Chapitre 43 : Montre-moi le chemin

Thranduil-and-Wife

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Montre-moi le chemin

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L’amour n’est pas simplement cette chose niaise qui rend les gens idiots, il a aussi le pouvoir de rendre les êtres aimés immortels.

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Cerise

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J’avais encore du mal à croire que cette fois-ci, ce soit réellement vrai. J’étais rentrée chez moi — Je me sentis défaillir — pour de bon ! Un étrange mélange de joie, de peine et de confusion m’étreignit la poitrine. J’avais espéré cet instant depuis tellement longtemps et enfin je voyais, en quelque sorte, mes vœux exaucés. Mais à quel prix ?

Observant mon salon, je remarquai qu’il était propre, comme si je ne l’avais quitté que la veille. Je ne voyais aucune trace d’une éventuelle altération qui m’aurait permis de dire depuis combien de temps j’étais partie. Pas de poussière visible non plus. C’était vraiment très étrange.

Quel jour étions-nous ? Combien de temps étais-je partie, finalement ? Avisant l’horloge murale, je vis qu’il était vingt heures quarante. Oui, super que tout cela, mais de quel jour exactement ? Tel un automate un peu rouillé, j’allumai ma télévision en tremblant légèrement, appréhendant d’être partie trop longtemps, genre cinq, dix ou même vingt ans ! Quoique, si cela avait été le cas, mon appartement ne serait pas dans cet état et je n’y aurais pas retrouvé non plus mes affaires en place. Réfléchis de façon cohérente, Cerise, pense de manière logique, me dis-je pour m’encourager.

Avec appréhension, je regardai le cadran numérique de mon téléviseur et je fus choquée parce que j’y découvris. C’était impossible ! Et pourtant…

— Je ne suis partie que… quelques heures seulement ?! m’écriai-je, le cœur battant à tout rompre.

Car oui, j’avais la preuve flagrante sous les yeux, j’étais revenue le jour de mon départ pour la Terre du Milieu ! Incroyable ! Ou alors ?…

Comprenant ce que cela voulait dire, je me mis à flipper totalement. Et si ce que j’avais vécu n’avait été qu’un rêve ? Que rien de ce que j’avais vécu là-bas n’avait été réel ?
Non, c’était impossible, je ne pouvais croire à cette horrible hypothèse. Me redressant, je courus dans ma chambre pour me retrouver devant mon miroir en pied. Ce qu’il me renvoya me rassura tellement que j’émis un énorme soupire de soulagement. Merci Mon Gieu… et Eru aussi !

J’avais gardé mes vêtements elfiques et mon diadème sur le front brillait de mille éclats. Touchant ma poitrine de mes mains tremblantes, je vis qu’elle était lourde et engorgée de lait. Il allait falloir que je me soulage sous la douche tout à l’heure. En pensant à toute cette bonne nourriture que les jumeaux n’auraient pas, je sentis mes yeux me picoter. Je ne les avais pas abandonnés. Je me refusais à penser cela même si ça me faisait mal d’être loin d’eux… Comme de leur père.

— Thranduil, soupirai-je à voix haute.

J’avais pris mes dispositions pour qu’une nourrice, qui m’avait été recommandée par Estë, s’occupe d’eux durant mon absence. Je ne comptais pas trop m’attarder ici et pouvoir rentrer chez moi le plus vite possible.
Chez moi, j’émis un rire de dérision… Je secouai la tête. Dire que je considérais Valinor comme ma maison… Et pourtant c’était bel et bien le cas. Thranduil, Ashräm, Varda, Manwë, mes enfants adorés, ils me manquaient tous.

Ouvrant mon placard, j’en sortis un débardeur assez large avec un short et je retirai ma robe pour me changer. Le haut m’allait encore, bien qu’un peu serré au niveau de la poitrine ; quant au short, je le passai sans problème. Ouf. Une fois que je fus à l’aise, je repartis en direction de la cuisine pour me servir un verre d’eau et me faire un café grâce à Georges, ma Nespresso d’amour. J’aurais aimé dire que le café m’avait manqué mais grâce à Gimli, puis ensuite à Yavannah et Aulë, j’avais eu autant de boisson noire et amère que j’avais voulu. Tous avaient fait en sorte que je considère Aman comme mon foyer et force était de constater que, même si j’avais été loin de le montrer, ils avaient réussi à m’y faire sentir comme chez moi, si ce n’est mieux.

Je récupérai ma tasse et pris mon téléphone fixe. Autant commencer dès maintenant. Je n’étais pas revenue pour me reposer ou jouer les feignantes.

Une fois bien installée sur mon canapé, je composai le numéro de mes parents. J’entendis la sonnerie retentir dans l’appareil un bon moment avant que quelqu’un ne décroche enfin.

— Allo, maman, dis-je d’une voix claire et calme. C’est Cerise. Dis-moi, est-ce que je peux passer à la maison ce week-end ? J’aimerais vous parler, à papa et toi.

Nous convînmes d’un brunch pour le dimanche, ma mère et moi échangeâmes encore quelques banalités avant de raccrocher.

J’avais passé ce premier exercice avec brio. Quand je l’avais entendue, j’avais été à deux doigts de craquer et de tout lui déballer. Mais la raison s’était rappelée à moi avant que je ne dérape.

Soupirant, je me passai les doigts dans ma longue tignasse avant de pousser un horrible juron.

Nous étions en début de semaine et je compris que demain j’allais devoir retourner au boulot. Cette idée, loin de me déplaire, amena un sourire presque béat sur mon visage.

Cependant, et pour l’heure, il était temps de manger. Prise d’une envie subite, je récupérai le flyer de mon restaurant de sushis préféré et passai une commande. Cela faisait si longtemps, le poisson cru était une des choses qui me manquerait vraiment là-bas.

En attendant le livreur, je cherchai un DVD à regarder et j’arrêtai mon choix sur… Le Seigneur des Anneaux.  Si j’avais le temps, un de ces prochains soirs, je retournerais voir le Hobbit 2 au cinéma, juste pour revoir Lee Pace dans le rôle de Thranduil. En repensant à celui qui faisait battre mon cœur d’une façon quasi frénétique, je me frottai un instant les yeux. Ce soir, et ce pendant un nombre incalculable de jours, j’allais dormir sans lui. Cela faisait un moment que je ne dormais plus toute seule et savoir que mon lit serait froid me chagrina plus que je ne l’aurais imaginé. Lui et son odeur de chèvrefeuille…

Quand je fus livrée, je dégustai mon plateau de sushis en poussant des gémissements de plaisir tellement c’était bon et tellement cette bonne bouffe m’avait manqué. A tel point que je ne faisais même plus attention au film. Attrapant la bière que j’avais prise avec mon menu, j’allais la décapsuler quand je m’arrêtai dans mon élan.

– Bordel Cerise ! grognai-je à voix haute, tu allaites, tu sais bien que ce genre de boisson est interdite. Oui mais là, j’étais seule… Oui mais non ! Soupirant, je posai la canette pour attraper la bouteille d’eau et bus à même le goulot.

Avisant ma télé, je vis Orlando Bloom prendre la défense d’Aragorn pendant le conseil d’Elrond. Bizarrement, il ne me faisait plus aucun effet et je devais aussi avouer qu’il ne rendait absolument pas justice au vrai Legolas… qui était brun. En plus !

Après avoir terminé mon succulent repas et une fois le film achevé, je décidai de me mettre au lit. Demain serait un autre jour et j’avais plein de choses à faire, l’air de rien.

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La semaine se passa normalement bien que je vécus la reprise de mon boulot comme si je venais de rentrer de vacances. Ce qui était un peu le cas vu que j’avais pas mal voyagé et que je ne travaillais pas vraiment. Ah ! Ah ! Mais expliquer cela aux collègues sans passer pour une folle… Comment dire ? Heu, nous allions éviter !
Daniel, l’un de mes assistants, m’avait même complimenté sur mon teint lumineux. Rachel, ma supérieure, me demanda si j’avais changé de crème cosmétique depuis hier… Oui, juste hier et même la boite où je bossais me trouvais changée, différente. Je ne voyais pas en quoi mais bon, c’est vrai que je me voyais tous les jours et sans doute avais-je changé. Si j’avais su, je leur aurai dis que j’avais été dans un salon d’esthétique.

A la pause de midi, je filai en direction du centre commercial à deux pas de mon travail, pour me racheter un portable. Un smartphone bas de gamme parce que je ne comptais pas m’éterniser ici. Enfin je l’espérais. Une fois de retour à mon bureau, je synchronisai le fichier avec tous mes contacts. Prévoyante, j’en faisais toujours une sauvegarde juste au cas où. Une fois fait, j’envoyais un SMS à Marion, ma meilleure amie, pour que nous dînions ensemble le soir et pourquoi pas nous faire un ciné après.

Elle me répondit dans la foulée et je passai le reste de la journée à valider des commandes et à savoir ce que j’allais pouvoir lui dire quand je la verrais.

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— Ah ! Cerise, lâche moi, j’ai l’impression que tu vas m’étouffer. Allez, ce n’est pas comme si on ne s’était pas vues il y a quatre jours!

— Ah ! Si tu savais, marmonnai-je tout contre son épaule avant de me décider à la lâcher.

J’avais envie de lui dire tout ce qu’il m’était arrivé et, mettant la sagesse et le bon sens de côté, c’est ce que je fis. J’en oubliais ce que j’avais prévu et je ne lui épargnai aucun détail.
Nous nous étions posées dans un petit restaurant près du ciné et elle m’écoutait religieusement tout en sirotant son super cocktail sans alcool, citron-fraise.

— Tu sais Cerise, tu… Je ne sais pas comment te dire cela sans te vexer mais parfois tu picoles trop, sans parler de la fumette… Tu devrais arrêter. Vraiment. Quant à ton histoire — Marion soupira lourdement — écoute, on dirait une fanfiction plutôt moyenne et mal pensée d’une fangirl en manque de sensations fortes…

Je déglutis en l’entendant me dire ça. Elle ne me croyait pas. Je savais que c’était normal et qu’à sa place j’aurais dit pareil, mais cela ne m’empêcha pas de mal le prendre.

— C’est pourtant la vérité, dis-je d’un ton sec.

— Allons, quoi, répliqua-t-elle en levant les yeux au ciel. Tu vis trop dans tes rêves et tu fangirlises sur le moindre truc. Tu devrais te déconnecter de l’irréalité et tirer un coup avec un mec sympa. Cela te changerait les idées, crois-moi !

— Désolée Marion mais coucher juste pour me faire du bien, sans sentiment, cela ne m’intéresse pas. Autant le faire toute seule et je me débrouillerai bien mieux !

— Je ne voulais pas me montrer désagréable, Cerise. Je t’adore et tu le sais mais là franchement comment veux-tu que je te croie ?!  C’est aussi dingue qu’impossible. Tu vaux mieux que ce genre de fadaises pleine de niaiserie.

Finalement, nous n’allâmes pas au cinéma et je rentrai chez moi tout en ruminant ma bêtise. J’aurais mieux fait de ne rien lui dire. Cependant, c’était logique et même rassurant qu’elle ne croit pas à ce que je venais de lui raconter. Elle avait toujours eu la tête sur les épaules, contrairement à moi, la grande rêveuse. Cela dit, j’espérais que la conversation que j’aurais avec mes parents dimanche prochain se passerait bien mieux parce que sinon, j’avais peur d’atterrir chez les fous d’ici lundi.

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Quand arriva le weekend, j’avais préparé à l’avance ce que j’allais dire ainsi que les arguments que j’allais mettre en avant. Pas question de laisser quoi que ce soit de côté. C’était ma vie qui était en jeu, enfin si cela ne l’était pas vraiment, mon avenir, lui, allait bel et bien se jouer dès que j’aurais posé les pieds chez eux.

J’espérais juste ne pas me ridiculiser ni leur faire de la peine. Je ne savais pas trop comment avancer la chose sans paraître amère… Même s’il y avait de quoi.

Si c’était vrai et qu’ils m’avaient caché ce que j’étais… Qui j’étais réellement ?…

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Ma famille vivait en banlieue parisienne, presque à la frontière de l’Ile de France dans un petit pavillon d’un village paumé non loin de Mantes la Jolie. Je dus affronter la foule des transports en commun et je crus avoir une crise d’agoraphobie aigue devant tous ces Parisiens toujours trop pressés et toujours aussi peu civilisés. C’était la jungle, la faune, un monde cruel dans lequel aucun elfe saint d’esprit n’aurait osé s’aventurer… Même pas les plus suicidaires d’entre eux.

Depuis que j’étais revenue, j’avais essayé d’imaginer Thranduil ou bien même Legolas se retrouvant dans mon monde, et plus particulièrement sur Paris. Ils auraient été parfaitement malheureux et auraient dépéri en moins de temps qu’il n’en faut pour vider une baignoire à moitié pleine. Je ne leur souhaitais cela pour rien au monde !

Il me fallut plus de deux heures pour arriver chez mes parents. En voiture, avec les embouteillages, cela aurait été dix fois pire. Mais je ne conduisais pas donc la question ne se posait pas.

Quand je sonnai à la porte, je fus accueillie par ma mère qui avait ouvert les bras en me voyant mais qui changea d’expression en me contemplant d’un air étrange, de la tête aux pieds. Que lui arrivait-il, bon sang ?

— Georges ! appela ma mère d’une voix un peu trop aigue. Cerise est arrivée.

Mon père sortit la tête du meuble à alcool avec une bonne bouteille de porto. Il avisa ma mère qui avait l’air désemparée, puis moi. Tout comme elle un peu plus tôt, il m’observa intensément avant de soupirer gravement.

— Je crois que nous allons en avoir besoin, marmonna-t-il en déposant la bouteille sur la table qui était déjà dressée.
Fronçant les sourcils, je les regardai tour à tour, ne comprenant absolument pas leur changement d’humeur et d’attitude à mon égard.

— Je peux savoir ce qu’il vous arrive ? demandai-je, un peu agressive.

— C’est plutôt nous qui aimerions savoir ce qu’il t’est arrivé à toi, répondit ma mère avant de s’asseoir tout en me dévisageant.

J’avais le cœur qui battait fort. Que se passait-il donc ? C’était moi qui avais des questions à leur poser, pas l’inverse.

— Qu’est-ce qu’il y a ? J’ai du dentifrice sur le visage ? dis-je en faisant un demi-sourire qui ne rassura personne, surtout pas moi.

Déjà épuisée, je m’affalai à mon tour face à ma mère. Pendant ce temps mon père nous servit son porto, le visage fermé. Je n’eus pas le cœur de lui dire que je ne buvais plus d’alcool. Enfin pas pour le moment.

Il se passa bien une dizaine de minutes pendant lesquelles nous nous dévisageâmes comme de vulgaires chiens de faïence.

— Tu as changé, ma fille, souffla ma mère, rompant le silence pesant qui s’était installé entre nous.

Je poussai un profond soupir.

— Pourquoi dis-tu cela ?

—Tu es plus lumineuse, tu leur ressembles bien plus ainsi, répondit mon père à la place de ma mère.

Je mis un moment à comprendre ce qu’il me disait. Si son sous-entendu évoquait ce que je pensais, je n’avais plus aucune raison de tergiverser. Autant y aller franchement car après tout, il valait mieux une douleur brutale mais rapide plutôt que de souffrir inutilement en voulant y aller doucement… Un peu comme un pansement que l’on arrache en quelque sorte. Cela faisait mal sur le coup, puis on en oubliait la douleur… Presque.

— Suis-je vraiment votre fille ?

Mon père regarda ma mère qui secoua doucement la tête. Mes parents m’avaient « eue » sur le tard à plus de  quarante ans. Malgré leurs soixante ans passés, ils ne paraissaient pas si vieux que cela. Ma mère se teignait les cheveux dans un joli brun nuancé et elle les portait court. Pas de maquillage, juste un peu de crème antiride. Aujourd’hui, elle portait un joli chemisier blanc sur une jupe bleue qui lui arrivait juste au-dessus du genou. Malgré les ans, elle restait une belle femme. Mon père, quant à lui, avait les cheveux gris coupés en brosse. Il était plutôt d’un gabarit dit « costaud ». Il portait un pull et un jean, des vêtements classiques ne dénotant aucun style particulier. Une chose me frappa alors mais… Je ne leur ressemblais pas du tout, je ne leur avais jamais ressemblé d’ailleurs, ni à eux ni encore moins à leurs propres parents.

— Oui, tu l’es, affirma ma mère me sortant de mes pensées.

— Hélène ! grogna mon père qui sonna plus comme une remontrance.

— Quoi donc, Georges ?! Que veux-tu que je lui dise ? Elle est notre enfant, c’est nous qui l’avons élevée depuis qu’elle est bébé et…

— M’as-tu mise au monde, maman ? la coupai-je brusquement.

— Ta mère et moi, nous ne pouvons… Nous n’avons jamais pu avoir d’enfants.

C’était mon père qui avait pris la parole. Ma mère étouffa un sanglot. Quant à moi, je le fixai, les yeux agrandis par les émotions contradictoires qui m’animaient en ce moment même.

— Alors c’est vrai, murmurai-je abasourdie, avant de reprendre plus fort :

— Pourquoi ne me l’avoir jamais dit ?

Ma mère prit une gorgée de son porto pour se donner du courage, vraisemblablement.

— Nous ne t’avons pas adoptée dans un premier temps. Il faut que tu saches que ta famille biologique devait te récupérer quelques années plus tard. Deux personnes magnifiques. Tu ressembles beaucoup à ton vrai père, tu sais. Vous avez la même couleur de cheveux qui tirent vers l’argenté, la même expression… Mais je m’égare.

Elle reprit une gorgée avant de continuer :  — Au départ, ils se sont fait passer pour des migrants venus d’un pays lointain mais ton père et moi n’étions pas dupes. Ils ont fini par nous avouer la vérité en nous faisant promettre de n’en rien dire à personne. Pour te dire, leur histoire paraissait tellement abracadabrante que nous ne les avons pas crus du tout. Nous avons même pensé qu’il devait y avoir un problème de folie dans leur famille car eux-mêmes croyaient à ce qu’ils nous disaient. Cela se voyait sur leur visage.

— C’est vrai que nous les avons pris pour des fous dans un premier temps, continua mon père. Voyant que nous contestions la véracité de leur propos, ils nous ont montrés des choses et nous avons fini par nous dire qu’il y avait surement une part de vérité dans tout cela. Ils te pensaient en grand danger et ils te chérissaient tant qu’ils ont préféré te laisser entre les mains de deux parfaits étrangers, nous.

Il s’arrêta pour boire à son tour.

— Bien sûr, reprit ma mère, ils connaissaient nos intentions par une sorte de magie ancienne — de leurs propres dires — ils avaient deviné que nous prendrions bien soin de toi. A l’époque, je travaillais pour les services sociaux et je m’occupais d’enfants maltraités. Rien à voir avec le petit bébé que tu étais alors mais ils ont vu que nous serions capables de t’accorder toute l’attention que tu méritais. Ils devaient te récupérer d’ici quelques années et nous nous sommes promis de ne pas trop nous attacher à toi mais…

Ma mère fut incapable de continuer, les larmes commençant à couler librement sur son visage.

J’avais de la peine pour eux… Pour moi aussi dans un sens.

— Les années passèrent et ils ne revinrent jamais te récupérer, alors nous avons décidé, ton père et moi de t’adopter et de changer ton prénom. Et puis, nous avions aussi constaté que tu avais toi même changé physiquement.

— C’est à dire ? demandai-je le cœur battant la chamade, et quel était mon prénom ?

— Ils t’avaient nommée Elenwë, un bien drôle de prénom si tu veux mon avis, bien plus que Cerise en tout cas. Cerise, c’est tellement mignon, soupira ma mère. Pour le reste, c’est surtout la forme de tes oreilles qui nous inquiétait, elles étaient en pointe au lieu d’être arrondies mais au bout de quelques années, cette malformation s’est totalement résorbée d’elle-même. Et tu n’avais plus cette surbrillance incroyable sur tout le corps, comme si tu avais été illuminée de l’intérieur. Tu étais un petit bébé très étrange et cela nous a beaucoup inquiétés. Nous devions te maquiller un peu pour éviter les questions trop gênantes.

— Tu sais, nous les avons attendus, tes vrais parents, mais ne les voyant pas revenir, on s’est dit qu’ils ne devaient plus être de ce monde, alors nous t’avons adoptée. Pour nous, tu étais déjà notre fille et tu le resteras quoiqu’il arrive. C’est nous qui t’avons élevée, conclut mon père d’une voix ferme et vibrante d’émotion.

Entendre mon histoire de leur bouche à tous les deux me donna envie de pleurer à chaudes larmes. J’avais remarqué qu’ils s’étaient donné la main sous la table… Je leur en avais voulu quand Varda et Manwë m’avaient annoncé que Georges et Hélène Martin m’avaient adoptée, que je n’étais pas leur vraie fille mais oui, c’était eux qui avaient pris soin de moi tandis que ma famille biologique combattait un ennemi redoutable. Devais-je vraiment en vouloir à quelqu’un dans toute cette histoire ? L’ancienne Cerise aurait piqué une crise mais j’avais grandi, j’avais évolué aussi et aussi incroyable que cela puisse paraître, je les comprenais. Que ce soit eux ou mes parents de là-bas, ils avaient fait au mieux pour une enfant qu’ils aimaient. En  lieu et place de la colère, ce fut la reconnaissance qui inonda mon cœur, comme un baume apaisant sur les derniers doutes qui m’avaient assaillie depuis tous ces mois. Je me sentais… Libérée de mes tourments intérieurs.

— Vous savez, quoique vous m’ayez dit aujourd’hui et quoiqu’il arrive, vous êtes et resterez mes parents chéris ! Où que je sois, d’ailleurs.

Ma mère tiqua sur ce que je venais de dire. L’inverse m’aurait étonné.

— Tu vas retourner là bas, ce pays lointain d’où tu viens ?

Je ne voulais pas la décevoir ni la rendre triste mais je me devais aussi d’être honnête envers eux.

— Oui.

Je les sentis se tendre tous les deux à cette nouvelle puis mon père leva son verre pour trinquer.

— A cette nouvelle vie qui t’attend, ma fille !

Nous entrechoquâmes nos verres et mes parents burent l’alcool d’une traite tandis que je reposais mon verre sur la table en me passant la langue sur mes lèvres desséchées.

— Tu ne bois pas ? questionna ma mère incrédule. C’est pourtant ta marque préférée.

— Oui, je sais, soupirai-je, mais j’allaite, cela ne serait pas bon pour les jumeaux.

Un nouveau silence s’installa, mes parents me regardèrent, l’air incrédules. Et de fait, la dernière fois que nous nous étions vu remontait à moins d’un mois, alors forcément.

— Je crois que je dois vous avouer quelque chose, commençai-je un sourire aux lèvres. Déjà, de là d’où je viens, il s’est écoulé presque trois ans alors qu’ici je ne suis partie que quelques heures… Trois heures tout au plus. Au départ, je pensais faire un rêve et beaucoup de choses auraient pu me le faire penser et…

Je continuai de leur raconter tout, et ce dans le moindre détail. Je voulais qu’ils sachent tout de moi, de ma vie, des jumeaux, de Thranduil. Il y eut beaucoup d’émotion, beaucoup de larmes aussi, et mes parents regrettèrent de ne pas connaître leurs petits-enfants. Je ne pouvais même pas leur promettre une photo ou quoique ce soit d’autre. C’était horrible à penser mais je savais que j’étais en train de leur faire mes adieux et ils l’avaient bien compris. La vie pouvait se montrer si douce et si cruelle à la fois. Je devais faire un choix et, comme l’oiseau devant quitter son nid, j’avais peur de m’élancer, de tomber… Mais si je tombais, je savais qu’un elfe à la chevelure argentée me retiendrait où que je sois. Il serait là pour me consoler d’avoir du sacrifier ceux que j’aimais tout autant que cette autre famille que je m’étais construite. Mais ma vie n’était plus ici, je le savais, j’en avais conscience et malgré tout, cela me déchirait le cœur de l’admettre. Je les aimais tous tellement.

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Finalement, je passai la nuit chez eux et appelai le travail le lendemain pour me faire porter pale le lundi et le mardi.

Une nouvelle semaine passa et je fus un peu déçue de ne pas avoir senti ce fameux moment où je pourrais enfin retourner chez moi.

Chez moi.

Comme c’était paradoxal, d’ailleurs ! J’avais passé presque deux  ans en Terre du Milieu à tenter par tous les moyens de trouver une solution pour rentrer chez moi et maintenant, je me languissais déjà du jour où j’y retournerai… Enfin pas en Terre du Milieu mais à Valinor. Pitié, faite que le retour ne soit pas aussi tordu que le premier départ qui m’avait conduit à Mirkwood. Peut-être ne l’avait-il jamais été cela dit car après tout, mon « moi » profond avait voulu retrouver cette autre âme qui avait su capter son amour… Savoir que j’avais aimé Thranduil dans une vie antérieure me sidéra complètement et, quand je me rappelai les paroles de la chanson que Legolas m’avait chantée jadis, je sentis les larmes couler sur mes joues.

— Hey Martin, il y a un problème ?! Tu as l’air dans la lune ! s’écria Marc, l’un des potes du petit copain de Cécilia qui nous avait rejoints pour une soirée dans un pub de la capitale. Je connaissais bien Marc, il y a encore un temps pas si lointain que cela, j’aurais rêvé qu’il m’adresse la parole de cette manière. Il était un peu étrange avec tous ses piercings et ses tatouages sur le corps. Il avait de très beaux yeux verts, le teint mat et les cheveux presque rasés. Très grand et bien charpenté, mais c’était un faux bad-boy… Enfin je le présumais, il avait toujours été sympa avec nous tous.

— Rien, grognai-je avant de siroter mon cocktail sans alcool avec une paille que je mordais du bout des dents.

— Tu sais, reprit-il d’un ton tranquille, je me disais, ça serait sympa qu’on se fasse une bouffe rien que toi et moi un de ces quatre. Tu en penses quoi ?

J’en pense que ce serait carrément une très mauvaise idée, songeai-je avec amertume. L’image de Thranduil c’était imprimée dans mon cerveau comme s’il m’avait marquée de son sceau, ce qui ne devait pas être tout à fait inexact. Quand je pense qu’avant, ce genre de proposition de la part de Marc m’aurait fait danser la gigue sur la table du bar. Les temps changent, me dis-je pour moi même.

— Désolée, Marc, mais cela ne va pas être possible, dis-je d’une voix assurée.

— Un autre jour, alors ?

Je faillis éclater de rire en voyant sa figure pleine d’espérance.

— Ecoute, je suis désolée mais j’ai déjà quelqu’un dans ma vie et c’est vraiment très sérieux entre nous.
Je n’avais pas voulu être trop sèche en disant cela mais j’eus bien peur que le résultat fut le même. Il avait pris un air étonné, puis un peu triste. Je le vis triturer son paquet de chewing-gum avant de soupirer brusquement.

— Désolé, Martin, je croyais que tu étais libre et… Rien, laisse tomber, c’est pas grave !

Sur ce, il se détourna et passa à autre chose.

C’est ainsi que je laissai partir le mec qui m’avait fait fantasmer pendant des années, et sans aucun regret en plus. En rentrant chez moi, j’eus un coup de fil de Marion, super furax parce que j’avais lourdé ce pauvre Marc.

Je lui avais quasiment raccroché au nez quand elle avait commencé à hurler que je devrais sérieusement songer à me faire soigner si je préférais me faire sauter par un elfe imaginaire et que je passais certainement à côté du gars en or qui avait tout pour me rendre heureuse. J’avais fini par comprendre, un peu tardivement, qu’elle en pinçait elle-même pour lui. Ah ! Les histoires d’amour, que cela pouvait être barbant parfois.

J’étais dans mon lit à réfléchir à tout et n’importe quoi, quand je me rendis compte d’une chose tout à fait étonnante : la nature, les arbres et surtout le ciel étoilé me manquaient affreusement. S’il n’avait pas fait si froid cette nuit, j’aurais ouvert la fenêtre pour admirer le ciel. Sans doute était-ce le signe que j’allais bientôt repartir ? pensais-je avec espoir. Oui, c’était évident ! J’allais enfin retrouver Thranduil, mes enfants, ma nouvelle vie ! Heureuse, je me laissai bercer par le silence du soir.

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Les semaines défilèrent à une vitesse vertigineuse, puis se transformèrent en mois.

J’avais repris le cours de ma vie d’humaine avec bien du mal. Je n’arrêtais pas de penser à mes enfants, à Thranduil, et plus le temps passait, plus ma patience arrivait à ses limites. Tous les soirs, je pleurais en m’endormant tout en priant mes parents, les Valar, ainsi qu’Eru dans le vain espoir de retourner enfin chez moi. Mais je n’obtenais aucune réponse. Aucun signe éventuel. Rien. Puis une nuit, je fis un étrange rêve qui m’en rappela d’autres d’un autre temps, d’une autre époque.

J’étais dans le bureau de celui qui ressemblait tant au professeur Tolkien, Eru. J’étais devant la grande vitre et j’observais les allées et venues des elfes, leurs vies qui défilaient sans jamais s’arrêter. C’était parfaitement étonnant, un spectacle aussi indescriptible qu’étrange pour celui ou celle qui n’aurait pas été de leur monde.

— Je suis heureux de te revoir, Elenwë.

— Moi aussi, dis-je doucement, je suis ravie.

Eru se plaça à mes côtés et laissa tomber son regard vers le firmament, juste au dessus des elfes. On pouvait y voir un entrelacs de constellations plus brillantes les unes que les autres; des planètes; les confins de l’univers.

— Tu as une question à me poser, Elenwë, je t’écoute.

Il savait, il avait entendu mon âme pleurer sur ce qu’elle n’avait plus et qu’elle appelait de toutes ses forces.

— Pourquoi ne puis-je pas rentrer chez moi alors que c’est mon souhait le plus cher dans l’univers ?

Je le fixai un moment avant de le voir se tourner enfin vers moi. Il souriait et son sourire était bienveillant.

— Et qu’est-ce chez toi, ma douce enfant ?

La question me déstabilisa quelque peu.

— Chez moi, c’est là où sont ceux que j’aime, là où mon âme s’éveille chaque jour, dis-je avec une déconcertante franchise qui me venait de je-ne-sais-où.

—Dans ce cas, belle enfant, tu es déjà chez toi puisqu’ils vivent tous dans ton cœur et que toi même, tu vis dans le leur.

— Ce n’est pas ce que je voulais entendre, marmonnai-je déconcertée par sa réponse.

— Il te faut lâcher prise. Laisse ton âme et ton cœur te guider. Rien n’est vain. Laisse leur te montrer le chemin. Ais confiance, mon enfant. Rien n’arrive jamais sans raison. Crois en toi, en eux.

J’allais ajouter quelque chose mais je me réveillai brusquement dans mon lit. J’étais seule, bien sûr et mon cœur battait comme un diable prêt à sortir de sa boite. Prenant mon Smartphone, je vis qu’il était déjà sept heures. Une nouvelle journée commença, puis en vint une autre, et une autre encore.

Malgré ma très grande tristesse, je me devais de rester persévérante. Comme me l’avait conseillé Eru, je devais y croire, même si parfois, cela devenait franchement dur. Je devais faire preuve de patience même si ce n’était pas facile du tout.

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Un jour, tandis que je me promenais sur le Pont des Arts, je m’arrêtai en plein milieu du chemin pour admirer le paysage. C’est vrai que Paris pouvait être magnifique. Nous étions au printemps. Le temps était plutôt clément et  les arbres semblaient rayonner de mille feux malgré la pollution de la ville. Ce qui pouvait paraître des plus improbables.

— Un printemps vigoureux s’annonce pour cette année, pensai-je à voix haute. Thranduil

Tout d’un coup, alors que je ne m’y attendais pas du tout, une forte bourrasque fit tomber mes lunettes de soleil dans la Seine !

— Merde ! jurai-je avant de me pencher par dessus la rambarde pour voir où elle avait atterri.

A la place, je vis un espèce de tourbillon tout à fait bizarre se former à la surface du fleuve. Etonnée, je redressai la tête pour voir si j’étais seule. Hormis deux policiers qui se trouvaient à l’entrée du pont, il n’y avait personne.

Ce phénomène étrange qui se déroulait à la surface de l’eau, m’appelait de toutes ses forces. Je pouvais très clairement entendre des chants raisonner dans ma tête. C’était beau, entêtant. Sans m’en rendre compte j’enjambai la barrière sans trembler. Je n’entendis pas les policiers m’invectiver et, au moment où l’un deux allait se saisir de moi, je sautai sans peur ni état d’âme. J’avais confiance, fut tout ce que je pus penser avant que je ne sombre dans l’inconscience tandis que les eaux m’engloutissaient pour toujours.

oOoOo

Je ne sentais plus mon corps.

J’avais l’impression de flotter dans un autre univers. Un épais brouillard blanc opaque m’empêchait de voir correctement. Puis, enfin, mes pieds entrèrent en contact avec quelque chose d’indéniablement humide pour s’accrocher à la terre.

Je compris que j’étais dans l’eau et elle m’arrivait à mi-cuisse. Avançant prudemment un pied devant l’autre, je sus que j’atteindrais bientôt la berge. Plus mes pas me portaient vers la terre ferme et plus le brouillard s’amenuisait jusqu’à ce qu’enfin je comprenne où j’étais.

Je n’étais pas morte !

oOoOo

Thranduil

oOoOo

Lorsque je fus rentré chez nous et que je trouvai Ashräm bordant les petits dans leur lit tandis que Malënna les couvait des yeux, je sus que Cerise était partie.

J’en conçus un tel chagrin que j’allai m’enfermer plusieurs jours dans mon bureau. Je ne voulais être dérangé sous aucun prétexte. J’avais déjà vécu la perte d’un être que j’aimais plus que tout et je ne voulais pas le revivre une seconde fois, je n’y survivrais pas. Il s’agissait de ma véritable âme-sœur, ma moitié, je me sentais incomplet sans elle. Déchiré. Malgré tout, notre lien me disait qu’elle n’était pas morte et même si ce fait me réconfortait quelque peu, je ne pus m’empêcher de gémir de rage et de désespoir car elle était partie.

— Elle n’est pas morte, m’assura Ashräm, un jour où j’avais enfin décidé de ne plus faire l’autruche dans mon coin.

— Certes pas, répliquai-je sèchement, mais elle nous a tout de même quitté.

— Elle reviendra. Vous devez croire en elle. Ayez confiance.

Oui, je devais rester optimiste, elle était juste partie pour mieux me revenir et pour ne plus jamais me quitter. Cela, je ne le permettrais plus.

oOoOo

Les jours passaient, se ressemblant sans que ma bien-aimée ne me revienne encore.

Un matin, je reçus la visite de la grande Varda et de son époux. C’était un suprême honneur qu’ils me faisaient en daignant venir à nous.

— Nous sommes venus nous assurer que nos petits-enfants ne manquent de rien et que leur père ne dépérit pas seul, dit Varda d’une voix douce et posée.

— Je vais au mieux, leur assurai-je bien que cela soit à moitié vrai.

Dormir sans elle était au-dessus de mes forces et, même si j’adorais mes enfants, les entendre pleurer quand elle leur manquaient me donnait envie de hurler. Cependant, je savais que son départ était pour notre bien à tous, que nos retrouvailles ne tarderaient pas et qu’ensuite, plus jamais nous ne serions séparés. Je devais lui faire confiance, elle ne me décevrait pas. Mais que cela pouvait être dur ! Ô par Eru ! Comme cette nouvelle épreuve me paraissait insurmontable !

oOoOo

Deux mois venaient de s’écouler durant lesquels je m’étais repris en main, tant pour elle que pour moi. Je ne pouvais décemment pas rester les bras ballants sans rien faire.

Notre royaume reconstruit non loin des terres de ses parents n’attendait plus que nous. Je lui réservais aussi bon nombre de surprises. Je l’aimais, je la voulais heureuse parce que seul son bonheur comptait à mes yeux. Nos enfants s’épanouissaient bien malgré tout et tous les soirs je leur racontais, en cachant certains détails, la façon dont leurs parents s’étaient rencontrés. Malënna en profita pour m’appendre la chanson en Quenya qui racontait l’histoire de cette étoile transformée en elfe par amour.

… … … … … … … … … … … … … …

Au loin de douces lumières régnaient

Sur d’incroyables contrées

Il fut une des filles de Varda

Qui un jour s’envola

En d’innombrables luminescences

Rejoindre celui qui vola d’un éclat

A jamais son cœur d’étoile

Et dans l’immensité de l’amour de Varda

Elle disparut à jamais

Du firmament renaissant

Et du cœur et corps de Varda

Naquit l’espoir d’un amour

D’une immensité et

D’une pureté infinie.

Bénie et chantée au loin

Par les étoiles qui l’éclairaient

De leur lumière aussi douce qu’immortelle

… … … … … … … … … … … … … …

Nous avions une chance infinie et, tandis que j’admirais le firmament de la nuit, je remerciai Eru de son infinie bonté et de son incroyable clémence. C’est alors que je vis une étoile filante à l’étrange lueur se jeter non loin de la baie d’Eldamar.

Une drôle de sensation naquit au fond de mon cœur. Une joie incommensurable semblait vouloir déborder de tout mon être. J’en eus même le souffle coupé.

Prenant un cheval, je parcourus en moins d’une heure le chemin qui menait jusqu’à la plage. Arrivé sur place, je sautai à bas de ma monture, le cœur tremblant d’un indicible espoir.

Scrutant les environs, je vis qu’un large brouillard s’était levé tandis que l’aube apparaissait. Plissant les yeux en avisant le lointain, je crus que mon cœur allait sauter hors de ma poitrine. Je distinguais une silhouette dans les remous de l’eau.

J’avançais pour voir de qui il s’agissait et bientôt j’eus la confirmation de ce que j’avais inlassablement espéré et quand même deviné. Mon bonheur était total.

Elle m’était revenue, elle avait tenu sa promesse ! Un immense sourire fendit mon visage.

— Mon bel amour, dis-je dans un souffle rauque, mon âme et  mon cœur étourdi par la joie et l’amour qu’elle m’inspirait.

Avant même qu’elle ne dise quoique ce soit, je la pris dans mes bras en un geste féroce et protecteur. Elle était mienne pour toujours.

— Thranduil, comme tu m’as manqué, mon amour, souffla-t-elle avant que je ne l’embrasse furieusement.

J’eus du mal à m’arracher à la chaleur de sa bouche mais mon envie de la contempler fut plus forte que le reste. Je ne me lassais pas de la regarder. Elle était si belle, si lumineuse. Jamais elle ne m’avait paru aussi spectaculaire qu’à ce jour.

Quelque chose avait changé en elle, mais je n’arrivais pas à définir de quoi il s’agissait, jusqu’à ce que mes mains ne remontent de son cou vers sa tête. La brise matinale attira alors mes yeux vers son visage.

— Tes oreilles Cerise ! m’exclamai-je surpris mais néanmoins ravi.

FIN


Annotations

Toute bonne chose ayant une fin, c’est ici que s’achève ma fanfiction « Une Quête Ratée« . Cette histoire quoique mes détracteurs en pensent, j’en suis fière et l’ai mené jusqu’à son terme malgré les hauts et les bas que j’ai eu et ce depuis le début.

Je tenais à remercier chaleureusement toutes les personnes qui m’ont suivis depuis février 2014 ou qui l’ont pris en cours de route. Ces gens, lecteurs anonymes, ces commentateurs qui m’ont soutenues ainsi que les membres de mon groupe facebook à qui je dois cette fin. Mille mercis !

Ce dernier chapitre je vous le dédicace à toutes et à tous

Pour finir, je n’aurais pas pu vous offrir une histoire sans trop de fautes, ni trop d’incohérence, si je n’avais pas eu l’appuie de mes deux relectrices de choc : Lilou Black et Gwendoline.

Il est temps de dire au revoir à Cerise et Thranduil.

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16 commentaires

  • Kleenex, où sont mes Kleenex ?
    Ainsi donc, les aventures de Cerise Martin se terminent. Avant de faire mon petit commentaire sur le chapitre, laisse moi, pour la mille et unième fois, te remercier pour cette histoire qui m’aura fait vibrer à chaque chapitre. Une fanfiction haute en couleurs, remplie d’émotions positives et négatives et surtout pleine d’amour. Alors merci pour tout, encore une fois.
    Pour en revenir à ton chapitre :3
    Je trouve ça impressionnant le fait que seulement 3 heures se soient écoulées depuis le départ de Cerise en Terre du Milieu. Allalala, les Valars auraient-ils loué un Tardis pour son retour en Terre Tout Court (Doctor Who est peut-être un peu trop présent dans ma vie ^^’) ?
    En revanche, je suis un peu déçue de l’attitude de sa meilleure amie. Certes c’est dur à comprendre cette histoire carambolesque, mais Marion aurait du voir que Cerise a changé, qu’elle est plus lumineuse, plus vivante ! Ralalalalaa x)
    Le passage avec les parents est sans aucun doute le moment où j’ai versé le plus de larmes. Ca doit être horrible de dire au revoir aux deux personnes qui nous sont le plus cher, soit nos parents. Je n’ose même pas imaginer la torture psychologique que ça a dut être pour les trois protagonistes. Je souhaite ne jamais le savoir.
    Deux fucking longs mois. Quelle horreur.. Brrrr ! Etre séparée des gens que l’on aime alors qu’on souhaite tant les rejoindre. Pauvre petite Cerise, elle aura eu bien des malheurs dans ce chapitre 😦
    En tout cas, l’excuse est toute trouvée pour expliquer la disparition de Cerise Martin en Terre Tout Court. Le saut de l’ange dans la Seine. Une très belle alternative que tu as trouvé là.
    Et Thranduil qui se lasse de son amour. C’est tellement romantique. Lui aussi le pauvre, ça a pas du être de tout repos, entre les enfants et Cerise qui lui manque amèrement. La chanson en tout cas est vraiment très belle. C’est toi qui l’a inventée ?
    J’imagine tellement la scène de la fin. Thranduil et Cerise qui se retrouvent enfin, deux âmes soeurs enfin réunies par les liens de leur destinée, sans rien pour les empêcher de s’aimer.
    Et dans ce moment dégoulinant d’amour, quelque chose apparut dans la brume.. Des oreilles. Tu n’imagines même pas comment j’ai éclaté de rire à travers mes larmes sur cette simple petite phrase qui marque la fin définitive de ton histoire. Va savoir pourquoi :’)
    Pour ne pas changer les habitudes, je vais encore une fois te remercier pour cette histoire. Voir l’évolution d’un personnage (de plusieurs même, parce que Thranthran a changé lui aussi !) du début à la fin, de son commencement à son apogée, c’est un réel bonheur. C’est une immense joie que, je pense, je partage avec toi. Je suis incroyablement fière du travail que tu as fais, que tout nous a donné. Je suis une des fans les plus heureuses de la planète pour avoir eu l’honneur de te lire et te suivre tout du long de ce voyage.
    C’est avec de nouvelles larmes que je te remercie une dernière fois, et je tire mon chapeau rien que pour toi.
    Des énoooooooooormes bisous à toi. Si jamais tu refais une nouvelle fiction, je serais derrière toi pour la lire, n’en doute surtout pas ❤
    Mathy

    PS : Une dernière fois pour la route : Encore un grand grand grand merci.

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  • Que dire?… une très belle fin pour une très belle histoire. La boucle à été bouclée avec brio… l émotion a été à son comble et nous voyons une Cerise épanouie heureuse et complète si je puis dire. Tu es une auteure de talent c est indéniable! Si quelqu’un dit le contraire c’est un fou ne cherchons pas plus loin… nous sommes passés d une jeune femme enfant de son temps à une merveilleuse étoile amoureuse mère de famille et acceptant ce qu elle était avec grâce… la quête de son moi profond à été plus que bien menée et merveilleusement reussie… bravo aussi au travail de tes deux correctrices! Chapeau bas à vous trois et votre travail d équipe!… bon maintenant je vais aller essuyer ma petite larme ou plutôt les petites larmes que j ai versé… l émotion de ce conte mais aussi la fin de quelque chose qui M a profondément touché ! Voilà pour moi l histoire de Cerise est un conte de fées des temps modernes!! BRAVO 💖

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  • C’est une foule de sentiments et d’émotions que je ressens. A dire vrai, j’ai les larmes aux yeux et le maquillage n’a pas résisté à ce chapitre qui est juste magistrale.
    L’évolution de Cerise Martin qui devient ce qu’elle aurait toujours dû être, soit Elenwë. L’évolution au fil des chapitres avec ce qu’elle découvre, ce qu’elle vit, ce qu’elle doit encaisser.
    Grandir, mûrir, tout en restant celle que l’on a découvert au départ, mais avec des nuances différentes.
    Tu nous a offert une magnifique histoire, bourrer de sentiments, de rebondissement, d’amour, de… Force.
    Tu as exploité un personnage, soit Thranduil, tout en essayant de coller à tout l’Univers si vaste de Tolkien et ça, tu l’as fait avec brio et je ne peux que dire… Respect.
    N’en déplaise aux mauvaises langues, tu nous a offert la plus belle histoire que j’ai jamais lu sur ffnet dans ce fandom.

    J’ai pleuré… Dès le départ en fait.
    Parce qu’on se doute bien qu’elle ne va pas abandonné ces enfants et Thranduil. On se doute qu’elle va dire adieu à ce monde, déjà, sa façon de le percevoir est différente et… La discussion avec ces parents… C’est juste un passage très fort. C’est tellement difficile de dire au-revoir et même adieu, aux personnes que l’on aime…

    Le saut dans la Seine qui peut se voir comme une disparition volontaire, c’est une façon bien particulière de la faire partir de cette Terre Tout Court qui l’a vu grandir, mais ça « ponctue » une partie de sa vie ici, ça la ramène à cette endroit où elle désir retournée, auprès des gens qu’elle aime.

    Merci de m’avoir fait passé par un tas d’émotion, merci d’avoir fait vivre Cerise Martin au travers de ton histoire si belle, de nous avoir fais connaître un autre Thranduil, torturé et mal mené, qui découvre finalement que son âme soeur n’est autre que sa belle petite humaine qui ne l’ai pas tant que ça. Ce sont tout les fondements de sa vie, de ce qu’il croyait qui ne sont plus les mêmes… Mais … Chaque chose retrouve si je puis dire… Sa place.

    La fin, ce mot en trois lettre si… Beau mais aussi si terrible pour nous lecteur… Et ta fierté à toi… D’avoir mené cette histoire à son terme envers et contre tous.
    Je la comprend, je l’imagine, même si j’ai pas vécue les choses de la même façon que toi.

    Ma chérie, je te remercie de tout mon coeur. Parce que cette histoire est juste magique, magnifique, si… Preneuse, si… Sublime… Tu vois; je pleure encore en te laissant ce message.

    Bravo pour le travail que tu as fournis, merci à tes relectrices pour leur travail.

    Tu m’as plus que touché… Cette histoire c’est juste… ❤ ❤ ❤ DU PUR BONHEUR A L ETAT BRUT!!!!!!

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  • Oh mon dieu! Je n’arrive pas à croire que c’est fini >.< cela fait tellement longtemps que je suis cette histoire ! Il y a un petit vide maintenant! Il manque un truc désormais! C’est tellement bizarre. je ne réalise pas tout à fait encore je crois. J’ai versé ma petite larme. Thranduil ne sera plus jamais le même! J’ai adoré cette histoire. Les personnages ont bien évolués depuis leur début, tu as su me surprendre ! Plus on avancait dans l’histoire et plus cela devenait intéressant. Une quête ratée a bien caché son jeu! Bravo et merci pour ces bons moment passés à te lire. Pour tous mes fou-rires, même si cela m’a fait passé pour une personne pas nette. Bonne continuation!!! Bisous ❤ ! MissPoppy, MissMomo, 03Nenay, Momo0302 (au fil du temps, j’ai changé plusieurs fois de pseudo, je ne sais plus lequel j’ai utilisé ici!)

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  • Wannye Gente Dame Darkklinne.

    Eh bien voilà…comme toute une histoire possède une fin, celle de Cerise devenue enfin Elenwë et Sa Magnificence Thranduil, laisse présager un futur chargé de belles promesses et de félicités.

    Revenons à la naissance des jumeaux, qui n’a pas été trop difficile pour Cerise. Tu nous a confessé vouloir ôter à cette jeune femme les affres d’une souffrance qu’elle avait déjà assez supporté tout le long de son parcours et c’est ainsi. Néanmoins, les émotions n’en ont pas moins été absentes, bien au contraire.
    Thranduil, en magnifique souverain et ellon, demeure fort aux côtés de son amante afin de la soulager de ses maux et porte haut et fier son bonheur d’être père.

    Le temps passe et Cerise, ce qui peut paraître normal, ressent le besoin de revoir une dernière fois Son monde et Ses parents par la même occasion. Demande somme toute légitime pour mettre un point final à cette épopée et dire au revoir de manière digne à ses parents adoptifs. Le rêve de Cerise, semble-t-il être un avertissement de ce qu’aurait pu être sa vie si elle avait choisi de demeurer en Terre tout court et abandonner son roi comme ses enfants ?
    Un bien mauvais présage !

    Finalement, elle retourne dans ce monde qui semblait tant lui manquer…mais il ne sera qu’un leurre, un de plus puisque sa véritable vie se trouve en Valinor.
    Le « passage » d’un monde à l’autre par l’intermédiaire de ce qui pourrait être interpréter comme un suicide de la part d’une jeune fille sautant d’un pont,comporte une symbolique particulière et forte à la fois. C’est un peu une façon de « tuer » la jeune femme qui a porté, en son corps, l’elfine qui ne demandait qu’à en sortir.

    Une fin pour une renaissance.
    Un prix à payer puisqu’elle renaît sous la forme d’une véritable elfine cette fois.

    Il est à noter que le roi, ressent son retour. La connexion s’établit, ou peut être l’amour ? Avec une magnifique majuscule ? Sentiment universel qui, toutefois, s’enorgueillit de se magnifier dans le monde elfique de part sa force et son côté majestueux.
    Le choix était vite fait pour Cerise Elenwë…

    Un monarque de cet acabit, ne s’abandonne pas au détour d’un chemin. C’est un Amour glorieux, autant par son rang que par son intensité. Le final est tout simplement, et ce n’est pas péjoratif, l’emploi de cet adverbe, Humain. Là encore cela peut paraître paradoxal mais ou que l’on se trouve, deux cœurs réunis chanteront toujours le même air, qu’il soit elfique ou pas…

    Eh bien, Darkklinne, voici venu le moment de t’adresser mes félicitations. Tu es la première personne que j’ai lu sur le site fanfiction.net, et ton histoire, que j’ai aimé, dès le départ, m’aura tenu en haleine pendant un an. Tu as été, également, la première personne a m’encourager à poster mon récit. Du chemin a été parcouru depuis…
    Si je n’étais pas « tombée », un soir par hasard sur cette histoire, je ne me serai sans doute pas lancée à mon tour, ou du moins cela aurait été plus long. Je voulais donc te dire merci, merci pour cette fanfic sur mon adorable Thranduil, être que je chéri au moins autant que toi…et ce n’est pas peu dire. Ce récit sera partit d’un délire, pour aboutir sur un Amour profond et digne de tels êtres.

    Je ne sais quels seront tes prochaines écritures, mais comme je l’écris maintenant à ceux que je vais, à mon tour lire pour encourager, « Je te souhaite une belle continuation »….
    Puisse le souffle de l’inspiration te porter sur le chemin de tes désirs…
    Mara Mesta Gente Dame.

    Arakïell.

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  • Je me joins au concert de félicitations et de remerciements pour ce dernier volet et pour l’ensemble de cette Quête qui n’a de « ratée » que le nom ! 😉
    Tu as su captiver l’intérêt des lecteurs(trices) tout au long des 43 chapitres : BRAVO !
    Même lorsque l’on croyait deviner ce qui allait arriver, tu as toujours trouvé l’élément inattendu, le noyau de cerise qui fait dévier la trajectoire pour emmener le récit là où l’on ne s’attendait pas.
    Cet épilogue est ce que l’on espérait pour nos héros : happy end, mais la dernière visite aux parents est poignante.
    L’idée du plongeon dans la Seine pour la faire disparaître c’est bien vu ; choisir la Passerelle des Arts, le « pont des amoureux’ et ses cadenas, c’est excellent !
    Et pour la dernière ligne, une petite note d’humour …

    Voilà une histoire que je relirai avec grand plaisir dans quelques temps, pas très longtemps sans doute, car comme pour un bon livre ou un bon film, connaître la fin ne m’empêchera pas d’adorer replonger dans ton univers et peut-être redécouvrir des passages oubliés … Alors, s’il te plait, ne ferme jamais ce blog.
    BRAVO et MERCI de nous offrir ton travail, ton talent et ta sensibilité.

    Et pour tes détracteurs … hum … il y a une réplique de Michel Audiard (un de mes maîtres) qui me semble de circonstance :  » j’parle pas aux cons, ça les instruit « .

    Et enfin un MERCI supplémentaire d’avoir publié ce dernier chapitre aujourd’hui 3 octobre … parce que c’est mon anniversaire. Sans le savoir tu m’as fait un joli petit cadeau ! 😀 ❤

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  • A mon tour de te féliciter , waouuu !!! bravo cerise quel maitrise de ses sentiment lorsqu elle parle a ses parent sur la terre tout court de sont passée comment ils l ont récupérée quelques mois plus tôt , elle aurait tout « PETER » a la RAMBO…….. enfin oufff non . elle n en veux a personne c est là que cerise a vraiment changée elle a mûrie ces vrai parents ou ces parents adoptifs ne voulez que sont bien et la garder en vie .( comment avancer dans le future si on ne connait pas sont passée ) dure comme question enfin des réponses .l amour de thranduil qui la guide , le fameux lien qui les unis l un a l autre waou!!!c est trop beau et très fort .
    j aime comment tu ramène cerise a thranduil le plongeon bien vue , et le oreilles que cerise qui sont redevenue pointue la boucle est bouclée .
    pardon pour mon blabla bla mais c est sortie comme ça . merci pour ton histoire elle ma permis d apprécier le monde des elfes , moi qui ne voyer que par les nains d Erebor .
    Merci tu ma captivée.Nous feras tu une autre histoire , une nouvelle aventure ……….

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  • Bon, et bien c’est fini…

    Euh, il y’a des autruches en Terre du Milieu? lol

    Merci pour cette lecture riche et emouvante, on sent a quel point tu les aimes 🙂

    bon quand est ce que tu me lis a moi?

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  • Bonjour ! (tiens-toi bien car quand je commence par un bonjour dans un message ou une review, ça annonce du papotage ahah !)

    Que dire ?

    Wow!

    A l’avant-dernier chapitre, j’ai cru que j’allais pleurer. J’ai apprécié le fait qu’elle revoit les siens pour tirer les choses au clair. Il y en avait besoin. Et contrairement à toutes les fictions que j’ai eu l’occasion de lire, elle a pu revoir les siens, et surtout leur dire adieu. Au final, cette quête ratée est une réussite étant donné qu’elle fait SON choix. Les filles, dans les fictions en général, « tombent » en terre du milieu. Il s’agit d’un accident. Pour Cerise, ça n’a jamais été le cas. Pour elle, c’est un accident au début ; mais en réalité, il y a UN BUT réel à sa venue, une EXPLICATION qu’il manque bien trop souvent.

    Tu as su intégrer notre petite Cerise avec brio et faire une fiction extraordinaire (c’est le cas de le dire). Au début, l’humour était prédominant. Mais c’était, à mon sens, COMPREHENSIBLE. Du jour au lendemain, elle débarque sur une terre inconnue parmi un peuple qui lui est totalement étranger avec ses propres coutumes, ses propres cultures. C’est complètement WTF dans sa tête et c’est n.o.r.m.a.l. J’irais même jusqu’à dire, logique. L’endroit est féérique, un tantinet spécial. Il y a de quoi ne pas en croire ses oreilles : arriver comme une Mary-Sue, telle une fleur, et tout prendre au sérieux direct, n’est pas logique, réel (on a beau être fan du Seigneur des Anneaux, se retrouver en terre inconnu est une expérience sûrement très étrange).
    Au fil des chapitres, l’histoire est devenue très sérieuse et tu as réussi à la faire évoluer. Etant en train d’écrire une fiction, je me rends compte à quel point l’exercice d’écriture concernant l’évolution psychologique du personnage est compliquée : tout doit être pris en compte (passé, sentiments, appréhension, avenir…). Beaucoup de choses rentrent en ligne de compte. Certains lecteurs nous poussent à écrire rapidement mais je pense que, pour faire une histoire de qualité, il est impossible d’écrire à la vitesse de la lumière. Car, en effet, à mes yeux, ta fiction est une fiction de qualité car elle est REFLECHIE, PENSEE.

    Très intéressante à lire également : maintenant que nous avons la fin, (nous, lecteurs), avoir une vision globale de la fiction est agréable car enfin, on comprend tout. Tu as tout pensé jusqu’à la fin et pour cela, je tiens à te tirer mon chapeau. Par ailleurs, et il faut le souligner, tu as progressé en terme d’écriture et du style au fur et mesure de la publication. Déjà, à la base, c’est agréable de te lire. Je me souviens que, dès le premier chapitre, j’avais totalement accroché à Cerise par ton style, ta manière de présenter les choses. Mais je vois nettement la différence entre le premier chapitre et le dernier : les dialogues sont incroyablement bien travaillés par exemple. Il y a un je-ne-sais-quoi en plus. Et tu as su garder ton originalité jusqu’au bout. Doit-on vraiment parler de la fin ? Il y a beaucoup de mystère (mmh meringue…) jusqu’au dernier chapitre et tu tiens ton lecteur en haleine. Bravo, j’ai adoré cette fin.
    Et j’en viens du coup à me poser une question très étrange. Une quête ratée. Depuis le début, le lecteur pense que le terme « quête » renvoie aux quêtes habituelles dans les fictions, celles où l’OC accompagne la Communauté blablabla (tout le monde connaît l’histoire). Donc en ce sens, il est vrai que la quête de Cerise était ratée puisqu’elle arrive après la bataille (dans tous les sens du terme). Mais, maintenant que j’ai la fin, j’en viens à me demander si tu faisais vraiment référence au terme quête dans un sens –peut-on dire « matériel » ?- réel, c’est-à-dire le fait de partir à la recherche d’une chose réelle tout comme la Communauté partie vers le Mordor dans le but de jeter l’anneau dans la lave, anéantissant ainsi le mal de leurs Terres. En effet, Cerise est confrontée à sa propre quête : la recherche d’elle-même, de son identité et de son soi. C’est ce que tout le monde recherche durant toute sa vie. Qui suis-je en réalité ? Que dois-je faire de ma vie ? Quel est le concept de « vie » pour moi ?

    (je suis partie loin purée….c’est de la faute de Candice ça !!! J’ai passé une nuit chez elle et voilà !)

    Si on repense à la Cerise du début, il s’agit d’une fille vraiment comme toutes les autres. Je dirais presque « mouton » (je ne le dis pas méchamment). Elle possède ce que tout le monde a, elle se plie aux dictats de la société. Elle a son caractère, oui, mais dans un sens, elle vit comme tout le monde, de la même manière que tout le monde. Notre Cerise est loin d’être une marginale ! Puis, elle se retrouve chez Thranthran…et là, dans cet autre monde, elle se retrouve sans repères et sans son groupe de pairs qui lui servent de référence en termes sociologiques (cf Bourdieu), elle doit donc se construire, s’affirmer, trouver la vraie Cerise en elle (c’est bio ce que je viens de dire, non ?). Elle va se retrouver en Thranduil avec lequel elle s’épanouit. Donc il y a une quête de soi. A l’avant-dernier chapitre, nous pouvons nous dire « oh mince, c’est une quête ratée du coup » puisqu’elle rentre chez elle abandonnant tout ce qu’elle avait construit, d’où l’appellation une quête ratée.

    Ahlala ce titre m’intrigue tellement au final…. « Une » quête…y-en-a-t-il qu’une d’ailleurs ? Je ne le pense pas. Il y en a de toutes sortes, et en réalité, elle touche tous tes personnages aussi complexes et construit les uns que les autres. Chacun se pose des questions, chacun se cherche.

    Dans cette aventure, tu as construit des personnes. Des personnes qui, au départ, ne sont qu’un nom couché sur le papier : Cerise par exemple. Cerise pourrait être une fille qui accomplit des actions du premier au dernier chapitre, restant l’héroïne de l’histoire, sans pour autant avoir un impact réel. Mais non, Cerise est devenu une personne à part entière. Beaucoup connaissent la Cerise d’une Quête Ratée sur fanfiction (d’où le succès du blog, du groupe, et de la fiction). Souvent, les lecteurs peuvent oublier les noms, les personnages, mais là, non, c’est « Cerise ».

    Je crois avoir fait le tour de ma pensée pour le moment. Je vais m’arrêter là car je vois qu’actuellement, j’en suis à plus de mille mots, ie la longueur d’un OS (techniquement, ça craint et j’espère que tes yeux le supporteront). Comme tu dois le savoir, je ne suis pas du genre à laisser de longues reviews mais ta fiction m’a vraiment inspiré. J’ai aimé la lire et je te remercie d’avoir partagé quelque chose d’intime avec nous. « Une quête ratée », j’en suis certaine est une partie de toi et que tu nous écris un bout de toi (tout écrit est empreint d’un bout de soi), c’est vraiment ..Super (les mots me manquent en fait). Tu nous avais promis de poster jusqu’au bout et je suis très heureuse d’avoir navigué avec toi du début à la fin.

    Bisous,

    LPE

    PS : Georges existe vraiment ?

    PSS : Je n’ai pas fini. Tu as beaucoup de talents, bravo, bravo, et encore bravo ! Et merci, merci, merci !

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  • Je crois te devoir un aveu sur ce coup-là. Ça me fend un peu le cœur, ça fait mal à ma fierté mais c’est comme ça. Cette review, je l’ai repoussée autant que possible, tout simplement parce que c’est la dernière, parce qu’après ce sera fini, parce que moi aussi je vais devoir tourner une page. Le sentiment de vide, malgré la satisfaction d’avoir accompli mon travail de beta et le plaisir d’avoir été dans ton ombre, de tout savoir avant les autres gens pendant plus d’un an et demi me fait peur.

    C’est totalement nul, pardon.

    Que dire de ce chapitre, avant de revenir sur toute cette aventure ?

    Ce qui marque le plus, en un sens, c’est la vacuité, le manque absolu de profondeur de la « Terre tout court » dans les yeux de Cerise. Dès le départ, on sent qu’elle ne fait que passer. Bien sûr, par la suite, son désir de repartir à Valinor sera suffisamment développé mais c’est visible tout de suite. Le soulagement quand, devant son miroir, elle se voit vêtue de sa robe d’elfe et coiffée de son diadème. Son ressenti au moment d’enfiler des habits plus conformes au monde normal quand elle constate que ses seins sont encore pleins de lait. Elle pense à ses enfants, elle éprouve une angoisse de mère. Une angoisse d’amante aussi, au moment de dormir dans un lit vide et en sachant que Thranduil est très loin. Son achat d’un téléphone premier prix, indispensable pour évoluer dans l’univers dans lequel elle a grandi mais très provisoire, aussi. Son seul plaisir, à tout le moins celui qui se remarque le plus, c’est de manger des sushis. C’est sûr qu’au pays de Tolkien, c’est le comble de l’exotique, à tel point que ça n’existe pas. Quoique, je sens bien notre Cerise capable d’importer le concept XD. Le reste… On constate vraiment qu’elle a changé. Elle qui, au premier chapitre, se plaignait de son emploi, de son patron qui n’est même pas aussi sexy que Christian Grey, y semble ici plus à l’aise qu’ailleurs. Même en mettant de côté son erreur d’avoir raconté son aventure à sa copine, on la sent moins à sa place aux côtés de ses amis, on a l’impression qu’elle les fréquente pour donner le change, pour faire comme si. Elle regarde « le Seigneur des Anneaux » à la télévision et ne remarque que les différences par rapport à ce qu’elle a vécu (ah, la moumoute blonde d’Orlando Bloom…) mais elle semble ne plus s’intéresser à ses passions d’antan. On ne la voit pas se précipiter à la librairie s’acheter un Sylvia Day, le phénomène « After » (qui a dû commencer à sortir pendant son séjour) lui passe au-dessus de la tête alors qu’elle aurait pu s’y intéresser… Elle est, en somme, opposée à ce qu’elle était avant de partir, comme si elle avait traversé un miroir. C’est extrêmement troublant et ça montre, tout au long du chapitre, que la boucle est bouclée. Le fait qu’elle se dispute avec sa meilleure amie pour une histoire de garçon (on sent que ce type à piercing lui semble vulgaire, là encore c’est un changement puisqu’il l’attirait avant son aventure) est un peu triste mais, en un sens, on peut placer cette anecdote sur le même plan que sa conversation avec ses parents. Cette dispute, c’est un adieu, c’est couper le cordon, elle sent qu’elle peut repartir sans éprouver le moindre regret.

    Parlons à présent de la conversation avec ses parents. Ils sont… Dès le début, on voit qu’ils savent, qu’ils ont deviné ce qui s’était passé et qu’ils allaient perdre l’enfant qu’ils avaient élevée. Ce n’est pas pour blesser Cerise qu’ils ont peur de lui raconter ce qu’ils savent, mais parce que ça leur fait mal, à eux. Au fil du temps, comme Manwë et Varda ne sont pas revenus la chercher, ils s’y sont attachés, à ce drôle de bébé à la peau qui brille comme Edward Cullen et aux petites oreilles pointues. On ne peut pas leur en vouloir, a fortiori du fait qu’ils n’ont jamais pu avoir leur enfant rien qu’à eux. De surcroît, à mesure qu’ils l’aimaient, qu’ils s’y attachaient, qu’ils en prenaient soin, la petite fille a « réagi » à leur environnement, à leur amour, et elle s’est humanisée, son éclat a disparu, ses oreilles se sont arrondies… et l’épée de Damoclès au-dessus de la tête de Georges et Hélène s’est éloignée, le fait de perdre leur fille est devenu abstrait… alors c’est douloureux. Ce sont de belles personnes, les Martin. Ils sont généreux, attachants, profondément humains. Leur douleur rend aussi triste que celle de Cerise et, quand elle les a quittés, ils ont dû beaucoup pleurer. Ce sont sans doute les seuls à avoir compris, lors de sa disparition, ce qui s’était passé. Dans tous les cas, le plus beau dans ce passage, c’est que Cerise se confie enfin sans hésiter, sans peur du jugement, en mettant de côté sa fierté et avec un œil totalement objectif. Elle se confie comme elle a rarement pu le faire avec Thranduil, comme elle n’a pas osé le faire avec Gimli ou Legolas, elle se confie avec la certitude d’être enfin comprise, acceptée et de ne pas être sous-considérée. On sent que c’était nécessaire, important, et qu’elle a en quelque sorte accompli sa mission en s’ôtant un poids des épaules pour reprendre la route, en liberté et légèreté.

    L’attente, ensuite, de repartir est pénible. Peut-être est-ce l’ultime épreuve, la toute dernière, la laisser suffisamment longtemps sur la « terre tout court » pour qu’elle comprenne que là n’est pas sa place, pour qu’elle profite, aussi, une dernière fois des rares petites choses que ce monde a à lui offrir. Elle s’en lasse très vite, cela dit. Ce n’est plus seulement de son compagnon, de ses amis et de ses enfants qu’elle se languit, mais aussi des paysages. L’atmosphère de Paris l’étouffe, son mode de vie aussi, elle pense comme une elfe qui veut prendre son temps. Les gens qui courent partout ne sont plus pour elle. Elle n’appartient plus à l’univers qui a été le sien pendant plus de vingt ans. Elle n’attend que son éternité, cet Eden caché, dans lequel elle se sent enfin à sa place. J’ai beaucoup aimé le rêve d’Eru. Il parle par énigmes, la pousse à la réflexion mais ce qu’elle éprouve à son contact est différent des autres songes. Auparavant, quand elle rêvait de lui durant le voyage vers les Havres-Gris, elle enrageait de ne pas comprendre. A présent, elle est déçue de devoir attendre, de ne pas obtenir de suite ce qu’elle souhaite. Ce passage montre que malgré tout, sa personnalité reste en partie constante : la patience n’a jamais été son fort et… il est fort probable qu’il en reste ainsi définitivement. C’est son « moi primitif » si on veut. Si elle n’avait pas été séparée des siens à la naissance, elle aurait eu ce même trait de caractère. Et c’est assez plaisant parce que ça nous rappelle, juste en passant, que non, ce n’est pas une Mary-Sue parfaite jusqu’à la nausée. Alleluia.

    Quant à son retour… il semble si fortuit que c’en est amusant. Si son premier départ avait quelque chose d’un peu magique, avec ce vieux clodo qui la poursuit dans le bois de Vincennes et ses propos bizarres (ceux du clochard, hein, pas ceux du bois de Vincennes, oui je sais où est la sortie), ici c’est… un truc tout bête, tout futile. Une paire de lunettes de soleil tombe et… et c’est tout. La chute. La police n’a rien pu faire. Il y aura peut-être un entrefilet dans la section « faits divers » du canard gratuit qu’on te file dans le métro. Une jeune femme a grimpé sur la rambarde du Pont des Arts et a sauté dans la Seine. Incident dramatique, tout ça. S’ils savaient…

    J’ai bien aimé le fait que l’histoire s’achève avec la « voix » de Thranduil. Tu n’es pas entrée dans les détails et c’est aussi bien mais on sent qu’il l’a attendue avec l’énergie du désespoir. Et cette petite phrase toute simple… « Tes oreilles, Cerise ! » Tout est dit. Tout est fini. Le puzzle est en place.

    On peut refermer la boîte.

    Nom de Zeus, les larmes me montent aux yeux. Cette « quête ratée » a été une putain de réussite, pour le personnage comme pour son auteur. Je sais que parfois, ç’a été difficile. Je sais qu’il y a eu des hésitations, des envies de tout lâcher, mais tu as tenu le coup. Dans ces moments-là, j’ai fait au mieux avec mes propos maladroits pour que tu n’arrêtes pas ton histoire, même si certains se sont conduits comme des cons, même si les retours n’ont pas été aussi nombreux que le méritait cette histoire, même si certains, comme dirait l’autre abruti, auraient mieux fait de laisser leur jalousie dans le jacuzzi, même si la vraie vie s’est aussi mêlée au travail d’écriture pour être une vraie chienne. Je te l’ai déjà dit, je vais radoter comme une mamie. Ton histoire a une profondeur que les autres n’ont pas. Outre le personnage de Cerise, restée profondément humaine, pleine de failles, de doutes et de coups de sang malgré son destin extraordinaire, tu as traité l’univers de Tolkien avec un amour qu’on trouve rarement ailleurs. Je le sais parce que je n’étais jamais bien loin mais j’ose espérer que certains lecteurs sont conscients de la tonne de recherches que tu as faites pour que ton histoire soit cohérente et conforme à l’univers d’origine. A mon sens, c’est parfaitement réussi. Thranduil aura été autre chose que l’être en deux dimensions, amant hors-pair et roi au caractère de cochon. Tu auras exploité ses failles jusqu’à en faire cet être complexe et si attachant même si des fois, je lui aurais bien flanqué trois beignes. Le cas de Legolas vaudrait presque une thèse de doctorat. Peter Jackson et les groupies diverses et variées l’avaient massacré, au point qu’on en aurait oublié cet elfe adorable qui parle aux arbres et écoute pleurer les cailloux. Tu lui as rendu son identité, tu en as fait cet être si sage, si perspicace et qui paradoxalement manque de diplomatie, ce qui ne fait pas de lui le personnage parfait et sans défaut. Et puis Gimli, mon nain préféré (oui, Thorin, Fili, tout ça, je m’en bats l’oreille avec une raquette de tennis, je suis une Gimli-girl et c’est mon choix), un peu exubérant mais d’une telle douceur… Avec tous ces personnages que tu as traités avec tant de respect et d’amour, tu as rendu le meilleur hommage possible au Maître. Les personnages annexes que tu as créés sont tous aussi chouettes les uns que les autres, tu n’as pas cédé aux sirènes du manichéisme, tu es allée à contre-courant des clichés, un travail magnifique dont je serais presque jalouse, purée ! Je suis fière, infiniment fière, d’avoir été dans l’ombre, que tu m’aies fait confiance pour me parler de tes projets concernant ton intrigue, le destin des personnages, que tu aies confié tes chapitres à mes petits yeux myopes de cochon pour que je chasse les fautes… pour moi, c’était juste un putain d’honneur.

    Ça y est, je pleure. Putain, je ne vais bientôt plus voir le clavier, et qu’est-ce que je peux être grossière TT

    Je crois qu’en fait, il n’y a qu’un seul mot à dire, même si à mon sens il n’est pas assez fort pour exprimer ce que je ressens, de toute façon je suis complètement nulle pour ça.

    Et ce mot, c’est « merci »

    Juste merci.

    Aimé par 1 personne

  • Hey ! 🙂
    J’ai lu ta fiction du début à la fin et les seuls mots qui me viennent pour la décrire sont : Superbe, magnifique et génial.
    Ta fanfiction était une pure merveille que j’ai adoré lire. C’était tellement prenant que je n’arrivais plus à m’en détacher ^^
    Merci d’avoir écrite une histoire aussi parfaite que celle que tu as écrite, elle m’a fait sourire, pleurer et ragé à certains moment ahah mais c’est le charme de ta fiction. Je n’ai rien d’autre de plus à dire, à part que c’était parfait du début à la fin. J’ai été ravie de lire ton histoire magnifique avec des personnages aussi beaux.

    Encore merci.
    Gros bisous x

    PS : Ton histoire aurai du être un film, je l’aurai regardé encore et encore, je ne m’en serai pas lassé !

    Aimé par 1 personne

  • Bonjour !!!
    Je viens à peine de commencer cette fic et je la trouve juste génial. Je ne peux pas m’arrêter de lire tellement c’est bien. Franchement je dis BRAVO à l’auteure. L’histoire est très bien écrite, il n’y a pas de fautes d’orthographe (ce qui est rare dans les fics d’aujourd’hui) et la trame narrative est très bien construite. J’aime beaucoup la façon dont l’histoire est menée et les traits que tu donnes à tes personnages. Cerise est juste excellente, elle me fait trop rire (même si quelque fois elle a une comportement un peu enfantin, mais Cerise ne serait pas Cerise sans ça !!!).
    Bref, ta fic est juste magique quand je la lis je n’ai plus l’impression d’être chez moi mais bien en Terre du Milieu, je suis totalement transportée dans cet autre monde.
    Je n’écris jamais de commentaire quand je lis des fics mais là j’avoue que je n’ai pas pu m’en empêcher tellement ton histoire est saisissante et juste fantastique, je prends énormément de plaisir à la lire, je ne l’ai pas encore fini mais j’ai hâte de découvrir la suite des êvènements.
    Je pense que tout le monde devrait prendre exemple sur toi et je conseille vraiment à tous de lire ta fic.
    Encore une fois je te dis bravo et surtout merci de nous faire voyager (on en a besoin) !!!!

    Aimé par 1 personne

  • Salut, depuis quelques temps je te suivais sur wattpad et j’ai tellement accroché à ton histoire et à tes personnages que quand j’ai retrouvé ta fiction sur ce site je n’est pu m’empêcher e la lire d’une traite jusqu’au bout. Hr suis une fan incontesté de thranduil et je l’avoue que l’évolution de cerise et du roi ma beaucoup plu. Mon surnom sur wattpad est sephirothaddict je n’arrête pas de relure car c’est géant le départ ma faut rue kes réaction de cerise envers thranduil mon littérairement tuer. Tamril qui au début est juste un garde faible devient un des  »rivaux » se thranduil et ses juste hilarant le fossé qui existe entre deux. Je Paris que legolas ba adoré revoir son père et cerise ensemble. Seulement si on suit le livre il va revenor arc Gimli va falloir que thranduil s’accroche t’est génial sache que je prevois d’appeer la petite fille qui va naître elenwe car c’edt juste un prénom divinement elfiques

    Aimé par 1 personne

    • Un énorme merci à toi ! Je suis vraiment heureuse que cette histoire t’ai plu. elle en a fait du chemin ma petite Cerise. Elenwë est un très beau prénom je trouve aussi. si j’avais eu une fille, j’aurais aimé pouvoir l’appeler comme ça/
      Tamoil est personnage que j’ai appris à aimer, un autre de mes chouchous, c’est Ashräm. Je pense revenir sur lui un de ces quatre.
      ❤ ❤ ❤

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