Chapitre 39 : Aldarion & Erendis

Aldarion-&-Erendis By Steamey

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Aldarion & Erendis

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Cerise

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Je n’arrivais pas à y croire ! Il était vraiment là, et pour de bon cette fois ? J’avais hésité et surtout, j’avais eu une terrible envie de me jeter dans ses bras pour me repaître de son odeur et de sa chaleur qui m’avaient tant manqué ! Cependant, quand j’avais vu ce sourire suffisant s’afficher sur son visage, le plaisir de le revoir s’était mué en une rage froide, incontrôlable. Où était donc sa femme ? L’attendait-elle quelque part pendant qu’il me rendait visite ? Et que croyait-il exactement ? Que j’allais l’accueillir comme une pauvre gourde éperdue d’amour ?

N’y tenant plus, je lui balançai une gifle magistrale avant de l’insulter copieusement et croyez-moi, ça venait du plus profond de mon cœur !

Une deuxième gifle suivit mais, loin de me calmer, j’eus envie de le ruer de coups pour de bon.

— Mais qu’est-ce qui vous prend ? Vous êtes devenue folle ? me lança-t-il, écumant lui aussi de rage.

— Je vous déteste ! criai-je, folle de douleur et de colère contenue. Qu’est-ce que vous êtes venu foutre ici ? J’étais très bien sans vous !

Ce qui était faux, j’étais malheureuse comme les pierres mais ma fierté et mon instinct voulaient le blesser autant qu’il m’avait blessée. Son visage avait pris des rougeurs dues autant à mes deux claques qu’à sa colère et il respirait fort comme pour tenter de se calmer. Ce con était encore plus beau que dans mon souvenir et j’allais une nouvelle fois le frapper quand je sentis une main agripper fermement mon poignet.

— Il suffit, Aranel, dit Ashräm de sa voix rude, profonde et calme.

— Lâchez-moi, Ashräm !

— Non, vous risquez de vous faire plus de mal qu’à cet elfe Sinda.

Furieuse, je me dégageai brutalement de son étreinte pour le toiser avec hargne. Thranduil, quant à lui, nous observait, le visage étréci par la suspicion. Qu’il pense et croie ce qu’il veut, cela m’était parfaitement égal !

— Qui êtes-vous ? questionna-t-il en avisant avec circonspection ma si « douce » baby-sitter.

Ce dernier se retourna vers lui avant de relever froidement la tête.

— Ashräm, elfe Teleri et l’Aranel est mon bien le plus précieux que je me dois de protéger au delà de ma propre vie.

Je vis non sans plaisir la surprise s’afficher sur les traits de mon elfe préféré. Il nous regarda tour à tour, tentant de déterminer quel autre lien nous unissait. Grand bien lui fasse de croire le pire, peut-être ressentirait-il un dixième de ce que j’avais éprouvé en l’imaginant avec son Elenna de malheur.

— Quant à moi, reprit-il néanmoins, je suis Thrand…

— Je sais qui vous êtes, elfe Sinda, le coupa Ashräm, cependant votre présence semble perturber l’Aranel, je vous demanderai donc de bien vouloir partir.

Oups. Je ne pensais pas que mon garde du corps le prendrait ainsi. Mais après tout, vu l’esclandre que je venais de faire, à quoi aurais-je pu m’attendre d’autre de sa part ?

—Ashräm, commençai-je prudemment. Je vous remercie de prendre soin de moi mais je pense que cet elfe a effectivement des choses à me dire.

— Je ne pense pas être le seul, petite, me répondit ce dernier sur un ton accusateur.

Ma nounou nous avisa d’un signe de tête et ressortit de la pièce en silence mais je savais qu’il était resté derrière la porte. Il était comme ça, mon elfe de compagnie, un peu comme Georges le yéti, un brin collant et taciturne mais au fond de lui c’était un vrai ours en peluche. Oui je divaguais un peu, je l’avoue

— A quoi pensez-vous, Cerise ? me demanda Thranduil en s’approchant doucement de moi.

— Oh à rien, juste à Georges le Yéti.

— Plaît-il ? s’exclama-t-il décontenancé par ma réponse.

— Rien, rien, soupirai-je, sentant la colère retomber aussi vite qu’elle était montée. Que voulez-vous, Thranduil ?

Il voulut me caresser la joue mais je me dérobai à son contact. Il soupira.

— Je suis venu parce que vous me manquiez.

— Et c’est tout ? répondis-je un peu trop froidement. Juste parce que je vous manquais. Et votre femme, alors ?

— Ma femme est morte il y a de cela des millénaires et elle ne reviendra jamais, dit-il, ses traits se rembrunissant d’un coup.

— Oh ! Alors pourquoi avez-vous mis autant de temps à revenir par ici ? Vous vous étiez perdu en route ?

J’étais volontairement moqueuse. Je savais qu’il avait du la revoir là où il avait été et me prendre pour une idiote n’allait pas forcément jouer en sa faveur.

Il baissa la tête, semblant chercher ses mots avec soin.

—Effectivement, j’ai pu revoir ma femme un court instant dans les cavernes de Mandos. Selon ses souhaits, elle n’a pas tenu à revenir dans le monde des vivants.

—Oh, et bien vous savez quoi, Thranduil, je m’en fiche ! Vous m’avez abandonnée comme ça, sans un mot, et le pire, c’est que vous m’avez mise dans — je désignais mon ventre bombé — cet état !

Ses yeux se firent plus doux en contemplant ce que je lui désignais et, malgré ma mauvaise humeur, je faillis sourire devant son air tendre.

— C’est un merveilleux cadeau, Cerise. Un enfant est toujours la plus belle des choses qui puissent nous arriver. J’en suis très heureux.

Je pinçais les lèvres. Ce qu’il me disait me plaisait trop et je vis des images de nous dans ma tête, lui embrassant mon ventre rond… Puis lui berçant notre enfant, et je faillis en pleurer d’émotion.

— Je n’en veux pas de ce marmot, moi ! dis-je néanmoins.

Une sorte de douleur furtive passa sur son beau visage.

— Vous n’êtes pas sérieuse Cerise ?

Une voix dans ma tête m’exhorta à me taire mais une part de moi voulait tellement le faire souffrir pour qu’il paie ce qu’il m’avait fait. Cependant, je sus avec une certaine conviction que je risquerais de le perdre si je jouais à ce jeu là avec lui.

— Je n’en sais rien Thranduil, lui répondis-je franchement. Je ne sais pas ce que je veux… Et vous ?

Il voulut me prendre dans ses bras mais mon attitude le fit hésiter.

— Je suis revenu pour vous, Cerise. Une part de moi n’aspire qu’à être à vos côtés, et plus encore depuis que je sais que vous êtes pleine de mes œuvres.

J’aurais du être en colère en entendant ses propos machistes et pourtant, pourtant, je savais qu’il avait raison. Ne l’avais-je pas pleuré durant tous ces mois ? N’avais-je pas voulu sa présence pour me réconforter tandis que je m’épanouissais telle une vache bien grasse ayant trop mangé ?

N’y tenant plus, je me jetai dans ses bras. Je sentis une de ses mains caresser doucement mon ventre. Lentement je redressai la tête pour l’embrasser légèrement.

— Ça ne sera pas aussi simple, Thranduil, murmurai-je doucement.

— Que voulez-vous dire ?

Je me dégageai de lui pour aller m’asseoir sur un des fauteuils mis à notre disposition. Je me sentais lourde et lasse.

— Nous ne pouvons continuer à être amants. Les gens qui se prétendent être ma famille ne l’accepteront jamais !

Il passa un doigt sous son menton, l’air songeur.

— Oui, c’est ce que j’ai cru comprendre. Ainsi, vous seriez une princesse en ces lieux et bien qu’humaine… Auriez-vous l’amabilité de m’expliquer ?

— Pas pour le moment, Thranduil. Je ne veux plus être votre amante.

—Je vous demande pardon ?

— Avec ce qui se passe, j’estime avoir droit à plus d’égard.

Il se mit à faire les cent pas devant moi mais cela me laissa de glace. Qu’il use donc les tapis du palais, je m’en moquais royalement.

— Je ne suis pas libre, Cerise, je ne peux vous donner plus !

Je me relevais d’un bond, la colère revenant au galop.

— Vous vous fichez de moi ?! Votre femme est morte, vous êtes libre ! Qu’est-ce qui vous retient ?

— Déjà, commença-t-il sur le même ton, un elfe ne se remarie jamais ! Cela porte malheur. De plus, mon âme sœur peut se trouver n’importe où et je me refuse à la perdre une seconde fois à cause d’une passade pour une simple humaine même si vous m’apportez beaucoup !

Je me figeai en entendant ces mots plus blessants que des coups de poings. J’étais dans un tel état que j’en tremblais de tous mes membres.

Ce dernier le vit puisqu’il s’approcha de moi, la mine contrite.

— Cerise, je…

— Non ! criai-je. C’est bon, j’ai compris. Allez vous faire mettre Thranduil ! Nous n’avons plus rien à nous dire. Vous n’êtes pas le bienvenu ici, ni maintenant ni jamais !

J’allais sortir quand il me rappela une dernière fois.

— Cerise, vous ne pouvez pas partir ainsi ! Nous allons avoir un enfant ensemble.

A ces mots, je me mis à rire.

— Un enfant ensemble ? Arrêtez de prendre ce qui vous arrange. Cet enfant, je le porte seule et l’élèverai seule. Je n’ai pas besoin d’un petit con prétentieux qui pense que je vais me contenter de restes ou de miettes. Adieu !

Folle de rage et de chagrin, je me mis à courir, les larmes coulant sur mon visage, puis je gravis les escaliers et entendis à peine Ashräm qui me suivait.

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Thranduil

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Que n’avais-je pas dit ! Jamais je n’avais eu l’intention de la blesser. Je ne savais pas comment exprimer ce que je ressentais. Ce n’étaient pas les mots qui me manquaient mais je ne me sentais pas prêt à mettre un nom sur tout cela.

Soupirant gravement, je passai une main sur mon visage. J’étais exténué et mes retrouvailles avec Cerise était loin d’être celles que j’avais imaginées.

M’apprêtant à partir, je fus interpellé par une elfe à la très grande beauté.

— Messire, vous êtes attendu à l’étage, veuillez me suivre s’il vous plait, dit-elle en se courbant légèrement.

Pris d’un fol espoir, je la suivis, le cœur battant. Ma petite humaine aurait-elle finalement changé d’avis ? C’était plus que je ne pouvais espérer pour le moment et, impatient de la revoir, je hâtai le pas, suivant de près l’elfine qui gravissait les innombrables étages avec grâce.

Je ne les comptai pas mais il nous fallut un certain temps avant qu’elle ne m’introduise dans une pièce qui ressemblait à un charmant boudoir féminin. Une quantité incroyable de fioles lumineuses étaient disposées sur les diverses commodes, illuminant la pénombre et lui donnant une impression de jour aussi réel que si nous avions été à l’extérieur. Près de la fenêtre se trouvait une personne et je compris à sa chevelure d’ébène qu’il ne s’agissait pas de Cerise.

Intrigué, je m’avançai lentement quand elle se retourna et vint à ma rencontre. Pris au dépourvu, j’écarquillai les yeux en découvrant mon hôte.

— Je vous salue Thranduil, fils d’Oropher, elfe Sinda.

Sa voix semblait désincarnée et lui donnait une impression d’irréalité mais ce qui me stupéfia le plus furent ses cheveux et ses yeux. Sa chevelure n’était pas seulement sombre comme je l’avais cru au premier abord. Non, ses cheveux avaient des reflets bleutés et sur ces derniers brillaient comme des millier d’étoiles en mouvement. Quant à ses yeux… Une sorte de voix lactée les faisait scintiller.

Je n’avais pas fait attention mais ses oreilles étaient rondes et pourtant, elle était loin d’être humaine. Comprenant à qui j’avais affaire, je me prosternai devant en elle aussi humblement que je l’avais appris.

— C’est un immense honneur que de vous rencontrer, ô douce Elbereth, dis-je en baissant les yeux.

— Relevez-vous, jeune elfe Sinda, répondit-elle. Si je vous ai fait mander par ma chère Ilmarë, ce n’est point pour vous voir vous prosterner à nos pieds.

Surpris, je fis ce qu’elle me demandait.

— Ce n’est pas tous les jours qu’un elfe de la Terre du Milieu a l’incommensurable chance de rencontrer un de ceux qu’il prie si ardemment, ne puis-je m’empêcher de dire avec respect et fierté.

Que la grande Varda Elentári me convoque dans l’intention de s’entretenir avec moi me laissait aussi perplexe qu’heureux.

— Vous avez accompli de grandes choses en Terre du Milieu, commença-t-elle en m’observant, cependant, mon époux et moi-même vous devons beaucoup plus. Vous avez sauvé et ramené notre fille bien aimée parmi les siens.

Si elle avait voulu me surprendre, elle ne s’y serait pas prise autrement. Avais-je sauvé la fille de Manwë Sulimo et de Varda Elentári ?! Je ne savais même pas qu’ils avaient un enfant… Comprenant qu’elle devait faire erreur, je sentis une boule d’amertume gonfler dans ma gorge.

— Je pense qu’il y a erreur, votre… Votre Grâce, finis-je par dire, ne sachant pas trop comment l’appeler sans commettre un impair.

Je me sentais gauche comme lorsque, enfant, mon père m’avait introduit à sa cour. Sans être une très grande cour, l’enfant que j’étais à l’époque avait été des plus impressionnés… comme je l’étais présentement.

— Erreur ? reprit-elle gravement. Nous ne pensons pas. Voyez-vous, vous l’avez secourue quand elle s’est retrouvée en danger et avez pris soin d’elle jusqu’à ce jour… Bien sûr, nous aurions beaucoup à redire sur la façon « très légère » dont vous l’avez parfois traitée mais nous savons à quel point l’amour peut se montrer fort et versatile.

Ses paroles, loin de m’éclairer, m’enfoncèrent dans un abîme de perplexité. Je ne voyais pas de qui elle pouvait parler. La seule personne que j’avais aidée avait été Cerise, une simple humaine… Mon cœur rata un battement. Ici, on l’appelait « Aranel », ce qui, en Quenya, signifiait « Princesse »… Se pouvait-il que ce que l’on m’avait dit un peu plus tôt soit vrai ?… Mais elle n’était qu’humaine !

— C’est exact, répondit Varda, notre fille ressemble à s’y méprendre à une simple humaine et pourtant coule en elle le sang le plus noble et le plus pur que le pays d’Aman ait porté.

— Comment est-ce possible ? soufflai-je, estomaqué.

— Par bien des sacrifices et une certaine abnégation, tout peut être possible, jeune elfe. L’histoire de la naissance de notre fille est longue et bien que je la chérisse par dessus tout, ce n’est pas ce jour que je vous la conterai. Sachez seulement que loin d’être ce qu’elle croit, elle est une partie de nous. C’est pourquoi, après sa naissance, nous avons du nous résoudre à la soustraire aux yeux de Morgoth, à travers Sauron, dans un autre monde bien différent du notre et du votre.

Comprenant ce que cela impliquait, je ressentis un immense malaise en me souvenant de la façon dont je l’avais accueillie. J’avais fait d’elle ma maîtresse… Enfin mon amante ! Sans oublier qu’à ce jour, elle était enceinte de mes œuvres. Indéniablement j’avais mal agi envers l’enfant des Valar.

— L’heure n’est pas à la culpabilité, me gourmanda Varda. Ce qui est fait ne peut-être défait.

Elle s’avança vers moi et passa ses doigts sur mon visage comme une mère l’aurait fait avec un enfant… Ce que j’étais loin d’être. Ma bouche forma un pli amer.

— Que comptez-vous faire fils, d’Oropher ? Elenwë a terriblement souffert lors de votre longue absence. Quatre mois se sont écoulés pendant que vous vous trouviez dans les cavernes de Mandos.

Un rire âpre s’échappa de mes lèvres. On me mettait une nouvelle fois au pied du mur. Qu’allais-je faire ? Je n’en n’avais aucune idée et … Cela m’effrayait quelque peu. C’était stupide et irrationnel de ma part mais j’en voulais à Cerise comme si c’était de sa faute à elle et non la mienne. Elle ne m’avait rien caché ni même menti sur la nature exacte de ce qu’elle était car à priori, elle venait à peine de le découvrir elle-même. Cependant, j’avais beau me le répéter, je ne pouvais enlever ce sentiment désagréable d’avoir été piégé.

— Ô Varda, pardonnez-moi, mais pour l’heure, je ne peux vous donner aucune réponse satisfaisante car moi-même, je ne sais plus où j’en suis.

Je me sentais terriblement mal et à ce moment, je n’avais qu’une envie, fuir… Fuir le plus loin possible et panser mes blessures.

La Vala soupira de tristesse.

— Je vois bien que vous vous sentez arraché à la tangibilité de votre monde, jeune elfe. Je ne vous retiens pas. Allez donc ! Cependant, ne revenez pas quand il sera trop tard, notre fille est loin d’avoir la patience de ses parents.

Me courbant comme la bienséance l’exigeait, je pris congé d’elle et quittai ce château, cette étouffante montagne, pour retrouver les miens avec le même empressement que j’avais mis à venir jusqu’ici.

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Cerise

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Sachant qu’il était encore là, j’attendis, le cœur gros qu’il vienne me voir, pour s’excuser ou à tout le moins pour se confronter à moi comme il avait l’habitude de le faire… J’en fus pour mes frais car je le vis redescendre les escaliers, la mine furieuse. Comprenant qu’il quittait le palais sans même un regret, je sentis mes yeux me piquer à nouveau mais pas que…

Un sentiment de colère et de déception m’animèrent au même moment et je priais pour ne plus jamais le revoir ! En fin de compte, il s’était servi de moi et maintenant, il m’abandonnait bel et bien une seconde fois… Et dire que je porterais toute ma vie le fruit de cette monumentale erreur. Quelle idée j’avais eu de succomber aux joies de la luxure pensant qu’un jour ce con éprouverait pour moi plus que pour la Maeiell !

— Vous ne devriez pas songer à cela, Aranel, dit Ashräm, me sortant de mes pensées.

— Et qu’en savez-vous exactement ? Ce n’est pas vous qui avez été baisé en beauté et dans tous les sens du terme !

Nous étions dans mon salon privé — parce que oui, j’avais un salon privé. Tout à fait entre-nous, je m’en fichais si ça avait pu me ramener chez moi… Mais c’était loin d’être le cas — et l’elfe pris un tabouret pour venir s’asseoir en face de moi. Par moment, ses regards me rappelaient ceux de Tamril. Je l’avais peu vu depuis que j’avais été introduite ici. Pas qu’il me fuyait mais… je le savais mal à l’aise… Tout ça parce qu’on me prenait pour une putain de princesse à la noix !

— Vous savez, je ne connais certes pas grand chose à l’amour mais j’ai entendu assez d’histoires à ce sujet pour savoir que je les préfère se terminant bien plutôt que mal.

Je me mis à rire. Lui, l’elfe mal dégrossi qui savait à peine sourire ? Décidément, j’aurais tout entendu !

— Sans doute, répondis-je, mais je pense en avoir assez de Thranduil et de ses états d’âmes. Je croyais qu’il avait de l’affection pour moi mais j’ai juste pris mes désirs pour de la réalité. Je ne veux plus jamais le revoir et d’ailleurs, je vous interdis de l’introduire à nouveau ici. J’élèverai mon enfant seule. Je ne veux même pas qu’il le reconnaisse. J’aurai assez souffert comme ça. Qu’il souffre à son tour si ça le chante… Pour ce que ça lui fera, de toute façon !

Les traits d’Ashräm se figèrent.

— Loin de vouloir être désobligeant, vous êtes sotte de penser cela. Je vais vous raconter une histoire vraie et triste à pleurer dans laquelle l’héroïne de cette tragédie n’a que ce qu’elle mérite… Du moins à mon sens.

— Que voulez-vous dire ? demandai-je, hésitant entre la fureur et la curiosité.

— Il y a bien longtemps, sur l’Île de Númenor, une jeune femme de simple lignée tomba éperdument amoureuse du beau prince de son pays, le fier Aldarion. Cependant, loin de la remarquer, Aldarion vivait une passion dévorante pour la mer et la navigation… Du moins c’est ce que tout le monde croyait mais en fait, ce Númenóréens aimait par dessus tout la liberté que cela lui apportait. Toutefois, la jeune fille, loin de se lasser, exerça sur lui tous ses charmes pour le capturer dans ses filets…

Il fut un jour où, bien sûr, elle réussit enfin à saisir son attention mais cela ne suffit point à le retenir car la mer l’appelait déjà. Malgré tout, le roi et la reine, qui n’arrêtaient pas de presser leur fils à trouver une épouse, finirent par le faire obéir de mauvaise grâce se souvenant de la belle jeune fille, qui néanmoins n’était pas de sa royale condition, — et donc aurait une vie bien plus courte — il finit par consentir des fiançailles avec elle.

Fiançailles qui durèrent si longtemps que la pauvre ère crut sa jeunesse se faner bien avant le retour de son bien-aimé et c’est là qu’elle capitula une première fois. Mais il revint à elle et promit cette fois que la mer était derrière lui, que plus jamais il ne la ferait passer en premier. Erendis, car tel était son nom, consentit à l’épouser et de cette union naquit une petite fille. Or quand cette dernière eut quatre ans, Aldarion sentit une nouvelle fois l’appel de la mer revenir en lui. C’était plus fort que tout alors il abandonna une nouvelle fois son épouse et sa fille, promettant de revenir sous deux ans.

Hélas, la patience et l’amour que son épouse avait pour lui vinrent à être engloutis par la rancœur, la fierté et la colère. Erendis quitta la cour avec sa fille pour partir loin. Quand les deux ans furent arrivés, elle fit préparer cependant la demeure de son mari mais ce dernier ne revint pas. Et Erendis se transforma en femme amère et cruelle, montant sa propre enfant non seulement contre son père mais contre tous les hommes. Quand Aldarion revint enfin, il fut surpris et en colère de découvrir sa demeure vide. Cependant, loin de culpabiliser, il ferma son cœur à celle qu’il avait aimée jadis.*

De par son impulsivité et sa fierté, Erendis n’a pas su lire dans l’âme et le cœur de son époux. Elle n’avait aimé en lui que le reflet de son propre amour. L’amour peut-être égoïste, alors il ne dure pas. Un amour véritable est avant tout un don de soi et une grande ouverture d’esprit. C’est une confiance mutuelle et surtout l’acceptation des défauts de l’autre dans une commune mesure.

Ce que j’essaie de vous faire comprendre, Aranel, c’est que ce n’est pas en prenant en otage les sentiments que l’autre a pour vous qu’il vous mangera ensuite dans la main. Il faut savoir comprendre, puis pardonner. S’il y a bien une chose que j’ai apprise à vos côtés, c’est que vous l’aimez de tout votre cœur et de toute votre âme. La personne que vous blesserez en agissant inconsidérément, ce n’est pas lui mais bel et bien vous. Ne soyez pas impulsive et prenez le temps de la réflexion. Essayez de vous mettre à sa place avant d’être trop prompte à le condamner.

Il se leva alors, plaça une main sur son cœur et sortit du salon me laissant digérer tout ce qu’il venait de me dire.

Cette histoire était triste et, même si je me doutais qu’il avait du fortement l’abréger, j’avoue avoir eu une certaine empathie pour cette Erendis… Finalement, elle s’était retrouvée seule… J’en voulais à Thranduil et pour le moment, je ne me voyais pas l’accueillir en souriant ni même savoir l’écouter. Je sus alors que ce n’était pas aujourd’hui que nous résoudrions nos soucis communs.

Soupirant, je compris que nous allions, chacun, devoir faire un effort pour comprendre ce que voulais l’autre… Et ce… sans s’énerver. Nous connaissant, c’était loin d’être gagné !

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Thranduil

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Je mis peu de temps à revenir à l’auberge qui accueillait une partie des miens. Cela n’était pas concevable. Au lieu de me lamenter sur moi-même, il me fallait m’occuper avant toute chose de mes gens.

Avisant l’un des soldats de ma garde qui nous avait accompagnés, je m’avançais vers lui.

— Où se trouve Finlenn ? lui demandai-je sans ambages.

— A l’étage, Mon Seigneur, répondit-il en me saluant avec respect.

D’un signe de main, je le congédiai avant de monter les escaliers. Une partie du premier étage avait été réquisitionné par les elfes qui m’avaient suivi dans ce périple qui devait nous conduire jusqu’à la terre de nos ancêtres. Apercevant mon ancien conseiller, je me dirigeai vers lui pour le saluer.

— Annael, nous sommes heureux de vous savoir ici, dis-je froidement.

— Il en va de même pour moi, Sire. C’est un plaisir de savoir notre roi sauf et parmi nous.

Inclinant la tête, je sentis une présence derrière moi et un parfum que j’aurais reconnu entre mille.

— Quel plaisir que de vous savoir enfin ici, susurra la voix langoureuse de mon ancienne maîtresse.

Je me retournai vers elle.

— Je te remercie, Maeiell, dis-je d’une voix un peu plus douce, puis revenant à Annael.

— Dans quelle chambre se trouve le capitaine de ma garde ?

— Celle tout au bout du couloir Messire, répondit-il avant de prendre l’elfine par la taille. Si vous permettez, ma promise et moi-même allions prendre un peu l’air.

Tout d’abord surpris par la nouvelle, je me repris vite.

— Faites donc, répondis-je, me précipitant vers la dernière porte que j’ouvris à toute volée.

Finlenn n’était pas seul. Tamril était assis sur une chaise et tous deux semblaient en pleine discussion. Ils furent néanmoins surpris pas mon entrée fracassante mais aucun ne se leva pour me faire la révérence. Je fronçais les sourcils.

— Je vous dérange ? grondai-je, un peu courroucé par ce manque au protocole qui ne me plaisait guère.

— Bien sûr que non !

— Pas du tout ! s’écrièrent-ils en chœur, se levant précipitamment tout en me saluant.

Je vis Finlenn sortir quelque chose d’un petit secrétaire se trouvant près de la fenêtre. Il s’agissait d’un rouleau de parchemin scellé avec le cachet des hauts dirigeants de la ville de Valimar.

— Pour vous, Mon Seigneur, dit-il en me le tendant.

Intrigué, je pris le rouleau et le décachetai, la mine sombre. Mes traits s’apaisèrent quand je vis de quoi il s’agissait. On m’octroyait quelques âcres de terre non loin du royaume de Valimar. Je pouvais y construire une demeure avec ceux qui accepteraient de me suivre dans ce nouveau départ qu’ils espéraient fait de paix et de joie.

— Cela mérite quelques réflexions, marmonnai-je.

— Si je puis me permettre, Messire, se risqua Tamril, Finlenn s’est déjà chargé de réunir sur une liste tout ceux qui souhaitaient vous suivre. Il me donna alors une feuille sur laquelle s’étendait une vaste liste de nom qui m’enchanta bien plus que je ne l’aurais imaginé.

— Ainsi donc, je ne serai pas trop dépaysé, soufflai-je en inclinant ma tête avec respect vers mes deux loyaux soldats.

— C’est un honneur pour nous que de vous servir encore et toujours, répondit Finlenn. Tamril se contenta d’une ébauche de sourire.

Je n’oubliai pas la façon peu amène avec laquelle je l’avais traité quand il courtisait Cerise. Repenser à elle me donna un coup en plein cœur. Je ne pouvais pas l’oublier ni fermer les yeux sur ce que j’avais appris. Je n’étais pas lâche mais je dus m’avouer que de ne plus penser à elle quelques instants, me fit le plus grand bien.

Ici, au milieu des miens, mon peuple, je me sentais chez moi et en terrain conquis tandis que dans la palais du Taniquetil, les dernières révélations avaient chamboulé tous mes points de repaires.

— Mon Seigneur, loin de moi l’idée de vous manquer de respect, commença Tamril avec appréhension, mais… Avez-vous pu parler avec Cerise… Enfin, je veux dire l’Aranel ?

Haussant un sourcil, je le regardai avec circonspection. Il semblait des plus mal à l’aise.

— Est-ce son nouveau statut qui vous met dans cet état, Tamril ? susurrai-je avec amusement.

— Vous dire que le choc ne fut pas des plus grands en apprenant sa parenté alors que nous la pensions humaine serait un euphémisme, répliqua Finlenn à la place de son ami. Tamril s’est rendu compte qu’il avait outrepassé ses droits en la courtisant comme il l’avait fait et…

— Et quoi ? demandai-je curieux de savoir ce qui démangeait tant la bouche de mon ancien garde royal.

— Nous nous demandions ce qu’il allait advenir de vous… Enfin, non pas que vous n’ayez pas…

— Toute cette verve mal mesurée ne vous ressemble pas, Finlenn et si vous avez peur de quelques représailles à mon encontre, soyez assurez qu’il n’y en aura pas.

Je les vis tous deux souffler de soulagement. Certes, les Valar ne semblaient pas me tenir rigueur d’avoir pris la fleur virginale de leur enfant… Pour preuve qu’un enfant était à venir et que Varda elle-même me sommait presque à demi-mot de réparer certaines erreurs. Officiellement, je ne pouvais plus me marier mais je n’excluais pas l’idée de l’emmener avec moi et de faire d’elle ma compagne. Cette décision, loin de me déplaire, avait une saveur de bonheur inédit qui m’emplit d’une telle joie que je sus que je commettrais la plus terrible des erreurs en l’excluant de ma vie. De plus, avec cet enfant à venir, il n’était plus question de ne pas être à ses côtés.

— Nous sommes ravis de le savoir, répondit Tamril d’une voix basse, me sortant de mes pensés.

— Sachez que Cerise sera des nôtres quand je déciderai de quitter Valimar pour mes terres promises. Cependant, il nous faudra prendre grand soin d’elle, vu son état, terminai-je, repartant dans de nouvelles réflexions personnelles.

J’allais attraper la poignée pour les laisser quand Tamril m’interpella.

— Son état ? Est-elle malade ?

Soupirant, je sus que je ne pourrais taire l’immense joie qui m’animait à l’idée d’être bientôt à nouveau père.

— Non, pas du tout. Je suis juste heureux de vous annoncer que je vais être une nouvelle fois père.

Et je les plantai là, sans en dire plus. La seule personne avec qui j’aurai aimé en parler était en froid avec moi et ne semblait pas accorder à cet évènement un bien grand bonheur. J’osais espérer qu’elle changerait d’avis avec le temps. Savoir que l’idée de porter mon enfant la révulsait me fit bien plus mal que je ne l’aurais voulu.

Une fois au rez-de-chaussée, je partis en quête de l’aubergiste pour lui demander une chambre. J’avais besoin de repos.

Je me sentais tellement épuisé.

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Deux jours s’écoulèrent que je passai à dormir. J’avais besoin de reprendre des forces et les seules personnes que je vis entre deux courts réveils furent Tamril et une servante qui vint m’apporter de quoi me sustenter.

Le troisième jour, je sortis enfin revigoré et prêt à affronter ce monde nouveau ainsi que ma belle petite humaine…

Nous allions avoir un enfant ensemble et l’essence même de ce que j’étais m’exhortait à prendre soin de celle qui portait en elle une part de moi. Quand Elenna avait été enceinte de Legolas, nous avions passé l’année de gestation ensemble, nous quittant très rarement, jamais pour ainsi dire. Voilà une des raisons pour lesquelles les elfes ne concevaient qu’en temps de paix. La mère et le futur petit elfe à naître avaient besoin du père. C’était vital.

C’est pourquoi je sus que je devais à tout prix ramener Cerise à la raison. Elle ne s’en doutait sans doute pas mais elle avait besoin de moi. Il me suffisait de penser à elle pour ressentir sa très grande détresse et cela me fit encore plus mal.

— Cerise, dis-je à voix haute, que vous le vouliez ou non, il va falloir que nous résolvions nos différents une bonne fois pour toute !

— Je suis toute ouïe, me rétorqua alors la voix même de ma petite humaine.

Abasourdi, je me retournai pour la trouver là, à quelques mètres de moi. Elle était accompagnée de cet elfe au visage presque défiguré et ce dernier avait la mine sombre et dure.

— Cerise, soufflai-je surpris.

A Suivre


Annotations

L’histoire d’Aldarion et Erendis, est contée dans le recueil intégral des Contes et Légendes Inachevées de Tolkien. Il est le second chapitre sur le Second Âge et fait référence à la dynastie de Númenor. J’ai adoré cette histoire triste et tragique. Je vous la recommande chaudement !

Note de l’auteur :

Beaucoup ont été assez surpris de la réaction de Cerise mais croyez-moi (ou pas) mais les réactions de femmes enceintes sont parfois assez imprévisible et aussi contradictoires que possible 😆

Autre chose, « Aranel » est le mot Quenya pour « Princesse ». Ce n’est pas le prénom elfique de Cerise mais sa dénomination sur Valinor. Elle s’appelle « Elenwë » nom de sa « première » mère. Je vous invite à relire le chapitre sur sa « naissance« , si le cœur vous en dit 😉

Le prochain chapitre, eh bien, j’espère mettre moins de temps pour vous le poster mais ça dépendra un peu de mon état ^^. Dur d’écrire quand on doit garder le lit 24H/24H ! Mais promis, vous aurez bientôt la fin 😉

Un énorme merci à ma relectrice « Lilou Black » mais aussi à tous ceux et celles qui me lisent ! Vous égayez mes journées ❤ !

A bientôt !

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6 commentaires

  • Oulà!! Effectivement, leurs retrouvailles étaient spéciales! Mais il ne pouvait en être autrement, connaissant nos deux tourtereaux. Je dois dire que je suis quand même assez surprise parce que Thranduil a balancé à Cerise (une femme enceinte), notre cher blondinet n’est pas du tout fin, surtout avec une femme enceinte. Et je ne m’attendais pas à ce qu’il reste focalisé sur la recherche de son âme-soeur. Il semble oublié que Cerise est quand même celle qui a réussi l’impossible : détourner un elfe de son épouse, puisque Thranduil a déjà envisagé de rester aux côtés de Cerise avant de finalement partir rejoindre sa défunte femme… C’est donc bien que Cerise est spéciale pour lui (âme-soeur ou pas… à toi de nous éclairer… =)). Il est enfin libéré de sa femme et au lieu de s’en réjouir et de couler des jours heureux avec Cerise, il sort le truc du mariage et la recherche d’une autre elfe… Franchement, je ne le comprend pas (et je suppose qu’il a aussi du mal a se comprendre lui-même ^^ Donc pour le coup, je comprend tout à fait la réaction de notre héroïne. Bisous!!!

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  • Mara aurë Gente Dame !

    En tout premier lieu, je te remercie de penser à tes lecteurs malgré le fait que tu doives garder le lit. Je m’incline devant ton abnégation à continuer cette belle aventure d’Une quête ratée !
    Je te souhaite beaucoup de courage et de force 🙂

    Bien venons-en, à présent à notre Royale Majesté et sa rencontre avec Cerise….et là, comment dire, je vais devoir ressortir ma robe d’avocate, hum, oui, je le sens !
    Voilà, deux petites secondes…j’y suis !
    Alors, pour défendre sa Très Glorieuse Magnificence, je dirais, en substance, que les traditions et autres coutumes elfiques sont, pour dire la vérité, bien tirées par les cheveux !
    Ces histoires de porte poisse et autre joyeusetés ont légèrement déboussolé notre Majesté Thranduil !
    Ne souhaitant nullement se dresser contre les Valar, ce monarque se rend à leur bon jugement. D’ailleurs, j’en veux pour preuve le fait qu’il respecte tellement cet état de fait qu’il ne va pas à l’encontre de ses enseignements, même devant la mère de l’Aranel. Sa Gloire est déboussolée et même se sent-il légèrement en colère pensant avoir été dupé…un excès de colère bien compréhensible !
    Les claques aussi n’ont rien arrangé ! Ce Roi s’en prend plein le visage depuis qu’il est sur ces Terres Immortelles…la révélation de son épouse l’a détruit…cela fait beaucoup tout de même…
    et puis, l’annonce de la grossesse de Cerise… un mâle prend toujours du temps pour assimiler ce genre de nouvelles, question de cheminement dans un esprit différemment constitué de l’esprit femelle 😀
    Bien, j’espère avoir apporter quelques crédits à ce Roi que j’adore !
    Voilà, Majesté, sur ce coup là vous m’avez fait tourné en bourrique, je vous préviens que la prochaine fois…non, même au fond du trou, je vous tendrais la main 🙂
    L’histoire d’Aldarion et Erendis, que je ne connaissais pas, est fort jolie et explique bien des choses !
    Le temps de se retrouver dans l’auberge, et le voici déjà empli de meilleures intentions.
    Je remarque, non sans une certaine curiosité, que l’ancienne maîtresse Tintallë, montre le bout de sa frimousse et se retrouverait au grade de promise d’Annael l’ancien conseiller du roi ?
    Intéressant !
    Sa présence laisserait-elle présager un nouveau coup du sort ?
    Étrange. Majesté, je vous préviens, ne vous laissez point distraire par cette gourgandine…
    Eh bien nous en sommes là, une autre explication s’annonce et pas des moindres…que va décider ce soleil rayonnant de mille feux ? Nous le saurons en son temps…
    D’ici là, que l’auteure prenne le repos nécessaire. Nous attendrons pour connaitre la suite.
    Belle continuation à toi Gente Dame.
    Mara Mesta !

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  • Coucou Cerise ;). Ça faisait un petit moment que je n’étais pas passée par chez toi et je viens tout juste de continuer cette fabuleuse histoire. J’avais du retard mais j’aime tellement que j’ai lu d’une traite :0). Bien évidemment j’ai très envie d’avoir la suite mais pense à toi en tout premier. Garder le lit c’est loin d’être une partie de plaisir >.>… (Enfin tout dépend pourquoi^^’) mais là… En bref, je vois que le rdv avec bébé approche à grands pas et je suis de tout ❤ avec toi ;), étant dans les couches et les biberons également ! Prends soin de toi !
    💋🍒

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  • Et bien, ça c’est des retrouvailles hautes en couleurs. Le thranthran toujours aussi délicat… Il devrait vraiment tourner sa langue sept fois dans sa bouche. Bon, il a la fibre paternel, ça remonte sa note mais ce n’est pas encore tout a fait ça. je te dis a bientôt et repos, repos et courage.

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  • bonjour voila je viens moi aussi de lire d’une traite votre histoire et wwwwaouuu !!!!!! j ‘adore CERISE c est une chieuse mais elle est trop bien un fille de notre mon mais en plus exubérante …… je dois dire que j avais un très grand faible pour les nains notamment le très très très très beau THORIN mais les helfes très peux. je l ‘avoue mais là avec cerise je suis prête a faire des infidélités a mon chouxchoux de THORIN ( le pauvre ) …….a très vite pour la suite le chapitre 40 HELPPPPPPP!!!!!!!!

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