Chapitre 35 : Le Chant des Dieux

Trees Of Valinor by HelenKei

Une Quête Ratée

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Saison 3

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Valinor

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35

Le Chant des Dieux

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Cerise

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J’avais la tête qui tournait. Tout allait trop vite. Je n’avais plus aucune maîtrise de la situation.

Sans avoir eu le temps de dire au revoir à qui que ce soit, j’avais du suivre Galadriel et ses quelques sbires sans discuter. Toutefois, Tamril avait réussi à se joindre à notre petite expédition tandis que j’avais vu Finlenn froncer les sourcils en secouant la tête. Il devait se dire que Tamril aurait mieux fait de me laisser à mon destin sans s’en mêler.

Dans un sens, j’étais quand même soulagée que quelqu’un que je connaissais ait pu m’accompagner. Je ne me sentais absolument pas en sécurité avec tous ces elfes encore plus étranges que l’autre auréolée de lumière. On aurait dit une reine fière de sa cour dans ce monde si éblouissant que ça en paraissait suspect. Beaucoup trop, à mon avis.

— Vous ne devriez pas avoir peur, mon enfant, vous êtes ici en sécurité plus que nulle part ailleurs en ce monde et bien au-delà, me dit-elle sans même se retourner vers moi.

C’était étrange, avais-je eu l’impression qu’elle me parlait dans ma tête ?

— C’est le cas, Aranel*.

Je frissonnai de dégoût. Elle n’avait pas le droit de faire ça ! C’était comme un viol de mon âme et de ma conscience car je ne doutais pas que si elle arrivait à parler dans mon esprit, c’est qu’elle pouvait aussi y lire mes pensées ! D’ailleurs c’est exactement ce qu’elle venait de faire !

— De quel droit osez-vous vous inviter là où vous n’avez pas à être ?! m’insurgeai-je à voix haute cette fois.

— Quelques mois auprès du seigneur des elfes gris et voilà qu’il déteint sur vous, s’amusa-t-elle tout en se retournant brièvement vers moi cette fois.

Et en plus, ça l’amusait ?!

L’allusion à Thranduil me fit terriblement mal. Je souffrais déjà de son absence et j’avais l’impression qu’il ne reviendrait jamais. Je ne savais même pas où les autres l’avaient emmené et…

— Il est parti voir Námo dans les cavernes de Mandos, son royaume. Son épouse et lui-même doivent être réunis pour que la vérité fasse jour…

Je soupirai de dégoût.

— Vous êtes insupportable de venir lire dans ma tête et me parler de cette manière.

— Je peux le faire, furent les seuls mots qu’elle daigna prononcer à voix haute, avant que nous ne reprenions le chemin.

Je ne savais pas où on nous emmenait. L’air était doux, le ciel d’un bleu surréaliste et les pâturages qui nous entouraient étaient dignes d’un film de chez Disney. Au bout d’un moment toutefois, nous arrivâmes devant une espèce de manoir semblable à ceux des contes pour petites filles, d’un blanc immaculé aux larges fenêtres. Un elfe vint nous accueillir en chemin et Galadriel se retourna enfin vers moi.

— Voici la maison d’Illumiële et de son époux Tarquin. Ils ont accepté de vous accueillir pour quelques jours.

— C’est un immense honneur que de vous recevoir dans notre humble demeure, Aranel, me dit une elfe aux cheveux blonds détachés qui s’inclina devant moi, tout en relevant ses avant bras, paume vers le haut, à mon attention.

Elle venait d’arriver à la suite du premier elfe et semblait plus qu’heureuse de nous accueillir chez elle. Je ne comprenais rien mais bon, au point où j’en étais… Autant être polie.

— Merci, dis-je doucement, c’est très gentil de votre part.

A ces mots, Galadriel eut un large sourire qui atteignit ses yeux avant de pénétrer dans la demeure. Je vis que tous les autres elfes, quant à eux, rebroussaient chemin, tandis que Tamril et moi nous regardions sans savoir quoi faire de lui. Pouvait-il entrer ou pas ?

— Il peut venir avec vous, Aranel, me répondit la voix trop doucereuse de l’elfe malpolie dans ma tête.

Je grinçai des dents avant d’attraper le bras de Tamril comme s’il s’agissait d’une bouée de sauvetage et l’entraînai avec moi à l’intérieur. Il ne protesta pas.

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Une fois à l’intérieur des lieux, nous fûmes tous deux surpris par la décoration très chaleureuse de la demeure. Tarquin, le mari d’Illumiële, nous emmena dans une pièce très spacieuse dans laquelle Galadriel et son épouse conversaient à voix basses tout en me lançant des regards bienveillants. Je ne comprenais pas pourquoi. Pour tout dire, je ne comprenais rien à ce qui m’arrivait. Ça n’avait pas de sens.

— Le voyage a du vous fatiguer, Aranel, nous ne vous ennuierons pas très longtemps, commença la femme de Tarquin.

Cette Illumiële était d’une beauté peu commune et semblait sans âge. Elle m’avait l’air sympathique, aussi je décidai de lui faire un peu confiance. Mais pas trop non plus.

— Puis-je me permettre de vous demander ce que nous faisons ici ?

C’était Tamril qui venait de parler. J’étais partie m’asseoir sur le siège que les deux elfes venaient de me désigner tandis que lui restait debout, les bras croisés sur son torse musclé. Il était sur ses gardes et je ne pouvais que le comprendre.

— Je sais ce que vous éprouvez, elfe sylvain, répondit la voix chaleureuse de Galadriel. C’est tout à votre honneur et nous vous remercions de l’attention que vous prenez à la protéger mais votre travail s’arrête là. Elle est ici en sécurité.

Ce que ça pouvait m’agacer quand on parlait de moi comme si je n’étais pas là.

— Je ne fais pas ceci par ordre de mon souverain, lui répondit-il d’une voix sèche, je le fais pour elle.

Loin d’en être choquée, la dame de la Lórien, inclina la tête tout en souriant.

— Vous avez là un bien preux chevalier, mon enfant me dit-elle en souriant toujours.

Je gonflai les joues en signe de protestation.

— Tamril fait ce qu’il veut, dis-je. S’il a envie de me suivre, c’est son droit.

— Mais vous ? Que souhaitez-vous, Aranel ? me demanda Galadriel, venant se poser à mes cotés.

Si elle lisait effectivement dans mes pensés, elle savait forcément ce que là maintenant, tout de suite, je voulais.

— Pour l’heure, Thranduil n’est pas celui qu’il vous faut.

J’aurais voulu m’emporter contre elle, cependant, je me sentis faiblir, comme si toute la tension accumulée ces dernières semaines venait de me quitter subitement, ce qui n’était pas normal. Je ne m’étais jamais sentie aussi désemparée, alors pourquoi éprouvais-je aussi… du soulagement ? Cela n’avait pas de sens.

Avisant Tamril, je vis que ce dernier semblait mal à l’aise. Il n’avait pas quitté Galadriel des yeux. Le voir comme cela me faisait de la peine.

— Vous devriez vous asseoir, lui dis-je doucement.

Il secoua la tête en signe de négation, mais ne desserra pas les lèvres. Plus personne ne parla, et j’allais rompre le silence quand un nouvel elfe entra dans la pièce, un plateau dans les bras.

On nous rapportait du thé ? Si je n’avais pas été si inquiète, j’en aurais presque ri. Galadriel attendit que nous soyons tous servis pour reprendre la parole.

— Je suis certaine que vous devez avoir tout un tas de questions concernant votre présence ici…

— Pas du tout, la coupais-je en tournant vivement la tête vers elle. Je n’ai aucune question à vous poser.

Ce qui n’était pas vraiment vrai, mais je n’avais aucune envie de lui faire le plaisir de voir qu’elle avait raison. C’était sans doute puéril de ma part, mais je n’avais pu m’en empêcher.

La dame de la Lórien soupira de déception.

— Allons, allons Galadriel, s’exclama notre hôte, laissez-la souffler un peu ! Je suis certaine que ce voyage a du être des plus pénibles.— Puis se tournant vers moi.— Si vous avez terminé votre thé, je vais vous accompagner jusqu’à votre chambre. Vous m’avez l’air exténuée ! Nous aurons l’occasion de discuter plus tard.

Elle ponctua sa tirade en tapant avec entrain dans ses mains tout en me dévisageant intensément. Elle semblait voir quelque chose, mais je n’arrivais pas à savoir quoi.

Soupirant une nouvelle fois, je terminai ma tasse avant de me lever et de la suivre dans le couloir sans un regard en arrière. Echapper à Galadriel me semblait une excellente opportunité.

Illumiële ne m’attendit pas et je pris l’initiative de marcher derrière elle sans rien dire. Bientôt, nous arrivâmes à un étage et, au bout de quelques mètres, elle ouvrit une porte richement décorée. Fronçant les sourcils, je pénétrai à l’intérieur après elle.

La chambre était spacieuse, mais composée uniquement d’une grande armoire, d’un lit et d’une commode. Le tout rappelait le mobilier style Louis XVI qu’on aurait pu trouver dans un château du XVIIème siècle. C’était tout à fait perturbant.

— J’espère que la chambre sera à votre convenance, Elenwë…

— Cerise, la corrigeai-je, je m’appelle Cerise.

Cela sembla la perturber un instant, mais je la vis se ressaisir bien vite.

— Eh bien soit, si vous préférez que nous vous appelions Cerise, commença-t-elle dans un débit si rapide que j’eus du mal à la comprendre. Mais pourquoi Cerise, si je puis me permettre ?

J’expirai doucement tout en m’asseyant sur le lit.

— Parce que c’est le prénom que mes parents ont choisi et que j’y tiens.

La bouche d’Illumiële forma un o parfait avant de se refermer immédiatement. Elle voulait dire quelque chose, mais se ravisa, puis…

— Je comprends, Aranel, me dit-elle en venant s’assoir à mes côtés et en me prenant la main dans les siennes. Vous avez du vivre des choses très éprouvantes et vous semblez assez mal en point.

J’allais la rembarrer quand je me souvins qu’effectivement depuis quelque temps, j’étais assez patraque le matin et le soir. Je lui en fis part.

Doucement, elle me caressa le visage de ses longs doigts fins.

— Vous êtes bien différente de ce que à quoi je m’attendais, mais cela ne veut pas dire que je n’en suis pas ravie. Je vais faire appeler un guérisseur pour qu’il puisse vous prescrire une potion afin que vous vous sentiez mieux après. Demain, vous allez devoir affronter bien des choses et nous vous voulons en forme. On risquerait de ne pas nous le pardonner autrement.

Elle se leva rapidement avant de quitter la pièce et de me laisser seule face à moi-même.

J’étais perdue.

Je ne comprenais rien.

Quand je pense qu’il y avait encore quelques heures, j’étais avec Thranduil, alors que maintenant… Repenser à la façon dont il était parti me retourna l’estomac. Je me sentais trahie… Mais plus que trahie, j’avais surtout l’impression qu’il m’avait abandonnée à mon triste sort sans s’en soucier le moins du monde, trop pressé qu’il était à retrouver l’amour de sa vie. Je sentis mes yeux s’humidifier avant qu’une larme unique ne vienne couler le long de ma joue.

Je le savais pourtant que ça finirait ainsi entre nous. J’aurais du ne pas écouter la petite voix au fond de mon cœur qui me disait que nous étions faits l’un pour l’autre, que même cette Elenna ne pourrait rien faire contre ça.

Bordel de merde, ça m’apprendrait à croire en un truc aussi merdique que l’amour. Entre elle et moi, il avait choisi. Il n’avait pas hésité quand il avait compris qu’elle était quelque part à l’attendre. Si j’avais cru qu’il aurait eu une once d’hésitation… Mais même pas, et ça faisait terriblement mal à mon cœur et mon ego.

Le chagrin que je ressentais et que je contenais depuis tout à l’heure déferla sur moi telle une vague aussi puissante qu’un raz de marée et je finis par perdre pied en m’endormant, assommée par cette enclume de désespoir qui m’écrasait.

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Je fus réveillée je ne sais combien d’heures plus tard par des coups donnés contre la porte. Comprenant que l’on frappait toujours avec insistance, j’émis un grognement sourd avant de me lever et d’aller ouvrir.

Se tenaient sur le pas de la porte Illumiële ainsi qu’une jolie femme habillée tout en gris. Loin d’être terne, elle semblait illuminer toute la pièce. Même ses cheveux étaient gris, enfin plutôt argentés, et ses oreilles étaient… rondes ! Allez savoir pourquoi, mais ce fait me fit monter un faible sourire. Je me sentais un peu moins différente même si tout en elle semblait incroyablement lumineux et… presque irréel.

Ce que je n’avais pas remarqué sur le coup, c’est qu’elle semblait, elle aussi, m’observer avec beaucoup d’intérêt. Une certaine lueur dansait dans son regard que je n’avais pas tellement envie d’analyser.

— Je me nomme Estë, dit-elle tout en glissant vers moi sans un bruit.

Sa voix me fit l’effet d’un baume sur mon cœur malmené.

— Enchantée, dis-je, moi c’est Cerise.

Estë ne me répondit pas, mais me renvoya un large sourire plein de compréhension.

— Peux-tu t’allonger, mon enfant ? me demanda-t-elle doucement.

Je hochai la tête avant de m’étendre sur le lit et sans attendre elle se mit à me palper des pieds à la tête et s’attarda un moment sur mon ventre.

Son front se plissa comme si elle avait découvert quelque chose qui lui avait fortement déplu. Ses yeux gris semblaient se remplir d’une terrible tempête pleine de nuages. Cela me fit peur. Et si j’avais contracté une grave maladie ? Etait-ce seulement possible ?

La guérisseuse se retourna vers Illumiële et lui ordonna d’un ton sec :

— Allez me chercher Galadriel immédiatement.

L’elfe ne se le fit pas dire deux fois, inclina la tête et partit en courant.

— C’est grave ? demandai-je en balbutiant.

Estë, qui regardait le couloir, ne m’avait pas entendue. Le cœur battant la chamade, je me redressai pour m’asseoir. Mes mains étaient moites et j’avais la nausée.

Galadriel apparut quelques instant plus tard et Estë lui parla si bas que je ne pus entendre ce qu’elles se disaient. A un moment donné, Galadriel sembla surprise, puis consternée. Je la vis se tourner brièvement vers moi avant de reporter son attention sur Estë qui semblait la réprimander vertement. Si on m’avait dit qu’un jour je verrai la grande Galadriel se faire houspiller de la sorte… Cependant, vu que j’étais Le sujet de leur conversation, j’eus un peu de mal à trouver ça drôle.

Les deux elfes semblaient m’avoir totalement oubliée jusqu’à ce que Galadriel s’approche de moi, la mine crispée, suivie par Estë qui secouait la tête comme si quelque chose de grave c’était passé.

— Je vais mourir c’est ça ? demandai-je tout en bégayant.

C’est qu’elles avaient réussi à me foutre la trouille avec leurs messes-basses.

Galadriel pencha la tête tout en affichant un sourire contrit.

— Je ne pense pas, ma belle enfant, seulement, je me rends compte que j’ai failli à mon devoir qui était de vous protéger et de vous ramener à vos parents sans heurt.

Elle était à présent agenouillée devant moi. Elle avança doucement sa main pour me caresser le visage.

Je ne sais pas quelle tête je devais tirer, mais cela devait forcément être des plus comiques parce qu’à vrai dire, elles me fichaient les pétoches avec leurs non-dits. N’y tenant plus, je repoussai sa main rageusement avant de grogner mon mécontentement. Estë, pendant ce temps, restait en retrait, m’observant l’air de rien.

— Non mais vous allez arrêter de vous foutre de ma gueule et me dire ce que j’ai, bon sang ?! Y en a marre de toutes vos cachotteries !

Je vis, non sans une certaine satisfaction, les deux femmes sursauter et être passablement choquées par mes propos. Tant mieux. Je n’étais pas de leur monde et je voulais qu’elles le comprennent.

La dame grise et la dame blanche se concertèrent du regard un instant et je sus, non sans mal, qu’elles semblaient engager une conversation par la seule force de leurs pensées. Comprenant cela, j’émis un rire de dérision. Finalement, ce fut Galadriel qui eut l’immense privilège de me renseigner.

— Elenwë…

— Cerise, la coupai-je, je m’appelle Cerise.

Enervée, je me levai et commençai à taper du pied, les bras croisés contre moi, bien décidée à faire face à ces deux femmes.

— Bien, Cerise, non, pour répondre à votre question, vous n’allez pas mourir, simplement, votre état… Elle s’interrompit un instant, cherchant ses mots. Votre état nous préoccupe et bien que je me doute du responsable, je dois avouer que nous sommes très surprises de la légèreté avec laquelle il vous a traitée. Sans doute aurais-je du lui dire qui vous étiez, enfin, à tout le moins, ce que je pensais que vous étiez, même si à l’époque, je n’en avais aucune confirmation.

— Mais de quoi vous parlez ? Qu’est-ce que j’ai et qui m’a fait quoi ?

Je lus la surprise se peindre sur le visage de l’elfe blonde.

Estë inclina la tête avant de parler d’une voix aussi légère que la brise du vent :

— Elle ne le sait pas encore, c’est encore très tôt pour être vu, bien qu’elle doit avoir certains doutes, j’en suis sûr.

— Des doutes ? Mais de quoi vous parlez ? m’écria-je d’une voix suraigüe. Qu’est-ce qui m’arrive ?

Aranel, vous attendez un enfant, reprit Galadriel d’une voix contrite.

— Pardon ?! m’étranglai-je. Mais pas du tout, je n’attends personne, je…

— Vous êtes enceinte, me coupa-t-elle un peu plus durement.

La vache !

Si j’avais su un jour que j’aurais les jambes coupées par une putain de révélation, je ne l’aurais jamais cru ! Elle avait bien dit que j’étais enceinte ? Moi enceinte ? C’était… C’était le jour le plus merdique, le plus cauchemardesque de toute ma putain de vie ! J’avais envie de chialer et de tuer le responsable de tous mes malheurs !

— Vous blaguez, ce n’est pas possible, je…

— Il n’y a pas de doute possible, avança Estë, tout en me dévisageant, les traits assombris par je ne sais quelles pensées. Etais-tu consentante ou cet elfe gris t’a-t-il séduite contre ton gré ? Un enfant devrait être le fruit d’un amour sincère et non d’un simple désir charnel.

Je soupirai. J’étais furieuse et je sentis des larmes de rage se déverser sur mes joues. Je sus néanmoins, non, j’eus l’ultime conviction que si je condamnai Thranduil à être la cause de tous mes malheurs actuels, il risquait de le payer cher et… On était deux pour faire un morveux. Il ne fallait pas l’oublier. Je m’en voulais juste d’avoir été assez bête pour le croire quand il me disait que nous ne risquions rien sans protection.

— J’étais consentante, m’entendis-je dire. Plus que consentante même, repris-je en baissant la tête, mais j’ai stupidement cru qu’il ne m’arriverait rien de ce genre. Après tout, je suis une humaine et lui un elfe, quelle chance y avait-il pour que ça arrive entre nous ?

— Dans ton cas, c’était presque inévitable, lâcha doucement Estë.

Je relevais la tête, surprise.

— Pourquoi ?

— Tu es hyper-fertile, me rétorqua-t-elle. De toute façon, cet elfe n’aurait jamais du te toucher, sauf si ses intentions étaient honnêtes. — Elle plissa les yeux en me scrutant intensément. — Le sont-elles ?

— Il est parti rejoindre son épouse, répondit Galadriel d’une voix atone. Pour l’heure, je ne crois pas que…

— On s’en fout de ce qu’il fait ou ne fait pas, hurlai-je, folle de rage, il est parti et il ne reviendra pas, de toute façon ! Tout ce que je veux, c’est que vous me débarrassiez de cette chose ! — Avisant Estë.— Vous êtes guérisseuse, vous devez bien avoir un truc pour me faire avorter ?!

— Non, Elenwë, je n’ai rien et personne ne fera une chose pareille. Nous ne sommes pas des meurtriers et il n’est pas en notre pouvoir de reprendre des vies créées comme bon nous plaît.

J’allais dire quelque chose, protester, mais elle m’en empêcha en levant une de ses mains en l’air.

— Non. Ce qui est fait est fait. Tu l’assumeras et lui aussi l’assumera quand il reviendra dans nos contrées. Cet enfant est innocent. En attendant, je te suggère de te reposer, demain sera une journée de fête et de joie pour nous tous.

Elle n’attendit pas que je lui réponde et se retourna vers la porte prête à sortir.

— Une fête ? Mais pourquoi ? lui criai-je avant qu’elle ne parte.

— Parce que nous avons enfin retrouvé notre petite étoile, murmura Estë qui me regardait doucement par delà son épaule.

Puis, elle partit sans un bruit.

Scotchée par tout ce que je venais d’apprendre et d’entendre, je me rassis, prise de vertiges. Galadriel était toujours dans la pièce.

— Vous devriez vraiment vous reposer. La journée qui va arriver risque d’être encore plus éprouvante pour vous que celle d’aujourd’hui et vous devez vous remettre de la traversée. Je sais que cette dernière nouvelle doit être un choc, mais peut-être est-ce aussi une bonne chose. Ne vous fermez pas au bonheur, Aranel, plus que quiconque, vous méritez d’être heureuse.

— Ce n’est pas juste, marmonnai-je quand elle fut partie à son tour. J’ai l’impression d’être le dindon de la farce dans cette histoire.

Furieuse et malheureuse, je me rallongeai sur le dos.

Ô Thranduil, que n’aurai-je pas donné pour que tu sois présent avec moi, murmurai-je doucement, les larmes coulant librement sur mes joues, puis sur mes lèvres entrouvertes. J’avais tellement envie qu’il soit là ! Ne serait-ce que pour lui arracher moi-même les couilles de son entrejambe ! Ou alors pour pleurer dans ses bras. J’avais autant envie qu’il me console que de lui faire mal pour ce qu’il m’avait fait.

Trahie. Il était parti et ça, jamais je ne lui pardonnerai !

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Thranduil

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Nous parcourions les Terres de Valinor depuis bien des heures. La beauté des lieux ainsi que la très grande tranquillité qui y régnait auraient du m’emplir d’une paix intérieure, mais c’était loin d’être le cas. J’étais rongé par une angoisse sourde et grandissante, une honte et une culpabilité telles que je dus prendre sur moi pour ne pas défaillir de mon destrier à plusieurs reprises. Heureusement, nos montures allaient au galop sans que nous ne nous soyons une seule fois interrompus.

J’allais revoir Elenna, un des Ñoldo qui m’accompagnait m’avait expliqué que nous devions nous rendre dans le royaume de Mandos. A ces mots, j’avais frémis, m’imaginant le pire pour ma douce épouse.

Cependant, plus nous avancions et plus je me sentais mal d’avoir abandonné ainsi Cerise, non sans lui avoir dit au revoir de façon plus correcte. Je m’en voulais d’autant plus qu’elle me manquait déjà affreusement et que j’avais l’impression de m’être arraché une part de moi-même en partant aussi brutalement. J’avais peur de ne plus jamais la revoir. Pourtant, je savais que j’aurais du être rassuré. Elle semblait fort bien entourée et, à ce que j’avais compris, elle s’apprêtait à retrouver les siens. Une boule d’angoisse se forma dans ma poitrine. Et si jamais elle repartait dans son monde sans que je ne puisse la revoir ne serait-ce qu’une seule fois ? A cette éventualité, je faillis faire faire demi-tour à mon étalon. Heureusement, la raison se rappela bien vite à moi. Je ne devais rien à Cerise et tout à Elenna. Fort de cette ultime conviction, je donnai un coup dans les flancs de l’animal pour accélérer le rythme de sa course.

Les paysages défilaient à vive allure. J’étais impatient, moi qui avais dû patienter pendant si longtemps.

— En gardant cette allure, nous serons arrivés d’ici un bon jour ou deux, m’expliqua l’un de mes compagnons.

Il venait de se rabattre à mes côtés pour pouvoir me parler. C’était un elfe de très grande taille aux cheveux longs et blonds foncé, presque châtain. Ses yeux semblaient vifs et son regard acéré.

— Vous n’êtes pas bien bavard depuis que nous avons quitté le port, elfe gris, me lança-t-il sans aucun tact.

Je dus prendre sur moi pour ne pas lui rappeler qui j’étais, mais ma condition depuis que j’avais posé les pieds sur Valinor avait changé. Je n’étais rien ici et j’avais tout à faire, tout à prouver.

— Vous n’êtes pas rien, me répondit l’elfe et je fus très surpris qu’il sache lire dans mes pensées.

Il secoua la tête en riant joyeusement. — Tous les Eldar savent le faire. De fait, nous sommes tous nés avec certaines facultés, simplement les elfes de la Terre du Milieu ont oublié comment faire.

— Puis-je connaître votre nom ? m’enquis-je froidement.

Il se mit à rire franchement.

— Je suis Atraïel, elfe Ñoldo et celui qui est au-devant, il s’agit de Tarlinyar, un elfe Vanya du premier âge. Il est très vieux, très puissant et ses terres font partie des plus riches de Valinor.

A ces mots, je fronçais les sourcils.

— Que me vaut l’honneur d’un tel cortège ? demandai-je non sans une certaine ironie.

Après tout, qu’étais-je pour eux sinon un énième elfe de la Terre du Milieu qui foulait leur terre pour un repos éternel et mérité ?

Atraïel, l’elfe Ñoldo, aboya une nouvelle fois de rire. Il lui en fallait peu pour se mettre dans cet état, remarquai-je non sans amertume.

— Vous êtes quelque chose, elfe gris…

— Thranduil, dis-je d’un ton sec, n’appréciant que très modérément, ses manières plus que discourtoises à mon égard.

— Bien, Thranduil, nous savons qu’en Terre du Milieu vous aviez une certaine position…

— J’étais roi, le coupai-je excédé par ses atermoiements qui n’en finissaient pas.

— Oui, roi, mais ici, je ne vous le cache pas, vous ne l’êtes pas et nous ne vous considérons pas comme tel, le seul grand roi sur Valinor que nous reconnaissons est Manwë Sulimo. Ensuite, il y a les hauts elfes, les Tareldar ; grands seigneurs, dont fait partie Tarlinyar.

Je baissai le regard pour ne pas lui montrer à quel point j’étais excédé par tout ceci.

— Vous êtes fatigué, jeune elfe, et nous vous comprenons. Il y a beaucoup de choses à accepter et beaucoup d’éléments à apprendre. Votre père venait de la Doriath et était l’un des bras droits du commandant de la garde du roi Thingol. Quand ce dernier est mort et que son fils a repris le royaume, votre père a fait le choix de partir hors de ses frontières pour s’installer ailleurs. Il aurait pu aller dans le pays d’Aman*, mais il a fait le choix de rester en Terre du Milieu. Puis, il a rencontré une tribu d’elfes gris qui a fini le voyage avec lui dans cette simple forêt, Vertbois, peuplée d’elfes sylvestres qui ont finis par le choisir comme roi.

— Je sais tout cela, dis-je d’une voix atone. Vous ne m’apprenez rien de ma lignée.

— Il me semblait judicieux de vous rappeler qu’aucun sang d’ordre divin ne coulait dans vos veines… Cependant, votre père fut un très bon dirigeant, nous admirons ici le travail qu’il a fait et n’oublions pas qu’il est mort là bas pour la cause du bien. C’est pourquoi Tarlinyar et moi-même sommes honorés d’accompagner son fils dans sa quête.

Sur ce, il me fit un signe de tête et nous réprimes notre voyage de manière bien plus silencieuse, ce qui me convenait tout à fait. Je n’avais aucune envie de leur parler.

Le chemin pour se rendre jusqu’au domaine de Mandos ne devrait pas durer plus de deux jours en gardant cette allure. Nous chevauchâmes sans prendre aucune pause. Mes compagnons me proposèrent plusieurs fois de nous arrêter lorsque le crépuscule tombait, mais je refusai.

J’avais trop attendu pour paresser maintenant. Une peur assaillait ma conscience au fur et à mesure que nous nous approchions du but. Qu’allais-je trouver dans les cavernes de Mandos ? Elenna était-elle en danger ? Et si je ne pouvais pas la ramener avec moi ? Que deviendrais-je alors ? Je ne me voyais pas continuer seul et sans but. Tandis que je ruminais mes appréhensions, un visage rieur et plein de candeur apparut aux abords de ma conscience : Cerise. Comment pourrais-je l’oublier et continuer à vivre avec Elenna si elle m’était revenue ? Egoïstement, je me pris à espérer de tout mon cœur de ne jamais la revoir. Pour ne pas devoir faire un choix, pour ne pas à avoir à m’expliquer devant deux femmes auxquelles je tenais plus que tout au monde.

A cette prise de conscience, je sentis mon cœur chavirer. Etais-je donc un monstre pour m’octroyer le droit d’aimer follement deux personnes aussi différentes ? Ma femme et ma maîtresse, non, mon amante.

— Vous me paraissez bien soucieux, Thranduil Oropherion, lança Tarlinyar venant à ma rencontre.

Cet elfe n’avait pas été des plus bavards depuis que nous étions partis précipitamment. Je fus donc assez étonné qu’il ouvre la bouche maintenant.

— Je vais revoir mon épouse, dis-je un peu trop brutalement, mon épouse qui se trouve dans les cavernes de Mandos depuis plusieurs millénaires. Il est donc naturel que je sois anxieux de savoir ce qui lui est arrivée depuis tout ce temps, terminai-je un peu plus sèchement.

Tarlinyar secoua la tête dans un mouvement de dérision.

— Rassurez-vous, elfe gris, cette pauvre ère n’a pas du se rendre compte du temps passé. Les heures ne s’écoulent pas de la même manière sur Valinor, et encore moins dans les cavernes de Námo.

Je soupirais doucement. Cela expliquerait alors pourquoi elle ne m’était pas revenue plus tôt.

— Je ne sais pas quelle légende circule en Terre du Milieu sur les réincarnés de Mandos, renchérit Tarlinyar, indifférent à mes angoisses, mais il est rare que les vôtres reviennent avec leur conscience ou leur corps sur votre Terre. Sans doute auriez-vous pu croiser votre épouse sans savoir qu’il s’agissait d’elle.

Cette fois ce fut à moi de secouer la tête.

— Vous parlez de nous comme si nous ne venions pas du même monde Tarlinyar, or je suis un elfe, tout comme vous…

— Certes, nous avons la même dénomination mais nous ne sommes pas du même univers, Thranduil.

Sur ces paroles, il donna un coup de talon dans les flancs de sa monture pour avancer plus rapidement. Tout d’abord, je crus qu’il avait mis fin à notre entretien de manière plus qu’impoli avant de me rendre compte de ce qui avait motivé son empressement.

Se tenaient un peu plus loin, deux forêts immenses, espacées de quelques kilomètres à peine.

— Vous avez devant vous la forêt qui protège en amont les cavernes de Mandos. Nous allons devoir la traverser. Rassurez-vous, le trajet ne sera pas bien long. Par contre, un conseil, petit elfe gris, ayez des pensées positives.

— Elle est enchantée ? demandai-je un peu surpris.

— En quelque sorte, répondit Atraïel.

— Et l’autre forêt qui l’avoisine ?

— Il s’agit de la forêt de Lórien, elle est le royaume d’Irmo, le frère de Námo.

Tout à mes découvertes de ce monde que je ne connaissais qu’à travers les histoires et autres légendes que j’avais entendues au cours de mon existence, je ne fis pas attention au fait que nous venions de dépasser les premiers arbres de la forêt de Mandos.

Occupé comme je l’étais à faire attention à ce qui m’entourait, je ne vis pas les volutes de fumée et de vapeur qui nous entouraient, qui semblaient vouloir s’accrocher à nos vies comme des sangsues. Ce fut Tarlinyar qui me rappela à l’ordre.

— Faites attention à ce que vous pensez et ce que vous avez au fond de votre cœur, les gardiens du site n’hésiterons pas à s’en servir contre vous, me dit-il d’un ton dur et sans appel.

Effectivement, au fur et à mesure que nous nous enfoncions, je crus percevoir des voix, des sortes de chuchotis qui venaient ébranler ma conscience. Des réminiscences appartenant au passé m’assaillirent en des flashes aussi atroces qu’insupportables. Je me crispai sous le coup des attaques et tentai de les chasser en pensant à des choses plus positives.

Tandis que je revoyais la mort de mon père, puis celle d’Elenna, mon cœur se rappela ces derniers mois avec ma petite humaine si étrange… Cerise. Penser à elle me fit ressentir une étrange décharge de bonheur qui s’infiltra à travers toutes les veines de mon corps pour finir par apaiser ma conscience malmenée. Guidé par les bienfaits qu’elle m’apportait, je me repris à me souvenir de nos moments passer ensemble et un lent sourire vint éclairer mon visage.

Je mis un moment à me rendre compte que mon cheval s’était arrêté. Ouvrant mes paupières, mes yeux s’agrandirent de stupeur devant l’énorme muraille qui nous faisait à présent face.

— Nous sommes arrivés, m’appris Atraïel.

Les deux elfes descendirent de leur monture avant de les emmener dans une sorte d’enclos qui se trouvait non loin. Sans un mot, je les suivis.

Ma poitrine se serra d’appréhension, j’allais bientôt rencontrer celui que nous considérions tous comme le dieu des morts, l’être suprême qui avait le pouvoir de décider de nos âmes après notre mort terrestre. Et puis… J’allais revoir celle que j’aimais plus que tout. Mon Elenna.

Je me forçai alors à me montrer plus enthousiaste à cet état de fait, mais une part de moi n’arrivait pas à se réjouir… Comme si ce qui allait suivre allait décider d’un avenir que je voulais déjà tout tracé.

A Suivre


Annotations

– Aranel : veut dire princesse en Quenya.

– Tareldar : veut dire Hauts-elfes en Quenya

– Estë : elle est l’une des sept Valier, les Valar qui assumèrent une enveloppe corporelle féminine. Épouse de Lórien, le Vala des songes, elle possède de grands talents de guérisseuse.

– Aman : le continent béni en Quenya, celui où se trouve Valinor (le pays des Valar).

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28 commentaires

  • Ohhhhhhhhhhhhhhhh!!!! Félicitations!!! C’est trop mignon!!! Décidément, ta vie est mouvementée en ce moment, mais d’une très bonne façon! Toutes ces bonnes choses! Je suis ravie pour toi!!! Enfin de bonne nouvelle au milieu de toute cette pluie (le temps est pas possible depuis une semaine chez moi (qui a dit que le sud de la France était une destination de rêve? Que je l’égorge!!) ). Un vrai rayon de soleil tout ça, et en bonus, une superbe chapitre!

    Oui, Cerise est aussi enceinte! Je le savais! Au moins une de mes suppositions étaient bonnes, concernant ton histoire! Galadriel qui se fait rouspéter c’est pas mal (que de l’inédit dans ton histoire!). J’aime bien le revirement de situation sur Valinor par rapport à la Terre du Milieu! Ici, le pauvre Thranduil n’est pas grand chose (qui l’eut cru?? C’est tellement nouveau!) et Cerise est la petite protégée de Valinor, la Chouchoute! C’est mignon, même si elle trouve ça surement agaçant est incompréhensible, car elle n’a conscience de rien, persuadée qu’elle va retourner « chez elle » alors qu’elle y est déjà!

    Vivement le prochain chapitre! J’ai hâte de voir Elena, savoir ce qu’elle est devenue finalement. J’ai hâte que Cerise rencontre ses parents. J’ai hâte que Cerise et Thranduil se retrouve, même si je me doute que ça ne sera pas le monde des bisounours… ça risque même d’être sanglant XD!

    En bref, j’ai hâte!! Bisous!! Et encore félicitations!!! Prend soin de toi et de Petite Graine (trop trop mignon!- oui, j’adore les bébés, je suis gaga, il ne faut pas m’en mettre un sous le nez!)!!!

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    • Merci beaucoup ! Bon j’arrive à une période de ma grossesse ou j’ai moins de nausées et compagnie ! Ouf ! Je commençais à trouver le temps long XD

      Cerise et Thranduil vont vivre pas mal d’épreuves, ce qui donne un tour nouveau à cette histoire. Cette partie est la plus sérieuse des trois. Je voulais dépeindre un Valinor différent de la Terre du Milieu… Je ne sais pas si j’y arriverai mais en tout cas, je prends grand plaisir à écrire cette partie ❤

      Merci pour ton message ❤

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  • Woah ! Nouvellement mariée et enceinte ? Félicitation !!!
    Continue d’écrire cette fic, elle me plaît beaucoup 🙂 Je suis ravie de voir que je ne suis pas la seule à écrire des fics sans avoir 14 ans à peine. On a tendance à oublier que des adultes aussi aiment ça.
    En tout cas, j’ai hâte de voir les retrouvailles entre Thranduil et Cerise, mais selon toute vraisemblance, ce ne sera pas pour le prochain chapitre 🙂

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    • J’ai commencé l’aventure des fics après mon premier bébé en 2004. C’était avec Harry Potter. Bizarrement, cette envie n’est pas passé avec les années, j’ai juste changé de fandom et pris de l’assurance avec les mots 🙂 A la base, et surtout il y a 11 ans en arrière, il y avait surtout des adultes qui écrivaient. Le genre s’est démocratisé et aujourd’hui on trouve beaucoup des plus jeunes… Mais ils y en a encore qui on largement dépassé la vingtaine 😉

      Et oui, tu as deviné, les retrouvailles, ce n’est pas encore pour maintenant, mais je ne les ferai pas attendre 107 ans non plus 😉

      Merci pour ton message ❤

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  • Félicitations ! Tu dois être très heureuse avec tout ce qui t’arrive en ce moment ! Je suis contente pour toi !
    Ce chapitre me fait encore plus flipper que les autres … j’ai tellement peur pour Cerise ! Mais aussi que Thranduil ne puisse pas la retrouver etc …
    Il me faut la suite !!!!!!!! XD
    A très vite !
    LK

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    • Merci 🙂 Oui je le suis même si être malade non stop pendant 3 mois fut assez perturbant 😛

      Rien n’arrive tout cuit et nos deux tourtereaux vont devoir se battre pour ce qu’ils souhaitent le plus au monde. Cerise va devoir apprendre, encore, à grandir et surtout… enfin tu verras bien 😉

      Merci pour ton message ❤

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  • Moi aussi je t’ ❤ ! Comment ça je radote ? Mais allez vous faire voir chez les Orcs, bon sang !

    A mon sens, ce chapitre relève de la transition. Bien entendu, la grossesse de Cerise fait l'effet d'une bombe, et cela pour tout le monde. Ça n'était pas prévu. Galadriel a dû être très en colère puisqu'elle avait bien dit à Thranduil, lors de son séjour à Eryn Lasgalen, de renoncer à vouloir faire de Cerise sa royale maîtresse. Il n'en a rien fait, l'ex-dame blanche ne semble pas aimer qu'on lui désobéisse, dont acte. De toute évidence, elle comme Estë considèrent l'héroïne comme une victime de la concupiscence de Thranduil voire pire, comme si elle n'avait jamais eu son mot à dire sur la question, comme si jamais elles n'auraient pensé qu'elle puisse en avoir envie, elle aussi. En plus d'être enceinte et dépossédée potentiellement de son identité, Cerise était également privée de son libre arbitre. Thranduil est considéré comme potentiellement "coupable d'avoir séduit une princesse" alors que ni lui ni Cerise n'avaient la moindre idée de cet état de fait ; d'ailleurs, les semaines passant et la relation se développant, l'un comme l'autre mettaient de côté leurs statuts respectifs — le roi des Elfes et l'"humaine débarquée de nulle part" — quand ils étaient au lit. On ne peut décemment pas accuser Estë qui n'était au courant de rien mais Galadriel est remarquablement injuste en plus d'être indiscrète et de se faufiler dans la tête de Cerise sans en avoir l'autorisation. Visiblement, d'ailleurs, les sentiments éprouvés à l'égard de Thranduil lui passent largement au-dessus de la tête, un peu comme si l'ex-roi des Elfes était un rien-du-tout pas intéressant et que Cerise s'en sortirait bien mieux sans lui. De toute évidence, c'est justement sans Galadriel que Cerise s'en sortira, parce que sa maladresse et ses idées préconçues ne sont d'aucune aide, bien au contraire.

    Pour en revenir à cette histoire de transition, on sent bien que Cerise doit encaisser beaucoup de choses à la fois et que ça n'est pas fini. Le chapitre précédent en est une preuve, il va lui falloir affronter ses véritables géniteurs et ça sera un choc supplémentaire. Accepter tout ça va prendre du temps, d'autant que la grossesse risque de ne pas faciliter les choses. Reste à espérer qu'elle trouvera le soutien nécessaire auprès de gens qui sauront l'aider parce que ça n'est vraiment pas facile pour elle… quoique beaucoup plus réaliste que si tout le monde avait fait la ronde autour du sapin de Noël.

    Concernant Thranduil, il n'est pas sorti de l'auberge, lui non plus. Il n'a pas eu à faire son choix, finalement ; on lui a imposé les choses en le séparant de Cerise pour l'envoyer aux cavernes de Mandos retrouver sa femme. Quoiqu'il en soit, c'est bien plus douloureux que ce à quoi il s'attendait et ça se voit puisqu'une fois encore, il est persuadé que tout est pour le mieux, qu'il ne pouvait en être autrement, il va revoir son épouse bien aimée, celle qui a porté son fils, et quant à Cerise… c'est un dégât collatéral, il occulte sa douleur comme il le peut. Il a pourtant des doutes concernant la suite des événements et il comprend finalement que l'absence de réincarnation d'Elenna, le fait qu'elle soit restée tous ces siècles dans les cavernes cache quelque chose. Il ne sait pas encore quoi mais ça risque de lui exploser à la figure… et curieusement, il ne se voit pas, en cas d'impossibilité de la ramener avec lui, revenir auprès de Cerise. C'est d'autant plus paradoxal que, lorsqu'il traverse cette fameuse forêt enchantée, c'est à elle qu'il pense pour tenir plutôt qu'à sa femme… comme quoi…

    En mettant de côté ses déboires affectifs, Thranduil est par ailleurs confronté à quelque chose qu'il n'avait jamais connu : être rabaissé au statut d'elfe de base. En tant que prince, puis roi en Terre du Milieu, on a toujours montré un certain respect à son égard. Sur Aman, il n'est rien du tout, voire moins : sans dire que les elfes nés en Terre du Milieu sont sous-considérés, ils n'ont jamais connu Valinor, donc un certain nombre de choses s'y rapportant, donc ce sont un peu comme des gamins à moins que certains de leurs actes fassent d'eux des êtres à part. J'entends par là que, techniquement, Elrond a dû recevoir plus de considération que Thranduil du fait de son ascendance et qu'il ait porté un anneau. Mais bon, tout ça, c'est de la théorie.

    Je suis toujours terriblement bluffée par ton écriture et ta capacité à faire de cette histoire d'amour déjà pas ordinaire quelque chose de noir, de complexe, de difficile… ce qui la rend encore plus belle.

    Toujours.

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    • Comme toujours tes reviews sont pertinentes et donnent à réfléchir et prendre du recul.

      Galadriel est un personnage que je trouve trop manichéens dans les fics. On lui prête le rôle de la bonne fée qui aide la pauvre héroïne et qui a toujours réponse à tout. Pourtant, ce personnage est loin d’être parfait. N’oublions pas qu’elle a quitté Valinor pour avoir elle aussi un endroit où régner. Le pouvoir l’attirait et on le voit bien quand elle se bat contre l’attraction de l’anneau quand Frodon veut le lui donner. Oui elle lit dans les pensées des gens sans leur demander leur avis, pourquoi ? Parce qu’elle le peut, tout simplement et que dans un sens, cela signifie aussi qu’elle se sent en droit de le faire.

      Cerise se bat contre cette idée et ne supporte ni l’injustice, ni les pseudos passe-droit. Elle vient d’un monde où cela s’apparente à un viol. Voilà encore une manière de montrer le choc des cultures entre deux civilisation qui s’ignorent. A mon avis, je n’aurai pas aimé non plus qu’on fouille dans ma tête comme ça.

      Pour le cas de Thranduil, j’ai beaucoup réfléchi à ce que pouvait devenir les elfes venant de la Terre du Milieu sur Valinor. Il était évident qu’ils ne sont plus soumis aux mêmes droits ni aux même mœurs. Comme arrivé sur un nouveau monde, ils ont tout à faire et à construire. Un peu comme sur le système de la découverte du « nouveaux monde » par la vieille Europe. On te donne un morceau de terre ou tu l’achètes, le gagne… et tu fais ton propre nid.

      Thranduil était roi en Terre du Milieu, mais sur Valinor, même si on le respecte pour ce qu’il est et sa lignée, il n’en reste pas moins qu’il doit une nouvelle fois faire ses preuves. C’est un aspect intéressant que j’ai très envie de développer.

      Écrire cette partie de l’histoire est un peu un pari risqué car je m’attelle à quelque chose de véritablement nouveau. J’essaie d’être le plus cohérente possible et de ne pas trop sortir d’inepties.

      Merci de me conseiller, de me suivre et d’être tout simplement là ❤

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  • Bonsoir,

    Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii! Je suis trop heureuse pour toiiiiiiiii!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Ohlala! Oh c’est trop bien! Un nouveau p’tit bout de chou ❤

    Pauvre Cerise, la nouvelle lui tombe dessus… (oui je saute du coq à l'âne)

    Je suis désolée ; j'avoue que je ne l'avais pas vu venir!

    En tout cas, il y a une phrase qui m'a vraiment marquée : "Le chagrin que je ressentais et que je contenais depuis tout à l’heure déferla sur moi telle une vague aussi puissante qu’un raz de marée et je finis par perdre pied en m’endormant, assommée par cette enclume de désespoir qui m’écrasait." J'ai trouvé cette comparaison si magnifique! J'aime beaucoup quand le texte est travaillé comme ceci donc je voulais te le souligner.

    Je dois être l'une des rares à ne pas avoir trop accroché sur Tamril au départ. Il me rappelait un gars qui m'avait harcelé en prépa en m'écrivant des poèmes, des lettres etc (motivé…). Je le trouvais un peu trop…trop vite tombé amoureux. Mais, l'amour nous tombe souvent dessus après tout. Et puis, au fur et à mesure, j'ai appris à l'aimer. Dans ce chapitre, j'ai eu un gros coup de coeur. Je suis très contente qu'il suive Cerise et la soutient. Maintenant, s'il y avait un Tamril/Cerise, je ne dis pas non…. U.U bien que ce ne sera pas le cas…je crois…après si Thranduil retourne avec Cerise…pareil, ça ne me gène pas…je serai heureuse aussi ! Bon après, un Tamril/Thranduil/Cerise, d'un point de vue mental…mon esprit aurait un peu de mal…mais je ne dis pas non, non plus XD

    Bon après toutes mes suggestions aussi farfelues les unes que les autres, je laisse le sort de Cerise entre les mains de l'auteur.
    Note au passage que ceci est l'une de mes plus grosses reviews de toutes les reviews que j'ai postées ! Je suis même bluffée par tout ce que j'ai pu écrire.

    Gollum m'a soufflé de te dire Bonjour…donc Bonjour…Lui et Sméagol aiment vraiment ta fiction et ils veulent rencontrer Cerise. Je ne sais pas si ça peut se faire. Si oui, ils sont actuellement dans la Caverne de Mandos. Apparemment, un hobbit les aurait jeté avec l'anneau dans de la lave. Le hobbit court toujours, il n'a même pas été arrêté! Quelle honte! Je crie INJUSTICE!

    Allez, j'arrête mes bêtises et je retourne écrire xD!

    Merci encore 🙂

    Bisous,

    Elena

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    • Ah ah ! Je vais t’avouer un secret : trop bien, je ne sais pas, car pour le moment je vois tout ce que cela va engendrer par la suite XD. Bon déjà je souffre moins et je commence à me rendre compte que d’ici 6 petits mois, il y aura un nouvel arrivant à la maison…

      Tamril a été des plus maladroits avec Cerise et elle n’a pas vraiment fait en sorte au début de lui rendre aussi la chose facile.

      Au départ, ce personnage n’était que secondaire mais au fur et à mesure il a su s’affirmer, de manière plus ou moins maladroite, mais c’est ce qui fait son charme. Il est loin d’être parfait mais il n’ a pas un mauvais fond non plus. En tout cas, je suis contente de voir que tu as su finir par l’apprécier au fil du temps et des chapitres.

      Par contre non pas de triolisme dans ma fic 😆

      Merci pour cette belle et longue review qui me touche beaucoup ❤ J'en suis très honorée !

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  • Bonjour à toi
    La grossesse de Cerise n’est pas vraiment une surprise. Tu as semé des indices bien tournés depuis quelques chapitres…
    Celle de l’auteur en est une… et des félicitations s’imposent !
    Pour ce qui est de nos héros, la manière dont tu inverse leur statut respectif est très intéressante. Notre Cerise passe de simple fille des hommes à princesse… et quelle princesse, alors que notre roi des cavernes se fait gentiment rappeler ces origines, qui, bien que glorieuses ne sont si prestigieuses. Un sacré travail de remise en question se profil pour ce cher Thranduil, qui semble vouloir se complaire dans le déni de ses sentiments pour sa petite humaine.
    Quand à la quête de Cerise, s’agissant d’une romance, j’imagine bien de quoi il va être question… et m’est avis que la tâche ne va pas être facile, identité de nos protagonistes oblige.
    Je réitère mes compliments quand à ton appropriation de l’univers du maitre et j’ajouterai que tu as réellement une très jolie plume, très fine, à tout point de vue…
    Alors, à bientôt pour la suite… et pense à te ménager de temps en temps,

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    • Oui exactement, j’avais laissé pas mal d’indices à ce sujet 🙂

      Merci beaucoup ❤

      Eh oui, les rôles sont inversés sauf que ce n'est simple ni pour l'un ni pour l'autre. Cerise accepte mal ce qu'elle est et Thranduil va se confronter à son passé pour mieux vivre son présent. Je ne voulais pas faire dans la simplicité sans toutefois en faire trop non plus. Seulement les histoires qui durent et qui pour moi restent crédibles sont des histoires qui se travaille. Autant par l'auteur que par les personnages. Avant d'écrire cette dernière partie, je me suis beaucoup documenté et j'ai lu. Ecrire sur Valinor et les croyances des elfes est assez compliqué parce qu'on peut vite faire n'importe quoi. Cela dit, j'espère ne pas dire trop d’inepties ^^ ni trop partir dans le n'importe quoi. En tout cas c'est un plaisir que de conter cette histoire.

      Merci pour tes compliments, ça me touche beaucoup ❤

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  • Comme d’habitude, j’ai adoré ! Cerise enceinte, ça va compliquer les relations entre ce triangle amoureux que forme Thranduil, Elenna et Cerise !
    Legolas, grand frère ? Cela aussi va lui faire un choc quand il va venir en Valinor!
    Je tiens également à te féliciter pour ta grossesse, qui je l’espère ne te fera pas trop souffrir ! Et je te souhaite bon courage également, car passer de deux à trois enfants est plus difficile que prévu !

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    • Pour le moment Cerise va devoir apprendre à gérer son état et à l’accepter. Mais dur dur quand on est remonté contre le père de son enfant. Ah ah ! Legolas sera certainement surpris mais le connaissant, je suis certaine qu’il en sera aussi ravi.

      Ma grossesse commence à prendre un rythme de croisière pus agréable. Oui passer à 3 ça va changer… Le seul avantage c’est que mes deux premiers sont déjà assez grands : bientôt 11 ans et 8 ans.

      Merci beaucoup et pour tes félicitations et ta review ❤

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  • Je l’ai déjà dit mais félicitations.
    Concernant ce chapitre, la réaction de Cerise , mortel. C’est normal qu’elle soit entre deux eaux pour le moment. Entre faire sa fête au thranthran et le castré , il n’y a qu’un pas XD . Quant à thranthran,, je comprend que ce soit désagréable de passer à Roi à elfe gris tout court. Que va-t-il bien pouvoir trouver dans les cavernes de Mandos? Elenna va revenir ou bien juste lui dire adieu? hum creusage de neurones activé pour l’heure. Et surtout comment notre seigneurie va être sur les fesses aussi en apprenant la nouvelle( heureux, statufié ?).
    Bonne fin de semaine et a bientôt.
    Ps: Et du repos.

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    • Ah ah Karine ! Et oui Cerise ne prend pas la nouvelle de sa grossesse avec joie et bonheur… quant à Thranduil, va falloir qu’il se fasse à son nouvel état de simple elfe venu de la Terre du Milieu.

      Pour le reste, oui tu le découvriras au fur et à mesure 😉

      Merci ❤ !

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  • Alors ,dire que j’avais compris pour la grossesse de cerise serait mensonge.la je suis troublé.je ne pensais pas ça possible,mais nous sommes dans un autre monde,tandis que dans le notre de monde,ta grossesse elle mérite des félicitations.nous arrivons a une étape cruciale pour la poursuite de ces aventures,comment est ellena et quel avenir pour cerise et comme on dit la suite au prochain épisode et fait attention a toi

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    • Ah ah ! Cerise non plus ne pensait pas cela possible.
      Thranduil non plus cela dit… C’est la surprise… Mais, est-ce si surprenant que cela aussi ? ^^.

      Merci Eric ! Cerise va être jalouse de moi parce que je n’ai plus trop de nausées XD Leur aventure à tous deux se poursuit et je prends beaucoup de plaisir à l’écrire et à la partager avec vous ❤

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  • Coucouuuuuuuuuuu !

    Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi quand j’ai lu le titre de ton chapitre j’ai eu « La Voix des Sages » de Yannick Noah en tête ?
    Enfiiiiiin bref….
    Allez Cerise ! Refout l’autre truc de Galadriel à sa place 😀
    Cerise qui prend Tamril comme si c’était une bouée de sauvetage, pour moi ça n’inaugure rien de bon pour la suite, après moi je dis ça je dis rien mais bon…
    ELLE A UN FUCKING POLICHINELLE DANS LE TIROIR !!! :sors:
    Okayyyyy Thranduil, tu as intérêt a prendre ta masculinité en main (pour pas être vuglaire) et assumer tes responsabilités, na !
    Genre Cerise, hyper-fertile, on croirait que les elfes parlent d’elle comme si c’était un vuglaire champs :3
    Elle me fait trop de la peine Cerise… Elle est toute seule, Thranthran est à l’autre bout du chmilblic pour retrouver sa femme et elle apprend qu’elle est enceinte. Elle est se sent sans soutient la pauvre, j’ai vraiment trop de peine pour elle… 😦

    BIEN ! Passons à la partie de notre souverain préféré :
    Je l’imagine tellement, sur son cheval, les cheveux dans le vent… Arrête de baver Mathilde, ça suffit maintenant !
    :tousse: Ou en étais-je ? Ah, oui :
    N’écoute pas ta raisooooooon nom de Dieu Thranduil ! Ecoute ton coeur doux Jésus !
    T’as bien vu que dans la forêt, c’est pas en pensant à Elenna que t’as pu passer, mais grâce à Cerise ! Tu vas voir quand tu vas retrouver ta soit disant « femme », elle va te paraître terne à côté de notre petit fruit préféré 😀

    JE VEUX LA SUITE NOM DE NOM !

    Et félicitations pour ton futur petit bout :3 c’est trop choupinoupinet 😀

    A BIENTOOOOOOOOT ! DES BISOUUUUUUUS !!! ❤ ❤

    Mathilde 🙂

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    • wouaaaah !!! Du Yannick Noah XD Alors là, je ne vois vraiment pas pourquoi ? 😆

      Les elfes manquent de tact et oublient un peu que Cerise n’a pas été élevée dans le même monde. Et oui Thranduil les cheveux au vent, je comprends que Cerise soit triste qu’il soit parti… Bon il lui a laissé un sacré souvenir n’empêche 😛
      Tu as raison, Thranduil a des œillèrent devant les yeux. Ce qui est évident est là à sa portée mais…

      Merci pour ton message et tes félicitations ❤ 🙂

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  • alienormazinsky2662

    Bonjour Gente dame,

    Tu nous as annoncé une bien jolie nouvelle…Toutes mes félicitations à la future maman et je n’ai pas résisté à l’envie de t’offrir cette citation de Joseph Droz  » Un des plus beaux jours de la vie et peut-être le plus beau de toute notre existence, est celui où la naissance d’un enfant ouvre notre âme à des émotions qu’elle ignorait encore hier. » . Je sais que c’est ta troisième petite merveille, mais les émotions, elles, diffèrent pour chacun alors profite de cette jolie parenthèse de la grossesse pour les vivre intensément !

    Alors notre petite Cerise, Aranel attend, elle aussi, un heureux événement ?
    Voilà qui va compliquer les choses. Pour l’instant, cela ne semble pas être une bonne nouvelle pour elle. On peut comprendre sa réaction, mais moi, j’attends la réaction de Sa très précieuse Majesté ! Car je ne doute pas un seul instant qu’il sera informé de la situation…
    De belles émotions vont s’offrir à ce roi…
    Quelqu’un aurait-il la délicate attention de lui préparer un bon verre, bien tassé hein ? Il va en avoir besoin…
    Voyons aussi comment vont se dérouler les retrouvailles avec Elenna…
    Pauvre Majesté…
    Je pense à vous votre royale splendeur !
    Ceci dit, le roi à perdu de sa superbe sur les Terres de Valinor. Là aussi, il va devoir s’adapter. Je sens le vent tourner pour lui…
    N’en prenez pas ombrage votre Majesté, pour moi, vous serez toujours le plus grand…:D
    Bisous Gente dame et belle vie à toi…
    A bientôt.

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    • Thranduil n’a pas vraiment perdu de sa superbe, il apprend juste à n’être qu’un simple elfe. Ici il a tout à faire et c’est justement intéressant de le mettre dans cette position. Les retrouvailles avec Elenna, seront certainement… mais non, je n’en dirais pas plus pour le moment ^^.

      Quant à la grossesse de Cerise, elle n’est ni prévue, ni désirée. Cerise est une femme de notre monde et elle a du mal à accepter qu’on lui impose un choix. choix qu’elle n’a pas. Je compris sa colère. Oui Thranduil finira par l’apprendre, après comment va-t-il gérer ça… Vous verrez bien 😉

      Merci pour ton message miss ❤

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  • Oh oh et bien je crois qu’on va pouponner ensemble^^ la mienne est prévue pour avril. De mon côté c’est numéro 4 ;). Apres stop d’agrandir la tribu autrement le papa déménage xD. Je te souhaite toutes mes félicitations ! 😉

    Alors, j’étais un peu en retard dans ma lecture mais quelle fut pas ma surprise (agréable) en découvrant tes nouveaux chapitres ! Un pur joyau, je me régale vraiment. J’ai simplement un petit pincement au cœur à savoir que c’est la dernière ligne droite avant la fin. J’espère que tu continueras tes écris. Je serai toujours fan ;).

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    • Hey mais c’est génial !! Mon second fils est du mois d’Avril 🙂 Félicitations à toi aussi. Là je commence à aller mieux même si cette grossesse est des plus compliquée à vivre.

      Je suis contente que cette histoire te plaise. J’avoue qu’elle me tient à cœur depuis le moment où je l’ai commencé… même si le début était plus léger et drôle !

      J’aime écrire, ça me détend 🙂

      Merci beaucoup pour ton message ❤ !

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      • Merci beaucoup ;). Pour ma part (ça peut peut-etre te rassurer) j’ai galéré pour mon 3ème. Diabète, contractions au 4 mois, couchée sans autorisation de me lever. C’était pas simple… Par contre pas une seule nausée pour mes garçons. Mais les filles c’est atroce… Là pour ma dernière globule je m’en remet tout juste (plus de nausées depuis 3 jours \o/). Enfin… je te souhaite d’aller mieux, de bien te reposer et de nous faire un beau loulou (ou belle louloute ;))

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  • Je sus pas en retard… Non du tout. (excuse moi d’avance si ce message a des fautes de frappes, j’ai un doigt en moins, la porte du bus a troué fun de me le piquer ><)
    Tout d'abord… Félicitation ma belle, pour cette nouvelle grossesse tant attendue! Malgré les désagréments qu'elle te cause, je te souhaite que du bonheur et que tout aile malgré tout au mieux pour toi et ce petit bout.

    Ensuite, ce chapitre… On pourrait en dire tellement.
    J'ai été un peu disons, choqué de voir comment Thranduil est mis à part, direct, sans lui laissé le temps de dire où faire quoi que ce soit vis à vis de Cerise, ça m'a fait bizarre de le lire, même si, dans un sens c'est disons, logique, vu qu'il va retrouver celle qui est son âme soeur… Mais on voit quand même que c'est ni facile pour l'un, comme pour l'autre…

    La présence de Tamril avec Cerise, je dirais juste… Ouf quoi. La pauvre, elle se retrouve au milieu de chose qu'elle ne comprend pas, où du moins assimile avec difficulté alors j'imagine même pas si elle s'était retrouvée seule, surtout avec la nouvelle qu'elle apprend!
    Cette nouvelle renvois à ce chapitre de leur première fois, quand Cerise fait tout son speech sur son non-désir de grossesse et là… Paf, ce qu'elle avait redouté arrive, peut-on dire qu'elle n'y avait jamais pensé? Va savoir…
    Galadriel m'a un peu, beaucoup même énervée, à sa façon de se comporter, j'aurai été Cerise j'lui en aurai retourné une (et pas qu'à elle xD). Les gens qui juge sa relation avec Thranduil, c'est pas la respecter si j'peux dire (et quelle image de notre pauvre Roi…)

    Tout en émotion forte ce chapitre, en divulgation de maillons importants de ton histoire, d'avancement assez significative, que nous réserve la suite? Comment Cerise va accepter cette nouvelle et comment Thranduil va t-il gérer entre elle et Elenna? Mystère et cacahuète j'dirai.

    Tu as vraiment le don, au fil des chapitres, de nous transporter littéralement dans cet univers et c'est d'autant plus fort que tu explore là, Valinor et tout ce qui s'y touche et ça, c'est du peu vu en fanfic.
    La qualité est là, je te le dis à chaque fois mais voilà, faut rendre à César ce qui est à César.

    Merci de nous faire partager cette histoire à la foix belle et sombre si je puis dire.

    "Les choix que nous faisons révèle ce que nous sommes…" et c'est valable ici, pour nos protagonistes.

    Prend soin de toi ma belle, je pense à toi.

    Mille tendresse

    Aimé par 1 personne

  • Salut,
    désolée, j’ai mis près d’un mois avant de lire ton chapitre.
    Bon je commence par le début :
    Galadriel, bon sang que je l’aime pas celle là. Et dans ce chapitre encore moins. Madame peut lire dans les esprits alors elle se gène pas pour le faire… J’adore les Noldor mais elle je l’ai toujours eu dans le pif. Je la trouve tellement imbue d’elle même, prétentieuse et bien trop hautaine (c’est ma propre vision). En faite, je trouve qu’elle a un caractère bien trop « fort » que je la ferais plutôt comme un homme/elfe. En écrivant cela je constate que ça colle bien avec un de ses noms : Nerwen
    Ensuite, petit passage avec Tamril. Il a bien changé. Il a enfin compris que avec Cerise ça sera impossible. C’est triste pour lui mais c’est comme ça. Je sens que c’est la dernière fois qu’on le voit 😦
    Cerise enceinte… on s’en serait pas douté 😉 Je souris à chaque fois que Cerise les reprend sur son nom 😀
    Bon, et ce cher Thranduil qui passe de Roi des Elfes sylvestres en TdM au statut de crotte à Valinor. Quelle chute! Je trouve que c’est bien trouvé de le rendre plus « normal » si je puis dire.
    Allez je file lire le chapitre suivant.
    Biz
    Et encore félicitation pour le bébé
    Sacrok

    Aimé par 1 personne

    • Merci pour ton passage ici et ta review Sacrok ❤

      Galadriel a un caractère fort et oui, elle aime le pouvoir et pour elle, sa résistance à l'anneau de Sauron a été une de ses plus grandes victoires sur elle-même. Il n'empêche que je ne l'ai jamais vu comme une madame Soleil ou une Dame bienveillante. Elle m'a toujours un peu fichue les jetons parce qu'elle sait se servir de certains pouvoirs et ce au détriment de ce que pense les autres.

      Pour le statut des elfes en Valinor, j'ai longuement bataillé pour savoir ce qu'il en était. Je ne les voyais pas reprendre un titre sans royaume. Bien au contraire, je pense qu'ils auront tout à reconstruire là-bas. Une nouvelle vie, soit différente, soit identique à l'ancienne mais ce sera à eux de tout reconstruire… Parce que rien n'est acquis. C'est un peu ma vision des choses. Tout comme le jour où Galadriel est revenue… C'est un peu la fille prodigue dans un sens… Ce n'était même pas certains qu'elle puisse revenir qui plus est.
      Ecrire sur Valinor et tenter d'en imaginer leur univers sans trop raconter de bêtise est un sacré challenge et du coup, je me suis plongée corps et âmes dans les récits du professeur Tolkien, pour en moins cerner un peu l'essence…

      Merci pour les félicitations. Depuis le début du 4eme mois, je commence à revivre presque normalement 🙂

      Bisous ❤

      Aimé par 1 personne

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