour Thranduil ^^.
      Quant au progrès, je ne suis pas écrivain, à peine écrivaillon, je ne me targue pas de savoir si mes proses sont belles je veux juste véhiculer une histoire qui me tient à cœur à travers une fanfiction qui je l’espère est de qualité malgré ses innombrables défauts.

      Merci pour ta review Alienor ❤

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  • Je me souviens de la première fois où on a évoqué cette éventualité concernant le passé de Cerise… bien du chemin a été parcouru depuis. C’était il y a plusieurs mois. Tu as réussi un véritable tour de force. De telles origines auraient pu faire de ton héroïne une de ces potiches dont le passé extraordinaire s’ajoute à une grande beauté, des super pouvoirs, de grands yeux de biche et une romance torride qui finit bien mais… tu as fait totalement autre chose. L’exaspérante créature parfaite n’existera jamais. On a une nana avec son caractère, ses qualités, ses défauts, ses forces et ses faiblesses, ses coups durs qui n’auront pas été des moindres… le mythe de la Mary-Sue est totalement déconstruit. Outre ces révélations, on apprend par la bouche de la divine narratrice que rien n’a été facile. Il a fallu tricher, négocier, faire des tours et des détours, alors qu’au début il ne s’agissait que de sauver l’innocent enfant à venir d’une elfe qui ne méritait même pas elle-même la mort. Au début, Varda n’a pu qu’agir avec ses propres moyens mais la nature est cruelle, et elle a dû constater que ce qui aurait dû devenir un elfe ne pouvait pas être une étoile. Alors il a fallu tenter un nouveau coup, faire des concessions, pour en arriver à un bébé qui sera arraché à sa mère pour des raisons évidentes… C’est le contraire du battement d’ailes du papillon qui provoque une tempête dans le Pacifique : ici, Morgoth puis Sauron auront voulu tout bousiller autour d’eux et, sans le vouloir, ils auront détourné le cours du destin d’une seule personne… même si ledit destin finira bien par se remettre en place par un chemin de traverse, c’est là que c’est drôlement fourbe. La fatalité voulait que cet enfant à venir, mort dans le ventre de sa mère, s’attache à un de ses congénères en Terre du Milieu. Le faire revivre à tout prix aura conforté cet état de fait… quelle que soit la forme de vie. Après, reste le problème du prix à payer : les conséquences de telles révélations pour Cerise… et aussi pour ses géniteurs. Ces origines dépassant l’entendement, contrairement aux autres Mary-Sue qui y trouvent le plus souvent la solution magique à leurs problèmes (de cœur), seront difficiles à encaisser et remettront en cause jusqu’à son identité.

    Tu as choisi de ne pas ménager ton personnage, et c’est ce qui rend ton histoire aussi originale et fabuleuse. Parce qu’on s’y retrouve, parce que ça nous parle de choses que nous connaissons, auxquelles nous pouvons être confrontées. Bien sûr, c’est magique, machin tout ça… mais en même temps, c’est réaliste.

    Et je ne sais pas pourquoi mais, en lisant ce chapitre, et même en le corrigeant, d’ailleurs, j’ai eu de la peine pour Varda. Parce que malgré tout, les sacrifices d’une mère, ça touche toujours.

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    • Je m’en souviens. il me semble que j’avais exposé cette idée au tout début… Et si Cerise avait des affinités avec les Valar. Ouch ! Ça faisait un tantinet Marysuesque à mon goût et j’avais alors cherché un moyen de rendre cette révélation crédible sans chercher trop facilement la facilité. Puis, le caractère de Cerise aidant, j’ai vite compris que non, cela ne serait pas si aisé que cela… Bref, Cerise risque de surprendre celles qui l’attendent au tournant et moi la première.
      Je voulais une héroïne un peu anti-héros… une nenette comme tout le monde et qui aurait des réactions crédible des qualités, des défauts, qu’elle plaise, agace, fasse rire ou pleurer… Bref, un être humain ^^.

      Quant au Valar, je voulais, non je veux vraiment donner une image d’eux moins surréalistes, moins idéalistes aussi… Varda au delà de ce qu’elle est, a aussi des sentiments et tout… Cette idée m’est venu grâce à Aulë et son désir de faire comme son « père » en créant la vie… Il a créé des créatures particulières, les nains… Eru n’était pas forcément content et pensaient qu’ils n’avaient aucune volonté propre, qu’ils n’étaient pas vraiment vivant et pourtant… Il comprit et il accepta… Ce qui prouva qu’il était capable d’accepter, de fait, la requête de Varda et que finalement, ça n’avait rien d’extravagant.

      Les Valar peuvent nourrir des sentiments propres, des envies, des désirs comme tout à chacun. Ils ressentent aussi la peine, et la peur… Pas forcément pour eux mais pour ce qui les environnent et les créations de leur père et les leurs aussi…

      Bref, c’est un univers très riche et l’étudier m’a ouvert encore plus de possibilité… C’est un peu comme l’allégorie de la caverne de Platon. On peut se contenter de vivre et de rester enchainé dans le noir et l’ignorance la plus totale mais quel bonheur et quelle possibilité quand enfin on est libéré et que l’on voit et comprend ce qui nous environne !
      C’est ce que j’ai ressenti en lisant les différents ouvrage du professeur Tolkien. Ma troisième partie me semblait alors moins sombre et obscure avec un potentiel beaucoup plus vaste que je ne l’avais imaginée au départ.

      Merci pour tes reviews qui savent si bien décrypter mes chapitres ❤

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  • Bonjour,
    C’est la troisième fois que je lis cette fic… d’une traite…et en une journée (pas dans la même journée, faut pas déconner tout de même).
    Bref, je ne m’en lasse pas, tant sur le concept que sur le caractère des personnages ( Cerise à les mêmes initiales que moi et non, je ne fais pas un transfert)
    Je suis totalement séduite par la fluidité de ton style et en tant qu’inconditionnel du maître, je ne peux que te féliciter pour la manière dont tu t’appropries son œuvre sans pour autant la dénaturer.
    Du coup je me suis plongée dans La malédiction d’Erebor hier après midi. Que veux-tu que je te dise? séduite encore une fois bien sur.
    tout ça pour te dire que comme tous tes supporters ,… j’attend la suite avec impatience.
    Merci de contribuer à nous faire rêver et nous évader. Je t’avouerais qu’en ce moment j’en ai besoin et te lire et un baume au cœur…
    alors encore merci… et j’espère à bientôt.

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    • Alors avant toute chose, bienvenue à toi en ces lieux et un immense merci ! Ta review m’a fait rougir de plaisir !

      Comme je l’ai déjà dit un peu plus haut, je ne pouvais décemment pas écrire une histoire sans avoir les bases et les connaissances de l’univers créé par le professeur Tolkien. Je voulais une histoire qui tienne un peu la route. En tout cas, je suis très très heureuse qu’elle t’ai plu et permis de passer un bon moment en oubliant les traquas du quotidien. Je t’avoue aussi que l’écrire m’apporte les même bienfaits.
      Et un autre merci pour avoir lu et apprécié aussi mon autre fanfiction : La Malédiction d’Erebor . Là aussi je voulais une histoire mêlant drame, passion, aventure mais toujours en respectant un tant soit peur le déroulement de l’histoire originelle. C’était important pour moi !

      La suite ne devrait pas tarder. Je pense poster en cours de semaine prochaine.

      Encore un immense merci à toi ❤

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